{"id":324041,"date":"2025-08-17T02:48:30","date_gmt":"2025-08-17T02:48:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/324041\/"},"modified":"2025-08-17T02:48:30","modified_gmt":"2025-08-17T02:48:30","slug":"la-mauritanie-racontee-a-travers-lodyssee-de-quatre-enfants-aveugles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/324041\/","title":{"rendered":"La Mauritanie racont\u00e9e \u00e0 travers l&rsquo;odyss\u00e9e de quatre enfants aveugles"},"content":{"rendered":"<p>            <a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/download-5.jpg\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"148\" height=\"148\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/download-5.jpg\" alt=\"\" title=\"download\"\/><\/a><\/p>\n<p><strong>Le r\u00e9cit, trame de l\u2019ouvrage Les yeux bleus du d\u00e9sert, est \u00e0 priori horrible (*). Le p\u00e8re, Sidi Mahmoud, qui a perdu sa femme, choisit d\u2019abandonner ses quatre enfants aveugles dans le d\u00e9sert, alors que le plus jeune n\u2019a que quatre ans, en leur disant\u00a0: \u00ab\u00a0Marchez, marchez et vous verrez\u00a0\u00bb. Pourtant, \u00e0 aucun moment, on ne perd espoir. Gr\u00e2ce \u00e0 ce conte, Christine Bergougnous, humanitaire ind\u00e9pendante, r\u00e9ussit \u00e0 nous raconter une histoire presque r\u00e9jouissante.\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><strong>Ian Hamel, envoy\u00e9 sp\u00e9cial en Mauritanie \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_5756.jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" td-modal-image wp-image-137678 size-medium\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_5756-300x225.jpeg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\"  \/><\/a>Le train de plus long du monde (deux kilom\u00e8tres), qui va des mines de fer de Zouerate, dans le d\u00e9sert, au port de Nouadhibou.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le train min\u00e9ralier, le plus long et le plus lent train du monde, qui achemine des centaines de wagons en hurlant des cliquetis et des grincements m\u00e9caniques sur une distance de plus de six cents kilom\u00e8tres, va de Zouerate jusqu\u2019\u00e0 Nouadhibou, le principal port de Mauritanie. Il transporte du fer, la principale richesse du pays, mais aussi du riz, des p\u00e2tes, du th\u00e9, du sucre, des bouteilles d\u2019eau pour alimenter les villages du d\u00e9sert. Un enfant \u00ab aux yeux recouverts de bu\u00e9e bleu titubait au milieu des rails \u00bb. C\u2019est Baba, l\u2019ain\u00e9, aveugle, comme ses trois fr\u00e8res et s\u0153urs. Abandonn\u00e9 dans le d\u00e9sert par son p\u00e8re, il doit marcher droit devant lui, vers le nord, le long de la ligne de chemin de fer.\u00a0 \u00a0 \u00a0<\/p>\n<p>Cent fois, il aurait pu \u00eatre \u00e9cras\u00e9 par le train g\u00e9ant. Mais non, il a \u00e9t\u00e9 recueilli, adopt\u00e9 \u00e0 Choum. \u00ab\u00a0Tr\u00e8s rapidement, il fut invit\u00e9 \u00e0 voyager en draisine, ce petit wagon qui roule un jour vers Tmeimichat, un autre jour vers Touajil, la derni\u00e8re base de contr\u00f4le avant le terminal de la mine de Zouerate\u00a0\u00bb, raconte Christine Bergougnous, dans Les yeux du d\u00e9sert. Active depuis plus d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es en Mauritanie, l\u2019auteure se bat pour trouver des solutions aux urgences m\u00e9dicales. Elle a ainsi organis\u00e9 des greffes de reins, des chirurgies cardiaques, des chirurgies r\u00e9paratrices de grands br\u00fbl\u00e9s. