{"id":440080,"date":"2025-10-05T05:07:11","date_gmt":"2025-10-05T05:07:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/440080\/"},"modified":"2025-10-05T05:07:11","modified_gmt":"2025-10-05T05:07:11","slug":"letranger-francois-ozon-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/440080\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00c9tranger &#8211; Fran\u00e7ois Ozon &#8211; critique"},"content":{"rendered":"<p itemprop=\"about\"><strong>R\u00e9sum\u00e9 :<\/strong> Alger, 1938. Meursault, un jeune homme d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es, modeste employ\u00e9, enterre sa m\u00e8re sans manifester la moindre \u00e9motion. Le lendemain, il entame une liaison avec Marie, une coll\u00e8gue de bureau. Puis il reprend sa vie de tous les jours. Mais son voisin, Raymond Sint\u00e8s vient perturber son quotidien en l\u2019entra\u00eenant dans des histoires louches jusqu\u2019\u00e0 un drame sur une plage, sous un soleil de plomb&#8230;<\/p>\n<p><strong>Critique\u00a0:<\/strong> Fran\u00e7ois Ozon transforme la mati\u00e8re herm\u00e9tique de Camus en pur recompos\u00e9 filmique des sensations\u00a0: noir et blanc somptueux, corps irradi\u00e9s, d\u00e9sir et mort en fusion. Meursault devient contemporain par sa d\u00e9connexion au monde, avatar d\u2019une jeunesse \u00e9teinte et \u00e9gar\u00e9e dans un monde illisible. Benjamin Voisin irradie l\u2019\u00e9cran, et Ozon fait de L\u2019\u00c9tranger un miracle de cin\u00e9ma, travers\u00e9 par une sensualit\u00e9 tant incarn\u00e9e qu\u2019elle imprime la vision.<br class=\"autobr\"\/><br \/>\nIl y a dans le cin\u00e9ma d\u2019Ozon une mise en sc\u00e8ne lucide, pleinement consciente des limites de la litt\u00e9rarit\u00e9 de son r\u00e9cit et de ses dialogues. Il sait pourtant incarner cette mati\u00e8re verbale, parfois abstraite, parfois introspective, par les outils propres \u00e0 son m\u00e9dium. Dans le cas de L\u2019\u00c9tranger, l\u00e0 o\u00f9 le roman peut convoquer une voix int\u00e9rieure, comme le fait Camus avec son phras\u00e9 froid, presque clinique, mais capable de toucher \u00e0 la nature profonde de Meursault, l\u2019image, elle, demeure en surface. Ozon en tire parti\u00a0: il fait de ses films des jeux ludiques avec le spectateur, o\u00f9 l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 devient moteur de fascination. Certaines de ses plus belles r\u00e9ussites reposent sur cette opacit\u00e9\u00a0: il nous oblige \u00e0 aimer ses personnages sans jamais nous offrir les cl\u00e9s de leurs actions ni de leurs motivations, tant ils semblent en d\u00e9connexion avec notre r\u00e9alit\u00e9 et nos rep\u00e8res moraux. <a href=\"https:\/\/www.avoir-alire.com\/sous-le-sable-la-critique\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Sous le sable<\/a> ou <a href=\"https:\/\/www.avoir-alire.com\/swimming-pool-la-critique\" class=\"spip_in\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Swimming Pool<\/a>, qui partagent la m\u00eame interpr\u00e8te, Charlotte Rampling, incarnent ce moule de personnages absents au monde, asociaux, isol\u00e9s dans leur sublime tombeau int\u00e9rieur. Refusant le jeu social, ils pr\u00e9f\u00e8rent s\u2019enfermer dans leur bulle, leur prison mentale, et se servent de la fiction pour remodeler le r\u00e9el, plier la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 leur d\u00e9sir. Il \u00e9tait donc plus qu\u2019\u00e9vident qu\u2019Ozon s\u2019empare de L\u2019\u00c9tranger de Camus, pour en proposer une transposition contemporaine, une lecture nouvelle de l\u2019absence \u00e0 soi-m\u00eame et de la mani\u00e8re dont notre esprit r\u00e9agit