{"id":329346,"date":"2025-08-19T12:58:15","date_gmt":"2025-08-19T12:58:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/329346\/"},"modified":"2025-08-19T12:58:15","modified_gmt":"2025-08-19T12:58:15","slug":"lendettement-de-letat-sous-chirac-sarkozy-hollande-macron-ce-que-nous-apprend-lhistoire-recente","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/329346\/","title":{"rendered":"L\u2019endettement de l\u2019\u00c9tat sous Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron\u2026 ce que nous apprend l\u2019histoire r\u00e9cente"},"content":{"rendered":"<p><strong>Jacques\u00a0Chirac, Nicolas\u00a0Sarkozy, Fran\u00e7ois\u00a0Hollande puis Emmanuel\u00a0Macron ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 la probl\u00e9matique de la dette et de ses int\u00e9r\u00eats. Comment la conjoncture \u00e9conomique (inflation et croissance) agissent sur cette dette\u00a0? Qui a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une bonne ou d\u2019une mauvaise conjoncture\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>La <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/quand-la-dette-publique-nest-pas-un-probleme-un-eclairage-historique-257054\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">dette<\/a> n\u2019a cess\u00e9 de cro\u00eetre au cours de ces trente derni\u00e8res ann\u00e9es. Elle est la somme de tous les d\u00e9ficits publics accumul\u00e9s depuis le milieu des ann\u00e9es\u00a01970. Afin de comparer le montant de cette dette \u00e0 une capacit\u00e9 de financement, elle est exprim\u00e9e en pourcentage du produit int\u00e9rieur brut (PIB) \u2013\u00a0<a href=\"https:\/\/www.economie.gouv.fr\/decryptage-5-minutes-pour-comprendre-la-dette-publique\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ratio dette\/PIB<\/a>, ce qui indique combien d\u2019ann\u00e9es de cr\u00e9ation de richesses (le PIB) sont n\u00e9cessaires \u00e0 son remboursement. <\/p>\n<p>Sous Jacques Chirac, elle est pass\u00e9e de <a href=\"https:\/\/www.insee.fr\/fr\/statistiques\/1288370?sommaire=1288404\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">663,5\u00a0milliards d\u2019euros \u00e0 1\u00a0211,4\u00a0milliards d\u2019euros<\/a>, soit de 55,5\u00a0% \u00e0 64,1\u00a0% du PIB. Sous Nicolas Sarkozy, \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.insee.fr\/fr\/statistiques\/1288370?sommaire=1288404\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">1\u00a0833,8\u00a0milliards d\u2019euros<\/a>, soit \u00e0 90,2\u00a0% du PIB. Sous Hollande, \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.insee.fr\/fr\/statistiques\/4277800?sommaire=4318291\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">2\u00a0258,7\u00a0milliards d\u2019euros<\/a>, soit 98,4\u00a0% du PIB.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin du premier trimestre 2025, la dette de la France repr\u00e9sente <a href=\"https:\/\/www.insee.fr\/fr\/statistiques\/8597434\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">3\u00a0345,4\u00a0milliards d\u2019euros<\/a>, soit 113,9\u00a0% du PIB. Si cet endettement r\u00e9sulte \u00e9videmment de choix politiques, d\u00e9terminant les recettes et les d\u00e9penses du pays, il d\u00e9pend \u00e9galement de la conjoncture \u00e9conomique\u2026 qui peut plus ou moins faciliter la gestion de cette dette.<\/p>\n<p>Crise des subprimes en 2008, pand\u00e9mie de Covid-19, zone euro en r\u00e9cession, bulle Internet, embellie des ann\u00e9es\u00a02000, les gouvernements de Jacques\u00a0Chirac, Nicolas\u00a0Sarkozy, Fran\u00e7ois\u00a0Hollande et Emmanuel\u00a0Macron ont connu des conjonctures \u00e9conomiques aussi assombries que radieuses. Avec quels arbitrages\u00a0? Explication en graphiques.