{"id":341315,"date":"2025-08-24T20:04:18","date_gmt":"2025-08-24T20:04:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/341315\/"},"modified":"2025-08-24T20:04:18","modified_gmt":"2025-08-24T20:04:18","slug":"qui-etait-justin-godart-avocat-maire-de-lyon-et-surtout-meneur-de-grands-combats-sociaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/341315\/","title":{"rendered":"Qui \u00e9tait Justin Godart, avocat, maire de Lyon et surtout meneur de grands combats sociaux ?"},"content":{"rendered":"<p>N\u00e9 le 26 novembre 1871 \u00e0 Lyon, Justin Godart appartient \u00e0 une famille de commer\u00e7ants qui tiennent une petite mercerie place Saint-Pothin aux Brotteaux. Des origines relativement modestes, d&rsquo;autant que son p\u00e8re meurt un an apr\u00e8s sa naissance, et qu&rsquo;il est \u00e9lev\u00e9 par sa m\u00e8re, Genevi\u00e8ve Dulac, qui tient seule la boutique.<\/p>\n<p>A cette \u00e9poque, Lyon compte 400 000 habitants et la ville conna\u00eet un boom \u00e9conomique avec le d\u00e9veloppement de l&rsquo;industrie automobile et chimique. Sur le plan politique, les radicaux Antoine Gailleton et D\u00e9sir\u00e9 Barodet dirigent la capitale des Gaules tandis qu&rsquo;au sortir de la guerre de 1870, le conservateur Adolphe Thiers est au pouvoir en France.<br \/>Si le climat social est tendu, le pays traverse une p\u00e9riode de prosp\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Justin Godart re\u00e7oit une \u00e9ducation classique. Sa m\u00e8re est catholique et est attach\u00e9e aux valeurs traditionnelles. El\u00e8ve brillant, il entre au lyc\u00e9e Amp\u00e8re o\u00f9 il accumule les prix. Puis, apr\u00e8s le bac, il s&rsquo;engage dans des \u00e9tudes de droit, en s&rsquo;int\u00e9ressant plus particuli\u00e8rement \u00e0 la l\u00e9gislation sociale. Apr\u00e8s un an de service militaire dans un r\u00e9giment d&rsquo;artillerie, il obtient son doctorat de droit avec une th\u00e8se sur \u00ab\u00a0L&rsquo;ouvrier en soie\u00a0\u00bb. Il y analyse les rapports entre les canuts et leurs employeurs, les fameux soyeux, avec les r\u00e9voltes qui ont secou\u00e9 Lyon durant le XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Durant ses \u00e9tudes, Justin Godart s&rsquo;implique dans la vie publique. En 1891, avec d&rsquo;autres \u00e9tudiants, il cr\u00e9e un mensuel, Lyon Universitaire. Et anime des conf\u00e9rences entre \u00e9tudiants, participe \u00e0 la cr\u00e9ation de l&rsquo;association g\u00e9n\u00e9rale des \u00e9tudiants. Dans un souci de rapprochement entre le monde universitaire et le monde ouvrier, il fonde le Cercle populaire de Vaise.<\/p>\n<p>Souhaitant devenir avocat, il s&rsquo;inscrit au barreau de Lyon en novembre 1899. Mais l&rsquo;enseignement le passionne tellement qu&rsquo;en 1901, il devient ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 la facult\u00e9 de droit. Il donne aussi des cours d&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 la c\u00e9l\u00e8bre \u00e9cole de la Martini\u00e8re. Avec Paul Pic, professeur \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9, il cr\u00e9er la revue \u00ab\u00a0Questions pratiques de l\u00e9gilsation ouvri\u00e8re et d&rsquo;\u00e9conomie sociale\u00a0\u00bb, qui s&rsquo;adresse aux patrons et aux salari\u00e9s, les informant des lois sociales.<\/p>\n<p>En 1903, il \u00e9pouse Suzanne Cohendy, s\u0153ur de Georges Cohendy, futur b\u00e2tonnier de Lyon. De cette union na\u00eet un enfant. Le couple m\u00e8ne une vie assez simple, dans un appartement modeste.<\/p>\n<p>Jules Godart est un gros travailleur, qui lit \u00e9norm\u00e9ment, s&rsquo;occupe de nombreuses associations, \u00e9crit dans plusieurs revues&#8230;<\/p>\n<p><strong>Avec Edouard Herriot, les faces d&rsquo;une m\u00eame pi\u00e8ce<\/strong><\/p>\n<p>Politiquement, il est proche de la gauche, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du bloc r\u00e9publicain et socialiste incarn\u00e9 en France par des personnages comme Jules Guesde et Jean Jaur\u00e8s.