face \u00e0 un monde devenu illisible. Un monde o\u00f9 la violence se niche dans des microcosmes \u00e9pars, comme autant d\u2019\u00e9lectrons libres. Meursault incarne le mod\u00e8le m\u00eame de l\u2019homme \u00e9gar\u00e9 dans un univers insens\u00e9, priv\u00e9 de rep\u00e8res clairs, o\u00f9 le sens ne se donne plus, o\u00f9 tout semble glisser sans prise. Ce monde, dans l\u2019adaptation d\u2019Ozon, devient une r\u00e9alit\u00e9 satur\u00e9e de repr\u00e9sentations fauss\u00e9es, de reflets trompeurs. D\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat du noir et blanc, qui ajoute une dimension de sensation pure, resserre le film autour d\u2019une mati\u00e8re brute. Le vide du cadre et la dichotomie du noir et blanc permettent de concentrer le regard sur les corps et les gestes, et ainsi cristalliser la vie et la pulsion dans un vernis sec, resserr\u00e9, froid comme le marbre.<\/p>\n<dl class=\"spip_document_198858 spip_documents spip_documents_center\">\n<dt><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/etranger_1-7704c.jpg\" width=\"672\" height=\"363\" alt=\"JPEG - 297.6\u00a0kio\"\/><\/dt>\n<dt class=\"crayon document-credits-198858 credits\" style=\"width:350px;\"><strong>\u00a9 Carole Bethuel &#8211; FOZ &#8211; GAUMONT &#8211; FRANCE 2 CIN\u00c9MA<\/strong><\/dt>\n<\/dl>\n<p>Benjamin Voisin incarne un Meursault taciturne, au regard scrutateur, dont l\u2019apparente impassibilit\u00e9 sous la lumi\u00e8re aveuglante de la M\u00e9diterran\u00e9e devient le premier myst\u00e8re du film. D\u00e8s la sc\u00e8ne des bains, un sourire esquiss\u00e9 \u00e0 la vue de Marie Cardona (Rebecca Marder), ancienne coll\u00e8gue devenue amante, fissure cette fa\u00e7ade neutre. Ce moment inaugural ouvre une br\u00e8che dans le silence du personnage, amor\u00e7ant une relation o\u00f9 le d\u00e9sir affleure sans jamais se dire. Sous le soleil \u00e9crasant de l\u2019Alg\u00e9rie coloniale, la cam\u00e9ra d\u2019Ozon \u00e9rotise les corps, les baigne dans une lumi\u00e8re qui les transforme en objets de fascination. On devine l\u2019influence du photographe Herbert List, dont l\u2019imaginaire homo-\u00e9rotique, teint\u00e9 de surr\u00e9alisme, irrigue la mise en sc\u00e8ne. Le meurtre sur la plage, film\u00e9 avec une langueur troublante, devient la mat\u00e9rialisation d\u2019une pulsion confuse, \u00e0 la fois sexuelle et mortif\u00e8re. Ce geste irr\u00e9parable, saisi dans une torpeur sensuelle, semble moins motiv\u00e9 par la haine que par une incapacit\u00e9 \u00e0 contenir l\u2019\u00e9tranget\u00e9 du d\u00e9sir. Voisin ne joue pas Meursault avec d\u00e9tachement, mais avec une intensit\u00e9 retenue, une composition subtile de l\u2019absence au monde. Son jeu laisse entrevoir, par touches, un homme qui s\u2019est retir\u00e9 de la sc\u00e8ne sociale, comme s\u2019il observait la vie depuis les coulisses. Il fascine autant qu\u2019il d\u00e9range\u00a0: son comportement ind\u00e9chiffrable oscille entre attraction et r\u00e9pulsion, maintenant le spectateur dans une tension constante, dans l\u2019attente d\u2019un basculement. Ses yeux, ses micro-expressions, font de lui un entomologiste silencieux, scrutant les figures qui l\u2019entourent\u00a0: Marie, amoureuse transie\u00a0; son voisin vieillissant, violent avec son chien\u00a0; le cercueil de sa m\u00e8re\u00a0; un ami prox\u00e9n\u00e8te\u00a0; un mendiant\u00a0; des Arabes qualifi\u00e9s d\u2019\u00ab\u00a0indig\u00e8nes\u00a0\u00bb, exploit\u00e9s et m\u00e9pris\u00e9s. Meursault les regarde tous avec une m\u00eame neutralit\u00e9, non par de d\u00e9dain, mais comme s\u2019il les pla\u00e7ait sur une ligne