{"id":325892,"date":"2025-08-17T23:54:14","date_gmt":"2025-08-17T23:54:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/325892\/"},"modified":"2025-08-17T23:54:14","modified_gmt":"2025-08-17T23:54:14","slug":"xv-de-france-hierarchie-complicite-compatibilite-focus-sur-chacune-des-trois-charnieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/325892\/","title":{"rendered":"XV de France &#8211; Hi\u00e9rarchie, complicit\u00e9, compatibilit\u00e9&#8230; Focus sur chacune des trois charni\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p>\n                D\u00e9sormais, le destin des trois charni\u00e8res possibles en s\u00e9lection sera li\u00e9, puisqu&rsquo;elles sont toutes r\u00e9unies en club, \u00e0 Toulouse, Bordeaux-B\u00e8gles et La Rochelle. C&rsquo;est pourquoi on fait le point sur les chances de chacune, en vue, d\u00e9j\u00e0, de la tourn\u00e9e d&rsquo;automne.\n            <\/p>\n<p>Les deux titulaires&#8230; et un joker de luxe<\/p>\n<p>Le dernier Tournoi des 6 Nations a \u00e9t\u00e9 riche en enseignements concernant le statut d\u2019Antoine Dupont et Romain Ntamack chez les Bleus. Pour le premier cit\u00e9, pas l\u2019ombre d\u2019un doute quant \u00e0 son c\u00f4t\u00e9 indispensable dans l\u2019esprit de Fabien Galthi\u00e9. Seule une grave blessure l\u2019a \u00e9ject\u00e9 du XV de d\u00e9part. Pour le second, ce fut une tout autre histoire. Pas au mieux physiquement et exclu lors de la premi\u00e8re rencontre face au pays de Galles, Ntamack a directement retrouv\u00e9 une place de titulaire. S\u2019il fallait encore en convaincre certains, le s\u00e9lectionneur tricolore l\u2019a fait : la charni\u00e8re titulaire des Bleus est celle qui est form\u00e9e par les deux Toulousains. Aucun doute l\u00e0-dessus. Install\u00e9s depuis 2019 en s\u00e9lection, \u00ab\u00a0Toto\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0NTK\u00a0\u00bb ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s \u00e0 vingt-neuf reprises. Au niveau des statistiques, le duo compte plus de 80 % de victoires lorsqu\u2019ils jouent ensemble avec le maillot bleu sur les \u00e9paules. En point d\u2019orgue, le grand chelem de 2022 lorsque les deux bonshommes furent magnifiques pendant cinq rencontres afin de porter le XV de France. La question est celle-ci : peuvent-ils \u00eatre d\u00e9log\u00e9s ? Ici aussi, la r\u00e9ponse est facile concernant le demi de m\u00eal\u00e9e. Consid\u00e9r\u00e9 comme le meilleur du monde \u00e0 son poste sans trop de contestation possible, le num\u00e9ro 9 lui est promis.<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" class=\"std-img__img responsive-img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1755474853_140_image.jpg\" alt=\"Romain Ntamack et Antoine Dupont lors de la victoire du XV de France en Irlande.\"\/><\/p>\n<p>                Romain Ntamack et Antoine Dupont lors de la victoire du XV de France en Irlande.<br \/>\n                                    Icon Sport &#8211; Sandra Ruhaut<\/p>\n<p>En ce qui concerne l\u2019ouverture, le d\u00e9bat semble un (tout) petit peu plus ouvert. Romain Ntamack, a priori lib\u00e9r\u00e9 de douleurs r\u00e9currentes \u00e0 un genou, va jouer gros dans les prochains mois sur la sc\u00e8ne internationale. M\u00eame s\u2019il semble encore intouchable, l\u2019ouvreur doit faire face \u00e0 une rude concurrence : Matthieu Jalibert, Antoine Hastoy et surtout\u2026 Thomas Ramos. Ce dernier, jamais d\u00e9cevant lorsqu\u2019on lui a donn\u00e9 les cl\u00e9s du camion \u00e0 l\u2019ouverture, est le num\u00e9ro deux dans la hi\u00e9rarchie des ouvreurs dans l\u2019esprit du staff fran\u00e7ais. Devenu meilleur r\u00e9alisateur de l\u2019histoire du XV de France, Ramos est r\u00e9el pr\u00e9tendant