{"id":342029,"date":"2025-08-25T04:34:18","date_gmt":"2025-08-25T04:34:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/342029\/"},"modified":"2025-08-25T04:34:18","modified_gmt":"2025-08-25T04:34:18","slug":"pour-continuer-a-y-vivre-ces-heritiers-ouvrent-leur-chateau-fort-aux-touristes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/342029\/","title":{"rendered":"pour continuer \u00e0 y vivre, ces h\u00e9ritiers ouvrent leur ch\u00e2teau fort aux touristes"},"content":{"rendered":"<p class=\"fig-slideshow__title\">\n                    Les propri\u00e9taires du ch\u00e2teau fort de Roquetaillade, en Gironde, vivent avec le public\n                <\/p>\n<p>Acc\u00e9der au diaporama (9)<\/p>\n<p><strong>REPORTAGE &#8211;<\/strong> Ouvert au public depuis 1956 pour surmonter des difficult\u00e9s financi\u00e8res, le ch\u00e2teau de Roquetaillade (Gironde) accueille 35.000 visiteurs par an. Ses propri\u00e9taires, qui le conservent de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration depuis 700 ans, ont fait de sa pr\u00e9servation un art de vivre.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Taill\u00e9 dans le roc de la campagne bordelaise \u00e0 Maz\u00e8res (Gironde) au XIVe si\u00e8cle \u00e0 la demande de Gaillard de la Mothe, un neveu du pape Cl\u00e9ment V, le\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/nantes\/loire-atlantique-a-blain-des-archeologues-a-la-recherche-du-dernier-mystere-d-un-chateau-fort-20240714\" data-fig-type=\"NewsFlash\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">ch\u00e2teau fort<\/a>\u00a0de Roquetaillade se dresse sur les vestiges d\u2019un village fortifi\u00e9 du Moyen-\u00c2ge. 700 ans plus tard &#8211;\u00a0malgr\u00e9 quatre changements de noms des propri\u00e9taires par mariages\u00a0-, le fief est toujours poss\u00e9d\u00e9 par ses descendants. Mais pour conserver ce patrimoine exceptionnel class\u00e9 sur la premi\u00e8re liste des monuments historiques \u00e9dict\u00e9e par Prosper M\u00e9rim\u00e9e en 1840,\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/bordeaux\/on-s-est-prive-de-tout-pour-le-restaurer-en-gironde-la-seigneurie-de-benauge-trone-toujours-20240526\" data-fig-type=\"NewsFlash\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">les h\u00e9ritiers ont d\u00fb faire une importante concession<\/a>\u00a0: ouvrir leur maison au public. L\u2019affaire a d\u00e9but\u00e9 en 1956. \u00abEn raison de soucis financiers, mon arri\u00e8re-grand-tante a d\u00fb choisir entre vendre ou ouvrir. Ce n\u2019est pas une maison confortable et les visiteurs sont le prix \u00e0 payer. \u00c0 18 heures on ferme et on est chez nous\u00bb, indique le vicomte S\u00e9bastien de Baritault du Carpia. Il poss\u00e8de et garde les lieux depuis 1993 avec son \u00e9pouse, Ariane.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">D\u00e8s lors, les 35.000 visiteurs et touristes annuels, qui arpentaient la cuisine \u00e0 l\u2019heure du d\u00e9jeuner du temps de son grand-p\u00e8re, sont plut\u00f4t appr\u00e9ci\u00e9s. Mais n\u2019en jetez plus\u00a0: \u00abSi nous avions 100.000 visiteurs par an, ce serait l\u2019usine. Et je n\u2019ai pas envie de vivre dans une usine\u00bb, admet le vicomte. Il n\u2019emp\u00eache, chez les Baritault, pr\u00e9server Roquetaillade est devenu un art de vivre. Au point d\u2019en faire une condition sine qua non lors du mariage des h\u00e9ritiers.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abNous sommes des conservateurs propri\u00e9taires. Nous faisons comme un conservateur de mus\u00e9e, sans les moyens et avec la d\u00e9brouille. Mais ce que l\u2019on fait est passionnant et cela me tient \u00e0 c\u0153ur\u00bb, assume S\u00e9bastien de Baritault du Carpia. Le sexag\u00e9naire en a, lui, h\u00e9rit\u00e9 lorsqu\u2019il avait une trentaine d\u2019ann\u00e9es seulement. L\u2019ambition premi\u00e8re de ce passionn\u00e9 est de pr\u00e9server l\u2019\u0153uvre d\u2019<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/culture\/2014\/01\/27\/03004-20140127ARTFIG00330-viollet-le-duc-celui-qui-imposa-une-fleche-a-notre-dame-de-paris.php\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Eug\u00e8ne Viollet-le-Duc<\/a>, qui a am\u00e9nag\u00e9 le rez-de-chauss\u00e9e du ch\u00e2teau fort nouveau de Roquetaillade au XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>\u00abL\u2019art total\u00bb de Viollet-le-Duc \u00e0 Roquetaillade<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Les anc\u00eatres de S\u00e9bastien de Baritault du Carpia avaient donn\u00e9 carte blanche au c\u00e9l\u00e8bre architecte. Les pi\u00e8ces et la chapelle am\u00e9nag\u00e9es par ce dernier permettent de d\u00e9couvrir le ch\u00e2teau autrement. Des boiseries aux peintures, du lustre de l\u2019entr\u00e9e aux mobiliers de salle de bains, Viollet-le-Duc a laiss\u00e9 son empreinte. Sous les pi\u00e8ces de style renaissance du premier \u00e9tage, se d\u00e9voilent d\u00e9cors floraux en arabesque, blasons aux cygnes, fresques organiques et sculpture imagin\u00e9s par l\u2019artiste aux c\u00f4t\u00e9s de son \u00e9l\u00e8ve Edmond Duthoit. Dans la chapelle, en cours de restauration, les plafonds \u00e0 caissons aux influences orientales sont la marque des voyages en Sicile du ren\u00e9gat des Beaux-Arts.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">La famille Baritault poss\u00e8de aussi les planches originales de projets que les c\u00e9l\u00e8bres architectes n\u2019ont pas eu le temps de r\u00e9aliser au premier \u00e9tage. \u00c0 la suite du tournage \u00e0 Roquetaillade du film Le Pacte des loups de Christophe Gans, les propri\u00e9taires ont d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er les d\u00e9corations imagin\u00e9es par Viollet-le-Duc pour la salle synodale. \u00abCe serait un r\u00eave de pouvoir r\u00e9aliser tous ses croquis pour Roquetaillade. Si on gagne au loto, on pourrait s\u2019amuser \u00e0 le faire. Mais sans cela, les montants seraient astronomiques car il faudrait trouver des artisans de grande qualit\u00e9 pour les mettre en \u0153uvre\u00bb, confie S\u00e9bastien de Baritault du Carpia.<\/p>\n<p>Transmettre<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">D\u2019ici l\u00e0, l\u2019h\u00e9ritier d\u2019un des plus beaux ch\u00e2teaux du Sauternais, \u0153uvre \u00e0 sa restauration avant de transmettre la propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 son fils unique. En plus d\u2019assurer des visites sans interruption de P\u00e2ques \u00e0 novembre, les propri\u00e9taires exploitent cinq hectares de vignes, \u00e9l\u00e8vent des vaches bazadaises et accueillent mariages et s\u00e9minaires au ch\u00e2teau fort. Une diversification des activit\u00e9s, qui permet de payer la dizaine de personnes officiant sur place et de financer les nombreux travaux. La famille per\u00e7oit aussi des dons, le soutien des amis de Roquetaillade et re\u00e7oit les expositions d\u2019artistes tel que Jean-Paul Gourdon, sculpteur local et meilleur ouvrier de France. Quant \u00e0 l\u2019id\u00e9e de r\u00e9server \u00e0 nouveau les lieux \u00e0 leur seule famille, elle appartient d\u00e9sormais au pass\u00e9. \u00abLe but de notre travail n\u2019est pas de privatiser les lieux \u00e0 nouveau, mais bien de mettre en valeur le travail de Viollet-le-Duc\u00bb, conclut ainsi S\u00e9bastien de Baritault du Carpia.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les propri\u00e9taires du ch\u00e2teau fort de Roquetaillade, en Gironde, vivent avec le public Acc\u00e9der au diaporama (9) REPORTAGE&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":342030,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2817],"tags":[1111,11,1997,33,1777,674,1011,27,11632,12,2219,2551,25],"class_list":{"0":"post-342029","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-bordeaux","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-bordeaux","11":"tag-economie","12":"tag-eu","13":"tag-europe","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-heritage","17":"tag-news","18":"tag-nouvelle-aquitaine","19":"tag-patrimoine","20":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115087544498102599","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342029","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=342029"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/342029\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/342030"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=342029"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=342029"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=342029"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}