{"id":435789,"date":"2025-10-03T09:04:16","date_gmt":"2025-10-03T09:04:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/435789\/"},"modified":"2025-10-03T09:04:16","modified_gmt":"2025-10-03T09:04:16","slug":"les-mysteres-et-le-genie-de-la-peintre-michaelina-wautier-oubliee-pendant-350-ans-parce-que-femme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/435789\/","title":{"rendered":"Les myst\u00e8res et le g\u00e9nie de la peintre Michaelina Wautier, oubli\u00e9e pendant 350 ans parce que femme."},"content":{"rendered":"<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">La red\u00e9couverte de Michaelina Wautier peut \u00eatre mise en parall\u00e8le avec celle d&rsquo;Artemisia Gentileschi, sa quasi-contemporaine (1593-1653), longtemps oubli\u00e9e de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art comme elle, mais tr\u00e8s diff\u00e9rente. La premi\u00e8re \u00e9tait plong\u00e9e dans le baroque des Pays-Bas du Sud, alors que la seconde l&rsquo;\u00e9tait dans l&rsquo;Italie caravagesque.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"w-full lazyload lazyload--opacity object-contain\" style=\"aspect-ratio:87 \/ 100;opacity:1\" alt=\"Michaelina Wautier The Five Senses (Taste) 1650, Boston\" width=\"768\" height=\"878\" fetchpriority=\"auto\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/S5VKD3X55FFF3BW6V4SEHXNP7I.png\"  data- data-optimumx=\"1\"\/>Michaelina Wautier The Five Senses (Taste) 1650, Boston \u00a9Photography  Museum of Fine Arts, Boston<\/p>\n<p class=\"text-left ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Apr\u00e8s la mort de Michaelina Wautier, on attribua ses peintures \u00e0 des hommes jugeant qu&rsquo;une femme ne pouvait \u00eatre celle qui peignait de grands tableaux historiques, des sc\u00e8nes de genre et m\u00eame des nus masculins comme son Triomphe de Bacchus pi\u00e8ce ma\u00eetresse de l&rsquo;exposition \u00e0 Vienne et propri\u00e9t\u00e9 du Kunsthistorisches Museum. Une tr\u00e8s grande peinture de 3,5 m x 2,7 m, longtemps attribu\u00e9e \u00e0 tort \u00e0 un \u00e9l\u00e8ve de Rubens.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/culture\/arts\/2018\/06\/09\/la-formidable-revelation-de-michaelina-au-mas-danvers-45BGMGDSBFCWVAISRBVDFBA6LQ\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" class=\"ap-StoryInterstitialLink ap-StoryElement ap-StoryElement--mb\">En 2018, la formidable r\u00e9v\u00e9lation de Michaelina au Mas d&rsquo;Anvers<\/a><\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Bacchus et ses acolytes, quasi nus et ivres, forment une procession. Dans le cort\u00e8ge, il y a une femme \u00e0 droite, toute diff\u00e9rente qui nous regarde dans les yeux, une m\u00e9nade (une bacchante) habill\u00e9e de rose, poitrine d\u00e9nud\u00e9e. C&rsquo;est un autoportrait de Michaelina elle-m\u00eame, comme le prouve, plac\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du Bacchus \u00e0 l&rsquo;exposition, un autoportrait d&rsquo;une taille inusit\u00e9e pour l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 elle se montre en train de peindre, fi\u00e8re de son talent. On a longtemps associ\u00e9 ce tr\u00e8s bel autoportrait \u2013 \u00e0 tort \u2014 \u00e0 Artemisia Gentileschi.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"w-full lazyload lazyload--opacity object-contain\" style=\"aspect-ratio:131 \/ 100;opacity:1\" alt=\"Michaelina Wautier The Triumph of Bacchus c. 1655\u201359 Oil on canvas, 271.5 \u00d7 355.5, Kunsthistorisches Museum\" width=\"768\" height=\"586\" fetchpriority=\"auto\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/S5VKD3X55FFF3BW6V4SEHXNP7I.png\"  data- data-optimumx=\"1\"\/>Michaelina Wautier The Triumph of Bacchus c. 1655\u201359 Oil on canvas, 271.5 \u00d7 355.5, Kunsthistorisches Museum \u00a9 KHM-Museumsverband<b>Les cinq sens<\/b><\/p>\n<p class=\"text-left ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Ce \u00ab\u00a0Triomphe de Bacchus\u00a0\u00bb est une \u0153uvre surprenante de la part d&rsquo;une femme peintre. Au XVIIe si\u00e8cle, les femmes n&rsquo;\u00e9taient pas admises dans les cours de dessins sur mod\u00e8les vivants quand les mod\u00e8les \u00e9taient des hommes. Elle a donc d\u00fb apprendre par ailleurs, sans doute dans l&rsquo;atelier qu&rsquo;elle partageait \u00e0 Bruxelles, devant l&rsquo;\u00e9glise de la Chapelle, avec son fr\u00e8re a\u00een\u00e9 Charles Wautier, lui aussi peintre, n\u00e9 en 1609.