d\u2019\u00e9galit\u00e9 d\u00e9saffect\u00e9e. En d\u00e9finitive, Benjamin Voisin impressionne. Il irradie l\u2019\u00e9cran d\u2019une beaut\u00e9 froide, d\u2019un regard noir qui capte et absorbe. La sc\u00e8ne de la prison, embl\u00e9matique du roman, o\u00f9 Meursault se confie \u00e0 l\u2019aum\u00f4nier, r\u00e9v\u00e8le toute l\u2019ampleur du talent de Voisin. Dans cet espace resserr\u00e9, paradoxalement lib\u00e9rateur, qui \u00e9voque les films de Bresson, il donne enfin voix \u00e0 son personnage. Meursault y d\u00e9crit son acte comme vide de sens, non sans un cri d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, un dernier \u00e9lan de vie face \u00e0 l\u2019absurdit\u00e9 du monde. Le noir et blanc, encore une fois, resserre le cadre, \u00e9vite toute distraction, et insiste sur la dimension existentielle du r\u00e9cit.<\/p>\n<dl class=\"spip_document_198859 spip_documents spip_documents_center\">\n<dt><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/etranger_2-c1e8a.jpg\" width=\"672\" height=\"378\" alt=\"JPEG - 374.4\u00a0kio\"\/><\/dt>\n<dt class=\"crayon document-credits-198859 credits\" style=\"width:350px;\"><strong>\u00a9 Carole Bethuel &#8211; FOZ &#8211; GAUMONT &#8211; FRANCE 2 CIN\u00c9MA<\/strong><\/dt>\n<\/dl>\n<p>Tout le film est travers\u00e9 par une aura quasi fantastique, dans une veine surr\u00e9aliste assum\u00e9e. La sc\u00e8ne du cort\u00e8ge fun\u00e9raire de sa m\u00e8re, avec ses d\u00e9cors \u00e9pur\u00e9s et ses plans larges, \u00e9voque presque un court m\u00e9trage autonome, une suite de vignettes o\u00f9 les figures humaines se perdent dans l\u2019immensit\u00e9 du d\u00e9sert. Ce cort\u00e8ge devient d\u00e9risoire, seul mouvement dans un d\u00e9cor vid\u00e9 de toute vie. Ozon pousse plus loin dans l\u2019abstraction lorsqu\u2019il montre Meursault dans un r\u00eave \u00e9veill\u00e9\u00a0: sa m\u00e8re appara\u00eet comme une silhouette spectrale, noire dans un d\u00e9sert blanc, tandis qu\u2019\u00e0 gauche surgit l\u2019image de la guillotine, plant\u00e9e au milieu de nulle part, memento mori silencieux, presque une promesse de d\u00e9livrance. Enfin, la sc\u00e8ne du meurtre de Moussa, l\u2019Arabe, peut-\u00eatre la plus marquante du film, condense le g\u00e9nie d\u2019Ozon. Il y fait passer un maximum de motifs pour brouiller les certitudes du spectateur, interroger le caract\u00e8re arbitraire du geste. L\u2019atmosph\u00e8re est trouble, les corps sublim\u00e9s, la chaleur distord la perception, cr\u00e9e des halos qui d\u00e9font les perspectives. Les gros plans sur les visages, le corps de Moussa \u00e9rotis\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 devenir une statue de marbre, la lumi\u00e8re qui aveugle Meursault, les coups de feu secs et distordus\u00a0: tout concourt \u00e0 faire du meurtre un acte manqu\u00e9, une pulsion de vie retourn\u00e9e contre elle-m\u00eame. Face \u00e0 l\u2019unique pulsion qu\u2019il \u00e9prouve, ce d\u00e9sir obscur, il choisit l\u2019annihilation. Ozon propose ici une lecture compl\u00e9mentaire, pos\u00e9e avec d\u00e9licatesse sur le mat\u00e9riau d\u2019origine, qui rend le propos encore plus d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. La jeunesse, incarn\u00e9e par Meursault, dans un monde aussi violent et injuste que l\u2019Alg\u00e9rie coloniale, peut \u00eatre mise en parall\u00e8le avec celle d\u2019aujourd\u2019hui\u00a0: d\u00e9sorient\u00e9e, confront\u00e9e \u00e0 la violence politique, au vide culturel, elle pr\u00e9f\u00e8re parfois se retirer du monde, choisir le n\u00e9ant, entre repli sur soi et d\u00e9fi \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Un discours contemporain, peut-\u00eatre inconscient, mais profond\u00e9ment pertinent.