{"id":423388,"date":"2025-09-28T09:09:10","date_gmt":"2025-09-28T09:09:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/423388\/"},"modified":"2025-09-28T09:09:10","modified_gmt":"2025-09-28T09:09:10","slug":"une-exposition-celebre-le-combat-des-sculptrices-pour-exister-a-la-belle-epoque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/423388\/","title":{"rendered":"Une exposition c\u00e9l\u00e8bre le combat des sculptrices pour exister \u00e0 la Belle \u00c9poque"},"content":{"rendered":"<p>Sculptures, photographies, dessins, correspondances&#8230; Jusqu\u2019au 4 janvier, le mus\u00e9e Camille Claudel de Nogent-sur-Seine sort de l\u2019ombre les artistes f\u00e9minines ayant brav\u00e9 les pr\u00e9jug\u00e9s d\u2019un monde domin\u00e9 par les hommes, pour suivre leur vocation.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Dans les ann\u00e9es 1900, des sculptrices ont brav\u00e9 tous les obstacles li\u00e9s \u00e0 leur condition de femme pour suivre leur vocation dans un monde domin\u00e9 par les hommes, \u00e0 l&rsquo;instar de\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/culture\/tout-le-drame-de-camille-est-la-sous-nos-yeux-l-incroyable-destinee-du-bronze-de-camille-claudel-aux-encheres-a-orleans-20241219\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Camille Claudel<\/a>. Une exposition les sort enfin de l&rsquo;anonymat.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Quelque 90 sculptures, portraits peints, dessins, photographies et correspondances sont expos\u00e9s jusqu&rsquo;au 4 janvier au mus\u00e9e Camille Claudel de Nogent-sur-Seine (Aube) au long de ce parcours co-produit avec les mus\u00e9es des Beaux-Arts de Tours et de Pont-Aven (Finist\u00e8re). On y apprend comment ces femmes, exclues de l&rsquo;enseignement artistique et jug\u00e9es trop faibles pour s&rsquo;attaquer au marbre, ont bataill\u00e9 pour creuser leur sillon.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abD\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 Paris en 1880, Camille Claudel, \u00e2g\u00e9e de 16 ans, rejoint une sc\u00e8ne artistique d\u00e9j\u00e0 marqu\u00e9e par leur pr\u00e9sence et qui n&rsquo;est pas que domin\u00e9e par des hommes\u00bb, explique \u00e0 l&rsquo;AFP Pauline Fleury, commissaire de l&rsquo;exposition avec Anne Rivi\u00e8re, historienne de l&rsquo;art parmi les premi\u00e8res \u00e0 avoir redonn\u00e9 son statut d&rsquo;artiste \u00e0 part enti\u00e8re \u00e0 celle rest\u00e9e longtemps dans l&rsquo;ombre de son ma\u00eetre et amant\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/culture\/encheres\/un-marbre-d-auguste-rodin-disparu-depuis-1906-mis-aux-encheres-20250518\" data-fig-type=\"NewsFlash\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Auguste Rodin<\/a>.<\/p>\n<p class=\"fig-body-link\">\n            \u00c0 lire aussi<br \/>\n        <a class=\"fig-body-link__link fig-premium-mark\" href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/arts-expositions\/2017\/03\/17\/03015-20170317ARTFIG00081-camille-claudel-la-reconnaissance-enfin8230.php\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Camille Claudel, la reconnaissance, enfin\u2026<br \/>\n    <\/a>\n<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Parmi ces sculptrices aux origines sociales diverses, fran\u00e7aises comme \u00e9trang\u00e8res attir\u00e9es par le Paris artistique de la Belle \u00e9poque, certaines sont d\u00e9j\u00e0 reconnues mais rares sont celles qui obtiennent des commandes publiques. Parmi elles, Marie Cazin, Charlotte Besnard, Jeanne Itasse, Laure Coutan-Montorgueil ou Marguerite Syamour \u00e9voluent \u00e0 l&rsquo;abri d&rsquo;un \u00e9poux ou d&rsquo;un p\u00e8re artiste. Militante f\u00e9ministe de la premi\u00e8re heure, Blanche Moria, fille d&rsquo;un fabricant de chandelles et d&rsquo;une couturi\u00e8re, lutte quant \u00e0 elle sans rel\u00e2che pour les droits des femmes \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 un enseignement et au travail. \u00abLa meilleure r\u00e9ponse \u00e9tait le travail: elles travaill\u00e8rent\u00bb, r\u00e9sumait-elle alors.