<\/p>\n<p class=\"text-left ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Par rapport \u00e0 l&rsquo;exposition d&rsquo;Anvers, celle de Vienne s&rsquo;est enrichie de dix tableaux suppl\u00e9mentaires de Michaelina retrouv\u00e9s depuis lors dont les \u00ab\u00a0Cinq Sens\u00a0\u00bb. Ce sont cinq magnifiques portraits d&rsquo;enfants qui ont \u00e9t\u00e9 acquis par le mus\u00e9e des Beaux-Arts de Boston. Chaque tableau, est sign\u00e9 de \u00ab\u00a0Michaelina facit, 1650\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Chaque fois, un enfant, repr\u00e9sent\u00e9 sur un fond sombre avec \u00e9clairage venu de face, symbolise un des sens : la vue, l&rsquo;ou\u00efe, le toucher, l&rsquo;odorat (il tient dans une main un \u0153uf pourri), le go\u00fbt (un enfant mange une tranche de pain si r\u00e9aliste qu&rsquo;un enfant d&rsquo;aujourd&rsquo;hui a voulu dit-on, s&rsquo;en emparer).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"w-full lazyload lazyload--opacity object-contain\" style=\"aspect-ratio:87 \/ 100;opacity:1\" alt=\"Michaelina Wautier, The Five Senses (Smell), 1650, Boston\" width=\"768\" height=\"886\" fetchpriority=\"auto\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/S5VKD3X55FFF3BW6V4SEHXNP7I.png\"  data- data-optimumx=\"1\"\/>Michaelina Wautier, The Five Senses (Smell), 1650, Boston \u00a9Photography  Museum of Fine Arts, Boston<\/p>\n<p class=\"text-left ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Pour le directeur du mus\u00e9e de Vienne, \u00ab\u00a0Michaelina Wautier est une des plus extraordinaires red\u00e9couvertes dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, dans ces derni\u00e8res d\u00e9cennies\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/culture\/arts\/2022\/02\/13\/le-mauritshuis-fete-les-fleurs-et-les-femmes-DGHWEBLOLZB43M3V244IDE7O5I\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\" class=\"ap-StoryInterstitialLink ap-StoryElement ap-StoryElement--mb\">Le Mauritshuis f\u00eate les fleurs et les femmes<\/a><\/p>\n<p class=\"text-left ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Cette red\u00e9couverte \u00ab\u00a0miraculeuse\u00a0\u00bb est due au talent et \u00e0 l&rsquo;obstination de la commissaire de l&rsquo;exposition du Mas comme de celles de Vienne et Londres, professeur \u00e0 la KUL, Katlijne Van der Stighelen qui travaille sur cette artiste depuis 30 ans, la sortant de l&rsquo;oubli. C&rsquo;est suite \u00e0 son exposition \u00e0 Anvers qu&rsquo;on retrouva la s\u00e9rie des Cinq sens et qu&rsquo;on peut la voir pour la premi\u00e8re fois en entier en Europe.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Apr\u00e8s Vienne, l&rsquo;exposition ira au printemps 2026 \u00e0 la Royal Academy de Londres.<\/p>\n<p><b>Peintre \u00ab\u00a0belge\u00a0\u00bb<\/b><\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">\u00c0 Vienne, on est d&#8217;embl\u00e9e s\u00e9duit par la force de ses portraits, mais aussi ses sc\u00e8nes de genre (gar\u00e7ons soufflant des bulles, jeune homme \u00e0 la pipe), ses tableaux religieux (Annonciation, \u00c9ducation de Marie) et mythologiques.<\/p>\n<p class=\"text-left ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Son \u00ab\u00a0Portrait de deux petites filles en saintes Agn\u00e8s et Doroth\u00e9e\u00a0\u00bb du mus\u00e9e des Beaux-Arts d&rsquo;Anvers, se tenant pr\u00e8s d&rsquo;un panier rempli de roses et de pommes, est d\u00e9licieux. Elles ont le regard m\u00e9lancolique et de tr\u00e8s beaux habits jaune, violet et noir.