{"id":443594,"date":"2025-10-06T20:04:25","date_gmt":"2025-10-06T20:04:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/443594\/"},"modified":"2025-10-06T20:04:25","modified_gmt":"2025-10-06T20:04:25","slug":"discrimination-menaces-a-bordeaux-les-salaries-dun-quick-denoncent-une-descente-aux-enfers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/443594\/","title":{"rendered":"Discrimination, menaces&#8230; \u00c0 Bordeaux, les salari\u00e9s d\u2019un Quick d\u00e9noncent une \u00abdescente aux enfers\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019arriv\u00e9e d\u2019un nouveau franchis\u00e9 en ao\u00fbt a \u00abtout chang\u00e9\u00bb selon les salari\u00e9s du Quick de M\u00e9rignac. Ils critiquent les m\u00e9thodes et les conditions de travail provoqu\u00e9es par sa venue.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Depuis deux mois, la tension est palpable au sein du\u00a0<a href=\"https:\/\/video.lefigaro.fr\/figaro\/faits-divers\/alsace-deux-personnes-blessees-a-larme-blanche-dans-un-restaurant-quick-20240212\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"Video\" rel=\"sponsored noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">Quick<\/a>\u00a0de\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/bordeaux\/nous-avons-le-droit-de-dormir-la-nuit-les-riverains-de-l-aeroport-de-bordeaux-jugent-inefficace-les-mesures-proposees-contre-les-nuisances-sonores-20251002?msockid=258c4318a154643d05395665a0ed65f9\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"NewsFlash\" rel=\"sponsored noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">M\u00e9rignac, \u00e0 l\u2019ouest de Bordeaux<\/a>. Tout a commenc\u00e9 le 1er ao\u00fbt, quand un nouveau franchis\u00e9 a repris le restaurant\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/actualite-france\/redonner-une-chance-aux-commerces-traditionnels-un-maire-de-l-aisne-declare-la-guerre-aux-fast-foods-20250924\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">fast-food<\/a>. Le point de d\u00e9part d\u2019une v\u00e9ritable \u00abdescente aux enfers\u00bb, selon plusieurs salari\u00e9s. Sous sa direction, les employ\u00e9s affirment avoir vu les conditions de travail se d\u00e9t\u00e9riorer rapidement. \u00abEn vingt ans de restauration rapide, je n\u2019ai jamais vu \u00e7a\u00bb, d\u00e9plore Hayat El Ghannami, directrice du restaurant.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">L\u2019un des premiers points de discorde\u00a0: le nouveau r\u00e8glement int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9tablissement, que Le Figaro a pu consulter. Celui-ci imposait initialement d\u2019avoir \u00able visage ras\u00e9 \u00e0 blanc du jour\u00bb pour les hommes, ou interdisait \u00abde porter du henn\u00e9\u00bb et \u00abdes pauses pour rompre le je\u00fbne pendant le Ramadan\u00bb. Des consignes per\u00e7ues comme \u00abislamophobes\u00bb et \u00abdiscriminatoires\u00bb par la majorit\u00e9 des membres du personnel. Selon Hayat El Ghannami, la direction aurait m\u00eame \u00abpropos\u00e9 des ruptures conventionnelles \u00e0 ceux qui refusaient de se raser\u00bb, sous peine de licenciement, alors que les recommandations de Quick France imposent seulement un masque \u00abcache barbe\u00bb.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p>Le franchis\u00e9 revient sur son r\u00e8glement int\u00e9rieur<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Autre sujet sensible\u00a0: le port du voile. Le r\u00e8glement int\u00e9rieur stipulait qu\u2019il \u00e9tait interdit dans les zones r\u00e9serv\u00e9es au personnel, une mesure touchant directement trois employ\u00e9es. \u00abOn est face \u00e0 de la discrimination pure et dure. L\u2019un des collaborateurs du franchis\u00e9 est arriv\u00e9 et au bout de quelques jours, il a dit\u00a0:\u00a0\u00bbils ont tous le m\u00eame faci\u00e8s\u00a0\u00bb, en parlant des salari\u00e9s\u00bb, raconte encore Hayat El Ghannami.