{"id":416656,"date":"2025-09-25T14:10:15","date_gmt":"2025-09-25T14:10:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/416656\/"},"modified":"2025-09-25T14:10:15","modified_gmt":"2025-09-25T14:10:15","slug":"pesticides-interdits-la-france-et-lue-continuent-dexporter-linacceptable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/416656\/","title":{"rendered":"Pesticides interdits : la France et l\u2019UE continuent d\u2019exporter l\u2019inacceptable"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un rapport publi\u00e9 ce 23 septembre par Public Eye et Unearthed (1) r\u00e9v\u00e8le que l\u2019Europe, et la France en particulier, continuent d\u2019exporter massivement des pesticides bannis de leur propre territoire. Une pratique cynique, assimil\u00e9e par certains experts \u00e0 une forme de \u00ab racisme environnemental \u00bb. En 2024, pr\u00e8s de 122 000 tonnes de pesticides interdits en Europe ont \u00e9t\u00e9 vendues \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. C\u2019est 50 % de plus qu\u2019en 2018. <\/strong><\/p>\n<p>Derri\u00e8re ce chiffre vertigineux, se cache une r\u00e9alit\u00e9 gla\u00e7ante : des substances jug\u00e9es trop dangereuses pour \u00eatre utilis\u00e9es sur le sol europ\u00e9en continuent d\u2019\u00eatre produites et exp\u00e9di\u00e9es, en priorit\u00e9 vers les pays les plus pauvres. La France, pourtant cens\u00e9e avoir interdit ces exportations depuis 2022 (2), figure toujours parmi les plus gros exportateurs.<\/p>\n<p>L\u2019Europe exporte ce qu\u2019elle interdit chez elle<\/p>\n<p>Le rapport pointe la responsabilit\u00e9 directe de l\u2019Union europ\u00e9enne, qui tol\u00e8re la production de pesticides bannis afin d\u2019alimenter un march\u00e9 ext\u00e9rieur. Les exemples sont nombreux : le dichloroprop\u00e8ne (1,3-D), interdit depuis 2007 ; la picoxystrobine, fongicide aux effets g\u00e9notoxiques, interdite depuis 2017 ; le fipronil, insecticide dangereux pour les pollinisateurs, \u00e9galement interdit depuis 2017.<\/p>\n<p>En 2024, la France a ainsi export\u00e9 plus de 6 600 tonnes de ces substances vers les pays du Sud, malgr\u00e9 l\u2019interdiction inscrite dans la loi Egalim. Elle occupe la septi\u00e8me place du classement des exportateurs, domin\u00e9 par l\u2019Allemagne, la Belgique, l\u2019Espagne, les Pays-Bas et la Bulgarie.<\/p>\n<p>Pour Olivier de Schutter, rapporteur sp\u00e9cial de l\u2019ONU sur l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9, ce commerce rel\u00e8ve d\u2019un v\u00e9ritable \u00ab racisme environnemental \u00bb : accepter d\u2019exposer les populations vuln\u00e9rables du Sud \u00e0 des produits jug\u00e9s trop dangereux pour les citoyens europ\u00e9ens (3).<\/p>\n<p>Des failles juridiques en France et en Europe<\/p>\n<p>En France, les ONG d\u00e9noncent un syst\u00e8me l\u00e9gal truff\u00e9 de br\u00e8ches. En th\u00e9orie, la France avait pris les devants. D\u00e8s 2018, la loi Egalim pr\u00e9voyait l\u2019interdiction des exportations de pesticides non autoris\u00e9s \u00e0 compter de 2022 (4). Pourtant, cette mesure est rest\u00e9e largement lettre morte. D\u2019une part parce que les d\u00e9crets d\u2019application ont tard\u00e9 \u00e0 \u00eatre publi\u00e9s, d\u2019autre part parce que les industriels ont trouv\u00e9 dans les formulations juridiques des marges de man\u0153uvre qui leur permettent de poursuivre leur commerce. R\u00e9sultat : plus de 6 600 tonnes de substances interdites ont quitt\u00e9 le territoire fran\u00e7ais en 2024.<\/p>\n<p>L\u2019adoption de la loi Duplomb en juillet 2025 aurait pu combler ces lacunes. Mais elle entretient au contraire une zone grise (5). Certaines d\u00e9rogations permettent toujours la fabrication et l\u2019exportation de produits interdits, sous couvert de \u00ab stocks existants \u00bb ou de substances dites \u00ab en cours de r\u00e9\u00e9valuation \u00bb. Ce flou r\u00e9glementaire favorise les contournements, au d\u00e9triment de la sant\u00e9 publique et de la coh\u00e9rence l\u00e9gislative.