{"id":35795,"date":"2025-04-19T06:11:10","date_gmt":"2025-04-19T06:11:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/35795\/"},"modified":"2025-04-19T06:11:10","modified_gmt":"2025-04-19T06:11:10","slug":"lhistoire-de-fatma-hassouna-heroine-dun-documentaire-sur-gaza-presente-a-cannes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/35795\/","title":{"rendered":"L\u2019histoire de Fatma Hassouna, h\u00e9ro\u00efne d\u2019un documentaire sur Gaza pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 Cannes"},"content":{"rendered":"<p><strong>ENTRETIEN &#8211;<\/strong> La photojournaliste palestinienne de 25 ans avait appris la veille de sa mort que Put Your Soul on Your Hand and Walk serait pr\u00e9sent\u00e9 au festival. La r\u00e9alisatrice Sepideh Farsi raconte.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Elles devaient se rencontrer pour la premi\u00e8re fois sur\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/festival-de-cannes\/festival-de-cannes-une-78e-edition-sous-le-signe-de-l-audace-20250410\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">la Croisette\u00a0<\/a>en mai. Mardi 15 avril, la r\u00e9alisatrice franco-iranienne Sepideh Farsi s\u2019est empress\u00e9e d\u2019appeler son amie et coll\u00e8gue Fatma Hassouna, photojournaliste palestinienne de 25 ans, pour lui annoncer la bonne nouvelle. Leur documentaire Put Your Soul on Your Hand and Walk a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 pour concourir au\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/festival-de-cannes\/les-realisatrices-font-quasi-carton-plein-a-la-64e-semaine-de-la-critique-du-festival-de-cannes-20250414\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"NewsFlash\" rel=\"noopener nofollow\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Festival de Cannes\u00a0<\/a>dans la section ind\u00e9pendante concoct\u00e9e par l\u2019Association du cin\u00e9ma ind\u00e9pendant pour sa diffusion (Acid). 24 heures apr\u00e8s, Fatma Hassouna et neuf membres de sa famille perdaient la vie dans leur immeuble situ\u00e9 \u00e0 Al-Touffah, dans le nord de Gaza, rapportent les m\u00e9dias locaux, dont Al Jazeera.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab\u00a0J\u2019ai appris la nouvelle mercredi midi par une de mes coll\u00e8gues, qui m\u2019a partag\u00e9 des publications annon\u00e7ant sa mort. Je n\u2019arrivais pas \u00e0 y croire. Je n\u2019arrive toujours pas \u00e0 y croire. La veille, on s\u2019\u00e9tait quitt\u00e9es sur la note qu\u2019on ferait tout pour qu\u2019elle puisse venir \u00e0 Cannes et pour qu\u2019on se rencontre pour la premi\u00e8re fois. Mais \u00e7a n\u2019arrivera pas\u00a0\u00bb, d\u00e9clare avec \u00e9motion la r\u00e9alisatrice Sepideh Farsi au Figaro.<\/p>\n<blockquote class=\"fig-quote&#10;    \">\n<p class=\"fig-quote__text\">Elle savait qu\u2019elle risquait de mourir mais on n\u2019en parlait jamais ouvertement. Il y avait comme une sorte de pudeur. C\u2019\u00e9tait une femme forte, fi\u00e8re d\u2019\u00eatre Palestinienne. Tout ce qu\u2019elle voulait c\u2019\u00e9tait pouvoir vivre une vie normale<\/p>\n<p>            Sepideh Farsi, \u00e0 propos de Fatma Hassouna\n    <\/p><\/blockquote>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab\u00a0Elle savait qu\u2019elle risquait de mourir mais on n\u2019en parlait jamais ouvertement. Il y avait comme une sorte de pudeur. C\u2019\u00e9tait une femme forte, fi\u00e8re d\u2019\u00eatre Palestinienne. Tout ce qu\u2019elle voulait c\u2019\u00e9tait pouvoir vivre une vie normale.\u00a0\u00bb Sepideh Farsi et Fatma Hassouna ont fait connaissance virtuellement en avril 2024, par le biais d\u2019un ami. La r\u00e9alisatrice souhaitait travailler sur un documentaire, Put Your Soul on Your Hand and Walk, pour raconter la r\u00e9alit\u00e9 de Gaza. Mais comment raconter la guerre lorsque l\u2019on ne peut pas se rendre sur place\u00a0? Sepideh Farsi, refus\u00e9e d\u2019entrer \u00e0 Gaza \u00e0 cause des routes bloqu\u00e9es et pour faute de visa, cherchait donc \u00e0 tout prix une personne pr\u00e9sente sur place, capable de lui montrer le quotidien des Palestiniens. La photojournaliste est arriv\u00e9e au bon moment.<\/p>\n<p>Montrer ce que \u00ab\u00a0les m\u00e9dias ne montrent pas\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    Fatma Hassouna (en haut) et la r\u00e9alisatrice Sepideh Farsi se sont appel\u00e9es en vid\u00e9o pendant un an, o\u00f9 la photojournaliste lui documentait ce qu\u2019il se passe \u00e0 Gaza depuis le 7 octobre 2023.