<\/p>\n<p>Solidarit\u00e9 f\u00e9minine<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00c0 l\u2019\u00e9poque, les femmes sont exclues de l&rsquo;\u00e9cole des Beaux-Arts de Paris, qui ne les tol\u00e9rera progressivement qu&rsquo;\u00e0 partir de 1897. \u00abBeaucoup rejoignent des ateliers priv\u00e9s comme l&rsquo;Acad\u00e9mie Colarossi o\u00f9 elles acc\u00e8dent \u00e0 des mod\u00e8les\u00bb, rappelle la commissaire. Madeleine Jouvray, fille de cartonniers fran\u00e7ais qui deviendra l&rsquo;une des praticiennes (ouvri\u00e8res, NDLR) de Rodin, mais aussi des Britanniques comme Jessie Lipscomb et des Scandinaves comme Sigrid af Forselles ou Carolina Benedicks-Bruce, s&rsquo;y retrouvent.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abLa sculpture traditionnelle, le marbre et le bronze co\u00fbtent cher, le recours \u00e0 des ouvriers aussi\u00bb, souligne Mme Fleury. \u00abElles mutualisent aussi leurs espaces de travail personnels et cr\u00e9ent de vrais r\u00e9seaux de solidarit\u00e9 f\u00e9minine. Cinq d&rsquo;entre elles partagent un temps un atelier avec Camille Claudel qui fait figure de meneuse\u00bb, poursuit-elle. En t\u00e9moignent quelques rares photographies ainsi que des portraits crois\u00e9s: les artistes se peignent et se sculptent entre elles pour pallier le manque de mod\u00e8les professionnels.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Auguste Rodin va superviser le lieu. Les jeunes femmes rejoignent alors d&rsquo;autres apprenties au D\u00e9p\u00f4t des marbres o\u00f9 il a install\u00e9 son propre atelier collaboratif. Confront\u00e9s \u00e0 la pratique, \u00e9l\u00e8ves et ma\u00eetre s&rsquo;y mesurent autour d&rsquo;un m\u00eame sujet. Ainsi ces trois sculptures repr\u00e9sentant la t\u00eate sculpt\u00e9e de Giganti, mod\u00e8le italien renomm\u00e9\u00a0: \u00abCelle, tr\u00e8s expressive, de Camille Claudel, sa version assez classique par Jessie Lipscomb et celle, stylis\u00e9e, de Rodin\u00bb, commente la commissaire.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Autour de Rodin, des sculptrices comme l&rsquo;\u00c9cossaise Ottilie Maclaren et les Su\u00e9doises Agn\u00e8s de Frumerie et Ruth Milles \u00e9voluent vers le symbolisme. Camille Claudel, qui rompt avec lui en 1893, r\u00e9alise alors Clotho, une sculpture en pl\u00e2tre repr\u00e9sentant un corps f\u00e9minin sans fard, vieillissant.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">L&rsquo;exposition se conclut sur une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de sculptrices comme les Fran\u00e7aises Anna Bass ou Jane Poupelet et la Belge Yvonne Serruys, qui reviennent \u00e0 l&rsquo;\u00e9pure et \u00e0 la simplicit\u00e9 des formes. Elles seront expos\u00e9es avec Camille Claudel \u00e0 Zurich en 1913, au moment o\u00f9 cette derni\u00e8re dispara\u00eet de la sc\u00e8ne artistique apr\u00e8s son internement dans un asile. Des contenus int\u00e9gr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;audioguide et r\u00e9alis\u00e9s par un collectif de chercheuses en histoire de l&rsquo;art, F.A.R (Femmes Artistes en R\u00e9seaux), apportent un \u00e9clairage sur plusieurs \u0153uvres phares du parcours.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Sculptures, photographies, dessins, correspondances&#8230; Jusqu\u2019au 4 janvier, le mus\u00e9e Camille Claudel de Nogent-sur-Seine sort de l\u2019ombre les artistes&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":423389,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,55265,55264,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-423388","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-auguste-rodin","12":"tag-camille-claudel","13":"tag-design","14":"tag-divertissement","15":"tag-entertainment","16":"tag-fr","17":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115281144265217532","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/423388","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=423388"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/423388\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/423389"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=423388"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=423388"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=423388"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}