<\/p>\n<p>Le long m\u00e9trage a l\u2019intelligence et la beaut\u00e9 de ne pas se clore sur l\u2019ex\u00e9cution de Meursault, mais sur une sc\u00e8ne d\u2019une simplicit\u00e9 d\u00e9sarmante, r\u00e9duite \u00e0 l\u2019essentiel\u00a0: Djemila, la s\u0153ur de l\u2019Arabe tu\u00e9, elle-m\u00eame victime du prox\u00e9n\u00e8te Raymond Sint\u00e8s, ami et voisin de Meursault, recueillie devant la tombe de pierre de son fr\u00e8re. Ce geste silencieux, pos\u00e9 dans le cadre, rappelle que la condamnation de Meursault ne r\u00e9pare rien, ne rend aucune m\u00e9moire \u00e0 ceux que l\u2019Alg\u00e9rie coloniale a invisibilis\u00e9s, rel\u00e9gu\u00e9s \u00e0 la marge, priv\u00e9s de dignit\u00e9. Ozon choisit une fin douce-am\u00e8re\u00a0: le soleil blanc de l\u2019aube vient clore le film avec un sentiment d\u2019inach\u00e8vement, comme si quelque chose bouillonnait sous la surface, en Djemila, en ceux qu\u2019on appelle les \u00ab\u00a0indig\u00e8nes\u00a0\u00bb, ou dans un monde d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 pr\u00eat \u00e0 se fissurer. Une sensation d\u2019av\u00e8nement, de tension latente, d\u2019un cri qui n\u2019a pas encore trouv\u00e9 sa forme. Cette adaptation, fid\u00e8le sans \u00eatre fig\u00e9e, ne cherche pas la transgression mais la r\u00e9actualisation. Elle fait r\u00e9sonner L\u2019\u00c9tranger \u00e0 l\u2019or\u00e9e d\u2019un XXIe si\u00e8cle en crise, travers\u00e9 par l\u2019angoisse existentielle, le d\u00e9senchantement politique et le vertige identitaire. Le film laisse une empreinte lourde, persistante, presque physique apr\u00e8s la projection. Et lorsque le cin\u00e9ma parvient \u00e0 imprimer un tel souvenir, \u00e0 faire vibrer longtemps apr\u00e8s la derni\u00e8re image, c\u2019est une forme de miracle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"R\u00e9sum\u00e9 : Alger, 1938. Meursault, un jeune homme d\u2019une trentaine d\u2019ann\u00e9es, modeste employ\u00e9, enterre sa m\u00e8re sans manifester&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":440081,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[56298,56297,17,9944,56296,56695,56693,58,3348,59,56702,1346,1011,3844,27,56293,56698,56699,56700,56701,56692,31547,1360,56694,56696,56697,5883],"class_list":{"0":"post-440080","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-pierre-lottin","9":"tag-rebecca-marder","10":"tag-17","11":"tag-4-etoiles","12":"tag-benjamin-voisin","13":"tag-christophe-malavoy","14":"tag-denis-lavant","15":"tag-divertissement","16":"tag-drame","17":"tag-entertainment","18":"tag-festival-de-venise-2025","19":"tag-films","20":"tag-fr","21":"tag-francais","22":"tag-france","23":"tag-francois-ozon","24":"tag-gaumont-distribution","25":"tag-jean-benoit-ugeux","26":"tag-jean-charles-clichet","27":"tag-jerome-pouly","28":"tag-letranger-francois-ozon-critique","29":"tag-mireille-perrier","30":"tag-movies","31":"tag-nicolas-vaude","32":"tag-noir-et-blanc","33":"tag-swann-arlaud","34":"tag-thriller"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115319829240679437","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/440080","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=440080"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/440080\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/440081"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=440080"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=440080"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=440080"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}