{"id":349536,"date":"2025-08-28T08:02:09","date_gmt":"2025-08-28T08:02:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/349536\/"},"modified":"2025-08-28T08:02:09","modified_gmt":"2025-08-28T08:02:09","slug":"a-paris-les-photomatons-coreens-attirent-les-curieux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/349536\/","title":{"rendered":"\u00e0 Paris, les photomatons cor\u00e9ens attirent les curieux"},"content":{"rendered":"<p>Memoli, Aura Film, 4Cut Studio, Pic Me, Photoism, Life4Cuts&#8230; En un an, ces cabines photos d\u2019un nouveau genre se sont propag\u00e9es dans la capitale.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Un mardi soir de juillet, un groupe de jeunes filles entre avec enthousiasme dans une boutique de la rue Sainte-Anne, dans le 1er arrondissement de Paris. Elles attrapent des accessoires en tous genres &#8211; lunettes r\u00e9tro, chapeaux de cow-boy, serre-t\u00eate girafe &#8211; puis se faufilent dans l\u2019une des huit cabines photo que propose le lieu. Au fil des clich\u00e9s, elles prennent la pose, se serrent dans les bras, forment des c\u0153urs avec leurs doigts. L\u2019op\u00e9ration co\u00fbte une dizaine d\u2019euros\u00a0: elles ressortent ensuite des bo\u00eetes, un peu essouffl\u00e9es, et r\u00e9cup\u00e8rent leurs images, ravies.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abC\u2019est super rapide, on a que dix secondes entre chaque photo, c\u2019est du sport\u00bb, lance en \u00e9clatant de rire Clara. Accompagn\u00e9e de trois amies, la lyc\u00e9enne mourrait d\u2019envie de tester le photomaton Aura Film. \u00abJe l\u2019ai vu partout sur les r\u00e9seaux sociaux, c\u2019est le plus grand de Paris, on peut prendre des photos dans un ascenseur, dans une machine \u00e0 laver&#8230;\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/voyages\/la-coree-du-sud-une-bulle-d-oxygene-pour-les-jeunes-europeens-avant-c-etait-l-amerique-qui-faisait-rever-20241109\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">C\u2019est comme en Cor\u00e9e<\/a> , c\u2019est dingue\u00bb, s\u2019exclame-t-elle.<\/p>\n<p>    L\u2019une des huit cabines photo de la boutique Aura Film dans le quartier Sainte-Anne.<br \/>\n                Aura Film<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00c0 Paris, une dizaine d\u2019\u00e9tablissements comme Aura Film ont fleuri, en un peu plus d\u2019un an. Le principe est simple\u00a0: les clients viennent, paient pour se prendre en photo dans l\u2019une des cabines, avec des accessoires, en quelques minutes. Un concept qui existe d\u00e9j\u00e0 dans plusieurs pays d\u2019Asie comme la Cor\u00e9e du Sud ou le Japon et qui surfe sur l\u2019attrait qu\u2019exercent ces cultures au sein d\u2019une partie de la population fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Un concept qui s\u00e9duit notamment les jeunes<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Chez Aura Film, Daphn\u00e9 et sa m\u00e8re ont opt\u00e9 pour une cabine avec une ambiance m\u00e9tro. Graffitis au mur, barre de m\u00e9tro, tout est fait pour y croire. \u00abC\u2019est color\u00e9, et \u00e7a change de celles que j\u2019ai essay\u00e9es \u00e0 Ta\u00efwan\u00bb, s\u2019\u00e9merveille l\u2019adolescente. Si elle n\u2019en est pas \u00e0 son coup d\u2019essai, Caroline, sa m\u00e8re, teste pour la premi\u00e8re fois. \u00abC\u2019est une journ\u00e9e 100% Cor\u00e9e avec karaok\u00e9, photobooth et boutiques de K-pop\u00bb, explique-t-elle, tout sourire, en pointant du doigt l\u2019enceinte qui diffuse la chanson \u00abLove To Hate Me\u00bb du groupe cor\u00e9en Blackpink.<\/p>\n<p>    Caroline et sa fille Daphn\u00e9 posent &#8211; clich\u00e9s \u00e0 la main &#8211; dans la cabine photo sur le th\u00e8me m\u00e9tro parisien de la boutique Aura Film.<br \/>\n                Emilie Andrieux<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">M\u00eame sc\u00e8ne \u00e0 5 minutes \u00e0 pied de l\u00e0, chez 4Cut Studio. Ici, c\u2019est la cabine grand-angle avec fond bleu m\u00e9tallique qui a la cote. \u00abC\u2019est un peu notre signature, celle que tout le monde vient tester\u00bb, reconna\u00eet la g\u00e9rante Jisoo Yun. C\u2019est d\u2019ailleurs pour cela que Milia, 16 ans, y a tra\u00een\u00e9 son petit ami. Adepte des photomatons, elle en est \u00e0 sa quinzi\u00e8me s\u00e9ance photo de ce genre. \u00abC\u2019est super amusant, bien plus que le cin\u00e9. C\u2019est vraiment un truc \u00e0 faire \u00e0 Paris\u00bb, confie la jeune fille.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Si la majorit\u00e9 des clients ont entre 18 et 25 ans, la pratique se d\u00e9mocratise et attire un public de plus en plus large. \u00abEn un an d\u2019ouverture, j\u2019ai vu des tas de gens d\u00e9filer, ados, adultes et m\u00eame des retrait\u00e9s, il n\u2019y a pas d\u2019\u00e2ge pour s\u2019amuser, se f\u00e9licite la propri\u00e9taire. Ce qui pla\u00eet, c\u2019est de repartir avec un souvenir physique, une photo qu\u2019on va coller sur son frigo, dans sa chambre. Les jeunes sont tr\u00e8s nostalgiques et raffolent de ces activit\u00e9s vintage\u00bb.