{"id":432690,"date":"2025-10-02T03:26:09","date_gmt":"2025-10-02T03:26:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/432690\/"},"modified":"2025-10-02T03:26:09","modified_gmt":"2025-10-02T03:26:09","slug":"les-chiffres-et-les-faits-sur-limmigration-ne-mentent-pas-interview","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/432690\/","title":{"rendered":"\u00ab Les chiffres et les faits sur l&rsquo;immigration ne mentent pas \u00bb [Interview]"},"content":{"rendered":"<p>Manuel Ostermann est premier vice-pr\u00e9sident f\u00e9d\u00e9ral du syndicat de police f\u00e9d\u00e9ral DPolG en Allemagne. Il est \u00e9galement porte-parole pour la politique int\u00e9rieure de la Junge Union, l\u2019organisation de jeunesse de l\u2019alliance CDU\/CSU au pouvoir dans le Land de Rh\u00e9nanie-du-Nord-Westphalie, et expert en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure et de maintien de l\u2019ordre. Notre confr\u00e8re <strong>Zolt\u00e1n Kott\u00e1sz<\/strong> de The European Conservative<a href=\"https:\/\/europeanconservative.com\/articles\/interviews\/migration-german-police-union-leader-manuel-ostermann\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> s\u2019est entretenu avec lui la semaine derni\u00e8re \u00e0 Szeged<\/a>, en Hongrie, en marge d\u2019une <a href=\"https:\/\/europeanconservative.com\/articles\/news\/orban-was-right-hungary-summit-defends-border-fence-policy\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">conf\u00e9rence sur<\/a> le 10e anniversaire de la crise migratoire europ\u00e9enne organis\u00e9e par le Mathias Corvinus Collegium (MCC) et le Migration Research Institute (MRI).<\/p>\n<p>Traduction par nos soins.<\/p>\n<p><b>La crise migratoire europ\u00e9enne a commenc\u00e9 avec la Willkommenskultur d\u2019Angela Merkel et sa c\u00e9l\u00e8bre phrase Wir schaffen das (\u00ab Nous y arriverons \u00bb). Dix ans plus tard, qu\u2019a appris l\u2019Allemagne ?<\/b><\/p>\n<p><strong>Manuel Ostermann :<\/strong> Tout d\u2019abord, nous savons aujourd\u2019hui \u2013 et nous le savions d\u00e9j\u00e0 en d\u00e9cembre 2015 \u2013 que cette phrase historique n\u2019avait pas grand-chose \u00e0 voir avec la r\u00e9alit\u00e9 quotidienne. L\u2019Allemagne se dirigeait vers des d\u00e9fis impr\u00e9vus. Avec le recul, il faut dire que la chanceli\u00e8re n\u2019a rendu aucun service \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure ni \u00e0 la population allemande avec cette d\u00e9cision. Aujourd\u2019hui, nous sommes confront\u00e9s \u00e0 des infrastructures d\u00e9labr\u00e9es, des syst\u00e8mes sociaux surcharg\u00e9s, des charges financi\u00e8res, une criminalit\u00e9 en hausse et une menace islamiste clairement li\u00e9e \u00e0 la migration.<\/p>\n<p><b>Les syndicats de police allemands comptent parmi les d\u00e9tracteurs les plus virulents de l\u2019immigration. Est-ce parce que les agents sont confront\u00e9s quotidiennement \u00e0 ces probl\u00e8mes ?