{"id":438728,"date":"2025-10-04T13:41:10","date_gmt":"2025-10-04T13:41:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/438728\/"},"modified":"2025-10-04T13:41:10","modified_gmt":"2025-10-04T13:41:10","slug":"toulon-sous-les-bombes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/438728\/","title":{"rendered":"Toulon sous les bombes ?"},"content":{"rendered":"<p>D&rsquo;\u00e9normes gerbes d&rsquo;eau et d&rsquo;impressionnants panaches de fum\u00e9e&#8230; Vue des hauteurs de Toulon, on pourrait se demander, depuis huit jours, si la flotte n&rsquo;est pas attaqu\u00e9e. Ce \u00ab remue m\u00e9nage \u00bb est, en fait, cons\u00e9cutif aux essais de catapultes du Charles de Gaulle. Des essais qui, si l&rsquo;on peut dire, sont loin de passer inaper\u00e7us. Afin de tester les deux catapultes \u00e0 vapeur du b\u00e2timent &#8211; \u00e9quipements ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;une lourde op\u00e9ration de maintenance pendant l&rsquo;arr\u00eat technique du porte-avions, des essais \u00ab grandeur nature \u00bb sont n\u00e9cessaires. En lieu et place des avions, diff\u00e9rentes maquettes sont, ainsi, catapult\u00e9es depuis le pont du navire. Les essais ont d\u00e9but\u00e9 le 29 septembre avec une premi\u00e8re \u00ab pont\u00e9e \u00bb de trois maquettes, dont la premi\u00e8re, apr\u00e8s avoir ricoch\u00e9 sur l&rsquo;eau, a fait un vol plan\u00e9 dans la rade (un p\u00e9rim\u00e8tre de s\u00e9curit\u00e9 avait bien entendu \u00e9t\u00e9 mis en place). Depuis, les essais de calibrage des catapultes se poursuivent chaque jour, \u00e0 la cadence d&rsquo;environ un tir toutes les 30 minutes. Aussit\u00f4t catapult\u00e9e, chaque maquette est r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e par un remorqueur, hiss\u00e9e par la grue du quai \u00e0 bord du Charles de Gaulle, puis remise en batterie pour un autre  tir. Quant aux panaches de fum\u00e9es observ\u00e9s sur le pont du porte-avions, il s&rsquo;agit tout simplement de la vapeur rel\u00e2ch\u00e9e par les catapultes.    <br \/>Longues de 75 m\u00e8tres, les deux catapultes du Charles de Gaulle sont du mod\u00e8le am\u00e9ricain C 13-3. L&rsquo;une est install\u00e9e sur la piste oblique et l&rsquo;autre \u00e0 b\u00e2bord de la piste axiale. Catapultant les avions par le train avant (Rafale, Hawkeye) ou via une \u00e9lingue (Super Etendard), elles permettent \u00e0 des appareils de plus de 15 tonnes d&rsquo;atteindre une vitesse de sortie de 150 \u00e0 160 noeuds, soit pr\u00e8s de 300 km\/h (voir explications apr\u00e8s les photos suivantes).      <\/p>\n<p>Le pont du CDG envahi par un panache de vapeur (\u00a9 : JEAN-LOUIS VENNE)<\/p>\n<p>Le pont du CDG envahi par un panache de vapeur (\u00a9 : JEAN-LOUIS VENNE) <\/p>\n<p>(\u00a9 : JEAN-LOUIS VENNE)  <\/p>\n<p>(\u00a9 : JEAN-LOUIS VENNE)<\/p>\n<p>(\u00a9 : JEAN-LOUIS VENNE)<\/p>\n<p>(\u00a9 : JEAN-LOUIS VENNE)         <\/p>\n<p>(\u00a9 : JEAN-LOUIS VENNE)    <\/p>\n<p>(\u00a9 : JEAN-LOUIS VENNE)<\/p>\n<p>(\u00a9 : JEAN-LOUIS VENNE)                <\/p>\n<p>Une machinerie impressionnante<\/p>\n<p>    Pour faire fonctionner ces engins, un impressionnant dispositif est n\u00e9cessaire. Sous le pont d&rsquo;envol, un PC g\u00e8re le fonctionnement des catapultes, en relation avec les deux cabines de catapultage (qui d\u00e9clenche le d\u00e9part) et l&rsquo;\u00e9quipe de pont.     <\/p>\n<p>Cabine de catapultage(\u00a9 MER ET MARINE &#8211; V. GROIZELEAU) <\/p>\n<p>Dans la cabine (\u00a9 MER ET MARINE &#8211; V. GROIZELEAU) <\/p>\n<p>Les catapultes fonctionne avec de la vapeur sous pression (30 bars), stock\u00e9e dans un r\u00e9servoir de 54 m3 aliment\u00e9 par la machine. Au moment du catapultage, une vanne s&rsquo;ouvre et alimente deux lignes de cylindres qui vont transmettre la force \u00e0 un chariot roulant. Propuls\u00e9 \u00e0 250 km\/h, le piston, \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;une tige conique, le \u00ab b\u00e9lier \u00bb, est frein\u00e9 en bout de course par une bulle d&rsquo;eau. A l&rsquo;issue