{"id":384405,"date":"2025-09-12T04:17:22","date_gmt":"2025-09-12T04:17:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/384405\/"},"modified":"2025-09-12T04:17:22","modified_gmt":"2025-09-12T04:17:22","slug":"a-mougins-une-retrospective-rend-hommage-au-photographe-et-militant-afro-americain-kwame-brathwaite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/384405\/","title":{"rendered":"\u00e0 Mougins, une r\u00e9trospective rend hommage au photographe et militant afro-am\u00e9ricain Kwame Brathwaite"},"content":{"rendered":"<p>S\u2019il fallait une preuve \u00e0 la fois du pouvoir de la photographie et de l\u2019influence de la mode dans la propagation de nouvelles id\u00e9es politiques, Kwame Brathwaite en serait un parfait exemple. Ce photographe afro-am\u00e9ricain n\u00e9 \u00e0 New York en 1938 et disparu en 2023, a accompagn\u00e9 et activement promu le mouvement Black is beautiful durant les ann\u00e9es 1960 et les deux d\u00e9cennies suivantes. Il fait l\u2019objet d\u2019une toute premi\u00e8re r\u00e9trospective en Europe au <a href=\"https:\/\/centrephotographiemougins.com\/les-expositions\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Centre de la photographie de Mougins<\/a>, \u00e0 voir jusqu\u2019au 18 janvier 2026, dans le cadre du Grand Arles Express associ\u00e9 aux Rencontres de la photo.<\/p>\n<p>Sur le premier clich\u00e9 en noir et blanc pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l\u2019exposition Black is beautiful, six jeunes Afro-Am\u00e9ricains en costume cravate fixent l\u2019objectif. Il s\u2019agit des membres de l\u2019AJASS (African Jazz-Art Society &amp; Studios), un collectif d\u2019artistes, musiciens et auteurs, saisi en 1964. Au centre de cette assembl\u00e9e, Kwame Brathwaite tient un appareil photo (et son fr\u00e8re Elombe Brath est assis devant lui).<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t dans le South Bronx (New York), ce groupe de dipl\u00f4m\u00e9s de l&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;art industriel de Manhattan, impr\u00e9gn\u00e9 de la pens\u00e9e panafricaniste de Marcus Garvey, d\u00e9fend la lib\u00e9ration des afro-descendants par l\u2019autonomie \u00e9conomique. L\u2019AJASS produit alors des concerts de jazz, des expositions et des \u00e9v\u00e8nements culturels \u00e0 Harlem et dans le Bronx avec l\u2019ambition de repr\u00e9senter, c\u00e9l\u00e9brer et d\u00e9velopper la culture noire.<\/p>\n<p>Durant plusieurs d\u00e9cennies, Kwame Brathwaite va accompagner l\u2019activisme de l\u2019AJASS et contribuer avec son fr\u00e8re Elombe, \u00e0 populariser l\u2019expression Black is beautiful.<\/p>\n<p>Il commence par immortaliser dans les clubs du Bronx et de Harlem les musiciens de jazz \u2013 il est lui-m\u00eame musicien &#8211; dont il organise les concerts, ainsi que les performances qui les accompagnent, m\u00ealant po\u00e9sie, th\u00e9\u00e2tre et danse. Il va ensuite documenter, notamment pour la presse afro-am\u00e9ricaine, le mouvement d\u2019\u00e9mancipation noire et la vie \u00e0 Harlem.