<\/b><\/p>\n<p><strong>Manuel Ostermann :<\/strong> Oui. En tant que syndicat de police, notre principale mission est de prot\u00e9ger le bien-\u00eatre des agents, et nous voyons ce \u00e0 quoi ils sont confront\u00e9s quotidiennement. En Allemagne, un policier est victime d\u2019un crime toutes les cinq minutes. La violence \u00e0 l\u2019encontre des agents est monnaie courante. Les crimes violents en g\u00e9n\u00e9ral, les agressions sexuelles et les atteintes \u00e0 la libert\u00e9 individuelle sont en augmentation. Chaque jour, les agents sortent pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 des citoyens et, si n\u00e9cessaire, risquent leur vie pour des inconnus. Ce n\u2019est pas une exag\u00e9ration, c\u2019est la r\u00e9alit\u00e9 actuelle en Allemagne. C\u2019est pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux. Notre responsabilit\u00e9 est de nous exprimer, car il s\u2019agit en fin de compte de prot\u00e9ger la vie de nos forces de police. En tant que syndicat, nous consid\u00e9rons qu\u2019il est de notre devoir de nous exprimer et de faire preuve de r\u00e9silience en leur nom.<\/p>\n<p><b>Dans votre discours, vous avez d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait particuli\u00e8rement difficile de traiter les d\u00e9linquants issus de l\u2019immigration. Que montrent les chiffres ?<\/b><\/p>\n<p><strong>Manuel Ostermann :<\/strong> Les statistiques sont claires. Selon le rapport f\u00e9d\u00e9ral sur la criminalit\u00e9 de 2023, les hommes originaires des principaux pays d\u2019origine des demandeurs d\u2019asile, qui repr\u00e9sentent moins de 1 % de la population allemande, ont commis 8 800 infractions sexuelles. Cela repr\u00e9sente 24 infractions par jour. Avant 2015, des chiffres de cette ampleur n\u2019existaient tout simplement pas. Nous le constatons \u00e9galement dans la criminalit\u00e9 juv\u00e9nile et les infractions li\u00e9es aux armes blanches : les suspects issus de ces milieux repr\u00e9sentent pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de tous les cas. Ignorer ces faits ne fait qu\u2019aggraver les probl\u00e8mes : division, extr\u00e9misme et \u00e9rosion des libert\u00e9s collectives. Il est d\u00e9j\u00e0 statistiquement prouv\u00e9 que cette vague migratoire a aliment\u00e9 la criminalit\u00e9. Le nier serait irresponsable.<\/p>\n<p><b>Les politiciens prennent-ils les syndicats de policiers plus au s\u00e9rieux aujourd\u2019hui qu\u2019il y a dix ans ?<\/b><\/p>\n<p><strong>Manuel Ostermann :<\/strong> En 2015 et 2016, personne ne nous \u00e9coutait. Nous \u00e9tions rejet\u00e9s, ignor\u00e9s, qualifi\u00e9s de radicaux de droite. Aujourd\u2019hui, la situation est diff\u00e9rente. Notre voix a d\u00e9sormais un r\u00e9el poids, y compris dans la sph\u00e8re publique. Nous avons maintenant un ministre f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019Int\u00e9rieur qui fait un excellent travail, et nous voyons les choses commencer \u00e0 bouger, tant dans la politique que dans la soci\u00e9t\u00e9. L\u2019essentiel est d\u00e9sormais de rester s\u00e9rieux mais clairs dans nos revendications. En fin de compte, il s\u2019agit de l\u2019infrastructure s\u00e9curitaire de l\u2019Allemagne, et il ne peut y avoir aucun compromis. Le politiquement correct, qui nous a mis dans cette situation difficile, doit cesser. Les chiffres et les faits ne mentent pas, ils doivent guider l\u2019action.<\/p>\n<p><b>Pourtant, certains rapports sugg\u00e8rent que les migrants obtiennent encore trop facilement la nationalit\u00e9 allemande. N\u2019est-ce pas pr\u00e9occupant ?