{"id":422239,"date":"2025-09-27T20:47:32","date_gmt":"2025-09-27T20:47:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/422239\/"},"modified":"2025-09-27T20:47:32","modified_gmt":"2025-09-27T20:47:32","slug":"les-ecrivains-sur-les-routes-pour-seduire-les-lecteurs-actualites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/422239\/","title":{"rendered":"Les \u00e9crivains sur les routes pour s\u00e9duire les lecteurs : Actualit\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p class=\"lead \">Depuis la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, ils sillonnent la France, de librairie en festival: connus ou non, les \u00e9crivains ont plus que jamais besoin d&rsquo;aller \u00e0 la rencontre des lecteurs pour promouvoir leurs livres dans un contexte difficile pour la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p class=\"lead \">De Brest \u00e0 Bordeaux en passant par Uz\u00e8s et Bruxelles, \u00ab\u00a0je passe mon temps dans le train\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Anne Berest, dont le roman \u00ab\u00a0Finist\u00e8re\u00a0\u00bb (Albin Michel) est l&rsquo;un des \u00e9v\u00e8nements de la rentr\u00e9e litt\u00e9raire.<\/p>\n<p class=\"lead \">Un tel marathon est \u00ab\u00a0\u00e0 la fois tr\u00e8s fatiguant et tr\u00e8s agr\u00e9able\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise la romanci\u00e8re, qui l&rsquo;a d\u00e9but\u00e9 le 20 ao\u00fbt lorsque son livre est sorti en librairie.<\/p>\n<p class=\"lead \">Cette semaine, Anne Berest a fait une courte escale \u00e0 Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), qui accueille une quarantaine d&rsquo;auteurs en cinq jours jusqu&rsquo;\u00e0 dimanche.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0J&rsquo;ai mis quatre ans \u00e0 \u00e9crire le livre chez moi, je suis donc contente de sortir\u00a0\u00bb, explique la romanci\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"lead \">Pendant une heure, elle a parl\u00e9 de son livre \u00e0 l&rsquo;ombre des platanes de la place de la ville, devant quelque 350 personnes assises autour de l&rsquo;estrade ou sur les terrasses des caf\u00e9s. \u00ab\u00a0Nous faisons monter les \u00e9crivains sur sc\u00e8ne. Ils dialoguent, lisent leur texte ou sont accompagn\u00e9s d&rsquo;un musicien\u00a0\u00bb, explique Olivier Chaudenson, le directeur du festival.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Rencontrer et \u00e9changer, \u00e7a change de la grande solitude de l&rsquo;\u00e9criture\u00a0\u00bb, se r\u00e9jouit Sarah Chiche, venue pr\u00e9senter \u00ab\u00a0Aimer\u00a0\u00bb (Julliard), sorti fin ao\u00fbt.<\/p>\n<p class=\"lead \">Elle a des rendez-vous fix\u00e9s jusqu&rsquo;en avril 2026: la semaine en librairie et le week-end dans les salons litt\u00e9raires, comme ceux de Nancy, Besan\u00e7on, Le Mans ou Brive qui se succ\u00e8dent cet automne.<\/p>\n<p class=\"lead \">Si les ventes de livres d\u00e9clinent, ces festivals restent populaires. \u00ab\u00a0Les lecteurs sont heureux de voir les auteurs, qui ne peuvent plus dispara\u00eetre derri\u00e8re leur texte\u00a0\u00bb, avance Sarah Chiche. <\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Peu d&rsquo;\u00e9crivains la recherchent mais l&rsquo;incarnation est importante\u00a0\u00bb, ajoute-t-elle, en donnant l&rsquo;exemple de deux romanciers stars: Am\u00e9lie Nothomb et ses chapeaux ou Michel Houellebecq et son imperm\u00e9able.<\/p>\n<p class=\"lead \">&#8211; \u00ab\u00a0Sur tous les fronts\u00a0\u00bb &#8211;<\/p>\n<p class=\"lead \">Pour le romancier Olivier Adam, \u00ab\u00a0les \u00e9crivains doivent accompagner leur livre, \u00eatre sur tous les fronts\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p class=\"lead \">A ses d\u00e9buts dans la litt\u00e9rature, il y a 25 ans, \u00ab\u00a0les \u00e9diteurs se contentaient de critiques dans la presse, surtout Le Monde ou Le Figaro, et d&rsquo;une invitation \u00e0 Apostrophes\u00a0\u00bb, l&rsquo;\u00e9mission embl\u00e9matique de Bernard Pivot, explique l&rsquo;auteur de \u00ab\u00a0Et toute la vie devant nous\u00a0\u00bb (Flammarion).<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Ca a beaucoup chang\u00e9: la presse a perdu une partie de son influence. Au profit du bouche \u00e0 oreille, du travail des libraires, des r\u00e9seaux sociaux et des festivals\u00a0\u00bb, estime-t-il.<\/p>\n<p class=\"lead \">Les romanciers reconnus ont moins besoin de faire leur promotion. Comme Lionel Duroy, auteur de \u00ab\u00a0Un mal irr\u00e9parable\u00a0\u00bb (Mialet-Barrault), qui se f\u00e9licite d&rsquo;avoir \u00ab\u00a0des lecteurs fid\u00e8les\u00a0\u00bb de livre en livre depuis \u00ab\u00a040 ans\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">Ce n&rsquo;est pas le cas pour les auteurs d&rsquo;un premier roman qui, quelle que soit sa qualit\u00e9 litt\u00e9raire, peine \u00e0 surnager au milieu des quelque 400 livres de la rentr\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Face aux t\u00eates d&rsquo;affiche de la rentr\u00e9e\u00a0\u00bb, comme Emmanuel Carr\u00e8re ou Nathacha Appanah, \u00ab\u00a0on n&rsquo;existe pas\u00a0\u00bb, reconna\u00eet Kevin Thi\u00e9von, qui publie \u00ab\u00a0La bouche dans le sable\u00a0\u00bb (Le Bruit du monde).<\/p>\n<p class=\"lead \">Ce romancier novice de 32 ans, qui travaille au minist\u00e8re des Arm\u00e9es, voit donc son passage au festival de Manosque \u00ab\u00a0comme une belle opportunit\u00e9\u00a0\u00bb de \u00ab\u00a0partager avec des passionn\u00e9s de lecture\u00a0\u00bb, m\u00eame si l&rsquo;impact sur les ventes du livre est incertain. <\/p>\n<p class=\"lead \">Habitante de Manosque fid\u00e8le au festival depuis 2011, Fran\u00e7oise Rougier, 79 ans, reconna\u00eet que \u00ab\u00a0voir et entendre un \u00e9crivain en vrai\u00a0\u00bb peut l'\u00a0\u00bbencourager ou non \u00e0 lire ses livres\u00a0\u00bb. Mais sans garantie: \u00ab\u00a0J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 parfois emball\u00e9e par la rencontre d&rsquo;un auteur avant de m&rsquo;ennuyer en lisant son bouquin. Ou l&rsquo;inverse\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"small font-weight-bold text-gray3 \"> publi\u00e9 le 27 septembre \u00e0 16h57, AFP<\/p>\n<p>                             Partager<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, ils sillonnent la France, de librairie en festival: connus ou non, les \u00e9crivains&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":422240,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1357],"tags":[6818,1379,58,59,1011,27,11864,1380],"class_list":{"0":"post-422239","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-livres","8":"tag-dition","9":"tag-books","10":"tag-divertissement","11":"tag-entertainment","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-littrature","15":"tag-livres"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115278226734171327","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/422239","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=422239"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/422239\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/422240"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=422239"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=422239"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=422239"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}