{"id":447358,"date":"2025-10-08T11:37:11","date_gmt":"2025-10-08T11:37:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/447358\/"},"modified":"2025-10-08T11:37:11","modified_gmt":"2025-10-08T11:37:11","slug":"les-meilleurs-moments-de-la-fashion-week-de-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/447358\/","title":{"rendered":"Les meilleurs moments de la fashion week de Paris"},"content":{"rendered":"<p>La voil\u00e0 derri\u00e8re nous, cette Fashion Week de Paris que d&rsquo;aucuns annon\u00e7aient comme celle de la d\u00e9cennie. Historique, elle l&rsquo;\u00e9tait \u00e0 n&rsquo;en pas douter \u2013 aboutissement d&rsquo;un <a class=\"Link\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/mode-design\/chanel-dior-gucci-a-quoi-s-attendre-apres-ce-mercato-historique-13-09-2025-2598505_265.php\" title=\"\" data-gtm=\"click:capsule\" data-capsule=\"Lien\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">mercato exceptionnel qui a agit\u00e9 la mode des mois durant<\/a>, insufflant un vent de fra\u00eecheur sur les grandes maisons, de Chanel \u00e0 Balenciaga en passant par Dior.<\/p>\n<p>Chacun a r\u00e9pondu pr\u00e9sent, dessinant une vision de la mode qui salue le pass\u00e9 avant de s&rsquo;en affranchir pour imaginer des lendemains qui chantent. Dans un contexte international de crise, domin\u00e9 par la morosit\u00e9, la mode a choisi la lumi\u00e8re\u00a0: un \u00e9t\u00e9 d&rsquo;audace, de libert\u00e9 et de cr\u00e9ativit\u00e9 retrouv\u00e9e. Vivement l&rsquo;\u00e9t\u00e9 prochain.<\/p>\n<p><strong>Une promenade avec Matthieu Blazy chez Chanel<\/strong>Et si on partait avec Matthieu Blazy pour une promenade chez Chanel. Une balade \u00ab\u00a0s\u00e9rieuse\u00a0\u00bb, plaisantait-il en backstage. Voici donc une Nouvelle Allure pour Chanel, loin, tr\u00e8s loin des clich\u00e9s \u00e0 la Paul Morand et pourtant si proche de l&rsquo;intention de libert\u00e9 de Coco. Matthieu Blazy a explor\u00e9 le souvenir de Gabrielle amoureuse, piquant la chemise Charvet de Boy Capel, remarquant l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance effiloch\u00e9e du duc de Westminster, s&#8217;emparant des premiers tweeds avant que cela ne devienne un gimmick\u2026 \u00ab\u00a0Le premier jour, j&rsquo;ai coup\u00e9 ma propre veste, et tout d&rsquo;un coup de nouveaux volumes int\u00e9ressants sont apparus\u00a0: c&rsquo;\u00e9tait une premi\u00e8re piste\u00a0\u00bb, confie-t-il encore pour commenter les premiers passages, forts de ce dialogue entre masculin et f\u00e9minin initi\u00e9 par Gabrielle. Mais s&rsquo;il conna\u00eet les mots de Chanel, s&rsquo;il s&rsquo;en empare, c&rsquo;est pour cr\u00e9er un nouveau phras\u00e9, avec sa propre grammaire stylistique, sans s&rsquo;encombrer des fant\u00f4mes et des figures impos\u00e9es. Cette nouvelle incarnation de la modernit\u00e9 se lit autant dans les tenues de jour que dans les robes\u00a0: la fluidit\u00e9 induit la ligne, la libert\u00e9 de mouvement irrigue le propos \u2013 comme ces jupes fendues faites pour marcher \u2013, la joie de s&rsquo;habiller est retrouv\u00e9e\u00a0: la derni\u00e8re robe \u2013 \u00ab\u00a0surnomm\u00e9e Pina Colada par l&rsquo;atelier\u00a0\u00bb \u2013 avec ses fleurs, le mouvement que lui a donn\u00e9 la top-mod\u00e8le Awwar sont d\u00e9j\u00e0 iconiques.