{"id":393389,"date":"2025-09-15T20:06:10","date_gmt":"2025-09-15T20:06:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/393389\/"},"modified":"2025-09-15T20:06:10","modified_gmt":"2025-09-15T20:06:10","slug":"les-femmes-plus-resistantes-a-la-douleur-que-les-hommes-une-etude-prouve-le-contraire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/393389\/","title":{"rendered":"Les femmes plus r\u00e9sistantes \u00e0 la douleur que les hommes ? Une \u00e9tude prouve le contraire"},"content":{"rendered":"<p>    L\u2019\u00e9quipe compos\u00e9e uniquement de chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de McGill a \u00e9valu\u00e9 la r\u00e9ponse de 18 participants hommes et femmes de 20 \u00e0 33 ans \u00e0 une immersion pendant six minutes dans de l\u2019eau froide.<br \/>\n                JackF \/ stock.adobe.com<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de l\u2019universit\u00e9 canadienne de McGill, parue le mois dernier, sugg\u00e8re qu\u2019en fonction du sexe, le syst\u00e8me nerveux r\u00e9pond diff\u00e9remment lorsqu\u2019un individu souffre d\u2019une douleur prolong\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">C\u2019est une id\u00e9e bien ancr\u00e9e. Les femmes, qui accouchent et ont parfois, pendant leurs menstruations, des\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/sports\/jeux-olympiques\/jeux-paralympiques-ronge-par-l-effort-et-pris-de-crampes-un-guide-s-arrache-pour-finir-venir-a-bout-du-marathon-20240908\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"NewsFlash\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">crampes<\/a>\u00a0tr\u00e8s douloureuses, sont habitu\u00e9es \u00e0 mieux g\u00e9rer la douleur que les hommes. Pourtant, une \u00e9tude publi\u00e9e le mois dernier met \u00e0 mal cette certitude bien ancr\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Jeffrey Mogil, professeur d\u2019\u00e9tudes sur la douleur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 canadienne McGill, est l\u2019un des coauteurs de ce travail de recherche paru le 6 ao\u00fbt sur le site de la National\u00a0<a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/40770669\/\" target=\"_blank\" rel=\"sponsored noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\">Library of Medicine<\/a>. Il explique au\u00a0<a href=\"https:\/\/www.washingtonpost.com\/wellness\/2025\/09\/17\/chronic-pain-women\/\" target=\"_blank\" rel=\"sponsored noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\">Washington Post<\/a> \u00a0: \u00abPour moi, la question de \u201cqui est le plus sensible \u00e0 la douleur\u201d a d\u00e9j\u00e0 obtenu une r\u00e9ponse claire. (&#8230;) C\u2019est quelque chose qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 des centaines et des centaines de fois\u00bb. Il compare m\u00eame la croyance erron\u00e9e selon laquelle les hommes sont plus sensibles \u00e0 la douleur \u00e0 \u00abune sorte de zombie qui refuse de mourir.\u00bb<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Pour mettre fin une bonne fois pour toutes au mythe, l\u2019\u00e9quipe compos\u00e9e uniquement de chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de McGill a \u00e9valu\u00e9 la r\u00e9ponse de 18 participants hommes et femmes de 20 \u00e0 33 ans \u00e0 une immersion pendant six minutes dans de l\u2019eau froide. Le compte rendu de l\u2019\u00e9tude rappelle que c\u2019est le syst\u00e8me nerveux sympathique qui entretient la douleur chronique (celle qui dure plus de trois mois), en d\u00e9clenchant le stress li\u00e9 \u00e0 la r\u00e9action \u00abde combat ou de fuite\u00bb.<\/p>\n<p>Variation de la r\u00e9ponse du syst\u00e8me nerveux selon le sexe<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abL\u2019activit\u00e9 de ce syst\u00e8me (nerveux sympathique, NDLR) est mesur\u00e9e par l\u2019activit\u00e9 musculaire sympathique (AMS), soit des impulsions nerveuses qui agissent sur les vaisseaux sanguins\u00bb, d\u00e9taille le rapport, ajoutant que les chercheurs ont \u00abexamin\u00e9 la relation entre les \u00e9valuations de la douleur et l\u2019AMS\u00bb. Les participants quantifiaient leur douleur en lui attribuant une note de 0 \u00e0 10, tandis que leurs param\u00e8tres cardiovasculaires (fr\u00e9quence cardiaque et tension art\u00e9rielle) et leur activit\u00e9 musculaire sympathique \u00e9taient \u00e9valu\u00e9s simultan\u00e9ment.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Si les chercheurs notent que la douleur, la fr\u00e9quence cardiaque et la tension art\u00e9rielle ont augment\u00e9 au cours des 30 premi\u00e8res secondes chez les participants des deux sexes, ils indiquent que l\u2019AMS augmentait davantage chez les femmes que chez les hommes. \u00abNous avons observ\u00e9 une forte corr\u00e9lation entre la douleur et la fr\u00e9quence cardiaque chez les hommes, tandis que chez les femmes, une forte corr\u00e9lation entre la douleur et les variables de l\u2019AMS \u00e9tait observ\u00e9e\u00bb, poursuivent-ils dans leur compte rendu. Ces observations sugg\u00e8rent donc qu\u2019en fonction du sexe, le syst\u00e8me nerveux r\u00e9pond diff\u00e9remment lorsqu\u2019un individu souffre d\u2019une douleur prolong\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"fig-body-link\">\n            \u00c0 lire aussi<br \/>\n        <a class=\"fig-body-link__link