<\/p>\n<p>    Les quatre cabines de la boutique 4Cut Studio dans le 1er arrondissement de Paris<br \/>\n                4Cut Studio<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Si 4Cut Studio capte un public plut\u00f4t jeune et mixte &#8211; en partie gr\u00e2ce aux couleurs neutres des cabines -, d\u2019autres \u00e9tablissements, comme Memoli ou Life4Cuts, misent plus franchement sur l\u2019inspiration de la Cor\u00e9e du Sud. Rue de Rivoli, dans le centre commercial du Louvre, Photoism s\u2019appuie quant \u00e0 lui sur un concept in\u00e9dit. Ici, le client pourra poser aux c\u00f4t\u00e9s des membres du groupe de K-pop Seventeen ou Twice, et ceux plut\u00f4t branch\u00e9s K-dramas feront la moue avec l\u2019acteur Kim Min-kyu ou l\u2019actrice Eunji. \u00abOn a un partenariat avec un des leaders du march\u00e9 cor\u00e9en, on a acc\u00e8s \u00e0 un large portfolio de stars. D\u00e8s qu\u2019une nouveaut\u00e9 d\u00e9barque en Cor\u00e9e, on l\u2019a aussi ici\u00bb, d\u00e9taille la co-g\u00e9rante, Soumia. Des exclusivit\u00e9s qui fonctionnent\u00a0: fin juillet, des centaines de fans \u00e9taient venues se prendre en photo avec les membres de Stray Kids, cr\u00e9ant des files d\u2019attente de plus de 5 heures. \u00abM\u00eame si c\u2019est virtuel, avec cette activit\u00e9 ils ont l\u2019impression d\u2019\u00eatre en Cor\u00e9e\u00bb, poursuit-elle. Seule diff\u00e9rence avec S\u00e9oul\u00a0: le prix&#8230; Entre 8 et 15 euros pour deux clich\u00e9s. Le triple de ce que proposent les \u00e9tablissements au Pays du Matin Calme.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p>Un business qui rapporte\u00a0?<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Si les propri\u00e9taires gardent leurs comptes secrets, tous y voient une activit\u00e9 juteuse. Avec une centaine de personnes par jour &#8211; voir 1000 pour les \u00e9v\u00e9nements sp\u00e9ciaux &#8211; et un prix avoisinant les 10 euros, ces photomatons peuvent rapporter gros. \u00abC\u2019est de plus en plus populaire. Nous ne sommes ouverts que depuis deux mois et demi, mais il y a d\u00e9j\u00e0 des habitu\u00e9s. Ils ne se contentent pas d\u2019une photo, mais en font deux ou trois\u00bb, d\u00e9taille Soumia.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abDe l\u2019ext\u00e9rieur, on pourrait penser que \u00e7a nous rapporte \u00e9norm\u00e9ment, mais il ne faut pas oublier l\u2019investissement\u00bb, nuance tout de m\u00eame la trentenaire. Si Photoism &#8211; qui a sign\u00e9 un partenariat avec l\u2019entreprise cor\u00e9enne du m\u00eame nom &#8211; a re\u00e7u gratuitement ses quatre machines, les autres enseignes, ind\u00e9pendantes, doivent d\u00e9bourser entre 10.000 et 15.000 euros pour une seule cabine photo. Un co\u00fbt cons\u00e9quent qui varie selon le fournisseur, souvent cor\u00e9en ou chinois. \u00c0 cela s\u2019ajoutent l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, le chauffage, le papier photo ou les accessoires, sans compter les travaux de d\u00e9part &#8211; entre 40.000 et 50.000 euros &#8211; et les changements de d\u00e9cors. \u00abOn adapte en fonction des f\u00eates comme Halloween, No\u00ebl ou la Saint-Valentin, il faut savoir se r\u00e9inventer\u00bb, assure C\u00e9line Lim, cofondatrice d\u2019Aura Film. Le loyer, qui peut varier du simple au triple selon le quartier &#8211; entre 3000 et jusqu\u2019\u00e0 10.000 euros pour le Louvre &#8211; p\u00e8se \u00e9galement lourd. \u00abLes locaux ne sont pas aussi chers en Cor\u00e9e, ils sont plus petits et ils ne font pas autant de travaux de r\u00e9novation\u00bb, insiste C\u00e9line. Des frais qui peuvent expliquer la diff\u00e9rence de prix avec la Cor\u00e9e du Sud.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">En outre, le syst\u00e8me a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 aux lois fran\u00e7aises\u00a0: \u00abImpossible d\u2019envisager un commerce ouvert 24 heures sur 24 et sans salari\u00e9s, s\u2019amuse C\u00e9line. Il a fallu donner une touche fran\u00e7aise, et \u00e7a marche\u00bb. Avec son mari, elle pr\u00e9voit d\u00e9j\u00e0 d\u2019ouvrir une plus grande boutique dans la rue. Les 100 m2 ne suffisent plus. Signe que les photomatons cor\u00e9ens ont de beaux jours devant eux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Memoli, Aura Film, 4Cut Studio, Pic Me, Photoism, Life4Cuts&#8230; En un an, ces cabines photos d\u2019un nouveau genre&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":349537,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,5640,1386,58,59,1011,27,1756],"class_list":{"0":"post-349536","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-coree-du-sud","12":"tag-design","13":"tag-divertissement","14":"tag-entertainment","15":"tag-fr","16":"tag-france","17":"tag-photographie"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115105349241996397","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/349536","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=349536"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/349536\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/349537"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=349536"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=349536"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=349536"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}