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" class=\"cms-media-image lazyload\" alt=\"Des mannequins Grandassa photographi\u00e9es par Kwame Brathwaite dans les ann\u00e9es 1960. De haut en bas et de gauche \u00e0 droite : Ethel Parks aux Studios AJASS, 1969; Sikolo Brathwaite par\u00e9e d'un bijou de t\u00eate, 1968; Sikolo Brathwaite aux studios AJASS, 1968 et Clara Lewis Buggs \u00e0 la fleur jaune, 1962. (LAURE NARLIAN \/ FRANCEINFO CULTURE)\" width=\"720\" height=\"730.59360730594\" data- src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/grandassamodels-68c1a07e59afb088444645.jpg\"\/><\/p>\n<p>      Des mannequins Grandassa photographi\u00e9es par Kwame Brathwaite dans les ann\u00e9es 1960. De haut en bas et de gauche \u00e0 droite : Ethel Parks aux Studios AJASS, 1969; Sikolo Brathwaite par\u00e9e d&rsquo;un bijou de t\u00eate, 1968; Sikolo Brathwaite aux studios AJASS, 1968 et Clara Lewis Buggs \u00e0 la fleur jaune, 1962. (LAURE NARLIAN \/ FRANCEINFO CULTURE)<\/p>\n<p>Mais il fait plus en montant avec son fr\u00e8re les Grandassa Models, une troupe de mannequins afro-am\u00e9ricaines cens\u00e9es incarner la beaut\u00e9 et la fiert\u00e9 noire &#8211; Grandassa vient du terme \u00ab\u00a0Grandassaland\u00a0\u00bb, utilis\u00e9 pour d\u00e9signer l&rsquo;Afrique par le nationaliste noir Carlos Cooks dont Brathwait suivait les enseignements. Ces jeunes femmes sont mises en valeur lors de d\u00e9fil\u00e9s de mode, dont le premier, Naturally : 62, qui m\u00eale stylisme et politique, fait salle comble au Purple Manor, une bo\u00eete de nuit de Harlem, en janvier 1962, donnant le coup d\u2019envoi officiel du mouvement Black is beautiful.<\/p>\n<p>A l\u2019exposition, des photos montrent des mannequins \u00e0 la peau d\u2019\u00e9b\u00e8ne et aux cheveux non d\u00e9fris\u00e9s, par\u00e9es de bijoux de t\u00eate et de coiffes d\u2019inspiration africaine, dans des tenues r\u00e9alis\u00e9es dans des tissus en provenance d\u2019Accra et de Nairobi. Ces jeunes femmes, affranchies de l\u2019esth\u00e9tique occidentale dominante, incitent les afro-descendantes \u00e0 se r\u00e9approprier leur corps et \u00e0 se sentir belles dans leur apparence naturelle, y compris celle de leur chevelure afro.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"cms-media-image lazyload\" alt=\"Des documents vus \u00e0 l'exposition &quot;Kwame Brathwaite : Black is Beautiful&quot;. A droite, l'affiche de l'\u00e9v\u00e8nement &quot;Naturally 62&quot; qui donna le coup d'envoi du mouvement Black is Beautiful, \u00e0 Harlem (New York) en janvier 1962. (LAURE NARLIAN \/ FRANCEINFO CULTURE)\" width=\"720\" height=\"480\" data- src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/naturallybuyblack-68c19784e72fd889330165.jpg\"\/><\/p>\n<p>      Des documents vus \u00e0 l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Kwame Brathwaite : Black is Beautiful\u00a0\u00bb. A droite, l&rsquo;affiche de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement \u00ab\u00a0Naturally 62\u00a0\u00bb qui donna le coup d&rsquo;envoi du mouvement Black is Beautiful, \u00e0 Harlem (New York) en janvier 1962. (LAURE NARLIAN \/ FRANCEINFO CULTURE)<\/p>\n<p>On remarque ainsi la Grandassa model Nomsa Brath, \u00e9l\u00e9gante en robe et talons aiguilles, faisant la promotion de coiffures naturelles devant un magasin de perruques en 1963, avec une pancarte proclamant \u00ab\u00a0Natural : Yes ! Wigs : No\u00a0\u00bb (Naturelle : Oui ! Perruques : Non). On voit aussi la photo d\u2019une femme brandissant un \u00e9criteau \u00ab\u00a0Vivre noir, Aimer noir, Mourir noir\u00a0\u00bb prise \u00e0 l\u2019occasion du Marcus Garvey Day.<\/p>\n<p>Quatre clich\u00e9s de campagnes publicitaires d\u2019\u00e9poque, allant du dentifrice aux cigarettes, mettant en sc\u00e8ne des Afro-Am\u00e9ricaines aux cheveux non d\u00e9fris\u00e9s, t\u00e9moignent du succ\u00e8s de la r\u00e9volution en cours d\u00e9fendue par Kwame Brathwaite et ses amis.