au num\u00e9ro 10 chez les Bleus. De l\u00e0 \u00e0 le voir tout chambouler pour s\u2019installer aux c\u00f4t\u00e9s de Dupont ? Pas certain. Une chose est s\u00fbre, si jamais les cartes venaient \u00e0 \u00eatre rebattues prochainement, les automatismes ne manqueront pas pour la charni\u00e8re Dupont-Ramos, qui a d\u00e9j\u00e0 fait de nombreux d\u00e9g\u00e2ts en Top 14. C\u2019est un probl\u00e8me de riche pour Fabien Galthi\u00e9\u2026<\/p>\n<p>Lucu &#8211; Jalibert, six ans de complicit\u00e9<\/p>\n<p>Ils se connaissent depuis 2019, et depuis six ans, ils animent le jeu de l\u2019UBB. Ce qui repr\u00e9sente, environ 120 matchs dont trois finales majeures, deux en Top 14, une en Coupe d\u2019Europe. Les deux hommes se connaissent par c\u0153ur \u00e9videmment, avec des r\u00f4les bien d\u00e9finis et compl\u00e9mentaires. Maxime Lucu est pass\u00e9 ma\u00eetre dans l\u2019art du jeu au pied d\u2019occupation, une arme devenue essentielle dans le rugby des ann\u00e9es 2020. Matthieu Jalibert apporte \u00e9videmment sa vitesse, sa vivacit\u00e9 et son aisance technique \u00e9bouriffante. L\u2019un applique un plan de jeu avec lucidit\u00e9, il sait se montrer gestionnaire. L\u2019autre d\u00e9clenche les offensives propres \u00e0 faire exploser toutes les d\u00e9fenses. La sagesse et la folie.<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" class=\"std-img__img responsive-img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/1755474854_945_image.jpg\" alt=\"Matthieu Jalibert et Maxime Lucu avant le match de poules du Mondial 2023 contre l'Italie.\"\/><\/p>\n<p>                Matthieu Jalibert et Maxime Lucu avant le match de poules du Mondial 2023 contre l&rsquo;Italie.<br \/>\n                                    Icon Sport &#8211; Sandra Ruhaut<\/p>\n<p>Les deux lutins bordelais ont d\u00e9j\u00e0 jou\u00e9 en bleu au d\u00e9part d\u2019un match ; \u00e0 six reprises entre 2022 et 2024. Leur derni\u00e8re association ne fut pas un franc succ\u00e8s. Elle correspond au match nul 13-13 conc\u00e9d\u00e9 par les Fran\u00e7ais face aux Italiens \u00e0 Villeneuve-d\u2019Ascq lors du tournoi 2 024. Mais le duo Lucu-Jalibert a fait gagner quatre fois le XV de France, deux fois contre le Japon sur son sol (2 022), une fois contre l\u2019Italie en phase de poule de la Coupe du monde et une fois en \u00c9cosse lors du Tournoi 2024. En revanche, le duo a conc\u00e9d\u00e9 une d\u00e9faite assez nette \u00e0 Marseille face \u00e0 l\u2019Irlande en ouverture de ce m\u00eame Tournoi.<\/p>\n<p>\u00c9videmment, ce duo pourrait tr\u00e8s bien, dans l\u2019absolu, \u00eatre \u00e0 nouveau transpos\u00e9 en \u00e9quipe de France surtout apr\u00e8s la saison extraordinaire de Maxime Lucu et surtout si l\u2019UBB continue de flirter avec les titres. Galthi\u00e9 consid\u00e8re Lucu comme un vrai cadre. Mais Antoine Dupont aura toujours de l\u2019avance sur Lucu dans l\u2019esprit de Galthi\u00e9, ce qui donne par ricochet un avantage \u00e0 Ntamack si l\u2019on veut mettre en avant la complicit\u00e9 de club. Ntamack aussi a une avance dans l\u2019esprit de Galthi\u00e9 sur Jalibert \u00e0 cause de la d\u00e9fense. Mais en cas de p\u00e9rip\u00e9ties diverses, la \u00ab\u00a0charni\u00e8re 33\u00a0\u00bb tiendrait forc\u00e9ment la route, la complicit\u00e9 des deux hommes saute aux yeux et peu d\u2019entra\u00eeneurs se r\u00e9jouissent de les affronter.<\/p>\n<p>Le double d\u00e9fi de Le Garrec et Hastoy<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mon objectif c\u2019est de gagner des titres et de laisser une trace dans ce club.