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>Survoler le d\u00e9sert en h\u00e9licopt\u00e8re \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Le livre, que l\u2019on trouve \u00e9galement dans les biblioth\u00e8ques sonores de France et de Suisse pour les malvoyants, raconte \u00e9galement la Mauritanie, avec sa population si accueillante, mais aussi un pays malade de la pollution. Mariem, l\u2019autre petite fille aveugle, est arriv\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 la mer, o\u00f9 l\u2019on bute contre les d\u00e9chets qui recouvrent le sable. \u00ab\u00a0Des dizaines de milliers de bouteilles de plastique, d\u2019emballages, de pi\u00e8ges \u00e0 poulpe, des bo\u00eetes de conserve rouill\u00e9es, et toutes sortes d\u2019autres d\u00e9tritus jonchaient le sable o\u00f9 ses pieds se blessaient\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 Zeinebou, le troisi\u00e8me, qui n\u2019avait que six ans quand son p\u00e8re l\u2019abandonne, et qui devait marcher vers l\u2019Est. Elle finit par arriver \u00e0 Chami, zone occup\u00e9e par les chercheurs d\u2019or. \u00ab\u00a0Certains s\u2019\u00e9taient m\u00eame risqu\u00e9s \u00e0 perdre la vie pour quelques grammes d\u2019un minerai qu\u2019ils esp\u00e9raient d\u00e9couvrir en creusant leur propre tombe\u00a0\u00bb, raconte Christine Bergougnous. Le petit dernier, Mohamed Lemine, quatre ans, allait vers l\u2019Ouest. Il arrive dans la petite ville de Tamchekett o\u00f9 les femmes jouaient de l\u2019ardin \u00ab\u00a0une harpe fabriqu\u00e9e d\u2019une calebasse coup\u00e9e en deux, recouverte de peau de vache et d\u2019un manche de bois, auquel on attachait un nombre variable de cordes, allant de neuf \u00e0 quatorze\u00a0\u00bb. Et comme \u00ab\u00a0Dieu est grand\u00a0\u00bb, Le plus jeune des enfants aveugle finit par retrouver son grand-p\u00e8re, le vieux Mahmoud. Il va m\u00eame, gr\u00e2ce \u00e0 un colonel \u00e0 la retraite, \u00a0survoler le d\u00e9sert mauritanien \u00e0 bord d\u2019un h\u00e9licopt\u00e8re.\u00a0 \u00a0\u00a0<\/p>\n<p>(*) Christine Bergougnous, \u00ab\u00a0Les yeux bleus du d\u00e9sert\u00a0\u00bb, \u00c9ditions Elyzad, Laur\u00e9at du Prix Nature Nomade <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>x<\/p>\n<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le r\u00e9cit, trame de l\u2019ouvrage Les yeux bleus du d\u00e9sert, est \u00e0 priori horrible (*). Le p\u00e8re, Sidi Mahmoud, qui a perdu sa femme, choisit d\u2019abandonner ses quatre enfants aveugles dans le d\u00e9sert, alors que le plus jeune n\u2019a que quatre ans, en leur disant\u00a0: \u00ab\u00a0Marchez, marchez et vous verrez\u00a0\u00bb. Pourtant, \u00e0 aucun moment, on ne perd espoir. Gr\u00e2ce \u00e0 ce conte, Christine Bergougnous, humanitaire ind\u00e9pendante, r\u00e9ussit \u00e0 nous raconter une histoire presque r\u00e9jouissante.\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Par Ian Hamel, de retour de Mauritanie \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Le train min\u00e9ralier, le plus long et le plus lent train du monde, qui achemine des centaines de wagons en hurlant des cliquetis et des grincements m\u00e9caniques sur une distance de plus de six cents kilom\u00e8tres, va de Zouerate jusqu\u2019\u00e0 Nouadhibou, le principal port de Mauritanie. Il transporte du fer, la principale richesse du pays, mais aussi du riz, des p\u00e2tes, du th\u00e9, du sucre, des bouteilles d\u2019eau pour alimenter les villages du d\u00e9sert. Un enfant \u00ab\u00a0aux yeux recouverts de bu\u00e9e bleu titubait au milieu des rails\u00a0\u00bb. C\u2019est Baba, l\u2019ain\u00e9, aveugle, comme ses trois fr\u00e8res et s\u0153urs. Abandonn\u00e9 dans le d\u00e9sert par son p\u00e8re, il doit marcher droit devant lui, vers le nord, le long de la ligne de chemin de fer. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Cent fois, il aurait pu \u00eatre \u00e9cras\u00e9 par le train g\u00e9ant. Mais non, il a \u00e9t\u00e9 recueilli, adopt\u00e9 \u00e0 Choum. \u00ab\u00a0Tr\u00e8s rapidement, il fut invit\u00e9 \u00e0 voyager en draisine, ce petit wagon qui roule un jour vers Tmeimichat, un autre jour vers Touajil, la derni\u00e8re base de contr\u00f4le avant le terminal de la mine de Zouerate\u00a0\u00bb, raconte Christine Bergougnous, dans Les yeux du d\u00e9sert. Active depuis plus d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es en Mauritanie, l\u2019auteure se bat pour trouver des solutions aux urgences m\u00e9dicales. Elle a ainsi organis\u00e9 des greffes de reins, des chirurgies cardiaques, des chirurgies r\u00e9paratrices de grands br\u00fbl\u00e9s. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Survoler le d\u00e9sert en h\u00e9licopt\u00e8re \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le livre, que l\u2019on trouve \u00e9galement dans les biblioth\u00e8ques sonores de France et de Suisse pour les malvoyants, raconte \u00e9galement la Mauritanie, avec sa population si accueillante, mais aussi un pays malade de la pollution. Mariem, l\u2019autre petite fille aveugle, est arriv\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 la mer, o\u00f9 l\u2019on bute contre les d\u00e9chets qui recouvrent le sable. \u00ab\u00a0Des dizaines de milliers de bouteilles de plastique, d\u2019emballages, de pi\u00e8ges \u00e0 poulpe, des bo\u00eetes de conserve rouill\u00e9es, et toutes sortes d\u2019autres d\u00e9tritus jonchaient le sable o\u00f9 ses pieds se blessaient\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Quant \u00e0 Zeinebou, le troisi\u00e8me, qui n\u2019avait que six ans quand son p\u00e8re l\u2019abandonne, et qui devait marcher vers l\u2019Est. Elle finit par arriver \u00e0 Chami, zone occup\u00e9e par les chercheurs d\u2019or. \u00ab\u00a0Certains s\u2019\u00e9taient m\u00eame risqu\u00e9s \u00e0 perdre la vie pour quelques grammes d\u2019un minerai qu\u2019ils esp\u00e9raient d\u00e9couvrir en creusant leur propre tombe\u00a0\u00bb, raconte Christine Bergougnous. Le petit dernier, Mohamed Lemine, quatre ans, allait vers l\u2019Ouest. Il arrive dans la petite ville de Tamchekett o\u00f9 les femmes jouaient de l\u2019ardin \u00ab\u00a0une harpe fabriqu\u00e9e d\u2019une calebasse coup\u00e9e en deux, recouverte de peau de vache et d\u2019un manche de bois, auquel on attachait un nombre variable de cordes, allant de neuf \u00e0 quatorze\u00a0\u00bb. Et comme \u00ab\u00a0Dieu est grand\u00a0\u00bb, Le plus jeune des enfants aveugle finit par retrouver son grand-p\u00e8re, le vieux Mahmoud. Il va m\u00eame, gr\u00e2ce \u00e0 un colonel \u00e0 la retraite, \u00a0survoler le d\u00e9sert mauritanien \u00e0 bord d\u2019un h\u00e9licopt\u00e8re.\u00a0 \u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>(*) Christine Bergougnous, \u00ab\u00a0Les yeux bleus du d\u00e9sert\u00a0\u00bb, \u00c9ditions Elyzad, Laur\u00e9at du Prix Nature Nomade <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le r\u00e9cit, trame de l\u2019ouvrage Les yeux bleus du d\u00e9sert, est \u00e0 priori horrible (*). Le p\u00e8re, Sidi Mahmoud, qui a perdu sa femme, choisit d\u2019abandonner ses quatre enfants aveugles dans le d\u00e9sert, alors que le plus jeune n\u2019a que quatre ans, en leur disant\u00a0: \u00ab\u00a0Marchez, marchez et vous verrez\u00a0\u00bb. Pourtant, \u00e0 aucun moment, on ne perd espoir. Gr\u00e2ce \u00e0 ce conte, Christine Bergougnous, humanitaire ind\u00e9pendante, r\u00e9ussit \u00e0 nous raconter une histoire presque r\u00e9jouissante.