<\/p>\n<p>Influences de la conjoncture sur la dette<\/p>\n<p>La conjoncture \u00e9conomique peut \u00eatre analys\u00e9e \u00e0 travers deux\u00a0param\u00e8tres, qui sont tous les deux des taux\u00a0: le <a href=\"https:\/\/www.vie-publique.fr\/fiches\/287844-quest-ce-quun-taux-dinteret\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">taux d\u2019int\u00e9r\u00eat<\/a> (r), fix\u00e9 par la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE) et qui d\u00e9termine la charge d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 payer sur la dette, et les taux de croissance (g comme growth) qui mesurent l\u2019accroissement annuel de richesses cr\u00e9\u00e9es (le PIB). La conjoncture \u00e9conomique est \u00e0 l\u2019origine de deux effets\u00a0:<\/p>\n<p>Un premier effet est d\u00e9favorable aux finances publiques. Il se produit lorsque la conjoncture conduit le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat (r) \u00e0 \u00eatre sup\u00e9rieur au taux de croissance (g), soit r-g\u00a0&gt;\u00a00. Dans ce contexte, le surplus de richesse cr\u00e9\u00e9e induit par la croissance est inf\u00e9rieur aux int\u00e9r\u00eats \u00e0 payer sur la dette. De facto, la dette cro\u00eet, m\u00eame si les choix politiques conduisent les recettes de l\u2019\u00c9tat \u00e0 financer ses d\u00e9penses (hors charges des int\u00e9r\u00eats de cette dette), c\u2019est-\u00e0-dire si le d\u00e9ficit primaire est nul.<\/p>\n<p>    <strong><br \/>\n      Read more:<br \/>\n      <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/la-crise-politique-est-plus-inquietante-pour-leconomie-francaise-que-la-crise-budgetaire-seule-260942\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00ab\u00a0La crise politique est plus inqui\u00e9tante pour l\u2019\u00e9conomie fran\u00e7aise que la crise budg\u00e9taire seule\u00a0\u00bb<\/a><br \/>\n    <\/strong><\/p>\n<p>Le sch\u00e9ma (Figure 1) indique que cette conjoncture d\u00e9favorable s\u2019est produite sous le mandat de Jacques Chirac. En cette p\u00e9riode, la somme des <a href=\"https:\/\/www.fipeco.fr\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">d\u00e9ficits primaires<\/a>, soit les d\u00e9penses de l\u2019\u00c9tat hors charge de la dette, et les recettes, est quasiment stable (courbe bleue). La dette est en hausse \u00e0 cause d\u2019int\u00e9r\u00eats \u00e9lev\u00e9s (r entre 2,5\u00a0% et 5\u00a0%), conjugu\u00e9s avec une croissance mod\u00e9r\u00e9e (g est autour de 4\u00a0%) qui font cro\u00eetre cet endettement (courbe rouge).<\/p>\n<p>Un deuxi\u00e8me effet est favorable aux finances publiques. Si le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat r\u00e9el est inf\u00e9rieur au taux de croissance (r-g\u00a0<\/p>\n<p>Le sch\u00e9ma (Figure 1) indique qu\u2019une telle conjoncture s\u2019est produite sous les mandats d\u2019Emmanuel Macron. Pendant cette p\u00e9riode, la somme des d\u00e9ficits primaires a fortement cr\u00fb (courbe bleue)\u00a0: les choix politiques ont conduit les d\u00e9penses de l\u2019\u00c9tat (hors charges des int\u00e9r\u00eats sur la dette) \u00e0 \u00eatre sup\u00e9rieures \u00e0 ses recettes. Toutefois, la dette a augment\u00e9 plus faiblement (courbe rouge), car les taux d\u2019int\u00e9r\u00eats sont rest\u00e9s plus faibles que la croissance (moins de 2\u00a0% pour les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, r, contre plus de 2,5\u00a0% pour la croissance, g).