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"w-full lazyload lazyload--opacity object-contain\" style=\"aspect-ratio:83 \/ 100;opacity:1\" alt=\"Michaelina Wautier, Self-portrait, c. 1650, Private collection\" width=\"768\" height=\"924\" fetchpriority=\"auto\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/S5VKD3X55FFF3BW6V4SEHXNP7I.png\"  data- data-optimumx=\"1\"\/>Michaelina Wautier, Self-portrait, c. 1650, Private collection \u00a9Photography  Museum of Fine Arts, Boston<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">On sait tr\u00e8s peu de choses d&rsquo;elle. Si on ose cet anachronisme (la Belgique n&rsquo;existant pas encore comme telle), Michaelina, est une peintre belge : elle est n\u00e9e et a grandi \u00e0 Mons o\u00f9 elle parlait fran\u00e7ais, elle a travaill\u00e9 \u00e0 Bruxelles et parl\u00e9 sans doute le n\u00e9erlandais, langue alors de la majorit\u00e9 des habitants \u00e0 Bruxelles, et a \u00e9t\u00e9 red\u00e9couverte en 2018 en Flandre.<\/p>\n<blockquote class=\"ap-StoryQuote ap-StoryQuote--blockquote\">\n<p class=\"ap-StoryQuote-text\">Une des plus extraordinaires red\u00e9couvertes dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Elle est n\u00e9e \u00e0 Mons en 1614 dans une famille ais\u00e9e, intellectuelle de onze enfants et est morte \u00e0 75 ans. Longtemps, on a cru qu&rsquo;elle \u00e9tait n\u00e9e en 1604, mais on l&rsquo;avait confondue avec sa s\u0153ur appel\u00e9e Magdalena n\u00e9e dix ans avant elle. Sa famille habitait \u00e0 la rue d&rsquo;Havr\u00e9 et avait dans ses connaissances les M\u00e9rode.<\/p>\n<p class=\"text-left ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Son fr\u00e8re Charles aussi \u00e9tait peintre et elle et lui, qui rest\u00e8rent c\u00e9libataires et n&rsquo;eurent pas d&rsquo;enfants, s&rsquo;install\u00e8rent \u00e0 Bruxelles dans les ann\u00e9es 1630, pr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9glise Notre-Dame de la Chapelle. Ils partageaient un atelier, mais la question de savoir s&rsquo;ils ont collabor\u00e9 reste un sujet de recherche. Le fait qu&rsquo;elle ne se soit jamais mari\u00e9e pourrait bien avoir \u00e9t\u00e9 un choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 \u00ab\u00a0pour le bien de l&rsquo;art\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">\u00c0 force de recherches, Katlijne Van der Stighelen a d\u00e9j\u00e0 pu retrouver 35 tableaux de Michaelina, parfois r\u00e9attribu\u00e9s jadis par erreur \u00e0 des hommes. D&rsquo;autres tableaux existent encore certainement. Les recherches continuent. Sous les surpeints, elle a retrouv\u00e9 la signature de l&rsquo;artiste.<\/p>\n<p><b>Les myst\u00e8res<\/b><\/p>\n<p class=\"text-left ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Michaelina n&rsquo;a laiss\u00e9 aucune lettre ou \u00e9crit. Contrairement \u00e0 de nombreuses femmes artistes de son \u00e9poque, elle signait de son nom complet : Michaelina Wautier, et non Michelle, sous sa forme latinis\u00e9e, ce qui \u00e9tait peut-\u00eatre une fa\u00e7on de souligner son \u00e9ducation. Dans deux de ses \u0153uvres, elle est all\u00e9e encore plus loin en ajoutant \u00e0 sa signature \u00ab\u00a0inventit et fecit\u00a0\u00bb , \u00ab\u00a0con\u00e7u et ex\u00e9cut\u00e9\u00a0\u00bb. Une mani\u00e8re de combattre le pr\u00e9jug\u00e9 de l&rsquo;alors selon lequel les femmes manquaient d&rsquo;imagination cr\u00e9ative.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">\u00c0 son \u00e9poque, elle avait une belle renomm\u00e9e puisque l&rsquo;archiduc L\u00e9opold-Guillaume de Habsbourg, grand amateur d&rsquo;art, qui s\u00e9journa \u00e0 Bruxelles entre 1647 et 1656 avait trois \u0153uvres d&rsquo;elle dans la collection d&rsquo;une centaine de tableaux qu&rsquo;il ramena avec lui \u00e0 Vienne et qui font l&rsquo;orgueil des mus\u00e9es viennois.