{"id":372205,"date":"2025-09-07T04:36:13","date_gmt":"2025-09-07T04:36:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/372205\/"},"modified":"2025-09-07T04:36:13","modified_gmt":"2025-09-07T04:36:13","slug":"le-cosmographe-douviere-celeste-temoignage-oublie-de-montpellier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/372205\/","title":{"rendered":"Le Cosmographe d\u2019Ouvi\u00e8re, c\u00e9leste t\u00e9moignage oubli\u00e9 de Montpellier"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                L\u2019appareil de mesure imagin\u00e9 au XIXe\u00a0si\u00e8cle par l\u2019ing\u00e9nieur Marseillais avait pour but de populariser et vulgariser l\u2019observation circumterrestre. Montpellier fut la premi\u00e8re ville de province a en disposer.<br \/>Dans un ouvrage, le scientifique et astronome gardois Jean-Michel Faidit retrace cette singuli\u00e8re histoire.\n                            <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait en 1860. Tout au bout de l\u2019esplanade, l\u00e0 o\u00f9 se trouve aujourd\u2019hui le Corum\u00a0\u00bb, narre Jean-Michel Faidit dont le regard per\u00e7ant trahit l\u2019admiration des hommes pour le g\u00e9nie de\u2005leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs. En l\u2019occurrence, ici, celui de l\u2019ing\u00e9nieur marseillais Fran\u00e7ois Ouvi\u00e8re. En surplomb de la route de N\u00eemes, avec son axe inclin\u00e9 \u00e0 43 \u00b0 36 \u2018, l\u2019exacte latitude montpelli\u00e9raine.<\/p>\n<p>Et le professeur, scientifique et exerc\u00e9 astronome de poursuivre plus avant\u00a0: \u00ab\u00a0Le cosmographe arrive \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019agriculture en 1901. Mais avant, ici, il y avait \u00e9norm\u00e9ment de vignes\u00a0\u00bb. Pr\u00e9conis\u00e9 par la commission des travaux publics, l\u2019enl\u00e8vement de l\u2019instrument est suivi de son transfert vers l\u2019actuel Institut agro, sous la houlette sous d\u2019Andr\u00e9 Crova \u00ab\u00a0qui enseignait ici et versait dans l\u2019astronomie\u00a0\u00bb.<br \/>Depuis, l\u2019instrument semble bien seul sur le minuscule giratoire de l\u2019\u00e9tablissement de la place Viala. O\u00f9 il a finalement atterri. Orient\u00e9 \u00ab\u00a0au pifom\u00e8tre\u00a0\u00bb, semblant d\u00e9river, comme d\u00e9samarr\u00e9, tel un corps c\u00e9leste flottant dans la noirceur et la froideur du n\u00e9ant galactique.<\/p>\n<p>Loin de d\u00e9clencher l\u2019enthousiasme alors de mise \u00e0 la fin du XIXe\u00a0si\u00e8cle. \u00c0\u00a0l\u2019Exposition universelle de Paris en 1855. Puis dans une dizaine d\u2019autres villes, \u00e0 l\u2019issue de foires r\u00e9gionales o\u00f9 plusieurs municipalit\u00e9s (N\u00eemes, Aix, Nice, Bordeaux, Marseille, Carcassonne\u2026). Un appareil oubli\u00e9 de quasiment tous alors que son but premier permettait la vulgarisation et l\u2019acc\u00e8s au plus grand nombre l\u2019observation de certains ph\u00e9nom\u00e8nes a\u00e9rospatiaux. Cela \u00ab\u00a0en simplifiant la sph\u00e8re armillaire\u00a0\u00bb, jusqu\u2019alors utilis\u00e9es mais d\u2019abord plus complexe pour le profane.<\/p>\n<p>    Un patrimoine en jach\u00e8re<\/p>\n<p>En dehors de la Tour de la Babote qui peut tout de m\u00eame se visiter sur r\u00e9servation, le patrimoine industriel en g\u00e9n\u00e9ral, ferroviaire ou a\u00e9ronautique comme astronomique n\u2019est pas en veine sur le Clapas. \u00ab\u00a0\u00c0 l\u2019origine il est en bronze avec un lettrage dor\u00e9. Aujourd\u2019hui, il a \u00e9t\u00e9 repeint en blanc. Au moins cela le prot\u00e8ge\u00a0\u00bb, constate, fataliste, Jean-Michel Faidit. Qui verrait bien l\u2019instrument (actuellement rendu inaccessible au quidam) \u00e0 l\u2019abri, dans un mus\u00e9e et une copie \u00eatre install\u00e9e \u00e0 l\u2019endroit originel.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u00e0, \u00e7a interpellait les promeneurs<br \/>dans l\u2019espace public\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Avec son invention, Ouvi\u00e8re permet tout un chacun \u00ab\u00a0de se retrouver par rapport au ciel\u00a0\u00bb. Et comprendre les notions \u00e9l\u00e9mentaires qui r\u00e9gissent rotation et r\u00e9volution des astres circumterrestre comme solaire, comprendre la succession du jour et de la nuit, conna\u00eetre l\u2019heure en y ajoutant l\u2019observation d\u2019\u00e9toiles\u2026 Soit un singulier mais bigrement efficace m\u00e9lange de boussole, sextant et astrolabe pour les moins \u00e9veill\u00e9s aux sciences, domaine encore peu d\u00e9mocratis\u00e9 \u00e0 l\u2019aube du si\u00e8cle nouveau, le XXe.