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 70, le photographe collabore avec des figures majeures de la musique, telles Stevie Wonder, dont il fut le photographe officiel, James Brown, Fela Kuti ou Bob Marley, avec qui il s&rsquo;\u00e9tait li\u00e9 d&rsquo;amiti\u00e9, dont on peut admirer diff\u00e9rents clich\u00e9s, sur et hors sc\u00e8ne, \u00e0 l\u2019exposition.<\/p>\n<p>Une magnifique photo en noir et blanc, particuli\u00e8rement cisel\u00e9e, montre Miles Davis frappant un punching-ball dans une salle de boxe new-yorkaise vers 1964. Le cartel nous apprend que le trompettiste de l\u00e9gende \u00e9tait proche de Kwame Brathwaite \u00ab\u00a0tant sur le plan artistique que politique\u00a0\u00bb et qu\u2019il \u00ab\u00a0fut l\u2019un des plus grands soutiens de l\u2019AJASS, allant jusqu\u2019\u00e0 financer certains des premiers spectacles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" class=\"cms-media-image lazyload\" alt=\"Les Jackson Five (Michael en second en partant de la gauche), au mus\u00e9e de l'esclavage sur l'\u00eele de Gor\u00e9e (S\u00e9n\u00e9gal), en 1974. (KWAME BRATHWAITE)\" width=\"720\" height=\"565.54838709677\" data- src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/kwame-brathwaite-6-68c19b9ce5bdc242804908.jpg\"\/><\/p>\n<p>      Les Jackson Five (Michael en second en partant de la gauche), au mus\u00e9e de l&rsquo;esclavage sur l&rsquo;\u00eele de Gor\u00e9e (S\u00e9n\u00e9gal), en 1974. (KWAME BRATHWAITE)<\/p>\n<p>Kwame Brathwaite est aussi aux c\u00f4t\u00e9s des Jackson Five durant leur premier voyage en Afrique en 1974, notamment sur l\u2019\u00eele de Gor\u00e9e (S\u00e9n\u00e9gal), et il est aussi pr\u00e9sent la m\u00eame ann\u00e9e \u00e0 Kinshasa (R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo) lors du fameux \u00ab\u00a0combat du si\u00e8cle\u00a0\u00bb opposant Muhammad Ali \u00e0 George Foreman.<\/p>\n<p>Le photographe travaille en parall\u00e8le avec plusieurs maisons de disques et r\u00e9alise les pochettes d\u2019albums d\u2019Abbey Lincoln, de Lou Donaldson ou de Max Roach. A l\u2019exposition, un corner consacr\u00e9 \u00e0 ces pochettes permet d\u2019en observer les d\u00e9tails mais aussi d\u2019\u00e9couter au casque, confortablement install\u00e9, une s\u00e9lection musicale d\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" class=\"cms-media-image lazyload\" alt=\"Une vue de l'exposition &quot;Kwame Brathwaite : Black is Beautiful&quot; au Centre national de la photographie de Mougins, avec, au premier plan, une photo en couleurs du boxeur Muhammad Ali lors du &quot;combat du si\u00e8cle&quot; \u00e0 Kinshasa en 1974. (LAURE NARLIAN \/ FRANCEINFO CULTURE)\" width=\"720\" height=\"460.55805580558\" data- src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/muhammadali-68c1a3cfe2b5e516204172.jpg\"\/><\/p>\n<p>      Une vue de l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Kwame Brathwaite : Black is Beautiful\u00a0\u00bb au Centre national de la photographie de Mougins, avec, au premier plan, une photo en couleurs du boxeur Muhammad Ali lors du \u00ab\u00a0combat du si\u00e8cle\u00a0\u00bb \u00e0 Kinshasa en 1974. (LAURE NARLIAN \/ FRANCEINFO CULTURE)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai eu la chance de faire partie d\u2019une sc\u00e8ne artistique \u00e9mergente \u00e0 une \u00e9poque caract\u00e9ris\u00e9e par la