<\/p>\n<p>Et aux \u00e9lections municipales de Lyon en 1904, le maire socialiste sortant Victor Augagneur le prend sur sa liste en compagnie d&rsquo;un jeune professeur, un certain Edouard Herriot. Tous les deux sont \u00e9lus au conseil municipal et deviennent adjoints d&rsquo;Augagneur : Herriot \u00e0 l&rsquo;Instruction publique et Godart \u00e0 l&rsquo;Hygi\u00e8ne publique et au Travail.<\/p>\n<p>Les deux jeunes \u00e9lus sont deux personnalit\u00e9s assez fortes. Mais Edouard Herriot s&rsquo;impose vite comme un vrai politique, tandis que Justin Godart reste un militant associatif, un intellectuel.<\/p>\n<p>Lorsque Victor Augagneur d\u00e9missionne en 1905 pour devenir gouverneur de Madagascar, poste bien plus lucratif, c&rsquo;est Edouard Herriot qui lui succ\u00e8de. Justin Godart pr\u00e9f\u00e8re se pr\u00e9senter l&rsquo;ann\u00e9e suivante aux \u00e9lections l\u00e9gislatives pour devenir d\u00e9put\u00e9.<\/p>\n<p>Candidat du bloc r\u00e9publicain et socialiste, il est facilement r\u00e9\u00e9lu en 1910.<\/p>\n<p>Parlementaire, il exige des conditions de vie et de travail d\u00e9centes pour les ouvriers. Pour lui, la l\u00e9gislation est insuffisante en ce qui concerne le ch\u00f4mage, la retraite, le repos hebdomadaire&#8230; Pr\u00e9curseur, il demande la journ\u00e9e de 8 heures et l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 salariale entre les hommes et les femmes.<\/p>\n<p>Comme toute la gauche r\u00e9publicaine, il est pacifiste. Et d\u00e9but 1913, \u00e0 l&rsquo;aube de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il se rend \u00e0 Berne avec Jean Jaur\u00e8s, Victor Augagneur et Albert Thomas pour essayer de sauver la paix.<\/p>\n<p>En 1914, Justin Godart est r\u00e9\u00e9lu une troisi\u00e8me fois et si\u00e8ge au Conseil sup\u00e9rieur du travail o\u00f9 il obtient la cr\u00e9ation d&rsquo;un office de la consommation et des prix, mais aussi un office contre le ch\u00f4mage.<\/p>\n<p>Lorsque la guerre \u00e9clate, le Lyonnais se porte volontaire pour devenir infirmier sur le front. Mais en juillet 1915, il est rappel\u00e9 par le pr\u00e9sident du Conseil Ren\u00e9 Viviani, qui lui confie un sous-secr\u00e9tariat au service de sant\u00e9 militaire. Un poste qu&rsquo;il occupera jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du conflit et la suppression du sous-secr\u00e9tariat.<\/p>\n<p>Ayant fait ses preuves en cr\u00e9ant de v\u00e9ritables unit\u00e9s op\u00e9ratoires mobiles pour op\u00e9rer les bless\u00e9s directement sur les lieux du combat, mais aussi en r\u00e9organisation le syst\u00e8me de sant\u00e9, Justin Godart est mandat\u00e9 par le gouvernement et la Croix-Rouge pour s&rsquo;occuper des nombreux bless\u00e9s de guerre. Il met en place un bar\u00e8me d&rsquo;invalidit\u00e9 et suit de pr\u00e8s la question de la r\u00e9insertion des mutil\u00e9s.<\/p>\n<p>En parall\u00e8le, il s&rsquo;occupe toujours de la l\u00e9gislation sur le travail. Et fin 1918, l&rsquo;un de ses rapports est ins\u00e9r\u00e9 dans le trait\u00e9 de Versailles. A l&rsquo;int\u00e9rieur, il plaide pour des r\u00e9formes internationales sur la journ\u00e9e de travail de 8 heures, le repos hebdomadaire, l&rsquo;indemnit\u00e9 ch\u00f4mage ou la protection en cas d&rsquo;accident du travail.<\/p>\n<p><strong>Une vie d&rsquo;\u00e9lu au service des plus d\u00e9munis<\/strong><\/p>\n<p>Sa carri\u00e8re politique se poursuit, avec une nouvelle r\u00e9\u00e9lection comme d\u00e9put\u00e9 en 1919. Il pr\u00e9sente ensuite \u00e0 la chambre des d\u00e9put\u00e9s un rapport sur la semaine anglaise qui permet aux travailleurs de se reposer le samedi apr\u00e8s-midi et le dimanche. Il fait aussi voter une loi sur le travail de nuit des femmes dans l&rsquo;industrie et une autre sur l&rsquo;interdiction d&#8217;employer des enfants de moins de 13 ans.