<\/p>\n<p>Au niveau europ\u00e9en, la situation n\u2019est gu\u00e8re plus satisfaisante. La Commission europ\u00e9enne avait annonc\u00e9 en 2020 une proposition de r\u00e8glement pour mettre fin \u00e0 ce double standard (6), cens\u00e9e \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e en 2023. Deux ans plus tard, aucune mesure concr\u00e8te n\u2019a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e. Pire, l\u2019Union s\u2019appr\u00eate \u00e0 ratifier un accord de libre-\u00e9change avec le Mercosur, qui r\u00e9duira encore les droits de douane sur ces produits toxiques. En clair, Bruxelles ouvre la porte \u00e0 une intensification de ce commerce, tout en important sur son sol des denr\u00e9es agricoles cultiv\u00e9es avec les pesticides qu\u2019elle juge pourtant trop dangereux pour ses propres citoyens.<\/p>\n<p>Ce contraste entre les discours officiels \u2013 promouvant une \u00ab transition agro\u00e9cologique \u00bb et la protection des consommateurs \u2013 et la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un commerce toxique assum\u00e9, r\u00e9v\u00e8le un double langage pr\u00e9occupant.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-139734 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/pesticides-2.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"600\"  \/>Affiche de la campagne de Humundi-SOS Faim contre l\u2019exportation des pesticides \u00e0 partir notamment de la Belgique<br \/>\nDes cons\u00e9quences dramatiques au Sud<\/p>\n<p>Dans les pays destinataires, les pesticides interdits en Europe ne sont pas seulement un enjeu sanitaire : ils bouleversent des \u00e9quilibres sociaux, \u00e9conomiques et environnementaux d\u00e9j\u00e0 fragiles. Souvent utilis\u00e9s sans \u00e9quipements de protection adapt\u00e9s ni suivi m\u00e9dical, ces produits exposent directement les travailleurs agricoles, parmi lesquels de nombreuses femmes et enfants. Les intoxications aigu\u00ebs, les maladies chroniques et les d\u00e9c\u00e8s ne sont que la partie visible d\u2019un drame silencieux.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la sant\u00e9 humaine, l\u2019impact \u00e9cologique est consid\u00e9rable : pollution durable des sols, contamination des nappes phr\u00e9atiques, disparition d\u2019esp\u00e8ces locales. Dans certaines r\u00e9gions, les communaut\u00e9s rurales se retrouvent pi\u00e9g\u00e9es dans un cercle vicieux : elles d\u00e9pendent \u00e9conomiquement des cultures d\u2019exportation exigeant ces intrants, tout en voyant leur environnement imm\u00e9diat se d\u00e9grader.<\/p>\n<p>Un exemple frappant vient du Br\u00e9sil, l\u2019un des principaux acheteurs de pesticides europ\u00e9ens interdits. Le dichloroprop\u00e8ne, largement utilis\u00e9 dans les plantations de fruits destin\u00e9s au march\u00e9 international, a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 une hausse des cancers digestifs chez les travailleurs agricoles et \u00e0 la contamination des rivi\u00e8res locales, privant des communaut\u00e9s enti\u00e8res d\u2019eau potable. Dans des zones rurales de C\u00f4te d\u2019Ivoire, l\u2019usage du fipronil pour le cacao \u2014 pourtant interdit en Europe depuis 2017 \u2014 a contribu\u00e9 \u00e0 la rar\u00e9faction dramatique des abeilles, mena\u00e7ant non seulement la biodiversit\u00e9, mais aussi les moyens de subsistance des paysans.<\/p>\n<p>\u00c0 cette vuln\u00e9rabilit\u00e9 s\u2019ajoute une asym\u00e9trie criante d\u2019information et de moyens. Les populations concern\u00e9es disposent rarement de donn\u00e9es transparentes sur les risques, ni des alternatives agricoles n\u00e9cessaires pour s\u2019en affranchir. En exportant des substances bannies chez elle, l\u2019Europe transf\u00e8re ainsi ses dangers vers des territoires o\u00f9 les garde-fous institutionnels et sanitaires sont plus faibles, accentuant les in\u00e9galit\u00e9s mondiales.