{"id":341984,"date":"2025-08-25T04:01:35","date_gmt":"2025-08-25T04:01:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/341984\/"},"modified":"2025-08-25T04:01:35","modified_gmt":"2025-08-25T04:01:35","slug":"on-a-classe-les-meilleurs-et-les-pires-remakes-americains-de-films-francais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/341984\/","title":{"rendered":"On a class\u00e9 les meilleurs (et les pires) remakes am\u00e9ricains de films fran\u00e7ais"},"content":{"rendered":"<p>Parce que niveau cin\u00e9, on est vraiment meilleurs qu&rsquo;eux.<\/p>\n<p>On n\u2019a pas de p\u00e9trole mais on a des id\u00e9es. Si beaucoup regrettent que la France s\u2019inspire trop souvent de la culture am\u00e9ricaine, c\u2019est vite oublier que les \u00c9tats-Unis regardent r\u00e9guli\u00e8rement ce qui se fait chez nous. La preuve : ils n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 adapter certains de nos films, pas toujours avec beaucoup de r\u00e9ussite. On a donc d\u00e9cid\u00e9 de classer les meilleurs (mais surtout les pires) remakes am\u00e9ricains de films fran\u00e7ais. Vous saurez quoi regarder ce soir.<\/p>\n<p class=\"text-konbiniBlack px-3 pt-0 text-left font-bold text-2xl\">\u00c0 voir aussi sur Konbini<\/p>\n<p><strong>#10. Taxi \/ New York Taxi<\/strong><\/p>\n<p>\u201cAlors les Bavaroises, \u00e7a va ? Toujours en tracteur ?\u201d En 1998, tous les gamins ressortaient les r\u00e9pliques d\u2019un des plus gros succ\u00e8s de l\u2019ann\u00e9e. Plus de 6,5 millions de Fran\u00e7ais s\u2019\u00e9taient rendus en salles pour assister aux courses-poursuites entre la 406 blanche de Daniel et les Mercedes des m\u00e9chants allemands.<\/p>\n<\/p>\n<p>En 2004, les Am\u00e9ricains, sans doute vex\u00e9s, d\u00e9cident de montrer que, eux aussi, ils savent rouler vite. Au volant de sa Ford Crown Victoria jaune (eh oui, on est \u00e0 New York), Queen Latifah remplace Samy Naceri, et Jimmy Fallon reprend le r\u00f4le de flic loser de Fred Diefenthal. Le duo doit faire face \u00e0 un quatuor de braqueuses br\u00e9siliennes en BMW, men\u00e9 par Gisele B\u00fcndchen. Sacr\u00e9 casting.<\/p>\n<\/p>\n<p>Mais la magie n\u2019op\u00e8re pas comme sur la rocade marseillaise. Taxi (ou New York Taxi, en VF) ne passe pas le contr\u00f4le technique et se plante. \u201cVaut mieux \u00eatre insolent que ridicule.\u201d<\/p>\n<p><strong>#9. Oscar \/ L\u2019Embrouille est dans le sac<\/strong><\/p>\n<p>Aux Etats-Unis, tout est plus grand. Vous voyez le physique ch\u00e9tif de Louis de Fun\u00e8s ? Eh ben aux US, on a le droit \u00e0 Sylvester Stallone et ses 90 kg de muscles pour reprendre son r\u00f4le. Pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre extr\u00eamement populaire devenue un film tout aussi culte en France dans les ann\u00e9es 60, Oscar a eu droit \u00e0 son remake am\u00e9ricain \u00e0 la fin des ann\u00e9es 80. Mais Rocky ne peut pas rivaliser avec la carrure de l\u2019acteur fran\u00e7ais, intouchable en bourgeois col\u00e9rique et excit\u00e9. Surtout, habitu\u00e9 aux films d\u2019action, Sly n\u2019\u00e9tait pas (encore) un habitu\u00e9 des pures com\u00e9dies.<\/p>\n<\/p>\n<p>Oscar \u2013 traduit en un horrible L\u2019embrouille est dans le sac en fran\u00e7ais \u2013 se fait mettre KO par les critiques et fait un bide au box office. Le costume de Louis de Fun\u00e8s \u00e9tait trop grand pour Stallone. Si, c\u2019est possible.<\/p>\n<p><strong>#8. Un Indien dans la ville \/ Un Indien \u00e0 New York<\/strong><\/p>\n<p>Chacun sa route, chacun son chemin. Comme quoi, tu peux faire deux fois le m\u00eame film et conna\u00eetre deux destins radicalement oppos\u00e9s. En 1994, pr\u00e8s de 8 millions de spectateurs se pressent au cin\u00e9ma pour d\u00e9couvrir les aventures de Mimi Siku, l\u2019enfant sauvage d\u2019Amazonie qui d\u00e9barque \u00e0 Paris avec son p\u00e8re, Thierry Lhermitte. L\u2019escalade sur la tour Eiffel, Ma\u00eftika la mygale, la fl\u00e9chette dans le front de la mamie, la prise du sommeil avec le pouce (\u201cFais dodo !