<\/p>\n<p>En 1920, il devient pr\u00e9sident du groupe parlementaire sur le droit des femmes et en profite pour exiger un cong\u00e9 maternit\u00e9 avant et apr\u00e8s l&rsquo;accouchement. Il pr\u00e9conise aussi pour les femmes enceintes une assistance m\u00e9dicale gratuite.<\/p>\n<p>Son influence grandit et il est \u00e9lu vice-pr\u00e9sident de la chambre des d\u00e9put\u00e9s. Justin Godart devient un homme d&rsquo;envergure nationale.<\/p>\n<p>Et lorsqu&rsquo;en 1924, les gauches remportent les \u00e9lections et qu&rsquo;Edouard Herriot devient pr\u00e9sident du Conseil, il nomme naturellement Justin Godart au gouvernement. Le voil\u00e0 ministre du Travail et de l&rsquo;Hygi\u00e8ne, les d\u00e9l\u00e9gations qu&rsquo;il occupait \u00e0 la mairie de Lyon ! La boucle est boucl\u00e9e.<\/p>\n<p>D\u00e8s son arriv\u00e9e au minist\u00e8re, le Lyonnais cr\u00e9e un conseil national \u00e9conomique dont l&rsquo;objectif est de recenser les revendications des salari\u00e9s. Il met ensuite en place l&rsquo;office national de l&rsquo;hygi\u00e8ne sociale qui permet notamment de d\u00e9velopper les mesures de pr\u00e9vention contre les maladies. Et s&rsquo;attaque aux expulsions abusives, tout en d\u00e9veloppant la construction de logements sociaux.<\/p>\n<p>De nombreuses mesures sont adopt\u00e9es, mais en avril 1925, Edouard Herriot d\u00e9missionne suite \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec du cartel des gauches, et lui quitte son minist\u00e8re.<\/p>\n<p>Une nouvelle aventure politique s&rsquo;ouvre \u00e0 Godart qui devient s\u00e9nateur en 1926. Au Palais du Luxembourg, il se bat encore et toujours pour faire adopter des r\u00e9formes qui permettront d&rsquo;am\u00e9liorer l&rsquo;\u00e9tat sanitaire de la France, notamment pour lutter contre des fl\u00e9aux comme la tuberculose et la syphilis. En 1930, il obtient que l&rsquo;assurance maladie soit \u00e9tendue \u00e0 la famille de l&rsquo;assur\u00e9 et fait voter la cr\u00e9ation de centres de reclassement professionnel. Il devient alors pr\u00e9sident de l&rsquo;oeuvre de secours \u00e0 l&rsquo;enfance.<\/p>\n<p>Avec le retour d&rsquo;Edouard Herriot \u00e0 la pr\u00e9sidence du Conseil en 1932, il est nomm\u00e9 ministre de la Sant\u00e9 publique. Un poste qu&rsquo;il perd au bout d&rsquo;un an.<\/p>\n<p>Au S\u00e9nat, il pr\u00e9side la commission d&rsquo;hygi\u00e8ne et du travail. Et L\u00e9on Blum, sous le Front populaire, le charge ensuite d&rsquo;une mission en Indochine, sur ces m\u00eames th\u00e8mes.<\/p>\n<p><strong>Maire-r\u00e9sistant<\/strong><\/p>\n<p>Mais la Seconde Guerre mondiale arrive. D\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;Adolf Hitler au pouvoir, Justin Godart proteste contre les violations des droits de l&rsquo;Homme commises par les nazis. Et le 11 juillet 1940, il est l&rsquo;un des 80 parlementaires refusant les pleins pouvoirs au mar\u00e9chal P\u00e9tain.<\/p>\n<p>En 1941, il sont plus rares \u00e0 protester contre les mesures adopt\u00e9es par le gouvernement de Vichy contre les juifs, mais il en fait partie.<\/p>\n<p>Le Lyonnais entre alors dans un r\u00e9seau de R\u00e9sistance cr\u00e9\u00e9 par deux anciens d\u00e9put\u00e9s radicaux, Paul Boncour et Paul Bastide.<\/p>\n<p>Justin Godart a d\u00e9j\u00e0 plus de 70 ans et participe donc activement au financement du r\u00e9seau, tout en portant secours \u00e0 des familles juives, cachant des enfants et fournissant de faux papiers. Sa propri\u00e9t\u00e9 de Pommiers dans le Beaujolais devient un v\u00e9ritable repaire de r\u00e9sistants.<\/p>\n<p>La Gestapo veut l&rsquo;arr\u00eater en 1943 mais son neveu Pierre Cohendy, qui a rejoint les rangs des Forces unies de la jeunesse, le pr\u00e9vient \u00e0 temps et Justin Godart prend la fuite.<\/p>\n<p>Son influence dans la R\u00e9sistance s&rsquo;\u00e9tend, il devient membre du comit\u00e9 directeur du Front national pour la lib\u00e9ration de la France, charg\u00e9 de coordonner tous les r\u00e9seaux de r\u00e9sistance, qui organise l&rsquo;insurrection puis la mise en place d&rsquo;un nouveau pouvoir \u00e0 la Lib\u00e9ration.