<\/p>\n<p>            <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"lazyload\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/file-20250718-56-daei35.png\"  \/><\/p>\n<p>              Figure\u00a01\u00a0: L\u2019\u00e9cart entre la ligne rouge et la ligne bleue mesure la contribution des charges d\u2019int\u00e9r\u00eat nette de la croissance (r-g) \u00e0 l\u2019\u00e9volution du ratio dette\/PIB. Donn\u00e9es Insee.<br \/>\n              Fourni par l&rsquo;auteur<\/p>\n<p>Contribution de la conjoncture \u00e0 la dette<\/p>\n<p>L\u2019histoire r\u00e9cente classe en deux groupes les mandats pr\u00e9sidentiels. Celui o\u00f9 une \u00ab\u00a0mauvaise\u00a0\u00bb conjoncture explique majoritairement la hausse de la dette (ratio dette\/PIB) \u2013\u00a0dans la figure 1, la courbe rouge cro\u00eet davantage que la courbe bleue. Celui o\u00f9 les d\u00e9ficits primaires contribuent majoritairement \u00e0 sa hausse \u2013\u00a0dans la figure 1, la courbe bleue cro\u00eet davantage que la courbe rouge.<\/p>\n<p>Le premier regroupe les mandats de Jacques\u00a0Chirac et Nicolas\u00a0Sarkozy. Le second, ceux de Fran\u00e7ois\u00a0Hollande et d\u2019Emmanuel\u00a0Macron.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es montrent que sous les deux mandats de Jacques\u00a0Chirac (1995-2007), le ratio dette\/PIB a augment\u00e9 de 8,99\u00a0points (0,75 point par an). Cette augmentation est due \u00e0 une \u00ab\u00a0mauvaise\u00a0\u00bb conjoncture pour les finances publiques (effet de r-g\u00a0&gt;\u00a00) qui a fait cro\u00eetre le ratio dette\/PIB de 10,07\u00a0points, la dynamique des d\u00e9ficits primaires ayant contribu\u00e9 \u00e0 le r\u00e9duire de 1,08 point. Pendant cette p\u00e9riode, les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat sur la dette publique \u00e9taient tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s \u2013\u00a0entre 4 et 6\u00a0%.<\/p>\n<p>Sous le mandat de Nicolas\u00a0Sarkozy (2007-2012), le ratio dette\/PIB a cr\u00fb de 22,76\u00a0points (4,55\u00a0points par an), dont 11,01\u00a0points induits par les d\u00e9ficits primaires, soit 48\u00a0% de la hausse totale, et 11,75\u00a0points \u00e0 la conjoncture (52\u00a0% du total). Les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat ont continu\u00e9 \u00e0 \u00eatre \u00e9lev\u00e9s \u2013\u00a0entre 3 et 4\u00a0%. Les d\u00e9ficits primaires importants ont suivi les choix politiques visant \u00e0 amortir la <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/crise-bancaire-cette-fois-cest-different-ou-pas-203612\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">crise des subprimes<\/a>.<\/p>\n<p>A contrario, pendant le mandat de Fran\u00e7ois\u00a0Hollande, c\u2019est la hausse des d\u00e9ficits primaires qui expliquent \u00e0 71,5\u00a0% de la hausse totale du ratio dette\/PIB (9,13\u00a0points parmi les 12,74\u00a0points de hausse totale, soit 2,55\u00a0points par ann\u00e9e). Les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat ont continu\u00e9 \u00e0 baisser, passant de 3\u00a0% \u00e0 moins de 2\u00a0%, alors que les d\u00e9ficits primaires n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9s, m\u00eame si les crises des subprimes puis des dettes souveraines \u00e9taient pass\u00e9es.<\/p>\n<p>D\u00e9ficits primaires sous Emmanuel Macron<\/p>\n<p>Les mandats d\u2019Emmanuel Macron, jusqu\u2019en 2024, accentuent encore le trait. La dette n\u2019a augment\u00e9 que de 10,8\u00a0points (1,35\u00a0point par an), car la conjoncture l\u2019a fait baisser de 15,31\u00a0points, les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat devenant tr\u00e8s faibles, passant sous les 1\u00a0% en 2020. La hausse de la dette s\u2019explique uniquement par la tr\u00e8s forte hausse des d\u00e9ficits primaires qui l\u2019ont fait cro\u00eetre de 