de la manoeuvre, la catapulte est \u00ab remise en batterie \u00bb. Une vanne d&rsquo;\u00e9chappement est ouverte, le chariot, command\u00e9 hydrauliquement, revient \u00e0 sa position initiale pour \u00eatre r\u00e9arm\u00e9. A chaque catapultage, 1 tonne de vapeur est n\u00e9cessaire, la consommation quotidienne atteignant 300 tonnes d&rsquo;eau. Pour encaisser cet effort brutal et puissant, les Rafale et Hawkeye sont dot\u00e9s de trains renforc\u00e9s. Le Super Etendard, en revanche, n\u00e9cessite une \u00e9lingue, c\u00e2ble d&rsquo;acier qui propulse l&rsquo;appareil par les ailes et tombe \u00e0 l&rsquo;eau au d\u00e9collage. Mat\u00e9riels tr\u00e8s complexes, les catapultes demande beaucoup d&rsquo;entretien et n\u00e9cessitent une visite technique tous les 200 \u00e0 300 catapultages.      <\/p>\n<p>Machinerie d&rsquo;une catapulte(\u00a9 MER ET MARINE &#8211; V. GROIZELEAU)     <\/p>\n<p>Rafale au catapultage (\u00a9 : Marine Nationale &#8211; Lionel Ardouin)                <\/p>\n<p>Un club franco-am\u00e9ricain<\/p>\n<p>    Les Etats-Unis et la France sont les deux seuls pays dans le monde \u00e0 mettre en oeuvre cette technologie, qui permet d&rsquo;am\u00e9liorer significativement la capacit\u00e9 des appareils embarqu\u00e9s. L&#8217;emploi de porte-avions dot\u00e9s de catapultes et de brins d&rsquo;arr\u00eat permet en outre \u00e0 l&rsquo;US Navy et \u00e0 la Marine nationale de rendre leurs b\u00e2timents \u00ab interop\u00e9rables \u00bb. Des appareils du type Hawkeye et Greyhound de la Navy ont, ainsi, appont\u00e9 plusieurs fois sur le Charles de Gaulle, de m\u00eame qu&rsquo;un F\/A 18 Hornet en 2006. A l&rsquo;inverse, Rafale et Hawkeye fran\u00e7ais se sont pos\u00e9s et ont \u00e9t\u00e9 catapult\u00e9s depuis les porte-avions Enterprise, Harry S. Truman et Theodore Roosevelt. S&rsquo;il n&rsquo;est pas question de baser des appareils \u00e9trangers sur les b\u00e2timents de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre marine, cette capacit\u00e9 renforce manifestement les liens entre les deux marines et peut permettre aux appareils, en cas de probl\u00e8me, de se servir d&rsquo;une autre plateforme comme \u00ab terrain \u00bb de d\u00e9routement.        <\/p>\n<p>Hawkeye au catapultage (\u00a9 MER ET MARINE &#8211; ERIC HOURI)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"D&rsquo;\u00e9normes gerbes d&rsquo;eau et d&rsquo;impressionnants panaches de fum\u00e9e&#8230; Vue des hauteurs de Toulon, on pourrait se demander, depuis&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":438729,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9619],"tags":[1111,11,6130,6141,6131,6138,2380,6135,554,1777,6136,674,1011,27,6139,6134,3135,6128,567,6129,6127,12,6132,4838,882,6133,25,6140,6137,2310],"class_list":{"0":"post-438728","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-toulon","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-chantiers","11":"tag-commando","12":"tag-construction-navale","13":"tag-costa","14":"tag-croisiere","15":"tag-dcns","16":"tag-defense","17":"tag-eu","18":"tag-euronaval","19":"tag-europe","20":"tag-fr","21":"tag-france","22":"tag-fremm","23":"tag-interviews","24":"tag-littoral","25":"tag-marine","26":"tag-marine-nationale","27":"tag-maritime","28":"tag-mer","29":"tag-news","30":"tag-offshore","31":"tag-peche","32":"tag-provence-alpes-cote-dazur","33":"tag-reportages","34":"tag-republique-francaise","35":"tag-sncm","36":"tag-stx","37":"tag-toulon"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115316187745800069","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/438728","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=438728"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/438728\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/438729"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=438728"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=438728"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=438728"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}