<\/p>\n<p>La demande des organisations<\/p>\n<p>Les signataires \u2013 CCFD-Terre Solidaire, Institut Veblen, FNH, G\u00e9n\u00e9rations Futures, foodwatch \u2013 exigent l\u2019arr\u00eat imm\u00e9diat de la production et de l\u2019exportation de ces substances interdites. Ils plaident pour des mesures miroirs, afin que les produits agricoles import\u00e9s respectent les m\u00eames normes que ceux produits en Europe. Tant que l\u2019Union europ\u00e9enne laissera prosp\u00e9rer ce commerce toxique, affirment-ils, ses politiques de sant\u00e9 et d\u2019environnement resteront contradictoires et inefficaces.<\/p>\n<p>Une hypocrisie qui s\u2019inscrit dans l\u2019Histoire<\/p>\n<p>Ce commerce toxique rappelle d\u2019autres scandales sanitaires et environnementaux, \u00e0 commencer par celui du chlord\u00e9cone aux Antilles. Pendant des d\u00e9cennies, ce pesticide a \u00e9t\u00e9 massivement utilis\u00e9, malgr\u00e9 la connaissance de sa dangerosit\u00e9, laissant derri\u00e8re lui une population durablement contamin\u00e9e et des sols pollu\u00e9s pour des si\u00e8cles. Aujourd\u2019hui, le m\u00eame m\u00e9canisme se r\u00e9p\u00e8te : les autorit\u00e9s ferment les yeux, invoquent des d\u00e9lais techniques ou des contraintes \u00e9conomiques, tandis que les populations les plus vuln\u00e9rables paient le prix fort.<\/p>\n<p>En tol\u00e9rant la production de substances interdites chez elle pour les exporter ailleurs, l\u2019Europe entretient un syst\u00e8me \u00e0 double standard : ce qui est jug\u00e9 trop dangereux pour les Europ\u00e9ens est consid\u00e9r\u00e9 comme acceptable pour les autres. Une logique de \u00ab colonialisme chimique \u00bb, o\u00f9 la sant\u00e9 des habitants du Sud semble peser moins lourd que les profits de l\u2019industrie agrochimique.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019Union europ\u00e9enne affiche ses ambitions de \u00ab transition verte \u00bb et de \u00ab pacte pour une alimentation durable \u00bb, cette contradiction est flagrante. Tant que perdurera cette hypocrisie, les beaux discours sur la protection de l\u2019environnement et des g\u00e9n\u00e9rations futures resteront lettre morte.<\/p>\n<p>Source : foodwatch, 23\/09\/2025<\/p>\n<p>(1) Public Eye et Unearthed, <a href=\"https:\/\/www.publiceye.ch\/fr\/thematiques\/pesticides\/les-exportations-de-lue-en-forte-hausse-malgre-les-promesses-de-la-commission\u00a0\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pesticides interdits : Les exportations de l\u2019UE en forte hausse malgr\u00e9 les promesses de la Commission<\/a>, 23 septembre 2025<\/p>\n<p>(2) Une interdiction a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e en 2018, dans le cadre de la loi Egalim, \u00e0 compter du 1er janvier 2022. L\u2019article L.253-8 IV du code rural et de la p\u00eache maritime interdit en effet \u201cla production, le stockage et la circulation de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuv\u00e9es pour des raisons li\u00e9es \u00e0 la protection de la sant\u00e9 humaine ou animale ou de l\u2019environnement conform\u00e9ment au r\u00e8glement (CE) n\u00b0 1107\/2009 du 21 octobre 2009\u201d. Mais cette mesure et les actes d\u2019ex\u00e9cution contenaient plusieurs lacunes et aucune sanction n\u2019est pr\u00e9vue en cas de non-respect.<\/p>\n<p>(3) <a href=\"https:\/\/www.franceinfo.fr\/environnement\/transition-ecologique-de-l-agriculture\/pesticides\/pesticide-interdit-produit-en-france-c-est-du-racisme-environnemental-s-insurge-le-rapporteur-special-des-nations-unies-sur-les-droits-de-l-homme_7443196.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Interview d\u2019Olivier De Schutter<\/a>, Rapporteur sp\u00e9cial des Nations unies sur les droits de l\u2019homme, sur France Info\u00a0<\/p>\n<p>(4) La premi\u00e8re lacune a \u00e9t\u00e9 combl\u00e9e par une d\u00e9cision du Conseil d\u2019Etat, saisi par G\u00e9n\u00e9rations Futures rendue le 5 mars 2024, et la r\u00e8gle s\u2019applique d\u00e9sormais y compris aux substances actives qui ne sont plus autoris\u00e9es, car n\u2019ayant pas fait l\u2019objet d\u2019une demande de renouvellement.