{"id":335868,"date":"2025-08-22T09:28:10","date_gmt":"2025-08-22T09:28:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/335868\/"},"modified":"2025-08-22T09:28:10","modified_gmt":"2025-08-22T09:28:10","slug":"portrait-3-5-zinzin-creatrice-de-contenu-et-artiste-corse-je-dessine-pour-immortaliser","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/335868\/","title":{"rendered":"PORTRAIT. 3\/5 &#8211; Zinzin, cr\u00e9atrice de contenu et artiste corse : \u00ab\u00a0Je dessine pour immortaliser\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"article__intro\">Cette semaine, nous partons \u00e0 la rencontre de cinq artistes corses qui partagent leur passion sur les r\u00e9seaux sociaux. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;autrice Caroline Nasica, alias Zinzin, qui illustre avec humour ses anecdotes de vie et ses r\u00e9flexions personnelles. <\/p>\n<p>\n      L\u2019actu des r\u00e9gions\n    <\/p>\n<p>\n      Chaque jour, un tour d\u2019horizon des principales infos de toutes les r\u00e9gions.\n    <\/p>\n<p>    France T\u00e9l\u00e9visions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter \u00ab\u00a0L\u2019actu des r\u00e9gions\u00a0\u00bb. Vous pouvez vous d\u00e9sinscrire \u00e0 tout moment via le lien en bas de cette newsletter. <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.francetelevisions.fr\/groupe\/confidentialite\/politique-de-confidentialite\/politique-de-confidentialite-de-france-televisions-6503\" rel=\"nofollow noopener\">Notre politique de confidentialit\u00e9<\/a><\/p>\n<p>Se faire ramener de soir\u00e9e par des jeunes \u00e0 peine majeurs, \u00eatre prise pour la petite amie de son p\u00e8re, se rendre compte que sa psychologue n\u2019est pas la bonne ou encore reprendre contact avec son ex pour tr\u00e8s vite regretter. Ces sc\u00e8nes comiques ou tragiques rythment le quotidien de Caroline Nasica, mais aussi son Instagram. Sous le pseudonyme Zinzin, cette dessinatrice partage ses tranches de vie et ses anecdotes de mani\u00e8re presque cathartique. \u201cC\u2019est comme un journal intime\u201d, explique l\u2019artiste. Un moyen d\u2019expression inspir\u00e9 par sa m\u00e8re illustratrice, qui lui lisait r\u00e9guli\u00e8rement des histoires lorsqu\u2019elle \u00e9tait petite.\u00a0<\/p>\n<p>Le style de Zinzin est spontan\u00e9,<strong> <\/strong>son trait vif et nerveux. \u201cCela refl\u00e8te assez mon impatience. Je dessine comme j\u2019\u00e9cris ou je parle.\u201d Une impulsivit\u00e9 \u00e0 l\u2019image de son surnom, loin d\u2019\u00eatre p\u00e9joratif selon elle. \u201cZinzin, cela \u00e9voque une certaine folie, une excentricit\u00e9, mais qui n\u2019est pas n\u00e9gative. Cela me rappelle surtout les membres de ma famille, s\u2019amuse l\u2019autrice. Et puis, le terme en lui-m\u00eame me fait rire.\u201d\u00a0<\/p>\n<p>Si ses proches, dont ses parents, vivent sur l\u2019\u00eele, Caroline grandit dans le sud de la France. Elle monte ensuite \u00e0 la capitale pour suivre des \u00e9tudes de direction artistique, o\u00f9 elle d\u00e9veloppe son style, influenc\u00e9e par plusieurs dessinateurs comme Jean-Jacques Semp\u00e9 et P\u00e9n\u00e9lope Bagieu. Des formes simples mais efficaces, en noir et blanc, ponctu\u00e9es de petites annotations qui traduisent les pens\u00e9es passag\u00e8res de l&rsquo;instagrammeuse.<\/p>\n<p>Au fil du temps, l\u2019illustratrice se professionnalise et commence \u00e0 commercialiser ses productions car les planches publi\u00e9es sur les r\u00e9seaux sociaux, de leur c\u00f4t\u00e9, ne lui rapportent aucun revenu. Zinzin encha\u00eene les bandes dessin\u00e9es : elle raconte ses rencontres loufoques dans Caro et les zinzins (2021), ses p\u00e9rip\u00e9ties de colocation dans 5, rue du Boucan (2023) et revient, cette ann\u00e9e, \u00e0 ses origines avec Zia Zinzin : Retour en Corse. Un opus particulier, car \u00e9dit\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en couleur. \u201cJ\u2019\u00e9tais oblig\u00e9e d\u2019utiliser des couleurs pour d\u00e9peindre cette \u00eele, assure la cr\u00e9atrice de BD. Que ce soit dans la nature, les b\u00e2timents ou chez les habitants : il y a de la vie partout et c\u2019est comme \u00e7a que j\u2019ai envie de la repr\u00e9senter.\u201d\u00a0<\/p>\n<p>Pour la r\u00e9alisation de cet album, Caroline s\u2019appuie sur sa vie en Haute-Corse. Depuis son enfance, elle passe ses \u00e9t\u00e9s en famille \u00e0 Tox en Haute-Corse. Adulte, la dessinatrice s\u2019installe plusieurs ann\u00e9es \u00e0 Corte, avant de retourner \u00e0 Marseille \u00e0 la suite d\u2019une rupture amoureuse.