<strong>Ghostbuster Dior<\/strong>Jonathan Anderson a un certain sens de l&rsquo;humour et de l&rsquo;ironie \u2013 d&rsquo;o\u00f9 ce court-m\u00e9trage d&rsquo;Adam Curtis, Do you dare enter the house of Dior\u00a0?, patchwork d&rsquo;archives de la maison et d&rsquo;extraits de films d&rsquo;horreur. Disons-le, Jonathan Anderson n&rsquo;a pas peur \u2013 et pour affronter les fant\u00f4mes de Dior, il a une strat\u00e9gie souriante\u00a0: les embrasser. D&rsquo;o\u00f9 une d\u00e9monstration de force et de puissance, alors qu&rsquo;il s&#8217;empare de l&rsquo;h\u00e9ritage couture de la maison, joue avec les palimpsestes, d\u00e9construit les volumes pour insuffler une impulsion tr\u00e8s mode, tout en proposant aussi de \u00ab\u00a0simples\u00a0\u00bb chemises et jupes. Parmi ses r\u00e9f\u00e9rences, il cite son travail d\u00e9j\u00e0 iconique sur l&rsquo;homme chez Dior, retravaillant le pantalon cargo \u2013 r\u00e9invent\u00e9 \u00e0 partir d&rsquo;une robe couture \u2013 en jupe. Ces strates d&rsquo;influences et de codes cr\u00e9ent un\u00a0New Cool\u00a0chez Dior. Et, lucide sur ce que signifie le\u00a0merch\u00a0pour le luxe aujourd&rsquo;hui, il con\u00e7oit sacs et chaussures suscitant un d\u00e9sir imm\u00e9diat. Au centre de la sc\u00e8ne imagin\u00e9e par Luca Guadagnino et Stefano Baisi tr\u00f4nait une bo\u00eete Dior vide\u00a0: ce qui en sort\u00a0? Jonathan Anderson, pensant\u00a0out of the box. Et, \u00e0 en juger par l&rsquo;enthousiasme, elle ne le restera pas longtemps. Qui a peur de Jonathan Anderson\u00a0?Saint Laurent ou la noblesse du d\u00e9sirQui se souvient de Diane de Beauvau-Craon\u00a0? Probablement Anthony Vaccarello, qui sait qui \u00e9tait cette princesse d&rsquo;une ancienne famille de Lorraine, petite-fille du magnat de l&rsquo;acier Pati\u00f1o, fascinant la sc\u00e8ne new-yorkaise en g\u00e9n\u00e9ral et Mapplethorpe en particulier. Elle illumina le Palace, fut un temps fianc\u00e9e \u00e0 Jacques de Bascher, l&rsquo;obsession d&rsquo;Yves Saint Laurent\u00a0: une vie peu ordinaire et une ic\u00f4ne de la sc\u00e8ne cuir gay, rest\u00e9e fid\u00e8le \u00e0 son h\u00e9ritage aristocratique. Elle aurait ador\u00e9 ces blousons de cuir dans ce jardin si chic, si sensuel, d&rsquo;hortensias blancs et de foug\u00e8res cach\u00e9es\u00a0: un labyrinthe du d\u00e9sir, entre jardin \u00e0 la fran\u00e7aise et lieu de drague plus brut, dessinant une Cassandre blanche. La princesse \u2013 ou, comme le programme le pr\u00e9cisait, une descendante de la duchesse de Guermantes, mais en moins guind\u00e9e \u2013 aurait troqu\u00e9 <a class=\"Link\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/societe\/malgre-la-corde-j-avais-l-impression-d-etre-protegee-quand-le-bdsm-libere-notre-sexualite-14-08-2025-2596361_23.php\" title=\"\" data-gtm=\"click:capsule\" data-capsule=\"Lien\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le BDSM<\/a> pour de grandes robes et manteaux du soir, issus des archives couture et r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9s en \u00e9toffes fluides et techniques, jouant de la transparence et de l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 des textures. Tandis que les fragrances parfumaient l&rsquo;air, elle se serait \u00e9lanc\u00e9e vers ses amants. Aristocratique et libre, m\u00e9prisant le \u00ab\u00a0qu&rsquo;en-dira-t-on\u00a0\u00bb, quintessence d&rsquo;une bourgeoisie ennuyeuse. Tr\u00e8s Diane de Beauvau-Craon. Tr\u00e8s Saint Laurent.