{"id":357411,"date":"2025-09-01T01:37:21","date_gmt":"2025-09-01T01:37:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/357411\/"},"modified":"2025-09-01T01:37:21","modified_gmt":"2025-09-01T01:37:21","slug":"des-vagues-aux-vignes-thierry-guibal-cultive-mille-vies-dans-son-domaine-castriote","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/357411\/","title":{"rendered":"Des vagues aux vignes, Thierry Guibal cultive \u00ab\u00a0mille vies\u00a0\u00bb dans son domaine castriote"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                \u00c0 Castries, Thierry Guibal, \u00e0 43 ans, cultive bien plus que du vin. Depuis un accident qui a chang\u00e9 sa vie, il a repris les 25 hectares familiaux pour en faire un lieu o\u00f9 la vigne, la biodynamie, les f\u00eates et les rencontres se rangent p\u00eale-m\u00eale selon la passion du moment. Portrait d\u2019un vigneron, insatiable et passionn\u00e9, pour qui chaque saison fait na\u00eetre une nouvelle envie.\n                            <\/p>\n<p dir=\"ltr\">Si une benne \u00e0 vendanges de 5 tonnes ne lui avait pas d\u00e9manch\u00e9 le pied \u00e0 22 ans, Thierry Guibal serait sans doute encore \u00e0 tirer des bords en kitesurf, entre deux comp\u00e9titions, quelque part dans le monde. Il \u00e9tait en Staps, il visait haut. L\u2019accident a tout stopp\u00e9, du moins cette carri\u00e8re-l\u00e0 car, aujourd\u2019hui, \u00e0 43 ans, Thierry Guibal\u00a0g\u00e8re le domaine viticole de Banni\u00e8res \u00e0 <a href=\"http:\/\/midilibre.fr\/herault\/castries\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\">Castries <\/a>avec tout autant de passion.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">22 ans donc et\u00a0retour sur terre. Le jeune homme rejoint le domaine viticole familial, comme vendeur, pour commencer. Chez les Guibal, on n\u2019est pas vignerons de m\u00e9tier. Des a\u00efeuls m\u00e9decins \u00e0 Montpellier, un grand-p\u00e8re ing\u00e9nieur agricole, un p\u00e8re pharmacien\u2026 Tous retrouvent les vignes les week-ends et \u00e0 la retraite. Les g\u00e9n\u00e9rations changent, le domaine de Banni\u00e8res reste. C\u2019est leur refuge. \u201cQuand on est m\u00e9decin \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.midilibre.fr\/herault\/montpellier\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\">Montpellier<\/a>, le week-end, on se fait alpaguer, sur le march\u00e9 ou en pleine rue, pour parler bobos. Vaut mieux s\u2019\u00e9loigner, disait ma grand-m\u00e8re.\u201d<\/p>\n<p>De la vente \u00e0 la vigne<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Le jeune apprenti passe rapidement du bureau \u00e0 la vigne. Il apprend \u00e0 tailler, \u00e0 greffer, \u00e0 soigner, \u00e0 r\u00e9colter aux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019ouvrier en chef et sous les ordres d\u2019un p\u00e8re pour le moins exigeant. Les 25 hectares familiaux\u00a0se transmettent depuis sept g\u00e9n\u00e9rations. Le domaine remonterait \u00e0 1768. La cave, elle, a connu plusieurs vies\u00a0: effondr\u00e9e en 1918, relev\u00e9e en 1922, abandonn\u00e9e pour la coop\u00e9rative en 1939. Depuis quelques ann\u00e9es, elle est de retour. R\u00e9install\u00e9e sur le domaine.<\/p>\n<p>Bio, biodynamie et h\u00e9ritage familial<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Les ceps ont en moyenne 34 ans. Certains sont l\u00e0 depuis 1954, d\u2019autres ont tout juste sept ans. Ici, pas de rotation calcul\u00e9e. La vigne reste tant qu\u2019elle vit. 2001\u00a0: passage en bio. 2003\u00a0: certification. 2014\u00a0: virage en biodynamie, sans transition. \u201cOn \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 dedans depuis tr\u00e8s longtemps.\u201d Et pour cause, le p\u00e8re pharmacien se m\u00e9fiait des mol\u00e9cules chimiques qu\u2019il ne connaissait que trop bien. Les engrais n\u2019allaient pas tarder \u00e0 dispara\u00eetre eux aussi\u00a0: 1991, un gel s\u00e9v\u00e8re ruine la r\u00e9colte et vide les caisses. 