{"id":362489,"date":"2025-09-03T05:18:10","date_gmt":"2025-09-03T05:18:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/362489\/"},"modified":"2025-09-03T05:18:10","modified_gmt":"2025-09-03T05:18:10","slug":"dune-croyance-lautre-la-pulpe-et-le-jus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/362489\/","title":{"rendered":"D\u2019une croyance l\u2019autre (La pulpe et le jus)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">La pulpe et le jus est un premier roman qui ne ressemble \u00e0 rien de ce qui se publie aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jenna Astoli, 26 ans, est une jeune femme passionn\u00e9e par les agrumes rares et qui travaille dans un bistrot parisien. Hypocondriaque, elle va chez le m\u00e9decin comme on irait acheter du pain, quatre fois par semaine depuis deux ans. C\u2019est avec le m\u00eame app\u00e9tit que sit\u00f4t rentr\u00e9e chez elle, elle d\u00e9vore Les Nouveaux Gu\u00e9risseurs, une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9-r\u00e9alit\u00e9 qui pr\u00e9tend lib\u00e9rer les participants de leurs angoisses. C\u2019est donc avec elle que l\u2019on suit les tribulations de Denis Clavetot, agoraphobe et claustrophobe notoire, figure de proue de la nouvelle saison.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"109947\" data-permalink=\"https:\/\/diacritik.com\/2025\/09\/03\/laura-chomet-dune-croyance-lautre-la-pulpe-et-le-jus\/capture-decran-2025-08-21-a-13-06-37\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/diacritik.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-21-a-13.06.37.png?fit=420%2C618&amp;quality=80&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"420,618\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Laura Chomet\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/diacritik.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-21-a-13.06.37.png?fit=204%2C300&amp;quality=80&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/diacritik.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-21-a-13.06.37.png?fit=420%2C618&amp;quality=80&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-109947 alignleft\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Capture-decran-2025-08-21-a-13.06.37.png\" alt=\"\" width=\"204\" height=\"300\"  \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Portrait cinglant d\u2019une \u00e9poque qui surconsomme les s\u00e9ries et vid\u00e9os en tous genres, le roman cible aussi les d\u00e9rives du monde moderne, dans le sillage d\u2019une Annie Ernaux qui s\u2019int\u00e9ressait au RER dans Journal du dehors : \u00ab\u00a0Dans moins de cinquante ans \u2014 si les humains courent toujours \u2014 on racontera aux nouvelles g\u00e9n\u00e9rations : pendant les premi\u00e8res d\u00e9cennies du mill\u00e9naire, on transbahutait les travailleurs dans des wagons \u00e0 bestiaux, promiscuit\u00e9 de mise, chacun cherchait sa dose d\u2019oxyg\u00e8ne et maudissait son voisin, les gens tombaient dans les pommes, attendaient des heures sur des quais bond\u00e9s, se faisaient pi\u00e9tiner \u00e0 l\u2019envi, ou se jetaient sur les rails. Les survivants patientaient le temps qu\u2019on nettoie. L\u2019humanit\u00e9 n\u2019existait pas\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le portrait qu\u2019elle dresse de Paris, lui, n\u2019est pas sans rappeler Echenoz : \u00ab\u00a0Alentour, sur le boulevard Beaumarchais, l\u2019humanit\u00e9 ordinaire va bon train : un SDF enroul\u00e9 de b\u00e2ches plastiques parle \u00e0 un pigeon qui, \u00e0 d\u00e9faut de r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019enplastiqu\u00e9, barbote tout aise dans l\u2019eau croupie, picorant selon l\u2019offre du courant un morceau de carton \u00e0 pizza d\u00e9tremp\u00e9 ou un trognon de pomme, tandis que sur la chauss\u00e9e un automobiliste informe un cycliste qu\u2019il est un mange-merde bon \u00e0 crever aplati sous ses roues, que \u00e7a fera du bien \u00e0 sa sale gueule de p\u00e9dale et \u00e0 sa m\u00e8re la chienne, sur quoi l\u2019intitul\u00e9 mange-merde envoie un coup de casque auquel l\u2019automobiliste riposte par un coup de poing. S\u2019ensuit\u00a0l\u2019intervention d\u2019un second mange-merde d\u00e9carbon\u00e9 \u2014 dont l\u2019ascendance n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9e \u2014 manifestement pas moins inspir\u00e9 que le premier, voire tout autant que l\u2019automobiliste [\u2026]. Jenna pense : \u00e0 la vie comme \u00e0 la ville, en fin de compte, il suffit de s\u2019acclimater \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du surtourisme, Laura Chomet \u00e9crit encore : \u00ab\u00a0Les touristes sont partout en bandes organis\u00e9es, les rues d\u2019H\u00e9raklion en d\u00e9gueulent des milliers quotidiennement. Des vieux couperos\u00e9s, bobs, lunettes, des gras en shorts, doigts toujours tendus vers des merveilles qu\u2019ils sont venus d\u00e9truire\u00a0\u00bb. Raillant aussi la toponymie des villes, de la rue des Bluets, elle \u00e9crit : \u00ab\u00a0Encore une d\u00e9nomination de fleur pour qualifier une rue de merde\u00a0\u00bb. Du bio : \u00ab\u00a0Tu es bio, toi qui es n\u00e9 sous p\u00e9ridurale, a grandi sous antibiotiques, et prosp\u00e8re \u00e0 coups de vaccins dans un monde en plastique ?