{"id":347131,"date":"2025-08-27T08:13:11","date_gmt":"2025-08-27T08:13:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/347131\/"},"modified":"2025-08-27T08:13:11","modified_gmt":"2025-08-27T08:13:11","slug":"le-conseil-de-lue-poursuivi-en-justice-pour-diffamation-info-euronews","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/347131\/","title":{"rendered":"le Conseil de l&rsquo;UE poursuivi en justice pour diffamation (info Euronews)"},"content":{"rendered":"<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>Le Conseil de l&rsquo;Union europ\u00e9enne pourrait \u00eatre contraint de se d\u00e9fendre devant un tribunal de Hambourg dans le cadre d&rsquo;un proc\u00e8s en diffamation sans pr\u00e9c\u00e9dent, li\u00e9 \u00e0 une d\u00e9cision d&rsquo;imposer des sanctions, si un appel actuellement en cours devant la Cour f\u00e9d\u00e9rale de justice d&rsquo;Allemagne aboutit. C&rsquo;est ce qui ressort des documents consult\u00e9s par Euronews.<\/p>\n<p>L&rsquo;affaire concerne la d\u00e9claration adopt\u00e9e en septembre 2023 par le Conseil de l&rsquo;UE sur les motifs de l&rsquo;inscription de l&rsquo;oligarque Alisher Usmanov sur une liste des sanctions. Son avocat, Joachim Steinhoefel, bas\u00e9 \u00e0 Hambourg, fait valoir que les principales affirmations sur lesquelles s&rsquo;est appuy\u00e9 le Conseil se sont depuis lors r\u00e9v\u00e9l\u00e9es injustifi\u00e9es.<\/p>\n<p>L&rsquo;un des passages indique qu&rsquo;Ousmanov \u00ab\u00a0aurait servi d&rsquo;interm\u00e9diaire au pr\u00e9sident Poutine et r\u00e9solu ses probl\u00e8mes d&rsquo;affaires\u00a0\u00bb, une affirmation que le Conseil a attribu\u00e9e au magazine Forbes. L&rsquo;avocat de l&rsquo;oligarque a contest\u00e9 cette affirmation devant le tribunal r\u00e9gional de Hambourg, qui l&rsquo;a jug\u00e9e ill\u00e9gale. Forbes a fait appel et d\u00e9fend l&rsquo;article original comme \u00e9tant une opinion prot\u00e9g\u00e9e plut\u00f4t qu&rsquo;un fait v\u00e9rifiable.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;expression d&rsquo;une opinion par un journaliste ne peut servir de base \u00e0 des sanctions. Le Conseil ne peut pas le publier comme une pr\u00e9tendue d\u00e9claration de fait si l&rsquo;auteur lui-m\u00eame pr\u00e9cise qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une opinion\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 l&rsquo;avocat \u00e0 Euronews.<\/p>\n<p>Me Steinhoefel souligne \u00e9galement une affirmation du journal autrichien Kurier selon laquelle le pr\u00e9sident Poutine a appel\u00e9 Ousmanov \u00ab\u00a0son oligarque pr\u00e9f\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb , qui, selon lui, a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e ill\u00e9gale et interdite de diffusion, ainsi qu&rsquo;un tweet que le Conseil a cit\u00e9 et qui a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9 par la suite.<\/p>\n<p>Selon l&rsquo;avocat, des centaines d&rsquo;articles, y compris des articles parus dans de grands m\u00e9dias europ\u00e9ens, ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s ou corrig\u00e9s, notamment des informations faisant \u00e9tat des liens entre Ousmanov et les dirigeants politiques russes &#8211; \u0441es affirmations constituent le fondement de l&rsquo;inscription sur la liste des sanctions de l&rsquo;UE.<\/p>\n<p>Selon la d\u00e9fense, plus de soixante d\u00e9cisions de justice ou engagements contraignants ont exig\u00e9 des m\u00e9dias et des hommes politiques qu&rsquo;ils cessent de r\u00e9p\u00e9ter de telles all\u00e9gations. Cette semaine, un important journal europ\u00e9en a impl\u00e9ment\u00e9 les demandes d&rsquo;une mise en demeure et a retir\u00e9 toutes les all\u00e9gations de manipulation \u00e9ditoriale de Kommersant, le quotidien \u00e9conomique dont est propri\u00e9taire Ousmanov. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, des d\u00e9clarations qui co\u00efncident avec celles du Conseil de l&rsquo;Union europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Le Conseil de l&rsquo;UE s&rsquo;est appuy\u00e9 sur les informations relay\u00e9es par les m\u00e9dias<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nos exemples concrets semblent montrer que le Conseil ne v\u00e9rifie pas vraiment ses sources et se contente de coupures de presse non v\u00e9rifi\u00e9es, m\u00eame lorsque l&rsquo;auteur se r\u00e9tracte, y compris devant un tribunal\u00a0\u00bb, critique l&rsquo;avocat. Selon lui, cela n&rsquo;est pas conforme \u00e0 la jurisprudence de l&rsquo;UE qui autorise le Conseil \u00e0 citer des documents de presse uniquement s&rsquo;ils proviennent de sources multiples et ind\u00e9pendantes, s&rsquo;ils contiennent des faits suffisamment pr\u00e9cis, et si les rapports sont fiables et coh\u00e9rents avec le dossier sous-jacent.