1992\u00a0: faute de moyens, pas d\u2019engrais\u00a0et, contre toute attente, un mill\u00e9sime exceptionnel. \u00ab\u00a0Le climat y \u00e9tait pour beaucoup\u00a0\u00bb, temp\u00e8re Thierry, mais la le\u00e7on est tir\u00e9e\u00a0: pas de pesticides, pas non plus d\u2019engrais. \u00ab\u00a0Mon p\u00e8re faisait une sorte d\u2019hom\u00e9opathie pour la vigne avant l\u2019heure. Il avait ses propres rem\u00e8des \u2013 camomille allemande, lait de vache, pr\u00eale\u2026 Il avait m\u00eame un blog avant tout le monde sur internet pour expliquer ce qu\u2019il faisait.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p>Faire revenir le vin et la vie<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Pendant des d\u00e9cennies, la\u00a0cave familiale est donc \u00e0 l\u2019arr\u00eat au profit de la coop\u00e9rative, seules les vignes travaillent. Thierry, finalement, remonte la cave, r\u00e9am\u00e9nage les b\u00e2timents\u2026 Il ram\u00e8ne le vin et la vie sur place. Aujourd\u2019hui, et comme beaucoup de domaines, il fait bien plus que du vin en bouteilles. Sur demande, le vigneron emm\u00e8ne les visiteurs explorer les parcelles, explique la vigne, la vinification, la cave, le bio et la biodynamie, ses forces et ses fac\u00e9ties. Sans dogme.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Quatre fois par an, une fois par saison, l\u2019ancienne aire de battage accueille pr\u00e8s de 500 invit\u00e9s pour une soir\u00e9e vins et musique. \u201cL\u2019Aire en f\u00eate\u201d se remplit d\u00e8s 18\u00a0h\u00a0: d\u00e9gustations\u00a0bien s\u00fbr, food trucks, concerts\u2026 Ce furent d\u2019abord des soir\u00e9es improvis\u00e9es entre amis, puis avec les clients puis avec les amis des clients. Maintenant, elles sont attendues d\u2019une ann\u00e9e sur l\u2019autre et r\u00e9clam\u00e9es\u00a0par les touristes. Autre soir\u00e9e, autre style\u00a0: deux fois par an surgissent\u00a0les \u201cfull moon\u201d avec un\u00a0dress code noir, de l\u2019\u00e9lectro-house, des n\u00e9ons, des danseurs et des danseuses.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Pour ceux qui sont plus nature de jour, une premi\u00e8re balade avec Violette Marie a vu le jour cet \u00e9t\u00e9\u00a0: cueillette sauvage, ateliers, montage de hamac, cyanotypie, randonn\u00e9e \u00e0 la lanterne et balade dans les vignes bien s\u00fbr. Parfois, c\u2019est une \u00e9quipe de tournage qui envahit le domaine. Un si grand soleil a mont\u00e9 l\u2019un de ses d\u00e9cors sur place depuis janvier.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n<p>Un vigneron qui ne s\u2019arr\u00eate pas<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Et comme Thierry Guibal ne tient pas en place, il est aussi conseiller municipal. Puis, quand il ne travaille pas au domaine, et que les affaires publiques ne l\u2019occupent pas, il est sur une planche, en kitesurf sur sable. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de la cave, il pr\u00e9pare un raisin\u00e9, confiture de raisin, qu\u2019il compte bient\u00f4t vendre. Il travaille aussi \u00e0 construire un g\u00eete, pour proposer des s\u00e9jours de d\u00e9connexion \u2013 loin des \u00e9crans, proche du vivant. Et, il r\u00eave d\u2019y inviter sa s\u0153ur, Claude Guibal, grand reporter \u00e0 France Inter, pour des rencontres impromptues entre artistes et intellectuels.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">D\u2019ici l\u00e0, une date s\u2019approche\u00a0: ce samedi 30\u00a0ao\u00fbt, retour de \u201cl\u2019Aire en f\u00eate\u201d \u00e0 r\u00e9server par SMS. En septembre \u2013 certainement le dimanche\u00a021 mais la date est \u00e0 confirmer \u2013, ce sera journ\u00e9e de grappillage. Familles et\u00a0amis\u00a0cueillent\u00a0les grappes rescap\u00e9es des vendanges\u00a0et\u00a0repartent\u00a0avec leur panier\u00a0ou filent au pressoir pour faire leur jus eux-m\u00eames. Parce qu\u2019ici, Thierry Guibal ne veut rien g\u00e2cher, ni les raisins ni les bons moments.<\/p>\n<p>Thierry Guibal, 1135 route de Banni\u00e8res, 34160 Castries. T\u00e9l.\u00a0: 06\u00a052\u00a026\u00a032\u00a004.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 Castries, Thierry Guibal, \u00e0 43 ans, cultive bien plus que du vin. 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