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Dans un courrier datant du 17 septembre, Quick France a r\u00e9agi au climat social tendu au sein de l\u2019\u00e9tablissement, en rappelant qu\u2019\u00aben tant que franchiseur, Quick veille au respect des standards et des valeurs de la marque sur l\u2019ensemble du territoire.\u00bb \u00abToutefois, conform\u00e9ment au cadre juridique de la franchise, la gestion des ressources humaines et des relations\u00a0<br \/>de travail rel\u00e8ve de la responsabilit\u00e9 exclusive du franchis\u00e9, employeur direct des salari\u00e9s du restaurant\u00bb, ajoute Quick France. Face \u00e0 la pol\u00e9mique, le franchis\u00e9 en question, Mehdi Smaine, qui n\u2019a pas r\u00e9pondu \u00e0 nos sollicitations, a reconnu, par le biais d\u2019un communiqu\u00e9 transmis par Quick France, que certaines mesures \u00abcomportaient plusieurs dispositions qui lui sont finalement apparues excessives\u00bb.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Dans la version amend\u00e9e du texte, pr\u00e9sent\u00e9e le 29 septembre au Comit\u00e9 social et \u00e9conomique (CSE), il est d\u00e9sormais pr\u00e9vu que les hommes portent un cache barbe, conform\u00e9ment aux r\u00e8gles de Quick France. Concernant le port du voile, la nouvelle version stipule qu\u2019il doit \u00eatre retir\u00e9 dans les vestiaires.<\/p>\n<p>\u00abOn ne tenait plus debout\u00bb<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Mais au-del\u00e0 du r\u00e8glement, Hayat El Ghanammi d\u00e9nonce aussi une d\u00e9gradation des conditions d\u2019hygi\u00e8ne, essentiellement d\u00fb \u00e0 un sous-effectif chronique\u00a0: \u00abEn ao\u00fbt, on nous a rapidement refus\u00e9 de nouveaux recrutements sous pr\u00e9texte que la masse salariale \u00e9tait atteinte. Les poubelles d\u00e9bordaient, on manquait de bras. C\u2019\u00e9tait une descente aux enfers. On ne peut pas se permettre d\u2019\u00eatre 4 ou 5 \u00e9quipiers pour un service. On ne peut pas non plus respecter les r\u00e8gles d\u2019hygi\u00e8nes et les d\u00e9lais d\u2019attente dans ces conditions. Certaines soir\u00e9es n\u00e9cessitaient d\u2019\u00eatre 10 ou 12 pour avoir un \u00e9quipier \u00e0 chaque poste\u00a0! On n\u2019en pouvait plus, on ne tenait plus debout\u00bb.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">R\u00e9sultat\u00a0: entre mi-ao\u00fbt et d\u00e9but septembre, vingt des trente employ\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s en arr\u00eat maladie. La directrice Hayat El Ghannami en fait partie, depuis le 29 ao\u00fbt, juste apr\u00e8s avoir re\u00e7u une convocation \u00e0 un entretien pr\u00e9alable pour un possible licenciement pour faute grave. Elle affirme \u00abne pas comprendre les motifs de cette proc\u00e9dure\u00bb, apr\u00e8s trois ans pass\u00e9s \u00e0 la t\u00eate du restaurant.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Mercredi dernier, avec plusieurs employ\u00e9s, elle a donc dress\u00e9 un piquet de gr\u00e8ve pour d\u00e9noncer la gestion du nouvel exploitant. Depuis que l\u2019affaire a \u00e9t\u00e9 relay\u00e9e par la presse r\u00e9gionale et Mediapart, le climat se serait encore tendu. \u00abLes employ\u00e9s ont peur des repr\u00e9sailles\u00bb, assure Hayat El Ghannami.\u00a0\u00abNous voulons simplement travailler dans le respect de nos droits et de notre dignit\u00e9. Si je dois \u00eatre un dommage collat\u00e9ral, ce n\u2019est pas grave. Je n\u2019ai pas peur\u00bb, conclut la directrice, qui s\u2019est lanc\u00e9e dans une v\u00e9ritable bataille contre Mehdi Smaine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019arriv\u00e9e d\u2019un nouveau franchis\u00e9 en ao\u00fbt a \u00abtout chang\u00e9\u00bb selon les salari\u00e9s du Quick de M\u00e9rignac. 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