\u00a0\u00bb Comme il l\u2019a exprim\u00e9 dans une interview au site du club, Nolann Le Garrec (23 ans, 14 s\u00e9lections) est arriv\u00e9 avec une ambition maximale \u00e0 La Rochelle. Apr\u00e8s huit ans au Racing 92, le demi de m\u00eal\u00e9e a choisi Deflandre comme nouveau point de d\u00e9part de sa carri\u00e8re. Les Maritimes ne pouvaient esp\u00e9rer de meilleur successeur \u00e0 Tawera Kerr-Barlow, dont l\u2019influence sur la progression et les succ\u00e8s du club avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminante. Sa vista, sa vitesse, son culot et son sens de la finition (14 essais en 25 matchs avec le Racing la saison pass\u00e9e\u2026) suscitent de vives attentes chez les Rochelais. \u00c0 commencer par Antoine Hastoy (28 ans, 11 s\u00e9lections), tout heureux de disposer d\u2019un alter ego r\u00e9solument tourn\u00e9 vers un rugby d\u2019attaque : \u00ab\u00a0On s\u2019entend vraiment tr\u00e8s bien tous les deux, \u00e9voquait l\u2019ouvreur, depuis la Nouvelle-Z\u00e9lande o\u00f9 ils avaient d\u00e9but\u00e9 ensemble le troisi\u00e8me test. Je pense que \u00e7a va se voir sur le terrain. On va construire \u00e7a. C\u2019\u00e9tait bien de pouvoir avoir ce petit avant-go\u00fbt.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 quoi peut-on s\u2019attendre, alors ? Si le pack retrouve sa consistance sur la dur\u00e9e, le duo d\u2019animateurs-buteurs pourra montrer l\u2019\u00e9tendue de son talent et de sa palette technique. Les deux n\u2019en manquent pas, assur\u00e9ment, et on leur imagine volontiers une belle complicit\u00e9. La principale inconnue tiendra \u00e0 leur capacit\u00e9 \u00e0 trouver de la constance. Nolann Le Garrec, capable des plus belles fulgurances mais encore jeune, sait qu\u2019il sera attendu au tournant sur ce point ; \u00e0 n\u2019en pas douter, Antoine Hastoy &#8211; qui sort d\u2019une saison avec des hauts et des bas mais qui a prouv\u00e9 sur la fin qu\u2019il n\u2019avait en rien perdu de son flair offensif &#8211; s\u2019est fix\u00e9 ce d\u00e9fi de la r\u00e9gularit\u00e9. Leur double conqu\u00eate passe par l\u00e0 : le retour de La Rochelle au plus haut niveau et l\u2019optimisation de leurs chances de jouer en Bleu. \u00c0 ce sujet, le demi de m\u00eal\u00e9e, tr\u00e8s performant lors du Tournoi 2024, est confront\u00e9 \u00e0 la rude concurrence d\u2019Antoine Dupont et Maxime Lucu tandis que l\u2019ouvreur n\u2019a jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent jamais r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9branler la hi\u00e9rarchie. Rien que de semer le doute dans l\u2019esprit des t\u00eates pensantes de Marcoussis serait une premi\u00e8re victoire. Quoi qu\u2019il en soit, leurs destins sont d\u00e9sormais li\u00e9s \u00e0 plus d\u2019un titre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"D\u00e9sormais, le destin des trois charni\u00e8res possibles en s\u00e9lection sera li\u00e9, puisqu&rsquo;elles sont toutes r\u00e9unies en club, \u00e0&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":325893,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1416],"tags":[1011,27,479,1468,60],"class_list":{"0":"post-325892","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-rugby","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-rugby","11":"tag-rugby-football","12":"tag-sports"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115046807329616355","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/325892","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=325892"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/325892\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/325893"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=325892"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=325892"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=325892"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}