26,11\u00a0points, pendant une p\u00e9riode o\u00f9 la <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/dettes-publiques-le-Covid-19-augmente-la-contagion-sur-le-marche-des-obligations-detat-141496\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">pand\u00e9mie de Covid-19<\/a> et la <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/crises-energetiques-en-europe-le-grand-retour-du-refoule-259160\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">crise de l\u2019\u00e9nergie<\/a> ont conduit l\u2019\u00c9tat \u00e0 assurer les Fran\u00e7ais contre de trop forte baisses de pouvoir d\u2019achat.<\/p>\n<p>    <strong><br \/>\n      Read more:<br \/>\n      <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/quand-commence-un-krach-boursier-et-quappelle-t-on-ainsi-254214\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Quand commence un krach boursier\u00a0? Et qu\u2019appelle-t-on ainsi\u00a0?<\/a><br \/>\n    <\/strong><\/p>\n<p>La p\u00e9riode future, allant de 2025-2029, se classe dans la seconde configuration o\u00f9 la conjoncture facilitera de moins en moins la gestion de la dette publique (r-g\u00a0croissance compensera de moins en moins un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat en hausse.<\/p>\n<p>Le budget pr\u00e9sent\u00e9 par Fran\u00e7ois Bayrou, le 25\u00a0juillet dernier, fera cro\u00eetre le ratio dette\/PIB de 4,6\u00a0points (0,92\u00a0point par an), dans un contexte o\u00f9 la conjoncture le r\u00e9duira de 1,7\u00a0point. Les d\u00e9ficits primaires l\u2019augmenteront donc de 6,3\u00a0points. Dans ce contexte, l\u2019effort budg\u00e9taire propos\u00e9 par le gouvernement Bayrou permettra de stabiliser le ratio dette\/PIB autour de 117\u00a0%, certes loin de la stabilisation autour de 60\u00a0% des mandats de Jacques\u00a0Chirac\u2026<\/p>\n<p>\u00c9quilibre entre d\u00e9penses et recettes<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution du d\u00e9ficit primaire (\u00e9cart entre les d\u00e9penses, hors charges d\u2019int\u00e9r\u00eat, et les recettes) indique que sur les vingt-neuf\u00a0derni\u00e8res ann\u00e9es, il y a eu dix\u00a0ann\u00e9es o\u00f9 il s\u2019est accru. Trois hausses majeures se d\u00e9gagent\u00a0: en 2002, de 1,82\u00a0point avec le <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/quand-commence-un-krach-boursier-et-quappelle-t-on-ainsi-254214\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">krach boursier<\/a>, en 2009 de 4,2\u00a0points, avec la <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/les-publications-francophones-en-strategie-depuis-la-crise-des-subprimes-88211\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">crise des subprimes<\/a> et, en 2020, de 6,1\u00a0points, avec la <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/dettes-publiques-le-Covid-19-augmente-la-contagion-sur-le-marche-des-obligations-detat-141496\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">pand\u00e9mie de Covid-19<\/a>.<\/p>\n<p>En 2002, la hausse du d\u00e9ficit \u00e9tait partag\u00e9e avec 1,1\u00a0point li\u00e9 aux hausses des d\u00e9penses et 0,72\u00a0point aux r\u00e9ductions des recettes. Les fortes hausses de 2008 et de 2020 sont majoritairement dues \u00e0 des hausses de d\u00e9penses\u00a0: 95\u00a0% des 4,2\u00a0points de 2009 et 97\u00a0% des 6,1\u00a0points de 2020. Afin de contenir la dette, les recettes ont fini par augmenter apr\u00e8s les crises, entre 2004 et 2006, puis entre 2011 et 2013 et, enfin, entre 2021 et 2022. Mais il n\u2019y a jamais eu de r\u00e9duction des d\u00e9penses ni apr\u00e8s 2011 ni apr\u00e8s 2023. <\/p>\n<p>C\u2019est donc leur persistance \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9 qui explique l\u2019accroissement du ratio dette\/PIB. Seule la p\u00e9riode tr\u00e8s r\u00e9cente (en 2023) avec la <a href=\"https:\/\/theconversation.com\/comment-les-nouvelles-regles-budgetaires-europeennes-contraindront-les-depenses-publiques-francaises-223905\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">crise ukrainienne<\/a> a conduit l\u2019\u00c9tat \u00e0 r\u00e9duire les recettes afin de pr\u00e9server le pouvoir d\u2019achat dans un contexte de forte inflation.