convergence de l\u2019art, de la politique et, surtout, de la musique\u00a0\u00bb, \u00e9crivait Kwame Brathwaite, disparu en 2023. \u00ab\u00a0L\u2019\u00e2me forte du rythm and blues et du disco, l\u2019\u00e2me groovy des sonorit\u00e9s jazz, l\u2019\u00e2me roots du reggae, l\u2019\u00e2me carib\u00e9enne du calypso, l\u2019\u00e2me spirituelle du gospel, l\u2019\u00e2me triste et tra\u00eenante du blues authentique, l\u2019\u00e2me franche du rap : toutes ces musiques sont domin\u00e9es par l\u2019essence de l\u2019exp\u00e9rience noire, et emportent avec elle quiconque s\u2019aventure \u00e0 les \u00e9couter et tente de les comprendre. Ce sentiment, cet \u00e9lan, cette \u00e9motion, peuvent \u00eatre r\u00e9ellement fascinants. J\u2019ai essay\u00e9 de les restituer dans mon travail.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En passe de tomber dans l\u2019oubli, le travail de Kwame Brathwaite a \u00e9t\u00e9 heureusement remis en lumi\u00e8re ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Rihanna le citait en 2019 comme source d\u2019inspiration pour sa premi\u00e8re collection de v\u00eatements Fenty, et une grande r\u00e9trospective itin\u00e9rante organis\u00e9e par son fils a sillonn\u00e9 les Etats-Unis de 2021 \u00e0 2023. Plus r\u00e9cemment, certains de ses clich\u00e9s imprimaient la r\u00e9tine \u00e0 l\u2019exposition <a href=\"https:\/\/www.franceinfo.fr\/culture\/musique\/quatre-cliches-sur-le-disco-dementis-dans-l-exposition-disco-i-m-coming-out-a-la-philharmonie-de-paris_7098060.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Disco\u00a0: I\u2019m Coming Out<\/a> \u00e0 la Philharmonie de Paris. Un documentaire est \u00e9galement sur les rails. Il d\u00e9montrera peut-\u00eatre que si le Black is beautiful a marqu\u00e9 de nombreux points, l\u2019inclusivit\u00e9 est encore loin d\u2019aller de soi en 2025.<\/p>\n<p><strong>Exposition <a href=\"https:\/\/centrephotographiemougins.com\/les-expositions\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">\u00ab\u00a0Kwame Brathwaite : Black is Beautiful\u00a0\u00bb<\/a> au Centre de la photographie de Mougins (Alpes-Maritimes), originellement jusqu&rsquo;au 5 octobre 2025 mais prolong\u00e9 jusqu&rsquo;au 18 janvier 2026.<\/strong><br \/><strong>Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 11h \u00e0 19h, jusque fin septembre. D&rsquo;octobre \u00e0 janvier, ouvert tous les jours sauf les lundis et mardis, de 13h \u00e0 18h. Tarifs : 6 euros, 3 euros pour les \u00e9tudiants et entr\u00e9e libre pour tous les 19 et 20 septembre \u00e0 l&rsquo;occasion des Journ\u00e9es europ\u00e9ennes du patrimoine<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"S\u2019il fallait une preuve \u00e0 la fois du pouvoir de la photographie et de l\u2019influence de la mode&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":384406,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-384405","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115189399657820546","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/384405","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=384405"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/384405\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/384406"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=384405"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=384405"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=384405"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}