{"id":368422,"date":"2025-09-05T15:05:11","date_gmt":"2025-09-05T15:05:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/368422\/"},"modified":"2025-09-05T15:05:11","modified_gmt":"2025-09-05T15:05:11","slug":"instabilite-politique-en-france-quelles-consequences-pour-lue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/368422\/","title":{"rendered":"Instabilit\u00e9 politique en France : quelles cons\u00e9quences pour l&rsquo;UE\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>Les \u00e9conomistes gardent un \u0153il sur la sc\u00e8ne politique fran\u00e7aise, \u00e0 l\u2019approche de l\u2019\u00e9ch\u00e9ance du 8 septembre, date du vote de confiance qui pourrait entra\u00eener la d\u00e9mission du gouvernement.\u00a0<\/p>\n<p>Le Premier ministre Fran\u00e7ois Bayrou a engag\u00e9 la confiance du gouvernement pour tenter de rallier les d\u00e9put\u00e9s \u00e0 son plan de redressement budg\u00e9taire. Ce serait le troisi\u00e8me gouvernement en un an. Une instabilit\u00e9 qui ne pla\u00eet pas aux march\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Clairement, les march\u00e9s observent la situation et r\u00e9fl\u00e9chissent \u00e0 ce que cela pourrait signifier. Et bien s\u00fbr, si la tourmente politique devait s\u2019aggraver, cela pourrait mettre la pression sur les rendements obligataires fran\u00e7ais. Et cela en soi est bien s\u00fbr n\u00e9gatif pour l\u2019\u00e9conomie fran\u00e7aise, car des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat plus \u00e9lev\u00e9s signifient que l\u2019investissement devient plus cher\u00a0\u00bb, d\u00e9clare \u00e0 <strong>Euronews<\/strong> Guntram Wolff, \u00e9conomiste \u00e0 Bruegel. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019instabilit\u00e9 politique d\u00e9borde g\u00e9n\u00e9ralement sur une certaine perte de confiance des investisseurs. Nous devons \u00eatre clairs sur le fait que toute grande agitation politique aura des cons\u00e9quences pour les investisseurs, \u00e0 la fois en France, mais aussi pour les investisseurs \u00e9trangers qui pensent \u00e0 la France comme une destination d\u2019investissement\u00a0\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>La dette fran\u00e7aise ne cesse de s\u2019alourdir.\u00a0Fran\u00e7ois Bayrou veut donc r\u00e9aliser 44 milliards d\u2019euros d\u2019\u00e9conomie en 2026 pour ramener le d\u00e9ficit public sous la barre des 3% en 2029. Il propose notamment de r\u00e9duire la d\u00e9pense publique, de lutter contre la fraude fiscale et de supprimer deux jours f\u00e9ri\u00e9s. \u00a0<\/p>\n<p>Le Rassemblement national, LFI, les communistes et les \u00e9cologistes ont d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 qu&rsquo;ils voteraient contre le gouvernement. <\/p>\n<p>Cons\u00e9quences pour l&rsquo;UE<\/p>\n<p>L\u2019UE attend de la France qu\u2019elle remette ses finances en ordre, conform\u00e9ment \u00e0 ses engagements europ\u00e9ens. La t\u00e2che sera d\u2019autant plus ardue en cas de chute du gouvernement.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La France s&rsquo;est engag\u00e9e \u00e0 r\u00e9duire son d\u00e9ficit dans un plan multi-annuel sur lequel elle s&rsquo;est mise d&rsquo;accord avec l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Donc \u00e9videmment, la situation en France et l&rsquo;\u00e9ventuelle absence de gouvernement et de budget pour l&rsquo;ann\u00e9e prochaine pourrait remettre en cause ce plan de r\u00e9duction du d\u00e9ficits\u00a0\u00bb, rappelle \u00c9ric Maurice, analyste politique au Centre de politique europ\u00e9enne (EPC).<\/p>\n<p>L\u2019instabilit\u00e9 politique pourrait affaiblir la France sur la sc\u00e8ne europ\u00e9enne. \u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u00c9tant donn\u00e9 le poids de la France dans la zone euro et dans l&rsquo;Union europ\u00e9enne, cela pourrait aussi avoir des cons\u00e9quences pour l&rsquo;ensemble de la zone euro, pour les relations \u00e9conomiques entre les diff\u00e9rents partenaires europ\u00e9ens et par cons\u00e9quence, par ricochet, sur le poids politique de la France dans les d\u00e9cisions \u00e0 prendre sur les grandes questions, notamment sur les questions commerciales, sur les questions de politique industrielle et de comp\u00e9titivit\u00e9, de transition technologique et climatique\u00a0\u00bb, d\u00e9clare \u00e0 <strong>Euronews<\/strong> \u00c9ric Maurice, analyste politique \u00e0 EPC.