<\/p>\n<p>L&rsquo;action en justice attaque \u00e9galement un autre passage des motifs du Conseil, qu&rsquo;elle juge diffamatoire : \u00ab\u00a0En outre, il est un homme d&rsquo;affaires de premier plan op\u00e9rant en Russie et un homme d&rsquo;affaires impliqu\u00e9 dans un secteur \u00e9conomique fournissant une source substantielle de revenus au gouvernement de la F\u00e9d\u00e9ration de Russie [&#8230;] Il a donc activement soutenu les politiques de d\u00e9stabilisation de l&rsquo;Ukraine men\u00e9es par le gouvernement russe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Me Steinhoefel r\u00e9torque qu&rsquo;Alisher Ousmanov est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0soutenant activement\u00a0\u00bb la d\u00e9stabilisation uniquement parce qu&rsquo;il d\u00e9tient des actions dans une soci\u00e9t\u00e9 holding qui g\u00e9n\u00e8re des b\u00e9n\u00e9fices et qui est, de par la loi, tenue de payer des imp\u00f4ts. \u00ab\u00a0L&rsquo;exercice d&rsquo;une libert\u00e9 \u00e9conomique l\u00e9gale et prot\u00e9g\u00e9e par la Constitution (d\u00e9tenir des actions) et le respect d&rsquo;une obligation l\u00e9gale (payer des imp\u00f4ts) sont qualifi\u00e9s de soutien g\u00e9opolitique,\u00a0\u00bb raisonne-t-il. \u00ab\u00a0Pour \u00e9viter cette \u00e9tiquette, il faudrait se soustraire \u00e0 l&rsquo;imp\u00f4t, un crime, ou abandonner son entreprise, une exigence d\u00e9raisonnable dans un \u00c9tat de droit.\u00a0\u00bb Il qualifie cette d\u00e9duction d'\u00a0\u00bbinversion perverse des droits fondamentaux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;affaire Steinhoefel qualifie l&rsquo;approche du Conseil de \u00ab\u00a0coercition par procuration\u00a0\u00bb : elle vise les hommes d&rsquo;affaires dont on dit qu&rsquo;ils ont de l&rsquo;influence sur Moscou afin de les contraindre \u00e0 faire pression sur le gouvernement pour qu&rsquo;il change de cap. Selon lui, cela va \u00e0 l&rsquo;encontre du principe d\u00e9mocratique selon lequel un comportement priv\u00e9 licite ne doit pas \u00eatre instrumentalis\u00e9 pour servir de levier \u00e0 la politique \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n<p>Les tribunaux de l&rsquo;UE ne pr\u00e9voyant pas d&rsquo;action en diffamation contre les institutions europ\u00e9ennes, l&rsquo;avocat a d&rsquo;abord tent\u00e9 d&rsquo;engager des poursuites contre le Conseil \u00e0 Hambourg. Une cour d&rsquo;appel a estim\u00e9 que le Conseil jouissait de l&rsquo;immunit\u00e9 de juridiction devant les tribunaux allemands. Me Steinhoefel affirme que cette d\u00e9cision viole l&rsquo;article 19, paragraphe 4, de la loi fondamentale allemande, qui garantit le droit \u00e0 un recours judiciaire en cas de violation des droits fondamentaux.<\/p>\n<p>Il a fait appel devant la Cour f\u00e9d\u00e9rale de justice de Karlsruhe. Ce recours ne vise pas \u00e0 contester la liste des sanctions elle-m\u00eame, mais \u00e0 obtenir une ordonnance interdisant au Conseil de continuer \u00e0 diffuser les d\u00e9clarations contest\u00e9es. Une d\u00e9cision est attendue.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"PUBLICIT\u00c9 Le Conseil de l&rsquo;Union europ\u00e9enne pourrait \u00eatre contraint de se d\u00e9fendre devant un tribunal de Hambourg dans&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":347132,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,22016,9278,1777,674,1779,1011,27,12,25,7185,1778,364],"class_list":{"0":"post-347131","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-diffamation","10":"tag-economie-russe","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-european-union","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-news","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-sanctions","19":"tag-ue","20":"tag-union-europeenne"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115099730305889358","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347131","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=347131"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/347131\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/347132"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=347131"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=347131"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=347131"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}