<strong>Balenciaga\u00a0: Blame it on the (new) gazar<\/strong>Pierpaolo Piccioli conna\u00eet bien Balenciaga \u2013 il sait aussi qu&rsquo;il a sa propre sensibilit\u00e9 \u2013, \u00ab\u00a0c&rsquo;est pourquoi je suis l\u00e0\u00a0: pour donner ma vision de la maison\u00a0\u00bb. Voici donc ses propres mots sur la grammaire de Crist\u00f3bal\u00a0: sa r\u00e9invention de la robe-sac, ses jeans tr\u00e8s couture, sa connaissance de la fascination de Crist\u00f3bal pour Zurbar\u00e1n \u2013 nous avons parl\u00e9 du livre de Florence Delay \u00e0 ce sujet et j&rsquo;ai promis de le lui envoyer \u2013 et sa r\u00e9introduction de la couleur, son usage de nouveaux tissus, notamment le fameux gazar, quintessence du tissu de couture, cr\u00e9\u00e9 par Crist\u00f3bal\u00a0: il a d\u00e9cid\u00e9 de l&rsquo;utiliser \u00e0 nouveau mais en l&rsquo;all\u00e9geant. \u00ab\u00a0On peut toujours sculpter les robes, mais on se meut diff\u00e9remment.\u00a0\u00bb Et voil\u00e0\u00a0: la fa\u00e7on dont les mannequins se d\u00e9pla\u00e7aient, dans une Olympe de chic sophistiqu\u00e9, civilis\u00e9, \u00e9l\u00e9gant. Supr\u00eamement Balenciaga.Herm\u00e8s \u00e0 toute allure<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, l&rsquo;esprit \u00e9questre de la collection de Nad\u00e8ge Vanh\u00e9e chez Herm\u00e8s est en phase avec la maison. Bien s\u00fbr, elle sait travailler le cuir et jouer avec les attributs esth\u00e9tiques de l&rsquo;\u00e9quitation. Pourtant, dans cette course d&rsquo;obstacles stylistique, elle choisit de courir \u00e0 son propre rythme, plus librement \u2013 comme avec ces harnais de cuir jouant avec le carr\u00e9 de soie. Et puis, voici la somptueuse allure d&rsquo;un top noir, d&rsquo;une robe noire, d&rsquo;une ceinture noire et de bottes noires\u00a0; et puis, voici la libert\u00e9 d&rsquo;un port\u00e9 de sac, balanc\u00e9 au-dessus de l&rsquo;\u00e9paule\u2026 La simplicit\u00e9 sophistiqu\u00e9e n&rsquo;est pas un oxymore facile \u00e0 atteindre. Mais lorsqu&rsquo;elle est ma\u00eetris\u00e9e \u00e0 ce point, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9pure du style.<\/p>\n<p>Celine et le lever du soleil<\/p>\n<p>En 1670, Monsieur, fr\u00e8re de Louis XIV, commanda \u00e0 Nocret une peinture gigantesque pour son palais de Saint-Cloud\u00a0: la famille royale en dieux et d\u00e9esses de l&rsquo;Olympe, le prince \u00e9tant repr\u00e9sent\u00e9 en Point du Jour, annon\u00e7ant le lever du soleil, c&rsquo;est-\u00e0-dire le Roi en Apollon. Le palais a disparu dans un grand incendie en 1870, mais le portrait familial subsiste \u2013 et se trouve d\u00e9sormais \u00e0 Versailles. Une anecdote qui fait \u00e9cho au d\u00e9fil\u00e9 Celine, pr\u00e9sent\u00e9 dans les jardins de Saint-Cloud\u00a0: bien s\u00fbr, ni Michael Rider ni sa collection ne sont une mani\u00e8re de \u00ab\u00a0Monsieur r\u00e9invent\u00e9\u00a0\u00bb. Mais il y a comme une trajectoire similaire, de l&rsquo;aube \u2013 son premier opus en juillet \u2013 \u00e0 cette collection d&rsquo;\u00e9t\u00e9, comme un lever de soleil\u00a0: l&rsquo;usage des couleurs illuminant la silhouette par touches, la coupe d&rsquo;une veste, la fluidit\u00e9 des pantalons, la facilit\u00e9 et le cool que le designer insuffle \u00e0 cette allure tr\u00e8s parisienne \u2013 tout cela cr\u00e9e de la coh\u00e9rence, un mot qu&rsquo;il affectionne. Et Monsieur, qui poss\u00e9dait l&rsquo;une des plus fabuleuses collections de bijoux, aurait ador\u00e9 les accessoires \u2013 des charms aux carr\u00e9s, des sacs au cahier d&rsquo;alligator. Mais le parall\u00e8le s&rsquo;arr\u00eate l\u00e0, car Monsieur \u00e9tait un paon de la mode, et ceux qui porteront cette collection \u2013 hommes comme femmes \u2013 \u00e9chapperont \u00e0 cet \u00e9cueil.