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u2005C\u2019est \u00e9galement esth\u00e9tique. Le g\u00e9nie d\u2019Ouvi\u00e8re c\u2019est d\u2018avoir mis les cosmographes sur des places publiques. Car, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, il fallait aller dans les biblioth\u00e8ques, ouvrir les livres. L\u00e0, \u00e7a interpellait les promeneurs dans l\u2019espace public\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>    Un tiers est encore visible<br \/>\n    inventaire<\/p>\n<p>Sur la douzaine de cosmographes r\u00e9alis\u00e9e, seuls quatre sont encore visibles dans leur enti\u00e8ret\u00e9. Outre celui de Montpellier, trois autres se trouvent \u00e0 Sor\u00e8ze, (Tarn), au lyc\u00e9e Michelet (Vanves) et au lyc\u00e9e Henri-IV (Paris). Il est \u00e9galement acquis que des cosmographes portatifs ont \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9s. Seuls ont surv\u00e9cu ceux conserv\u00e9s \u00e0 N\u00eemes et Draguignan.<\/p>\n<p>ing\u00e9nieur<\/p>\n<p>L\u2019on sait peu de choses de Fran\u00e7ois Ouvi\u00e8re, pr\u00e9sentant son cosmographe \u00e0 N\u00eemes (\u00e0 gauche, canne lev\u00e9e sur la photo). Sinon qu\u2019il est n\u00e9 dans la cit\u00e9 phoc\u00e9enne en 1807 et y est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 soixante ans plus tard. Il fut dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019\u00c9cole nationale des ponts et chauss\u00e9es, mari\u00e9 et p\u00e8re de deux enfants.<\/p>\n<p>Livre<\/p>\n<p>Les Cosmographes d\u2019Ouvi\u00e8re, observatoires populaires est \u00e9dit\u00e9 par Les Presses du Midi (208 p, 23\u00a0\u20ac). Actuellement, Jean-Michel Faidit, docteur en histoire de l\u2019astronomie, r\u00e9dacteur en chef de la revue Plan\u00e9tariums et prolifique auteur, ach\u00e8ve son quinzi\u00e8me ouvrage consacr\u00e9 aux m\u00e9t\u00e9orites dans l\u2019Occitanie. De tr\u00e8s nombreuses ann\u00e9es, il a collabor\u00e9 avec Midi Libre qui publiait ses p\u00e9dagogiques cartes du ciel. Un proc\u00e9d\u00e9 permettant, l\u00e0 encore, d\u2019initier le plus grand nombre \u00e0 la compr\u00e9hension astronomique.<\/p>\n<p>Une d\u00e9couverte faite, un jour,<br \/>par hasard, gr\u00e2ce \u00e0 un ami<\/p>\n<p>C\u2019est tout cela que Jean-Michel Faidit a donc un jour d\u00e9cid\u00e9 de rapporter dans un ouvrage. Mais entre cette r\u00e9v\u00e9lation, \u00ab\u00a0par un ami quand j\u2019habitais \u00e0 250\u00a0m d\u2019ici, rue de Louvain\u00a0\u00bb\u00a0et la signature du bon \u00e0 tirer pour l\u2019imprimerie, des d\u00e9cennies se sont \u00e9coul\u00e9es. \u00ab\u00a0Puis j\u2019en ai retrouv\u00e9 un \u00e0 N\u00eemes au Mont Duplan. Il a disparu depuis.\u00a0Seuls restent ses cerceaux au plan\u00e9tarium. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, en 81, je m\u2019\u00e9tais dit\u00a0: \u201cS\u2019il y en a un \u00e0 Montpellier et N\u00eemes, il doit y en avoir d\u2019autres\u00a0!\u201d. C\u2019\u00e9tait le cas. Mais je n\u2019ai pas donn\u00e9 suite. Pendant vingt, trente ans. Puis j\u2019ai navigu\u00e9 sur internet, r\u00e9colt\u00e9 plein d\u2019infos, men\u00e9 des enqu\u00eates dans les services d\u2019archives, biblioth\u00e8ques\u2026 \u00a0\u00bb Un opini\u00e2tre labeur ayant finalement conduit le professeur de math\u00e9matiques, docteur et ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 commettre un quatorzi\u00e8me ouvrage.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019appareil de mesure imagin\u00e9 au XIXe\u00a0si\u00e8cle par l\u2019ing\u00e9nieur Marseillais avait pour but de populariser et vulgariser l\u2019observation circumterrestre.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":372206,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9599],"tags":[1111,11,1777,674,1011,27,2208,12,2680,25],"class_list":{"0":"post-372205","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-montpellier","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-montpellier","15":"tag-news","16":"tag-occitanie","17":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115161162262721935","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/372205","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=372205"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/372205\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/372206"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=372205"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=372205"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=372205"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}