{"id":356319,"date":"2025-08-31T11:09:22","date_gmt":"2025-08-31T11:09:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/356319\/"},"modified":"2025-08-31T11:09:22","modified_gmt":"2025-08-31T11:09:22","slug":"un-empire-autour-du-ravioli-cette-famille-tient-deux-boutiques-de-pates-fraiches-a-toulon-et-la-seyne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/356319\/","title":{"rendered":"Un empire autour du ravioli: cette famille tient deux boutiques de p\u00e2tes fra\u00eeches \u00e0 Toulon et La Seyne"},"content":{"rendered":"<p>Quarante-quatre ans qu\u2019ils r\u00e9galent les papilles des amateurs de p\u00e2tes fra\u00eeches et de produits italiens de l\u2019aire toulonnaise.<\/p>\n<p>Dans la petite boutique de la rue Lamalgue, quartier du Mourillon \u00e0 Toulon, les fr\u00e8res Adrien (44 ans) et Camille (38 ans) Seferis ont pris la rel\u00e8ve de cette institution cr\u00e9\u00e9e en mars 1981 par leurs grands-parents. Comme chaque matin, la file d\u2019attente s\u2019\u00e9tend jusque sur le trottoir.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On produit 150kg de p\u00e2tes par jour\u00a0\u00bb, annonce le cadet, les mains enfarin\u00e9es. Soit environ 40 tonnes par an qui sortent directement du laboratoire attenant et ouvert sur la boutique.<\/p>\n<p>Une r\u00e9putation b\u00e2tie sur un savoir-faire transmis de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, et la qualit\u00e9 de produits frais aux saveurs authentiques. Et qui a, depuis, d\u00e9pass\u00e9 les limites du quartier toulonnais.<\/p>\n<p><strong>Une recette, deux boutiques<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c0 l\u2019origine mes parents, Costa et Simone Seferis, \u00e9taient dans l\u2019h\u00f4tellerie. Ils tenaient la pension de famille Beaus\u00e9jour \u00e0 Sanary. Mais \u00e0 l\u2019\u00e2ge de la retraite, ma m\u00e8re s\u2019ennuyait. Ils ont donc cr\u00e9\u00e9 la boutique de p\u00e2tes au Mourillon, rue Lamalgue, en pensant \u00e0 l\u2019avenir de leurs enfants. On a donc travaill\u00e9 en famille, avec mes parents, mon fr\u00e8re Gilles et ma belle-s\u0153ur\u00a0\u00bb, rembobine Patricia Msika, 64 ans.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand mes parents ont cr\u00e9\u00e9 la boutique de p\u00e2tes, raconte la commer\u00e7ante, on est all\u00e9s acheter le mat\u00e9riel dans la r\u00e9gion de G\u00eanes. Et c\u2019est l\u00e0-bas et qu\u2019on a appris la fabrication des p\u00e2tes, alors qu\u2019on ne parlait pas un mot d\u2019italien!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En 2008, Patricia choisit de voler de ses propres ailes. \u00ab\u00a0On a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019ouvrir sur un autre secteur. Chacun sa fabrication. Chacun sa boutique. Vous savez comment c\u2019est quand on est des M\u00e9diterran\u00e9ens, on parle, on se dit les choses\u2026 Mais attention, on n\u2019est pas f\u00e2ch\u00e9s pour autant\u00a0\u00bb, sourit la patronne, qui a donc ouvert une deuxi\u00e8me boutique dans le quartier de Mar Vivo, \u00e0 La Seyne, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la rade.<\/p>\n<p>Difficile de dire qui fabrique les meilleurs raviolis de la r\u00e9gion\u2026 Et pour cause, \u00ab\u00a0on a la m\u00eame base, la m\u00eame recette, la m\u00eame formation des commis et des seconds de cuisine\u00a0\u00bb, explique la cheffe d\u2019entreprise.<\/p>\n<p>Mais chaque artisan pastier a son coup de main. \u00ab\u00a0La cuisine, c\u2019est al\u00e9atoire et subjectif, ce n\u2019est pas comme en p\u00e2tisserie o\u00f9 chaque ingr\u00e9dient est pes\u00e9 au gramme pr\u00e8s\u2026 Quand on travaille la p\u00e2te, il faut savoir s\u2019adapter \u00e0 la temp\u00e9rature, \u00e0 l\u2019humidit\u00e9\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Une client\u00e8le fid\u00e8le<\/strong><\/p>\n<p>              <img ci-src=\"https:\/\/www.varmatin.com\/conso-shopping\/Image+Aux+p%C3%A2tes+Frank+Muller-cvasYR2y.jpg?vh=26d6f5&amp;ci_seal=91a5cdfe0b\" alt=\"\"\/><br \/>\n        Patricia Msika et son fils Mathieu Carraud dans la boutique Les P\u00e2tes\u2026 \u00e0 Mar Vivo, La Seyne. <strong>Photo Frank Muller.<\/strong> <\/p>\n<p>Que ce soit \u00e0 Toulon ou La Seyne, tout est fabriqu\u00e9 sur place chaque matin. \u00ab\u00a0On travaille uniquement avec de la viande fran\u00e7aise, par exemple pour les raviolis \u00e0 la daube, on commande de la Limousine.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p>Vingt-cinq vari\u00e9t\u00e9s de raviolis tournent dans le pr\u00e9sentoir r\u00e9frig\u00e9r\u00e9. Plus les lasagnes, cannellonis\u2026 Et m\u00eame une partie traiteur et \u00e9picerie italienne. Et \u00e0 chaque saison ses sp\u00e9cialit\u00e9s. En hiver, la truffe, le foie gras, le b\u0153uf brais\u00e9. En \u00e9t\u00e9, place au basilic, au citron et aux salades de p\u00e2tes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On travaille aussi avec des professionnels, des restaurateurs\u2026 Mais uniquement des \u00e9tablissements s\u00e9rieux, assume Patricia. Chez nous on fait de la qualit\u00e9 \u00e0 des prix corrects, c\u2019est un engagement, une humilit\u00e9 qu\u2019on se doit d\u2019avoir envers nos clients. C\u2019est pourquoi on est aussi exigeants envers nos salari\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>3e g\u00e9n\u00e9ration<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Malgr\u00e9 la hausse des mati\u00e8res premi\u00e8res, on reste comp\u00e9titifs en rognant sur nos marges pour faire plaisir \u00e0 tout le monde, explique Adrien Seferis. Ce qui implique de travailler \u00e0 flux tendu en permanence, car tout est frais du jour, pas de cong\u00e9lateur, donc tout doit dispara\u00eetre dans la journ\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Par exemple \u00e0 9h30 je n&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 plus de gnocchis \u00e0 la romaine; quand c&rsquo;est vendu c&rsquo;est fini\u00a0\u00bb, d\u00e9roule son fr\u00e8re Camille.