<\/p>\n<p>Louis Vuitton ou l&rsquo;habit de cour<\/p>\n<p>Le luxe peut-il \u00eatre\u00a0cosy\u00a0? Oui, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;installe dans les appartements d&rsquo;\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Anne d&rsquo;Autriche, reine de France et m\u00e8re de Louis XIV, au Louvre \u2013 acm\u00e9 de l&rsquo;architecture fran\u00e7aise imagin\u00e9e par Le Vau. Oui, quand l&rsquo;incroyable enfilade de pi\u00e8ces est repens\u00e9e comme un appartement contemporain par Nicolas Ghesqui\u00e8re, qui, pour son d\u00e9fil\u00e9 Vuitton, ravive la tradition des \u00ab\u00a0Ensembliers\u00a0\u00bb, ces d\u00e9corateurs qui, il y a un si\u00e8cle, red\u00e9finirent le go\u00fbt fran\u00e7ais et fa\u00e7onn\u00e8rent les Arts d\u00e9co. Voici des meubles m\u00ealant styles et \u00e9poques, des sculptures de Giambologna sublimant une atmosph\u00e8re \u00e0 la fois royale et intime. Soudain, le travail de Ghesqui\u00e8re \u00e9volue dans son habitat naturel\u00a0: la sophistication des volumes, la stratification des r\u00e9f\u00e9rences, la technicit\u00e9 des v\u00eatements, la force des choix \u2013 tout devient murmure de luxe, \u00e9labor\u00e9 et doux, tendre et intime. Une collection o\u00f9, cette fois, le jour \u00e9tait central. Pour paraphraser Racine\u00a0: \u00ab\u00a0des jours plus beaux que vos nuits\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Rabanne ail\u00e9Depuis l&rsquo;enfance, la fa\u00e7on dont Hom\u00e8re d\u00e9crit Achille aux pieds l\u00e9gers \u2013 \u03c0\u03cc\u03b4\u03b1\u03c2 \u1f60\u03ba\u1f7a\u03c2 \u1f08\u03c7\u03b9\u03bb\u03bb\u03b5\u03cd\u03c2 \u2013 m&rsquo;a toujours fascin\u00e9. Cela m&rsquo;est revenu quand le premier mannequin masculin est apparu au d\u00e9fil\u00e9 Rabanne. Ses sandales \u00e9taient ail\u00e9es, lui conf\u00e9rant l&rsquo;attribut esth\u00e9tique d&rsquo;Herm\u00e8s. Pourtant, sa d\u00e9marche et son allure \u00e9voquaient davantage Achille. Sans doute parce qu&rsquo;il y avait une nouvelle l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 dans l&rsquo;ensemble de la collection.Schiaparelli et ses cygnesOn ne saura jamais qui sont vraiment les VIC de Schiaparelli, m\u00eame si on peut les observer au d\u00e9fil\u00e9, heureux de se retrouver, se jaugeant tout en se r\u00e9jouissant d&rsquo;appartenir \u00e0 un club exclusif de clientes couture. Alors, comment leur proposer du pr\u00eat-\u00e0-porter\u00a0? Daniel Roseberry y r\u00e9fl\u00e9chit depuis plusieurs saisons, et sa r\u00e9ponse pour l&rsquo;\u00e9t\u00e9 prochain est une proposition tr\u00e8s \u00e9labor\u00e9e de tailleurs et de robes du soir pour de Nouveaux Cygnes \u2013 bien s\u00fbr, Babe Paley n&rsquo;est plus l\u00e0, bien s\u00fbr, cela n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec sa garde-robe, mais quelque chose de son allure, de sa fa\u00e7on de se mouvoir se retrouve. Avec peut-\u00eatre une touche de glamour plus sexy \u2013 quelque chose de Dietrich dans les robes du soir. Du chic \u00e9pic\u00e9.Lacoste\u00a0: le cas d&rsquo;\u00e9colePelagia Kolopoulos a le sens du spectacle \u2013 et il lui suffit de peu. Un lieu\u00a0: le hall Eiffel\u00a0du lyc\u00e9e Carnot, pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 cette saison \u00e0 la terre battue de Roland-Garros. Un d\u00e9cor brut dont les balcons et escaliers servaient de sc\u00e8ne aux mannequins qui en descendaient avec assurance. Un premier rang tri\u00e9 sur le volet\u00a0: Damso, Adrien Brody, Ad\u00e8le Exarchopoulos, Pierre Niney ou encore la star Netflix Gavin Casalegno. Pelagia Kolopoulos a le sens du spectacle, certes, mais elle parle aussi la mode\u00a0contemporaine \u2013 20\/20 en