<\/p>\n<p>En l&rsquo;absence d&rsquo;Edouard Herriot, d\u00e9port\u00e9 en Allemagne, Justin Godart devient maire de Lyon. Et c&rsquo;est lui qui accueille, le 14 septembre 1944, le g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle au balcon de l&rsquo;H\u00f4tel de Ville. Ce dernier d\u00e9cernait alors \u00e0 Lyon le titre de \u00ab\u00a0capitale de la r\u00e9sistance\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Justin Godart ne reste maire qu&rsquo;une ann\u00e9e, jusqu&rsquo;au 18 mai 1945, quand Edouard Herriot est de retour. Le premier remet symboliquement au second les cl\u00e9s de la ville.<\/p>\n<p>Avant cela, le maire int\u00e9rimaire avait tout de m\u00eame oeuvr\u00e9, d&rsquo;abord pour calmer l&rsquo;agitation et faire cesser l&rsquo;\u00e9puration sauvage qui tournait aux r\u00e8glements de comptes \u00e0 la Lib\u00e9ration. Puis en dressant un \u00e9tat des lieux et lan\u00e7ant des chantiers prioritaires.<\/p>\n<p>Il vit assez mal sa d\u00e9mission du mandat de maire. Et quelques mois plus tard, il d\u00e9missionne m\u00eame du Parti Radical pour rejoindre le mouvement des combattants de la paix. A ses yeux, on vient d&rsquo;\u00e9carter le r\u00e9sistant au profit d&rsquo;un d\u00e9port\u00e9. Ce qu&rsquo;il trouve injuste, et il en voudra \u00e0 Herriot jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de sa vie.<\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs, Justin Godart n&rsquo;exercera plus aucune responsabilit\u00e9 politique, pr\u00e9f\u00e9rant se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture et \u00e0 donner des conf\u00e9rences. Retir\u00e9 dans sa propri\u00e9t\u00e9 de Pommiers, il publie \u00ab\u00a0La plaisante sagesse lyonnaise\u00a0\u00bb en 1952 sous le pseudonyme Catherin Bugnard.\u00a0Puis il meurt en 1956 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 85 ans, quelques mois seulement avant Edouard Herriot.<\/p>\n<p>Quel maire aurait \u00e9t\u00e9 Justin Godart s&rsquo;il \u00e9tait rest\u00e9 plus longtemps en place ? On ne le saura jamais. Il restera au panth\u00e9on des grands radicaux lyonnais avec Herriot et Augagneur, et l&rsquo;histoire retiendra ses multiples combats sociaux, dont certains sont toujours d&rsquo;actualit\u00e9 \u00e0 gauche.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"N\u00e9 le 26 novembre 1871 \u00e0 Lyon, Justin Godart appartient \u00e0 une famille de commer\u00e7ants qui tiennent une&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":341316,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1889],"tags":[1111,11,2813,2190,2430,1109,251,1112,2811,1777,674,118,1011,27,1922,1110,1114,2428,2810,12,241,316,25,2812,517,800],"class_list":{"0":"post-341315","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-lyon","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-article","11":"tag-asvel","12":"tag-auvergne-rhone-alpes","13":"tag-breves","14":"tag-culture","15":"tag-depeches","16":"tag-economique","17":"tag-eu","18":"tag-europe","19":"tag-faits-divers","20":"tag-fr","21":"tag-france","22":"tag-info","23":"tag-informations","24":"tag-infos","25":"tag-lyon","26":"tag-lyonmag","27":"tag-news","28":"tag-ol","29":"tag-politique","30":"tag-republique-francaise","31":"tag-sociale","32":"tag-sport","33":"tag-transports"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115085538951355144","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341315","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341315"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341315\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/341316"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341315"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=341315"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341315"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}