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, Patricia Msika a d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 la production et la gestion du personnel \u00e0 son fils Mathieu Carraud, 40 ans. Au Mourillon aussi, c\u2019est la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, les fr\u00e8res Adrien et Camille Seferis, qui mettent la main \u00e0 la p\u00e2te.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La recette et le processus n&rsquo;ont pas chang\u00e9. Le plus difficile c&rsquo;est d&rsquo;\u00eatre r\u00e9gulier\u00a0\u00bb, explique Adrien. Un m\u00e9tier \u00ab\u00a0physique, usant et r\u00e9p\u00e9titif\u00a0\u00bb qu\u2019ils exercent depuis qu\u2019ils sont jeunes.<\/p>\n<p>Il faut dire que les \u00ab\u00a0h\u00e9ritiers\u00a0\u00bb de la 3e g\u00e9n\u00e9ration sont tomb\u00e9s dans le p\u00e9trin familial tr\u00e8s jeunes. \u00ab\u00a0On n\u2019avait pas vraiment le choix!\u00a0\u00bb, rigolent-ils.<\/p>\n<p><strong>Un laboratoire commun?<\/strong><\/p>\n<p>Avec dix salari\u00e9s et pr\u00e8s d\u2019un million d\u2019euros de chiffre d\u2019affaires, la petite boutique toulonnaise a tout d\u2019une grande. Pourtant, impossible de pousser les murs. M\u00eame dilemme \u00e0 La Seyne.<\/p>\n<p>Dans le laboratoire \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la boutique, le vieux laminoir italien d\u2019origine fonctionne \u00e0 plein r\u00e9gime. Mais aujourd\u2019hui, le laboratoire est devenu trop petit. \u00ab\u00a0On r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 trouver un laboratoire plus grand, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb, avance Patricia, en cheffe d\u2019entreprise visionnaire.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c7a fait un moment qu&rsquo;on a ce d\u00e9bat, peut-\u00eatre dix ans, s\u2019impatiente Camille. Dans une entreprise, en famille ou pas, il ne peut y avoir qu\u2019un seul chef. Plus il y a d&rsquo;associ\u00e9s, et plus il y a d&rsquo;avis \u00e0 donner.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si on d\u00e9cide de produire ailleurs, les clients pourraient penser que ce ne sont plus des p\u00e2tes artisanales fabriqu\u00e9es sur place mais du semi-industriel\u00a0\u00bb, temp\u00e8re Adrien. On imagine les d\u00e9bats enflamm\u00e9s, le dimanche, autour de la table\u2026<\/p>\n<p>Du Mourillon \u00e0 Mar Vivo, les cousins Mathieu, Camille et Adrien savent qu\u2019ils ont atteint les limites de leur capacit\u00e9 de production. S\u2019ils veulent poursuivre la success-story familiale, ils devront s\u2019agrandir.<\/p>\n<p>En attendant que le conseil familial se prononce, les raviolis daube au vin, les lasagnes au b\u0153uf et autres cannellonis aux \u00e9pinards et \u00e0 la brousse continuent de se vendre comme des petits pains.<\/p>\n<p><strong>Les P\u00e2tes<\/strong>, avenue Pablo Neruda, quartier Mar Vivo \u00e0 La Seyne. Ouvert du lundi au samedi de 8h \u00e0 13h et de 15h30 \u00e0 19h, dimanche de 8h \u00e0 13h. Commandes au 04.94.94.27.83.<\/p>\n<p><strong>Aux P\u00e2tes Fra\u00eeches<\/strong>, 13 rue Lamalgue \u00e0 Toulon, ouvert du mardi au samedi de 8h30 \u00e0 12h30 et de 16h \u00e0 19h, dimanche de 8h30 \u00e0 12h30. Commandes au 04.94.41.57.00.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Quarante-quatre ans qu\u2019ils r\u00e9galent les papilles des amateurs de p\u00e2tes fra\u00eeches et de produits italiens de l\u2019aire toulonnaise.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":356320,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9619],"tags":[1111,11,2876,1777,674,1011,27,12,882,25,2310,3366],"class_list":{"0":"post-356319","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-toulon","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-conso-shopping","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-news","16":"tag-provence-alpes-cote-dazur","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-toulon","19":"tag-vie-locale"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/356319","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=356319"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/356319\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/356320"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=356319"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=356319"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=356319"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}