Lacoste LV1. Sa collection, forc\u00e9ment sport-chic, concentre l&rsquo;esprit de la saison\u00a0: transparence, rigueur tailleur, intensit\u00e9 chromatique, souplesse du cuir. Jamais conceptuelle, elle imagine un vestiaire du quotidien, capable de passer du court de tennis \u00e0 la vie quotidienne. Une approche du mouvement que Ren\u00e9 lui-m\u00eame n&rsquo;aurait pas reni\u00e9e.Maison Margiela\u00a0: n\u00e9o-symphonieSoixante et un enfants de sept \u00e0 quinze ans, r\u00e9unis par l&rsquo;association Orchestre \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole, ont transform\u00e9 le podium en salle de concert, entonnant les grands classiques de Strauss, Mozart, Beethoven et Tcha\u00efkovski en guise de bande-son du premier d\u00e9fil\u00e9 Maison Margiela sign\u00e9 Glenn Martens. Une ouverture litt\u00e9rale et symbolique pour ce nouveau chapitre de la Maison, o\u00f9 le cr\u00e9ateur belge proposait une s\u00e9rie de concepts et d&rsquo;\u00e9volutions d&rsquo;archives pour un vestiaire pens\u00e9 \u201cpour la vraie vie\u201d. Denim travaill\u00e9 fa\u00e7on\u00a0bespoke, imprim\u00e9s floraux en papier gaufr\u00e9 sur maille, robes de soie plastifi\u00e9es, talons cach\u00e9s et Tabi \u00e0 plexi\u00a0: autant de clins d&rsquo;\u0153il \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritage Margiela. Un premier mouvement tout en nuances, entre rigueur orchestr\u00e9e et dissonances ma\u00eetris\u00e9es.<strong>Carven\u00a0: Cut me if you can<\/strong>Parfois, une pi\u00e8ce de v\u00eatement rel\u00e8ve de l&rsquo;\u00e9vidence. Une mani\u00e8re de dire\u00a0: \u00ab\u00a0je suis l\u00e0. Et je suis l\u00e0 pour vous.\u00a0\u00bb C&rsquo;\u00e9tait vrai pour des pi\u00e8ces en apparence simples mais en r\u00e9alit\u00e9 audacieuses\u00a0: la robe blanche de Mark Howard Thomas chez Carven \u2013 la coupe, les d\u00e9tails, le model\u00e9, l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance des bretelles qui rappelaient Sargent\u00a0; la chemise blanche en cuir de Sarah Burton et ses jeans incroyables \u2013 l&rsquo;allure et les mati\u00e8res. Cela n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec le minimalisme. C&rsquo;est incroyablement sophistiqu\u00e9 \u2013 rien n&rsquo;est plus complexe \u00e0 atteindre que la puret\u00e9.Gabriela Hearst et le fil du destinSurprise chez Gabriela Hearst\u00a0: l&rsquo;actrice am\u00e9ricaine Laura Dern, connue pour ses r\u00f4les dans\u00a0Jurassic Park\u00a0et\u00a0Big Little Lies, ouvrait le d\u00e9fil\u00e9 de sa compatriote, tout sourire, dans une robe ivoire baptis\u00e9e\u00a0L&rsquo;Imp\u00e9ratrice, r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir de 2\u00a0500 fleurs en cuir d\u00e9coup\u00e9es dans des chutes. Une pi\u00e8ce manifeste d&rsquo;une collection circulaire \u2013 97\u00a0% des tissus proviennent de\u00a0deadstock. Inspir\u00e9e des arcanes majeurs du tarot, la cr\u00e9atrice poursuit son exploration du mysticisme.\u00a0Le Soleil, en lin recycl\u00e9 recouvert d&rsquo;aluminium dor\u00e9, irradiait sur le podium\u00a0; Le Magicien, aux manches ray\u00e9es crochet\u00e9es \u00e0 la main en Bolivie, incarnait la ma\u00eetrise et le geste\u00a0; Le Pendu, en robe-colonne noire de cuir et cachemire, fermait le d\u00e9fil\u00e9. Une collection dense et ma\u00eetris\u00e9e, o\u00f9 la symbolique du tarot s&rsquo;ancre dans la mati\u00e8re.Zomer et les pas de couleur\u00c0 l&rsquo;Institut de recherche du Centre Pompidou, les mannequins du d\u00e9fil\u00e9 Zomer \u2013 l&rsquo;\u00e9t\u00e9\u00a0en n\u00e9erlandais \u2013 ont plong\u00e9 leurs pieds dans une immense palette de peinture avant de fouler la toile blanche du catwalk, imprimant sur le sol la carte chromatique de la saison. Un geste manifeste, joyeux, presque enfantin, \u00e0 l&rsquo;image d&rsquo;une collection qui osait le m\u00e9lange des genres, l&rsquo;extrapolation des formes et la libert\u00e9 du mouvement.Alain Paul et la danse du tailleurR\u00e9v\u00e9lation de l&rsquo;ANDAM et du Prix LVMH, Alain Paul pr\u00e9sentait sa collection estivale comme une audition de danse. Les silhouettes d\u00e9filaient sous le regard attentif d&rsquo;une centaine d&rsquo;invit\u00e9s transform\u00e9s en jury, calepin et crayon \u00e0 la main. Chaque passage testait la pr\u00e9cision du mouvement et la justesse des coupes, dans un \u00e9quilibre subtil entre esprit ballet et tailoring sensuel. 10\/10 pour la ma\u00eetrise et l&rsquo;originalit\u00e9.Et aussi\u2026colette et Virgil Abloh\u00a0: la flamme retrouv\u00e9e<\/p>\n<p>\n\u00c0 D\u00e9couvrir<br \/>\n<strong class=\"discover-kangourou__line\"><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"discover-kangourou__img\" src=\"https:\/\/static.lpnt.fr\/static\/img\/kangourou\/kangourou_filled.svg\"\/><br \/>\n<strong class=\"discover-kangourou__txt\"><br \/>\n<strong>Le Kangourou du jour<\/strong><br \/>\n<a href=\"https:\/\/kangourou.lepoint.fr\" title=\"kangourou\" data-gtm-cta=\"kangourou_article\" class=\"discover-kangourou__lnk\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><br \/>\nR\u00e9pondre<br \/>\n<\/a><br \/>\n<\/strong><br \/>\n<\/strong>\n<\/p>\n<p>Une madeleine de Proust pour tous les cr\u00e9atifs et passionn\u00e9s de mode. Au Grand Palais, les effluves de figuier nous ont aussit\u00f4t transport\u00e9s dans les grandes heures de colette, qui en avait fait sa signature olfactive. Le concept store parisien culte rena\u00eet le temps d&rsquo;une exposition-\u00e9v\u00e9nement r\u00e9unissant quelque 2\u00a0000 pi\u00e8ces retra\u00e7ant le g\u00e9nie cr\u00e9atif de Virgil Abloh. Au c\u0153ur de ce revival, la bougie aux deux ronds bleus, symbole discret mais puissant, rallume l&rsquo;esprit de colette et recr\u00e9e les files d&rsquo;attente f\u00e9briles, comme autrefois devant le magasin culte de la rue Saint-Honor\u00e9.Zara 50\u00a0: l&rsquo;anniversaire collectorDifficile de ne pas c\u00e9der \u00e0 la tentation. Pour c\u00e9l\u00e9brer ses cinquante ans, Zara a convi\u00e9 cinquante personnalit\u00e9s de la mode, de l&rsquo;art et du design \u00e0 imaginer des pi\u00e8ces exclusives, vendues uniquement du\u00a02\u00a0au 5\u00a0octobre dans un pop-up du tr\u00e8s chic triangle d&rsquo;or. Ici, un set de voyage pour artiste sign\u00e9 Norman Foster\u00a0; l\u00e0, un service de table tachet\u00e9 imagin\u00e9 par Sterling Ruby\u00a0; plus loin, un canap\u00e9 \u00e0 poil blanc dessin\u00e9 par Rosal\u00eda. Cinquante objets pour un anniversaire qui se collectionne d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<p>Toute l\u2019actualit\u00e9 \u00e0 1\u20ac le premier mois<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/abo.lepoint.fr\/?provenance=21EDI020098\" class=\"btn\" title=\"S&#039;abonner\" data-gtm=\"click:abo|display:abo\" data-campaign=\"paywall_maison\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">S&rsquo;abonner<\/a><\/p>\n<p>ou<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La voil\u00e0 derri\u00e8re nous, cette Fashion Week de Paris que d&rsquo;aucuns annon\u00e7aient comme celle de la d\u00e9cennie. 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