{"id":354151,"date":"2025-08-30T08:30:18","date_gmt":"2025-08-30T08:30:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/354151\/"},"modified":"2025-08-30T08:30:18","modified_gmt":"2025-08-30T08:30:18","slug":"quand-le-street-art-sort-de-la-rue-qui-sont-ces-trois-artistes-locaux-exposes-a-toulon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/354151\/","title":{"rendered":"Quand le street art sort de la rue: qui sont ces trois artistes locaux expos\u00e9s \u00e0 Toulon?"},"content":{"rendered":"<p>Tout l\u2019\u00e9t\u00e9, le street art a anim\u00e9 Toulon dans le sillage de l\u2019exposition Banksy au Mus\u00e9e d\u2019art. Apr\u00e8s le parcours urbain, la ligne bleue et les visites guid\u00e9es, place aux artistes locaux.<\/p>\n<p>Trois d\u2019entre eux, expos\u00e9s en ce moment \u00e0 la galerie Lisa, racontent leur parcours et leur univers.<\/p>\n<p><strong>DeezOne<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s une \u00e9cole de graphisme et de dessin, cet artiste a d\u00e9couvert le graffiti avec le hip-hop dans les ann\u00e9es 90. Originaire de Toulon, il raconte qu\u2019il \u00e9tait compliqu\u00e9 de se faire une place dans ce milieu lorsqu\u2019on ne venait pas de Paris. Ce n\u2019est que plus tard que cette discipline a \u00e9t\u00e9 accessible en province. \u00ab\u00a0Au d\u00e9but, c\u2019\u00e9tait du vandalisme, on n\u2019avait pas le droit de faire \u00e7a. Ensuite, certains terrains ont \u00e9t\u00e9 mis en place pour \u00e7a \u00e0 Toulon\u00a0\u00bb, raconte-t-il.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, DeezOne ne fait plus de graffiti et d\u00e9crit ses \u0153uvres comme des illustrations \u00e0 tendance urbaines. Il s\u2019inspire de tout ce qui l\u2019entoure, et aime ce style urbain qui n\u2019est pas limit\u00e9. \u00ab\u00a0On peut tout faire, m\u00e9langer les mati\u00e8res, les styles. Ce n\u2019est pas comme la peinture acad\u00e9mique\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-il. Depuis huit ans, il travaille \u00e9galement dans le dessin anim\u00e9, mais aujourd\u2019hui il ne fait plus de street art.<\/p>\n<p><strong>Pozde<\/strong><\/p>\n<p>De son vrai nom, Olivier Gianotti, cet artiste est n\u00e9 et a grandi \u00e0 Toulon. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 90, il commence \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux graffitis. Apr\u00e8s avoir obtenu son bac en 2002, il d\u00e9cide de s\u2019installer \u00e0 Paris pour travailler cette nouvelle discipline. En 2004, il d\u00e9cide de se lancer des \u00e9tudes de graphisme sur ordinateur, puis de marketing et de communication, tout en continuant le graffiti \u00e0 c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n<p>Son amour pour cet art ne l\u2019a jamais quitt\u00e9 et, en 2015, il d\u00e9cide de revenir \u00e0 Toulon pour ouvrir son atelier. Depuis, il a r\u00e9alis\u00e9 une cinquantaine de toiles en moyen et grand format, et son atelier est d\u00e9sormais situ\u00e9 \u00e0 La Seyne, pr\u00e8s de la gare.<\/p>\n<p>Cet artiste d\u00e9finit son style comme de l\u2019art abstrait avec des formes g\u00e9om\u00e9triques dont la composition et les couleurs rappellent le graffiti. \u00ab\u00a0J\u2019essaie de m\u00e9langer un peu l\u2019univers de la peinture et du graffiti qui sont sensiblement diff\u00e9rents. Le graffiti c\u2019est sur le terrain, pas sur une toile\u00a0\u00bb, explique Pozde.<\/p>\n<p><strong>Daddy Twoer<\/strong><\/p>\n<p>Cr\u00e9ateur du petit oiseau baptis\u00e9 Piou piou, cet artiste toulonnais a toujours dessin\u00e9. Avant m\u00eame d\u2019avoir touch\u00e9 sa premi\u00e8re bombe de peinture, en 1997, il s\u2019entra\u00eenait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 tracer les lettres de son nom dans un style graffiti au crayon.<\/p>\n<p>En 2012, il cr\u00e9e le personnage qui va \u00e9voluer en m\u00eame temps que lui: Piou piou. \u00ab\u00a0Comme tous les oiseaux, ce personnage repr\u00e9sente la libert\u00e9\u00a0\u00bb, d\u00e9clare l\u2019artiste. \u00c0 partir de 2018, il commence \u00e0 le peindre sur papier pour pouvoir le coller dans la rue. \u00ab\u00a0Je le collais en hauteur \u00e0 l\u2019aide d\u2019une perche pour que tout le monde puisse le voir mais que personne ne puisse le d\u00e9coller\u00a0\u00bb, sourit-il. Pr\u00e9sent sur 90 % de ses \u0153uvres, ce petit oiseau est aujourd\u2019hui devenu sa signature.<\/p>\n<p>S\u2019il se consid\u00e8re comme un graffeur, Daddy Twoer ne se revendique pas street artiste. Pour lui, le street art est un terme \u00ab\u00a0poubelle\u00a0\u00bb qui englobe tout et ne veut rien dire. \u00ab\u00a0Le principe du street art, c\u2019est que c\u2019est dans la rue, pas dans une galerie. Aujourd\u2019hui ceux qui se disent street artiste n\u2019ont jamais rien fait dans la rue\u00a0\u00bb, s\u2019insurge-t-il.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, en plus de ses \u0153uvres, il est en train de cr\u00e9er une marque de v\u00eatements, dont les fonds seront revers\u00e9s \u00e0 une association pour permettre aux jeunes l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la culture et au sport.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Tout l\u2019\u00e9t\u00e9, le street art a anim\u00e9 Toulon dans le sillage de l\u2019exposition Banksy au Mus\u00e9e d\u2019art. 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