<\/p>\n<p>Contr\u00f4le des d\u00e9penses publiques<\/p>\n<p>Le plan du gouvernement Bayrou, en faisant peser les trois quarts de l\u2019ajustement sur les d\u00e9penses, propose de reprendre le contr\u00f4le des d\u00e9penses publiques afin qu\u2019elles repr\u00e9sentent 54,4\u00a0% du PIB en 2029 \u2013\u00a0ce que l\u2019on observait avant la crise de 2007. Au-del\u00e0 de stabiliser le ratio dette\/PIB, ce choix politique permet aussi d\u2019envisager la possibilit\u00e9 de g\u00e9rer une \u00e9ventuelle crise future. La question qui se pose alors est\u00a0: quels postes de d\u00e9penses r\u00e9duire en priorit\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p>            <img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"lazyload\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/file-20250718-64-q5s6uq.png\"  \/><\/p>\n<p>              Variation d\u2019un type de d\u00e9pense par mandat. La variation mesure l\u2019\u00e9cart en point de PIB entre la d\u00e9pense en fin de mandat (2023 pour Emmanuel\u00a0Macron) et la d\u00e9pense en d\u00e9but de mandat. Donn\u00e9es Insee.<br \/>\n              Fourni par l&rsquo;auteur<\/p>\n<p>Les postes de d\u00e9penses qui ont cr\u00fb depuis 1995 sont ceux li\u00e9s \u00e0 l\u2019environnement (+0,8\u00a0point de PIB), \u00e0 la sant\u00e9 (+3,2\u00a0points de PIB), aux loisirs, \u00e0 la culture et au culte (+0,6\u00a0point de PIB) et \u00e0 la protection sociale (+1,3\u00a0point de PIB). Ceux qui ont baiss\u00e9 sont ceux li\u00e9s aux services g\u00e9n\u00e9raux des administrations publiques (-4,1\u00a0points de PIB), \u00e0 la d\u00e9fense (-1,1\u00a0point de PIB) et \u00e0 l\u2019enseignement (-1,5\u00a0points de PIB). \u00c0 l\u2019avenir, un budget r\u00e9allouant les d\u00e9penses en faveur de la d\u00e9fense et l\u2019enseignement via un meilleur contr\u00f4le des d\u00e9penses de sant\u00e9 et de protection sociale devra donc \u00eatre per\u00e7u comme un simple r\u00e9\u00e9quilibrage.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Jacques\u00a0Chirac, Nicolas\u00a0Sarkozy, Fran\u00e7ois\u00a0Hollande puis Emmanuel\u00a0Macron ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s \u00e0 la probl\u00e9matique de la dette et de ses int\u00e9r\u00eats.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":329347,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[35,33,34,1011,27],"class_list":{"0":"post-329346","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-economie","8":"tag-business","9":"tag-economie","10":"tag-economy","11":"tag-fr","12":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115055552369166195","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329346","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=329346"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329346\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/329347"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=329346"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=329346"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=329346"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}