fig-premium-mark\" href=\"http:\/\/sante.lefigaro.fr\/mieux-etre\/l-insomnie-chronique-pourrait-favoriser-le-vieillissement-du-cerveau-20250911\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Article\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"SANTE\">L\u2019insomnie chronique pourrait favoriser le vieillissement du cerveau<br \/>\n    <\/a>\n<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">De plus, Jeffrey Mogil indique que \u00abtout semble diff\u00e9rencier les hommes et les femmes\u00bb, des circuits c\u00e9r\u00e9braux et jusqu\u2019aux cellules immunitaires impliqu\u00e9es dans le traitement de la douleur. Ainsi, le fonctionnement du cerveau diff\u00e8re entre les hommes et les femmes souffrant d\u2019une m\u00eame douleur chronique. Le cortex cingulaire ant\u00e9rieur sous-g\u00e9nital (sgACC) est une r\u00e9gion sp\u00e9cifique du cerveau qui agit au sein du syst\u00e8me naturel de soulagement de la douleur. \u00abQuelle que soit la fa\u00e7on dont nous observons le syst\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral li\u00e9 \u00e0 la douleur \u2014 que ce soit en termes d\u2019activit\u00e9, de connexion \u00e0 d\u2019autres zones du cerveau ou d\u2019oscillations \u2014 cette zone du cerveau appara\u00eet sans cesse comme \u00e9tant diff\u00e9rente chez les hommes et les femmes\u00bb, explique au quotidien am\u00e9ricain Karen Davis, scientifique principale au Krembil Brain Institute du University Health Network, qui \u00e9tudie le sgACC depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Karen Davis et ses coll\u00e8gues ont constat\u00e9 que les femmes atteintes de spondylarthrite ankylosante, une forme d\u2019arthrite lombaire, pr\u00e9sentent une meilleure connectivit\u00e9 entre le sgACC et les r\u00e9gions c\u00e9r\u00e9brales impliqu\u00e9es dans le traitement des informations sensorielles que les hommes. Ce circuit c\u00e9r\u00e9bral unique pourrait expliquer pourquoi les femmes atteintes de la maladie pr\u00e9sentent un handicap fonctionnel plus important, une charge de morbidit\u00e9 plus lourde et une r\u00e9ponse moindre au traitement compar\u00e9es aux hommes.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p>\u00abSch\u00e9mas de c\u00e2blages totalement diff\u00e9rents\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Les diff\u00e9rences entre les sexes dans la biologie de la douleur vont au-del\u00e0 du cerveau, comme l\u2019a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9montr\u00e9 depuis longtemps le laboratoire de Jeffrey Mogil. D\u00e8s 1996, il met en \u00e9vidence l\u2019existence de g\u00e8nes sp\u00e9cifiques au sexe influen\u00e7ant la perception de la douleur. Plus tard, il d\u00e9couvre des diff\u00e9rences surprenantes entre les sexes dans la mani\u00e8re dont les cellules immunitaires contribuent \u00e0 la douleur. Plus r\u00e9cemment, des chercheurs ont d\u00e9couvert que m\u00eame les nocicepteurs \u2013 les neurones sensoriels situ\u00e9s dans la peau, les muscles, les articulations et les organes internes qui envoient les signaux de douleur au cerveau \u2013 fonctionnent diff\u00e9remment chez les hommes et les femmes, aussi bien chez les humains que chez les animaux.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Les hormones sexuelles contribuent \u00e9galement \u00e0 la douleur. \u00c0 la pubert\u00e9, alors que le corps subit des changements hormonaux importants, des diff\u00e9rences marqu\u00e9es entre les sexes dans la pr\u00e9valence des douleurs cliniques commencent \u00e0 appara\u00eetre. Alors que le nombre de filles et de gar\u00e7ons pr\u00e9pub\u00e8res souffrant de migraines est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9quivalent, la pr\u00e9valence double chez les femmes apr\u00e8s la pubert\u00e9. De plus, l\u2019intensit\u00e9 des sympt\u00f4mes de douleur chronique peut varier au cours du cycle menstruel.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abCes \u00e9tudes nous envoient un message clair\u00a0: les diff\u00e9rences entre les sexes ne sont pas seulement plus fortes ou plus faibles ; il s\u2019agit souvent de sch\u00e9mas de c\u00e2blage totalement diff\u00e9rents\u00bb, conclut Sean Mackey, chef du service de m\u00e9decine de la douleur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Stanford, au Washington Post. \u00abEt nous devons tenir compte de ces diff\u00e9rences entre hommes et femmes lors de leur prise en charge.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019\u00e9quipe compos\u00e9e uniquement de chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 de McGill a \u00e9valu\u00e9 la r\u00e9ponse de 18 participants hommes et&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":393390,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[5899,1011,27,72,71],"class_list":{"0":"post-393389","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-douleur","9":"tag-fr","10":"tag-france","11":"tag-health","12":"tag-sante"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115210117912959075","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/393389","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=393389"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/393389\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/393390"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=393389"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=393389"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=393389"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}