\u201d) : le film devient un classique des ann\u00e9es 90.<\/p>\n<p>Toujours inspir\u00e9s quand il s\u2019agit de martyriser des Indiens, nos amis d\u2019outre-Atlantique ne vont pas rater l\u2019occasion d\u2019adapter le succ\u00e8s fran\u00e7ais. R\u00e9sultat : un copi\u00e9-coll\u00e9 transpos\u00e9 \u00e0 New York, sans saveur, ni r\u00e9el int\u00e9r\u00eat. Inutile de faire un remake pour \u00e7a. Passe le message \u00e0 ton voisin.<\/p>\n<\/p>\n<p><strong>#7. Les Visiteurs \/ Les Visiteurs en Am\u00e9rique<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s ses 13,7 millions de spectateurs en 1993, Les Visiteurs a automatiquement gagn\u00e9 son statut de com\u00e9die culte en France. Inutile de vous sortir toutes les r\u00e9pliques, vous en avez au moins 10 qui vous viennent naturellement \u00e0 l\u2019esprit.<\/p>\n<p>Mais la version am\u00e9ricaine offre tout de m\u00eame une vraie performance. Elle va r\u00e9ussir \u00e0 se vautrer royalement avec le m\u00eame r\u00e9alisateur \u2013 Jean-Marie Poir\u00e9, cr\u00e9dit\u00e9 sous le nom de Jean-Marie Gaubert \u2013 et les deux acteurs principaux, Jean Reno et Christian Clavier. Quitte \u00e0 foirer un remake, autant le faire soi-m\u00eame.<\/p>\n<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 d\u2019\u00eatre une adaptation poussive et pas sp\u00e9cialement dr\u00f4le, Just Visiting \u2013 son titre US \u2013 parvient \u00e0 devenir un \u00e9chec non seulement aux Etats-Unis, mais aussi en France. Le tout, en plombant les finances de Gaumont, la soci\u00e9t\u00e9 de production. C\u2019est pas okaaaaay du tout.<\/p>\n<p><strong>#6. Le P\u00e8re No\u00ebl est une ordure \/ Joyeux No\u00ebl<\/strong><\/p>\n<p>\u201cSOS D\u00e9tresse amiti\u00e9, bonjour.\u201d Oui, bonjour. Je viens de voir le remake am\u00e9ricain d\u2019un film que j\u2019adore et je suis d\u00e9sormais en grande souffrance. Pourtant, sur le papier, le casting \u00e9tait solide : Steve Martin, Rita Wilson, Liev Schreiber, Juliette Lewis, Adam Sandler\u2026 Le probl\u00e8me, c\u2019est que les Am\u00e9ricains sont vraiment trop puritains, surtout en p\u00e9riode de No\u00ebl.<\/p>\n<\/p>\n<p>Moins sombre, moins violent, moins m\u00e9chant que Le P\u00e8re No\u00ebl est une ordure. Finalement, Joyeux No\u00ebl (Mixed Nuts en VO) est aussi fade que les dubitchous de Monsieur Preskovitch, roul\u00e9s \u00e0 la main sous les aisselles.<\/p>\n<p><strong>#5. Le D\u00eener de cons \/ The Dinner<\/strong><\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qui fait la force du D\u00eener de cons, aussi bien sur sc\u00e8ne que sur grand \u00e9cran ? C\u2019est un huis clos, avec des dialogues de qualit\u00e9, dans lequel on ne voit jamais le fameux d\u00eener, et o\u00f9 Fran\u00e7ois Pignon est certes un peu b\u00eate, mais surtout maladroit et plein de bonne volont\u00e9.<\/p>\n<p>Et que nous proposent les Am\u00e9ricains dans The Dinner ? Des blagues potaches, un Steve Carell qui en fait des caisses (m\u00eame si on l\u2019aime bien le reste du temps), et toute une partie au d\u00eener o\u00f9 les gags lourdingues s\u2019encha\u00eenent.<\/p>\n<\/p>\n<p>Un remake tr\u00e8s, tr\u00e8s, tr\u00e8s loin de l\u2019\u0153uvre qui a connu un immense succ\u00e8s chez nous, en 1998. Non, vraiment, pr\u00e9f\u00e9rez toujours le Made In France aux contrefa\u00e7ons.