{"id":327757,"date":"2025-08-18T19:42:14","date_gmt":"2025-08-18T19:42:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/327757\/"},"modified":"2025-08-18T19:42:14","modified_gmt":"2025-08-18T19:42:14","slug":"apres-des-annees-dabsence-les-grands-retours-de-julio-iglesias-et-serge-reggiani","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/327757\/","title":{"rendered":"Apr\u00e8s des ann\u00e9es d&rsquo;absence, les grands retours de Julio Iglesias et Serge Reggiani"},"content":{"rendered":"<p>LE MATCH DES TUBES (33\/40) &#8211; Deux des plus belles voix de la vari\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise ont chant\u00e9 les grands retours d&rsquo;homme venus reconqu\u00e9rir l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9. \u00ab L&rsquo;Italien \u00bb et \u00ab Je n&rsquo;ai pas chang\u00e9 \u00bb s&rsquo;affrontent.<\/p>\n<p>Si partir est un acte \u00e9minemment difficile, revenir l&rsquo;est tout autant, voire plus difficile. Les ann\u00e9es ont pass\u00e9, chacun a \u00e9volu\u00e9 et il faut r\u00e9apprendre \u00e0 se conna\u00eetre. Si la chanson s&rsquo;est plong\u00e9e dans les d\u00e9parts tonitruants (<a href=\"https:\/\/www.parismatch.com\/dossiers\/le-match-des-tubes\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">voir nos pr\u00e9c\u00e9dents duels<\/a>), le retour de l&rsquo;enfant prodigue est plus rare. Pour ce 33e duel, nous opposons <a href=\"https:\/\/www.parismatch.com\/Culture\/Musique\/Serge-Reggiani-Noelle-Adam-Bobino-148145\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00ab L&rsquo;Italien \u00bb de Serge Reggiani<\/a> et <a href=\"https:\/\/www.parismatch.com\/People\/Julio-Iglesias-Il-n-a-pas-shanze-150616\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00ab Je n&rsquo;ai pas chang\u00e9 \u00bb de Julio Iglesias.<\/a><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir fait une entr\u00e9e tonitruante dans la chanson avec \u00ab Le petit gar\u00e7on \u00bb, le com\u00e9dien Reggiani voit s&rsquo;ouvrir une carri\u00e8re d&rsquo;interpr\u00e8te. Sa voix sensible lui offre l&rsquo;occasion de raconter de belles histoires, souvent tristes. En 1971, <a href=\"https:\/\/www.parismatch.com\/Culture\/Musique\/Jean-Loup-Dabadie-celebre-en-chansons-1748878\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Jean-Loup Dabadie<\/a> lui \u00e9crit un texte sur mesure : \u00ab L&rsquo;Italien \u00bb. Un homme parti il y a quelques ann\u00e9es en qu\u00eate d&rsquo;aventure revient et esp\u00e8re qu&rsquo;on lui ouvre la porte. \u00ab Je rentre un peu tard je sais. 18 ans de retard c&rsquo;est vrai. \u00bb L&rsquo;acteur, qui ne voulait pas chanter ce morceau, met toutes ses forces pour transmettre une \u00e9motion extraordinaire. Cet homme s&rsquo;est balad\u00e9, a fait tous les m\u00e9tiers et connu de nombreuses d\u00e9ceptions. \u00ab C&rsquo;est moi, c&rsquo;est l&rsquo;Italien. Je reviens de si loin, la route \u00e9tait mauvaise. Et tant d&rsquo;ann\u00e9es apr\u00e8s, tant de chagrins apr\u00e8s. Je r\u00eave d&rsquo;une chaise \u00bb. La m\u00e9lodie de Jacques Datin est bouleversante et m\u00e9lancolique ; elle traduit parfaitement le d\u00e9sespoir de cet homme qui r\u00e9clame, en italien, qu&rsquo;on lui ouvre la porte. La fin de la chanson est brutale : \u00ab Ouvre, tu es l\u00e0, je sais. Je suis tellement las, tu sais. Il ne me reste qu&rsquo;une chance. C&rsquo;est que tu n&rsquo;aies pas eu ta chance. Mais ce n&rsquo;est plus le m\u00eame chien et la lumi\u00e8re s&rsquo;\u00e9teint. \u00bb Le titre est l&rsquo;un des plus beaux de Serge Reggiani.<\/p>\n<p>    La suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p>Julio Iglesias nous a vendu du r\u00eave<\/p>\n<p>En 1979, le plus bel hidalgo de la chanson fran\u00e7aise, Julio Iglesias, playboy et bourreau des c\u0153urs, enregistre un nouveau tube : \u00ab Je n&rsquo;ai pas chang\u00e9 \u00bb. Comme chez Reggiani, le temps a pass\u00e9, mais lui reste le m\u00eame et tente de reconqu\u00e9rir l&rsquo;\u00eatre perdu. \u00ab Je n&rsquo;ai pas chang\u00e9, je suis toujours ce jeune homme \u00e9tranger qui te chantait des romances, qui t&rsquo;inventait des dimanches, qui te faisait voyager. \u00bb Port\u00e9es par une m\u00e9lodie gentiment kitsch, mais d&rsquo;une efficacit\u00e9 redoutable avec ses cordes path\u00e9tiques, les paroles de Claude Lemesle si\u00e9ent \u00e0 merveille au Don Juan de la vari\u00e9t\u00e9 : un charme fou, un brin mythomane et un vendeur de r\u00eave. \u00ab J&rsquo;avais envie de te prot\u00e9ger, de te garder, de t&rsquo;appartenir. J&rsquo;avais envie de te revenir. \u00bb Une sublime d\u00e9claration d&rsquo;amour et tentative de reconqu\u00eate qui fait mouche. C&rsquo;est un nouveau classique pour l&rsquo;Ib\u00e9rique. Tout d\u00e9raille en 1983 dans <a href=\"https:\/\/www.parismatch.com\/Culture\/Spectacles\/Martin-Lamotte-seul-rescape-de-Papy-fait-de-la-resistance-1754835\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00ab Papy fait de la r\u00e9sistance \u00bb<\/a> quand le demi-fr\u00e8re d&rsquo;Hitler (Jacques Villeret) reprend la chanson d&rsquo;abord avec l&rsquo;accent allemand puis en imitant Yves Montand, le tout devant une Jacqueline Maillan m\u00e9dus\u00e9e. Le morceau se transforme ; la g\u00e9niale parodie a tu\u00e9 l&rsquo;original.<\/p>\n<p>    La suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, \u00ab L&rsquo;Italien \u00bb l&#8217;emporte gr\u00e2ce \u00e0 son authenticit\u00e9. \u00c0 chaque \u00e9coute, la m\u00eame sensation et la m\u00eame envie : une tristesse infinie pour cet exil\u00e9 qui revient voir la femme aim\u00e9e et qui n&rsquo;est plus l\u00e0. Les vers \u00ab Io non ne posso proprio pi\u00f9. Se ci siete, aprite una porta, dir\u00f2 come \u00e8 stato laggi\u00f9 \u00bb sont bouleversants. Ouvrons-lui la porte !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"LE MATCH DES TUBES (33\/40) &#8211; Deux des plus belles voix de la vari\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise ont chant\u00e9 les&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":327758,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1355],"tags":[58,59,1011,27,1361,873],"class_list":{"0":"post-327757","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-musique","8":"tag-divertissement","9":"tag-entertainment","10":"tag-fr","11":"tag-france","12":"tag-music","13":"tag-musique"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115051478869762969","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/327757","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=327757"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/327757\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/327758"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=327757"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=327757"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=327757"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}