\u00a0\u00bb. Et quand l\u2019ancien petit ami de Jenna pr\u00e9pare un film sur une transfuge de classe, fille de femme de m\u00e9nage devenue avocate, son h\u00e9ro\u00efne r\u00e9pond :\u00a0\u00ab\u00a0Tr\u00e8s original\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Laura Chomet montre combien certains hypocondriaques \u2014 ou pr\u00e9tendus tels \u2014 se croient plus l\u00e9gitimes que les m\u00e9decins, mais aussi combien ils se situent en marge\u00a0: \u00ab\u00a0Jenna est morte mille fois. \u00c7a n\u2019\u00e9meut plus personne\u00a0\u00bb. Pas m\u00eame sa g\u00e9n\u00e9raliste, le docteur Seksik. De l\u00e0 d\u00e9coule une tr\u00e8s profonde solitude : \u00ab\u00a0Je suis plus seule qu\u2019un chien, plus vieille qu\u2019un vieux, l\u2019humanit\u00e9, je crois, n\u2019est pas mon rayon\u00a0\u00bb\u00a0; ou bien : \u00ab\u00a0Jenna jalouse le nourrisson. A-t-on jamais cherch\u00e9 \u00e0 interpr\u00e9ter sa langue \u00e0 elle ?\u00a0\u00bb. C\u2019est que derri\u00e8re l\u2019hypocondrie de son h\u00e9ro\u00efne se cache une incapacit\u00e9 \u00e0 vivre, aimer ou ne serait-ce qu\u2019avoir une vie sociale\u00a0: \u00ab\u00a0De contraintes en d\u00e9gueulasseries, \u00e0 la longue, le plus p\u00e9nible reste de supporter les gens\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parsem\u00e9 de zeugmas et de trouvailles stylistiques, le livre est surtout servi par un humour noir employ\u00e9 \u00e0 bon escient. Quand on fait remarquer \u00e0 Jenna qu\u2019elle n\u2019est pas une bonne vivante, elle r\u00e9torque : \u00ab\u00a0Non, mais je fais une assez bonne morte\u00a0\u00bb. Lorsqu\u2019on lui apprend qu\u2019on va lui retirer l\u2019estomac : \u00ab\u00a0M\u00eame fausse, une phrase pareille peut entamer l\u2019humeur\u00a0\u00bb. M\u00eame lorsque son h\u00e9ro\u00efne est v\u00e9ritablement malade, la romanci\u00e8re demeure sarcastique : \u00ab\u00a0Face \u00e0 la cuvette, \u00e0 genoux, elle vomit le pain au levain, pense \u00e0 ce qu\u2019il lui a co\u00fbt\u00e9\u00a0\u00bb, avant d\u2019ajouter : \u00ab\u00a0Il est rare de voir les mat\u00e9riaux d\u2019aussi pr\u00e8s\u00a0\u00bb. Heureusement, en plus de l\u2019\u00e9mission de t\u00e9l\u00e9-r\u00e9alit\u00e9, Jenna se passionne pour les agrumes rares, qu\u2019elle subtilise l\u00e0 o\u00f9 elle travaille. Les palper la rass\u00e9r\u00e8ne aussit\u00f4t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le portrait caustique qui est fait de l\u2019h\u00f4pital et des m\u00e9decins n\u2019est pas sans rappeler les pages qu\u2019Herv\u00e9 Guibert consacre aux docteurs L\u00e9vy et Aron dans \u00c0 l\u2019ami qui ne m\u2019a pas sauv\u00e9 la vie, qui soit ne voient rien, soit lui prescrivent un traitement \u00e0 base d\u2019eau gazeuse et de citron. Chez Laura Chomet, la satire n\u2019est jamais loin lorsqu\u2019elle d\u00e9crit la g\u00e9n\u00e9raliste, obs\u00e9d\u00e9e par la plong\u00e9e et d\u00e9pourvue de psychologie, ou le gastroent\u00e9rologue, presque impotent, qui assimile l\u2019ablation d\u2019un organe \u00e0 de la couture \u2014 ou ne serait-ce que les lieux r\u00e9serv\u00e9s aux malades : \u00ab\u00a0Les cabinets m\u00e9dicaux ne sont jamais assez aseptis\u00e9s\u00a0\u00bb. Car le roman est aussi un portrait \u00e0 charge de la d\u00e9rive du service public : \u00ab\u00a0Face \u00e0 elle, trois m\u00e9decins rinc\u00e9s par l\u2019AP-HP : la lunatique, l\u2019inerte et le tremblant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"109947\" data-permalink=\"https:\/\/diacritik.com\/2025\/09\/03\/laura-chomet-dune-croyance-lautre-la-pulpe-et-le-jus\/capture-decran-2025-08-21-a-13-06-37\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/diacritik.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-21-a-13.06.37.png?fit=420%2C618&amp;quality=80&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"420,618\" data-comments-opened=\"0\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Laura Chomet\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/diacritik.