\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Par Ian Hamel, de retour de Mauritanie \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Le train min\u00e9ralier, le plus long et le plus lent train du monde, qui achemine des centaines de wagons en hurlant des cliquetis et des grincements m\u00e9caniques sur une distance de plus de six cents kilom\u00e8tres, va de Zouerate jusqu\u2019\u00e0 Nouadhibou, le principal port de Mauritanie. Il transporte du fer, la principale richesse du pays, mais aussi du riz, des p\u00e2tes, du th\u00e9, du sucre, des bouteilles d\u2019eau pour alimenter les villages du d\u00e9sert. Un enfant \u00ab\u00a0aux yeux recouverts de bu\u00e9e bleu titubait au milieu des rails\u00a0\u00bb. C\u2019est Baba, l\u2019ain\u00e9, aveugle, comme ses trois fr\u00e8res et s\u0153urs. Abandonn\u00e9 dans le d\u00e9sert par son p\u00e8re, il doit marcher droit devant lui, vers le nord, le long de la ligne de chemin de fer. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Cent fois, il aurait pu \u00eatre \u00e9cras\u00e9 par le train g\u00e9ant. Mais non, il a \u00e9t\u00e9 recueilli, adopt\u00e9 \u00e0 Choum. \u00ab\u00a0Tr\u00e8s rapidement, il fut invit\u00e9 \u00e0 voyager en draisine, ce petit wagon qui roule un jour vers Tmeimichat, un autre jour vers Touajil, la derni\u00e8re base de contr\u00f4le avant le terminal de la mine de Zouerate\u00a0\u00bb, raconte Christine Bergougnous, dans Les yeux du d\u00e9sert. Active depuis plus d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es en Mauritanie, l\u2019auteure se bat pour trouver des solutions aux urgences m\u00e9dicales. Elle a ainsi organis\u00e9 des greffes de reins, des chirurgies cardiaques, des chirurgies r\u00e9paratrices de grands br\u00fbl\u00e9s. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Survoler le d\u00e9sert en h\u00e9licopt\u00e8re \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le livre, que l\u2019on trouve \u00e9galement dans les biblioth\u00e8ques sonores de France et de Suisse pour les malvoyants, raconte \u00e9galement la Mauritanie, avec sa population si accueillante, mais aussi un pays malade de la pollution. Mariem, l\u2019autre petite fille aveugle, est arriv\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 la mer, o\u00f9 l\u2019on bute contre les d\u00e9chets qui recouvrent le sable. \u00ab\u00a0Des dizaines de milliers de bouteilles de plastique, d\u2019emballages, de pi\u00e8ges \u00e0 poulpe, des bo\u00eetes de conserve rouill\u00e9es, et toutes sortes d\u2019autres d\u00e9tritus jonchaient le sable o\u00f9 ses pieds se blessaient\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Quant \u00e0 Zeinebou, le troisi\u00e8me, qui n\u2019avait que six ans quand son p\u00e8re l\u2019abandonne, et qui devait marcher vers l\u2019Est. Elle finit par arriver \u00e0 Chami, zone occup\u00e9e par les chercheurs d\u2019or. \u00ab\u00a0Certains s\u2019\u00e9taient m\u00eame risqu\u00e9s \u00e0 perdre la vie pour quelques grammes d\u2019un minerai qu\u2019ils esp\u00e9raient d\u00e9couvrir en creusant leur propre tombe\u00a0\u00bb, raconte Christine Bergougnous. Le petit dernier, Mohamed Lemine, quatre ans, allait vers l\u2019Ouest. Il arrive dans la petite ville de Tamchekett o\u00f9 les femmes jouaient de l\u2019ardin \u00ab\u00a0une harpe fabriqu\u00e9e d\u2019une calebasse coup\u00e9e en deux, recouverte de peau de vache et d\u2019un manche de bois, auquel on attachait un nombre variable de cordes, allant de neuf \u00e0 quatorze\u00a0\u00bb. Et comme \u00ab\u00a0Dieu est grand\u00a0\u00bb, Le plus jeune des enfants aveugle finit par retrouver son grand-p\u00e8re, le vieux Mahmoud. Il va m\u00eame, gr\u00e2ce \u00e0 un colonel \u00e0 la retraite, \u00a0survoler le d\u00e9sert mauritanien \u00e0 bord d\u2019un h\u00e9licopt\u00e8re.\u00a0 \u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>(*) Christine Bergougnous, \u00ab\u00a0Les yeux bleus du d\u00e9sert\u00a0\u00bb, \u00c9ditions Elyzad, Laur\u00e9at du Prix Nature Nomade <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>X<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le r\u00e9cit, trame de l\u2019ouvrage Les yeux bleus du d\u00e9sert, est \u00e0 priori horrible (*). 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