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"w-full lazyload lazyload--opacity object-contain\" style=\"aspect-ratio:137 \/ 100;opacity:1\" alt=\"Michaelina Wautier Two Boys Blowing Bubbles c. 1650\u201355 Seattle Art Museum\" width=\"768\" height=\"561\" fetchpriority=\"auto\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/S5VKD3X55FFF3BW6V4SEHXNP7I.png\"  data- data-optimumx=\"1\"\/>Michaelina Wautier Two Boys Blowing Bubbles c. 1650\u201355 Seattle Art Museum \u00a9 Seattle Art Museum Photo by Nathaniel Willson<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Les myst\u00e8res restent nombreux. Ses nom et pr\u00e9nom ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits de multiples mani\u00e8res. On ne conna\u00eet rien de son apprentissage ou de son \u00e9ventuel voyage en Italie. Et on ne sait rien des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie. On n&rsquo;a retrouv\u00e9 aucun tableau de cette p\u00e9riode. Son dernier tableau connu (et pr\u00e9sent \u00e0 l&rsquo;exposition) est une grande Annonciation de 1659. Contrairement \u00e0 elle, son fr\u00e8re Charles continua \u00e0 peindre jusqu&rsquo;en 1685.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Elle avait laiss\u00e9 un testament qui aurait pu nous \u00e9clairer mais il disparut dans les flammes lors du bombardement de Bruxelles par les troupes fran\u00e7aises en 1695.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">L&rsquo;exposition \u00e0 Vienne montre l&rsquo;art de Michaelina \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;oeuvres de ses contemporains \u00e0 commencer par Charles Wautier et de grands autoportraits de Rubens et de Van Dijck.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">\u00c0 son \u00e9poque, il y avait une autre femme peintre \u00e0 Anvers, mais elle \u00e9tait une peintre uniquement de natures mortes, Clara Peeters (1594-1657).<\/p>\n<p class=\"text-left ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Une artiste comme Michaelina, brassant tous les genres, avec autant de technique et de r\u00e9ussite, est un cas exceptionnel. L&rsquo;une des pi\u00e8ces ma\u00eetresses de l&rsquo;exposition le prouve : le Portrait de Martino Martini (1654), un missionnaire j\u00e9suite italien. Il \u00e9tait extr\u00eamement inhabituel pour un homme de son rang de se faire peindre par une femme.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Il faut voir aussi la beaut\u00e9 de ses \u00e9tudes de personnages et son assurance quand elle brosse une sc\u00e8ne en quelques coups de pinceau.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Michaelina Wautier, Kunsthistorische Museum \u00e0 Vienne, jusqu&rsquo;au 22 f\u00e9vrier. Ensuite \u00e0 la Royal Academy of Arts, \u00e0 Londres du 27 mars au 21 juin 2026.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La red\u00e9couverte de Michaelina Wautier peut \u00eatre mise en parall\u00e8le avec celle d&rsquo;Artemisia Gentileschi, sa quasi-contemporaine (1593-1653), longtemps&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":435790,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[26387,1348,1384,1385,6051,1386,58,18549,59,1011,27,27909,46417],"class_list":{"0":"post-435789","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-anvers","9":"tag-arts","10":"tag-arts-and-design","11":"tag-arts-et-design","12":"tag-bruxelles-villes","13":"tag-design","14":"tag-divertissement","15":"tag-elections-flandre","16":"tag-entertainment","17":"tag-fr","18":"tag-france","19":"tag-mons","20":"tag-province-danvers"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115309436685928138","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/435789","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=435789"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/435789\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/435790"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=435789"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=435789"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=435789"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}