<br \/>\n                Cr\u00e9dit SEPIDEH FARSI\/R\u00caVES D\u2019EAU PRODUCTIONS<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Avec Put Your Soul on Your Hand and Walk, Sepideh Farsi voulait \u00ab\u00a0comprendre comment on peut tenir sous le si\u00e8ge, sous les bombes, ce que \u00e7a fait d\u2019\u00eatre coinc\u00e9 dans un pays sans pouvoir jamais en sortir\u00a0\u00bb. Un sc\u00e9nario qui fait \u00e9cho \u00e0 son v\u00e9cu, la r\u00e9alisatrice ne pouvant plus rentrer dans son pays depuis plus de quinze ans. Elle voulait montrer une \u00ab\u00a0voix de l\u2019int\u00e9rieure de Gaza, un point de vue palestinien trop absent du paysage m\u00e9diatique\u00a0\u00bb et donner \u00ab\u00a0une voix et un visage \u00e0 cette pr\u00e9sence palestinienne\u00a0\u00bb. Pour construire ce documentaire de 1h50, la r\u00e9alisatrice s\u2019est bas\u00e9e sur des appels vid\u00e9os r\u00e9alis\u00e9s avec Fatma Hassouna. Par ailleurs, le film montre beaucoup de photographies de la photojournaliste. Et des extraits de journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s sur la guerre.<\/p>\n<blockquote class=\"fig-quote&#10;    \">\n<p class=\"fig-quote__text\">Il y a des moments de d\u00e9sespoir, o\u00f9 elle craque et rappelle qu\u2019elle aimerait vivre une vie normale. Elle vivait avec le bruit des drones 7\/7 jours, 24 h\/24. On entend des bombardements, des explosions<\/p>\n<p>            Sepideh Farsi, \u00e0 propos de Fatma Hassouna\n    <\/p><\/blockquote>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00ab\u00a0Il y a des moments de d\u00e9sespoir, o\u00f9 elle craque et rappelle qu\u2019elle aimerait vivre une vie normale. Elle vivait avec le bruit des drones 7\/7 jours, 24 h\/24. On entend des bombardements, des explosions\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise la r\u00e9alisatrice.<\/p>\n<p>Quel avenir pour le documentaire, pas encore fini\u00a0?<\/p>\n<p>    Le film, actuellement en post-production, est quasiment fini. Son montage n\u2019\u00e9voquera pas la mort de la jeune photoreporter.<br \/>\n                Cr\u00e9dit SEPIDEH FARSI\/R\u00caVES D\u2019EAU PRODUCTIONS<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Pour l\u2019Acid, qui a rendu hommage \u00e0 la photojournaliste, \u00ab ce n\u2019est plus le m\u00eame film que nous allons porter, soutenir et pr\u00e9senter dans toutes les salles, en commen\u00e7ant par Cannes.\u00a0\u00bb Apr\u00e8s la mort de Fatma Hassouna, se pose en effet la question de l\u2019avenir du documentaire. Le film, actuellement en post-production, est quasiment fini. Il ne reste plus qu\u2019\u00e0 travailler sur le son et l\u2019\u00e9talonage. Faut-il changer le contenu de Put Your Soul on Your Hand and Walk apr\u00e8s les r\u00e9cents \u00e9v\u00e9nements\u00a0? Pour la r\u00e9alisatrice, la r\u00e9ponse est non. \u00ab\u00a0Je n\u2019ai pas envie de changer le montage. J\u2019ai envie que le film reste comme il l\u2019\u00e9tait lorsque Fatem (surnom donn\u00e9 par ses proches &#8211; NDLR) \u00e9tait encore en vie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Le carton de fin honorera la m\u00e9moire de la photoreporter. Sepideh Farsi r\u00e9fl\u00e9chit toutefois \u00e0 int\u00e9grer un \u00ab\u00a0petit bout de leur dernier appel vid\u00e9o\u00a0\u00bb apr\u00e8s le Festival. Plus de 250 journalistes et membres des m\u00e9dias palestiniens ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s depuis le 7 octobre 2023.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"ENTRETIEN &#8211; La photojournaliste palestinienne de 25 ans avait appris la veille de sa mort que Put Your&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":35796,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[11,7306,3259,7307,5634,1011,27,665,11584,12,11586,11585,25],"class_list":{"0":"post-35795","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-france","8":"tag-actualites","9":"tag-cannes","10":"tag-conflit-israelo-palestinien","11":"tag-croisette","12":"tag-festival-de-cannes","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-gaza","16":"tag-montee-des-marches","17":"tag-news","18":"tag-palme-dor","19":"tag-prix-du-jury","20":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114363150084982510","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/35795","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=35795"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/35795\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/35796"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=35795"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=35795"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=35795"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}