<\/p>\n<p><strong>#4. Trois Hommes et un couffin \/ Trois hommes et un b\u00e9b\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>S\u2019il n\u2019a pas le statut intemporel de certains films pr\u00e9sents dans cette liste, Trois hommes et un couffin reste l\u2019une des com\u00e9dies marquantes de la fin des ann\u00e9es 80, avec plus de 10 millions d\u2019entr\u00e9es et trois C\u00e9sar sur la chemin\u00e9e. Et pour les plus jeunes qui n\u2019ont pas vu le film, tout est dans le titre : trois mecs s\u2019occupent d\u2019un b\u00e9b\u00e9. Voil\u00e0.<\/p>\n<p>Un sc\u00e9nario simple que les Am\u00e9ricains vont reprendre tel quel. Car, parfois, \u00e7a ne sert \u00e0 rien de vouloir \u00eatre original. R\u00e9alis\u00e9 par Leonard Nimoy \u2013 Spock dans Star Trek \u2013 et avec Tom \u201cMagnum\u201d Selleck dans l\u2019un des r\u00f4les titres, Trois hommes et un b\u00e9b\u00e9 va conna\u00eetre la m\u00eame r\u00e9ussite que chez nous.<\/p>\n<\/p>\n<p>Mieux, il s\u2019agit de la premi\u00e8re production des studios Disney (hors films d\u2019animation) \u00e0 rapporter plus de 100 millions de dollars au niveau national. Avant d\u2019\u00eatre d\u00e9pass\u00e9e, 3 ans plus tard, par Pretty Woman. Pas vraiment le m\u00eame sc\u00e9nario.<\/p>\n<p><strong>#3. La Cage aux folles \/ The Birdcage<\/strong><\/p>\n<p>Avant Le D\u00eener de cons, la France avait d\u00e9j\u00e0 connu un immense succ\u00e8s sur les planches et au cin\u00e9ma. En 1973 au th\u00e9\u00e2tre, puis en 1978 dans les salles, les spectateurs avaient ador\u00e9 Albin et Georges (ou Renato, dans le film), couple homosexuel devant cacher leur quotidien \u00e0 la future belle-famille, tr\u00e8s conservatrice, du fils de Renato.<\/p>\n<p>En 1996, Mike Nichols s\u2019attaque \u00e0 ce monument de la com\u00e9die fran\u00e7aise, avec Nathan Lane et Robin Williams. Non seulement, le film fait un carton outre-Atlantique. Mais surtout, il tient un r\u00f4le important dans la repr\u00e9sentation m\u00e9diatique des personnes LGBTQIA+, au m\u00eame titre que l\u2019excellent Priscilla, folle du d\u00e9sert, sorti 2 ans plus t\u00f4t.<\/p>\n<\/p>\n<p>Eh oui, parfois les Am\u00e9ricains font les choses bien.<\/p>\n<p><strong>#2. La Jet\u00e9e \/ L\u2019Arm\u00e9e des 12 singes<\/strong><\/p>\n<p>A moins d\u2019\u00eatre cin\u00e9phile, il y a peu de chance que vous ayez vu La Jet\u00e9e, un court m\u00e9trage exp\u00e9rimental de Chris Marker, sorti en 1962. Apr\u00e8s une catastrophe nucl\u00e9aire qui a d\u00e9truit la surface de la Terre, un cobaye est renvoy\u00e9 dans le pass\u00e9 pour venir en aide aux hommes qui vivent d\u00e9sormais dans des souterrains. Non, \u00e7a ne vous parle pas ?<\/p>\n<p>Et si on vous dit L\u2019Arm\u00e9e des 12 singes ? Science-fiction, Terry Gilliam, Bruce Willis, Brad Pitt\u2026 Si vous avez connu les ann\u00e9es 90, vous savez de quoi on parle.<\/p>\n<\/p>\n<p>Eh bien vous le saurez d\u00e9sormais, mais ce gros succ\u00e8s commercial de 1995 est adapt\u00e9 d\u2019un film fran\u00e7ais de 28 minutes des ann\u00e9es 60. Et le vrai chef d\u2019\u0153uvre entre les deux, ce n\u2019est pas celui boost\u00e9 \u00e0 coups de millions de dollars.<\/p>\n<p><strong>#1. La Totale ! \/ True Lies<\/strong><\/p>\n<p>On les aime bien, nos petites com\u00e9dies franchouillardes. Un trio Thierry Lhermitte (d\u00e9cid\u00e9ment, encore lui), Miou Miou et Michel Boujenah, sur fond de film d\u2019agents secrets un peu kitsch, forc\u00e9ment, \u00e7a rappelle quelques souvenirs de dimanches soirs devant le film de TF1.<\/p>\n<\/p>\n<p>Mais l\u00e0, difficile de lutter face aux Am\u00e9ricains. James Cameron \u00e0 la place de Claude Zidi, Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis en t\u00eate d\u2019affiche, les Renault 25 remplac\u00e9es par des avions de chasse qui balancent des missiles \u00e0 travers des gratte-ciel\u2026 Clairement, on ne joue pas dans la m\u00eame cour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Parce que niveau cin\u00e9, on est vraiment meilleurs qu&rsquo;eux. 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