<\/p>\n<p>Dans une interview en juin, la ministre charg\u00e9e des Comptes publics Am\u00e9lie de Montchalin avait \u00e9voqu\u00e9 un risque que les finances de la France soient plac\u00e9es sous la tutelle des institutions internationales et europ\u00e9ennes, ce qu&rsquo;a r\u00e9cemment \u00e9cart\u00e9 la pr\u00e9sidente de la Banque centrale europ\u00e9enne (BCE) Christine Lagarde.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dans quelques jours, des agences de notation doivent rendre leurs notes. On verra \u00e0 ce moment-l\u00e0 si cela rend un peu plus difficile la capacit\u00e9 de la France \u00e0 se financer. Mais pour l&rsquo;instant, on est effectivement tr\u00e8s loin d&rsquo;une intervention du FMI, et m\u00eame loin d&rsquo;une intervention de la Banque centrale europ\u00e9enne, de rachat de dettes comme cela a pu se faire pr\u00e9c\u00e9demment au sein de l&rsquo;Union europ\u00e9enne\u00a0\u00bb, ajoute \u00c9ric Maurice.<\/p>\n<p>ll estime par ailleurs que la dette fran\u00e7aise ne pr\u00e9sente pas \u00e0 l&rsquo;heure actuelle de risques pour la zone euro. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On a vu dans les ann\u00e9es 2010 que la situation incertaine ou instable dans un pays, en particulier l&rsquo;Italie \u00e0 une \u00e9poque, pouvait avoir des cons\u00e9quences directes sur l&rsquo;ensemble de la zone euro. Depuis, beaucoup de choses ont \u00e9t\u00e9 faites pour en faire renforcer la situation des banques, la situation des march\u00e9s, donc la zone euro est plus solide par rapport \u00e0 des dangers de crise\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise l&rsquo;analyste politique.<\/p>\n<p>Conjoncture \u00e9conomique<\/p>\n<p>Le produit int\u00e9rieur brut (PIB) fran\u00e7ais, qui repr\u00e9sente la production totale de biens et services, a mod\u00e9r\u00e9ment augment\u00e9 de 0,3% en variation trimestrielle au deuxi\u00e8me trimestre 2025 pour s&rsquo;\u00e9tablir \u00e0 657,6 milliards d&rsquo;euros, selon l&rsquo;Institut national de la statistique et des \u00e9tudes \u00e9conomiques (INSEE). Bien que faible, la croissance \u00e9conomique de la France a \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e que les anticipations. Sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;ann\u00e9e 2024, le PIB fran\u00e7ais \u00e9tait de 2 920 milliards d&rsquo;euros, faisant de la France la deuxi\u00e8me \u00e9conomie de l&rsquo;Union europ\u00e9enne apr\u00e8s l&rsquo;Allemagne. <\/p>\n<p>La dette publique de la France, en hausse, s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 3 345 milliards d&rsquo;euros \u00e0 la fin du premier trimestre 2025, ce qui repr\u00e9sente 113,9% de son PIB, selon l&rsquo;INSEE. Le d\u00e9ficit public s&rsquo;\u00e9tablissait quant \u00e0 lui \u00e0 169,7 milliards d&rsquo;euros, soit 5,8% du PIB en 2024. <\/p>\n<p>Ces indicateurs sont bien au-dessus des crit\u00e8res de Maastricht \u00e9tablis en 1992 qui pr\u00e9voient que la dette publique d&rsquo;un pays de la zone euro ne doit pas s&rsquo;\u00e9lever \u00e0 plus de 60% du PIB et le d\u00e9ficit des administrations publiques ne doit pas exc\u00e9der 3% du PIB. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"PUBLICIT\u00c9 Les \u00e9conomistes gardent un \u0153il sur la sc\u00e8ne politique fran\u00e7aise, \u00e0 l\u2019approche de l\u2019\u00e9ch\u00e9ance du 8 septembre,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":368423,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,50295,11947,1777,674,1779,1011,27,431,12,13811,25,1778,364],"class_list":{"0":"post-368422","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-dette-francaise","10":"tag-economie-francaise","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-european-union","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-francois-bayrou","17":"tag-news","18":"tag-politique-francaise","19":"tag-republique-francaise","20":"tag-ue","21":"tag-union-europeenne"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115152311074472697","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/368422","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=368422"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/368422\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/368423"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=368422"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=368422"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=368422"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}