<br \/>Par ailleurs, la circulaire interminist\u00e9rielle du 23 juillet 2019, cens\u00e9e pr\u00e9ciser les conditions d\u2019application de cette loi, en limite significativement la port\u00e9e. Ce texte indique que l\u2019interdiction \u00ab porte uniquement sur les produits phytopharmaceutiques contenant dans leur formulation des substances actives non approuv\u00e9es au niveau europ\u00e9en \u00bb et non sur les substances elles-m\u00eames.<br \/>Le 13 d\u00e9cembre 2022, le ministre de la Transition, Christophe B\u00e9chu, d\u00e9clarait ainsi devant l\u2019Assembl\u00e9e nationale : \u00ab On a interdit les exportations de produits en ne pr\u00e9cisant pas que \u00e7a s\u2019appliquait \u00e0 la substance active, et nous avons des entreprises qui en profitent. Nous avons \u00e0 corriger, \u00e0 amender, parce que l\u2019intention des l\u00e9gislateurs n\u2019\u00e9tait pas de permettre cette br\u00e8che.\u00bb<br \/>Le CCFD-Terre Solidaire et l\u2019Institut Veblen, avec le soutien d\u2019Int\u00e9r\u00eat \u00e0 Agir ont attaqu\u00e9 cette circulaire devant le Conseil d\u2019\u00c9tat en ao\u00fbt 2024.<\/p>\n<p>(5) La loi Duplomb, adopt\u00e9e en juillet 2025, est loin de r\u00e9soudre le probl\u00e8me. En effet, nos organisations ont d\u00e9j\u00e0 identifi\u00e9 deux failles majeures : les substances interdites pour des raisons autres que sanitaires et environnementales, et les substances n\u2019ayant pas fait l\u2019objet de demandes de renouvellement, sont par exemple exclues de l\u2019interdiction d\u2019exportation. Ainsi, l\u2019alpha-cypermethrine produite par BASF \u00e0 Genay, a \u00e9t\u00e9 interdite en raison du refus de l\u2019industriel d\u2019apporter des donn\u00e9es n\u00e9cessaires au processus d\u2019\u00e9valuation de la substance, et non pour sa toxicit\u00e9 av\u00e9r\u00e9e. Et toujours aucune sanction en cas de non-respect n\u2019est pr\u00e9vue par la loi.<\/p>\n<p>(6) <a href=\"https:\/\/environment.ec.europa.eu\/strategy\/chemicals-strategy_en?prefLang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Strat\u00e9gie pour la durabilit\u00e9 dans le domaine des produits chimiques<\/a>, Communication de la Commission europ\u00e9enne, 14 octobre 2020.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Un rapport publi\u00e9 ce 23 septembre par Public Eye et Unearthed (1) r\u00e9v\u00e8le que l\u2019Europe, et la France&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":416657,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[54668,11,1777,674,1779,54669,1011,27,25754,54670,12,11356,2091,45694,54671,25,5699,38064,54672,1778,96,364],"class_list":{"0":"post-416656","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-exportation-de-pesticides","9":"tag-actualites","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-european-union","13":"tag-foodwatch","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-loi-duplomb","17":"tag-loi-egalim","18":"tag-news","19":"tag-ong","20":"tag-pesticides","21":"tag-poison","22":"tag-production-de-pesticides-bannis","23":"tag-republique-francaise","24":"tag-sante-publique","25":"tag-substances-chimiques","26":"tag-substances-dangereuses","27":"tag-ue","28":"tag-une","29":"tag-union-europeenne"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115265341506409133","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/416656","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=416656"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/416656\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/416657"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=416656"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=416656"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=416656"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}