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-21-a-13.06.37.png?fit=204%2C300&amp;quality=80&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/diacritik.com\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Capture-decran-2025-08-21-a-13.06.37.png?fit=420%2C618&amp;quality=80&amp;ssl=1\" class=\"size-medium wp-image-109947 alignright\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Capture-decran-2025-08-21-a-13.06.37.png\" alt=\"\" width=\"204\" height=\"300\"  \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui est dit du cancer, dont la progression est exponentielle dans nos soci\u00e9t\u00e9s, est d\u2019une justesse rare. Cette maladie n\u2019a aucune logique et s\u2019en prend bien souvent aux personnes dont le mode de vie para\u00eet le moins propice \u00e0 son d\u00e9veloppement, dont Jenna : \u00ab\u00a0Et c\u2019est elle, avec sa jeunesse et sa discipline, avec ses cinq fruits et l\u00e9gumes par jour, avec ses agrumes, ses navets, ses courges, ses radis bio de toutes les couleurs qu\u2019elle raque trois fois le prix \u00e0 force d\u2019extras [\u2026], elle, qui doit \u00e9coper de l\u2019ad\u00e9nocarcinome ?\u00a0\u00bb. La romanci\u00e8re ajoute au d\u00e9tour d\u2019un paragraphe que la France est un pays \u00ab\u00a0suicidaire qui pers\u00e9v\u00e8re dans une tradition de graisse satur\u00e9e, d\u2019\u00e9thanol et de maladies cardiovasculaires\u00a0\u00bb, \u00e9voque avec clairvoyance la fa\u00e7on dont la maladie puis la mort de l\u2019h\u00e9ro\u00efne sera de toute mani\u00e8re \u00e9vacu\u00e9e : \u00ab\u00a0On sera sous le choc dix minutes, on ne d\u00e9jeunera pas, \u00e0 tout le moins on boudera son dessert pour marquer le coup, puis on reviendra \u00e0 la vie, \u00e0 ses int\u00e9r\u00eats, \u00e0 son bon plaisir, et cet \u00e9t\u00e9 \u2014 d\u00e9j\u00e0 morte et enterr\u00e9e \u2014 elle ne sera plus qu\u2019une anecdote tragique racont\u00e9e entre deux gorg\u00e9es de spritz sur les terrasses bond\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant acidul\u00e9 de T\u00e9l\u00e9r\u00e9alit\u00e9, le roman d\u2019Aur\u00e9lien Bellanger paru en 2021, qui s\u2019int\u00e9ressait aux coulisses du monde t\u00e9l\u00e9visuel des ann\u00e9es 1990 en faisant le portrait d\u2019un jeune homme ambitieux moiti\u00e9 balzacien, moiti\u00e9 inspir\u00e9 par la propre trajectoire de St\u00e9phane Courbit, roman du corps qui encombre et ne jouit pas, La pulpe et le jus montre surtout combien la croyance gouverne nos vies et a le pouvoir de nous transformer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce premier roman doux-amer, m\u00ealant humour et tendresse, Laura Chomet parvient \u00e0 rendre attachants et sympathiques deux personnages singuli\u00e8rement n\u00e9vros\u00e9s : Jenna et Denis. C\u2019est dans cet entre-deux, ce glissement d\u2019une croyance \u00e0 une autre \u2014 de l\u2019hypocondrie de Jenna \u00e0 sa certitude d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e pour participer \u00e0 l\u2019\u00e9mission, mais aussi le passage de la claustrophobie au retour du d\u00e9sir chez Denis \u2014, que le roman atteint son acm\u00e9. La maladie fait figure de catharsis ; Jenna semble enfin \u00e9chapper \u00e0 l\u2019inconv\u00e9nient d\u2019exister pour se jeter dans la vie. \u00c0 la mani\u00e8re d\u2019un Bertolt Brecht, la romanci\u00e8re ins\u00e8re sporadiquement des phrases qui mettent son h\u00e9ro\u00efne et le lecteur \u00e0 distance : \u00ab\u00a0Jenna acc\u00e8dera-t-elle \u00e0 la vraie vie, elle qui n\u2019a pris\u00e9 jusqu\u2019alors qu\u2019un terrier avec tisane ?\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Laura Chomet, La pulpe et le jus, \u00e9ditions Gallimard, avril 2025, 224 pages, 20\u20ac.\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>\n\tArticles similaires<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La pulpe et le jus est un premier roman qui ne ressemble \u00e0 rien de ce qui se&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":362490,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1357],"tags":[1379,58,59,1011,27,1380],"class_list":{"0":"post-362489","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-livres","8":"tag-books","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-livres"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115138678384535404","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/362489","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=362489"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/362489\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/362490"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=362489"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=362489"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=362489"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}