<\/b><\/p>\n<p><strong>Manuel Ostermann :<\/strong> Sous l\u2019ancien gouvernement, nous avions ce qu\u2019on appelait la \u00ab naturalisation turbo \u00bb : les migrants pouvaient demander un passeport allemand apr\u00e8s seulement trois ans. Heureusement, cela a d\u00e9sormais \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 par la loi, m\u00eame si celle-ci n\u2019est pas encore en vigueur. Le gouvernement pr\u00e9c\u00e9dent \u00e9tait de gauche et a sem\u00e9 le chaos, pour \u00eatre honn\u00eate, un v\u00e9ritable champ de ruines. Le gouvernement actuel n\u2019est en place que depuis peu, nous devons donc lui laisser un peu de temps, mais au moins, des signes de changement sont visibles. L\u2019un des probl\u00e8mes de l\u2019Allemagne est sa bureaucratie : jusqu\u2019\u00e0 cinq autorit\u00e9s diff\u00e9rentes peuvent \u00eatre responsables d\u2019un seul migrant. Ce n\u2019est pas simple. Nous devons de toute urgence rationaliser les proc\u00e9dures. Je suis optimiste quant au fait que nous allons dans la bonne direction, mais si le gouvernement ne tient pas ses promesses, il sera jug\u00e9 sur ses actions.<\/p>\n<p><b>Dans quelle mesure les sociaux-d\u00e9mocrates, partenaires minoritaires de la coalition, constituent-ils un obstacle \u00e0 ces mesures anti-immigration ?<\/b><\/p>\n<p>vLe fait que les sociaux-d\u00e9mocrates de gauche tentent sans cesse de bloquer une politique d\u2019asile coh\u00e9rente et r\u00e9aliste n\u2019aide certainement pas. Je reste n\u00e9anmoins convaincu que le ministre de l\u2019Int\u00e9rieur a la force n\u00e9cessaire pour riposter. Si le gouvernement ne traite pas cette question de mani\u00e8re d\u00e9cisive, les \u00e9lecteurs se tourneront vers d\u2019autres options, ce qui ne pourra que conduire \u00e0 la radicalisation et \u00e0 la division. C\u2019est pourquoi il faut dire clairement aux sociaux-d\u00e9mocrates qu\u2019il n\u2019y a plus de temps \u00e0 perdre en n\u00e9gociations interminables. Soit nous agissons maintenant dans le respect de l\u2019\u00c9tat de droit, soit les forces radicales prendront le pouvoir. Et personne ne souhaite cela.<\/p>\n<p><b><strong>La coop\u00e9ration entre la CDU et l\u2019AfD est donc hors de question ?<\/strong><\/b><\/p>\n<p><strong>Manuel Ostermann :<\/strong> Ce n\u2019est pas \u00e0 moi d\u2019en d\u00e9cider, je ne suis pas un homme politique. Ce que je peux dire, c\u2019est que je ne crois pas \u00e0 la rh\u00e9torique du pare-feu. Je suis un d\u00e9mocrate convaincu. Je n\u2019ai pas besoin d\u2019aimer un parti ou d\u2019\u00eatre d\u2019accord avec son programme, mais je dois respecter le fait que tout parti d\u00e9mocratiquement \u00e9lu au parlement a le droit de participer au d\u00e9bat politique. Le nier ne fait que renforcer les extr\u00eames. La d\u00e9mocratie ne peut pas signifier parler \u00e0 certains et exclure les autres. En fin de compte, ce sont les \u00e9lecteurs, le peuple, qui d\u00e9cident qui gouverne. Si les partis \u00e9tablis continuent \u00e0 exclure les autres, cela ne conduira pas \u00e0 moins de radicalisation, mais \u00e0 plus. C\u2019est pourquoi j\u2019en appelle \u00e0 la responsabilit\u00e9 d\u00e9mocratique de chacun.<\/p>\n<p>Illustration : DR<br \/>[cc] Article relu et corrig\u00e9 (orthographe, syntaxe) par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, d\u00e9p\u00eaches libres de copie et de diffusion sous r\u00e9serve de mention et de lien vers la source d\u2019origine..<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Manuel Ostermann est premier vice-pr\u00e9sident f\u00e9d\u00e9ral du syndicat de police f\u00e9d\u00e9ral DPolG en Allemagne. 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