<\/p>\n<blockquote class=\"ftvi_content_quote\">\n<p class=\"ftvi_citation_quote\">C\u2019est aussi l\u2019occasion de montrer aux continentaux la Corse sous un autre visage. Dans la pop culture, on assimile les insulaires \u00e0 la mafia et au rejet des \u00e9trangers : c\u2019est tr\u00e8s r\u00e9ducteur.\u201d<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u201cLa d\u00e9marche est multiple, indique Zinzin. Je voulais d\u2019abord immortaliser la Corse que je connais. \u00c0 la fois pour conserver le lien que j\u2019ai avec cette terre, mais aussi pour t\u00e9moigner.\u201d \u00c0 travers les personnages du r\u00e9cit \u2014 dont ses oncles et tantes, sa grand-m\u00e8re et ses voisins \u2014 Zinzin aborde le folklore et la culture corses, mais aussi d\u2019autres th\u00e8mes plus universels comme l\u2019identit\u00e9, l\u2019appr\u00e9hension du futur, le quotidien des villages. \u201cJ\u2019ai souhait\u00e9 parler \u00e0 un public plus large, qui pourrait tout de m\u00eame se reconna\u00eetre dans les sc\u00e8nes du livre, poursuit l&rsquo;\u00e9crivaine.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi l\u2019occasion de montrer aux continentaux la Corse sous un autre visage. Dans la pop culture, on assimile les insulaires \u00e0 la mafia et au rejet des \u00e9trangers : c\u2019est tr\u00e8s r\u00e9ducteur.\u201d Des clich\u00e9s \u00e0 reconsid\u00e9rer, d\u2019apr\u00e8s l\u2019autrice, qui ne l\u2019emp\u00eachent pas d\u2019aborder des sujets \u201cplus tabous\u201d comme la drogue, le nationalisme et le repli identitaire. \u201cC\u2019est difficile de ne pas devenir conservateur lorsque l\u2019on a peur de perdre qui on est\u201d, commente Caroline.<\/p>\n<p>Paru en avril 2025, l\u2019ouvrage suscite l&rsquo;enthousiaste dans toute la France. \u201cJ\u2019ai de tr\u00e8s bons retours, se r\u00e9jouit la jeune femme. Les lecteurs me partagent soit leur envie de venir en Corse apr\u00e8s avoir referm\u00e9 le livre, soit leur impression d\u2019\u00eatre sur place et de revivre leur souvenir.\u201d<\/p>\n<p><a data-article-figure=\"\" href=\"https:\/\/france3-regions.franceinfo.fr\/image\/kE48yJVOX0-V0Hgz6-mPsw4_cK4\/655x840\/regions\/2025\/08\/14\/photo-zinzin-689e12abef801056227995.png\" data-pswp-width=\"655\" data-pswp-height=\"840\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\"><\/p>\n<p>          <img width=\"600\" height=\"400\" class=\"article-image lazy\" data-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/photo-zinzin-689e12abef801056227995.png\" alt=\"En Corse ou sur le continent, Zinzin multiplie les expositions dans les galeries d'art. \" fetchpriority=\"high\" as=\"image\"\/><\/p>\n<p>\n            En Corse ou sur le continent, Zinzin multiplie les expositions dans les galeries d&rsquo;art.<br \/>\n                           \u2022<br \/>\n                                      \u00a9 @zinzin_nsc \/ Instagram\n                      <\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<p>Si aujourd\u2019hui Zinzin s\u2019expose dans les librairies, les galeries d\u2019art marseillaises ou sur les r\u00e9seaux sociaux, elle r\u00eave en grand. Elle souhaite d\u00e9cliner son art au cin\u00e9ma en tant que sc\u00e9nariste ou r\u00e9alisatrice. La dessinatrice de BD r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement \u00eatre en pourparlers pour adapter ses \u0153uvres en dessin anim\u00e9. La \u201cvilaine zinzine\u201d est donc loin de poser son crayon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Cette semaine, nous partons \u00e0 la rencontre de cinq artistes corses qui partagent leur passion sur les r\u00e9seaux&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":335869,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-335868","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115071713524663825","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/335868","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=335868"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/335868\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/335869"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=335868"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=335868"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=335868"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}