{"id":454670,"date":"2025-10-11T09:14:14","date_gmt":"2025-10-11T09:14:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/454670\/"},"modified":"2025-10-11T09:14:14","modified_gmt":"2025-10-11T09:14:14","slug":"notre-selection-de-livres-pour-les-amateurs-de-vins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/454670\/","title":{"rendered":"Notre s\u00e9lection de livres pour les amateurs de vins"},"content":{"rendered":"<p>Go\u00fbtez le vin comme \u00e0 Rome et \u00e0 Ath\u00e8nes<\/p>\n<p>Le vin et la philosophie sont de vieux compagnons. \u00c0 Rome, \u00e0 Ath\u00e8nes, boire le vin en philosophant \u00e9tait un signe de civilisation. Brice de Beaudrap renoue avec cette tradition de fa\u00e7on originale. Sa pratique de la philosophie et sa culture du vin lui ont fait saisir la similitude entre les deux disciplines. La connaissance du vin apporte des r\u00e9ponses aux questions que l\u2019homme se pose sur lui-m\u00eame. L\u2019auteur \u00e9tablit ainsi 42 analogies qui mettent en relation les exp\u00e9riences et les interrogations du d\u00e9gustateur avec un point de philosophie. Chacune fait l\u2019objet d\u2019un d\u00e9veloppement prolong\u00e9, pour pousser plus loin la r\u00e9flexion, par un court texte plus difficile d\u2019acc\u00e8s, extrait de l\u2019\u0153uvre d\u2019Aristote ou de saint Thomas d\u2019Aquin, le plus aristot\u00e9licien des th\u00e9ologiens chr\u00e9tiens. Dans cet essai r\u00e9jouissant, l\u2019auteur nous apprend \u00e0 savourer notre pens\u00e9e : \u00ab Puisse cet ouvrage, dit-il, \u00eatre ce que le verre est \u00e0 la d\u00e9gustation, \u00e0 savoir ce qui met en bouquet un vin \u2013 ici une pens\u00e9e \u2013 qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre d\u00e9gust\u00e9e ! \u00bb. Il y parvient magistralement. Paul Claudel affirmait que le vin \u00e9tait professeur de go\u00fbt, Brice de Beaudrap nous fait comprendre qu\u2019il est aussi professeur de philosophie. Si la d\u00e9gustation satisfait les sens, elle s\u2019adresse aussi \u00e0 l\u2019esprit.<\/p>\n<p><strong>L\u00e9g\u00e8re d\u00e9gustation philosophique : Grands crus, grands textes<\/strong><br \/>Brice de Beaudrap, Salvator 2025, 15,90 euros<\/p>\n<p>Les jeux de mains de Krug et Peyrus<\/p>\n<p>Dorian Chauvet est neurochirurgien. Il sait mieux que quiconque combien la main, selon la formule d\u2019Aristote, est \u00ab l\u2019instrument des instruments \u00bb, dou\u00e9e d\u2019une finesse que nulle machine ne concurrence. Il a fait appel, pour en t\u00e9moigner, \u00e0 une pl\u00e9iade d\u2019auteurs, du boulanger qui p\u00e9trit la p\u00e2te au chef d\u2019orchestre qui agite la baguette. Parmi eux, trois hommes du vin : le Bordelais Lo\u00efc Pasquet, le Champenois Olivier Krug et le Languedocien Christophe Peyrus. Celui-ci explique que c\u2019est avec les mains qui tiennent les outils que le vigneron cr\u00e9e le vin qu\u2019il a en t\u00eate. Le travail des mains ne laisse aucune place au laisser-aller. Une erreur dans les gestes et tout est compromis. C\u2019est la grande le\u00e7on que les mains donnent \u00e0 l\u2019esprit. Un livre captivant illustr\u00e9 par des dessins qui mettent en sc\u00e8ne le langage des mains.<\/p>\n<p><strong>Histoires de nos mains &#8211; En quatre-vingt-dix portraits \u00e9tonn\u00e9s<\/strong><br \/>Ouvrage collectif sous la direction de Dorian Chauvet, Le cherche midi, 24,50 euros<\/p>\n<p>\u00c0 lire ou \u00e0 relire\u2026Le fer dans la plaie<\/p>\n<p>Pierre-Marie Doutrelant fut le meilleur critique de vin fran\u00e7ais des ann\u00e9es 1970-1980. Il n\u2019avait pas son pareil pour porter le fer dans la plaie. \u201cLes bons vins et les autres\u201d est un livre sans concession. L\u2019auteur \u00e9gratigne les bigots qui idol\u00e2trent le monde du vin ainsi que les pouvoirs publics qui encouragent le productivisme. Toutes les r\u00e9gions viticoles sont pass\u00e9es au crible de sa critique. Il ne craint pas de s\u2019attaquer aux mythes, d\u00e9non\u00e7ant, par exemple, le champagne-business, l\u2019antagonisme entre le M\u00e9doc et Saint-\u00c9milion ou encore le fractionnement excessif du vignoble bourguignon qui le rend difficilement lisible. Il est \u00e9galement sans piti\u00e9 pour certaines pratiques qui privil\u00e9gient la technique aux d\u00e9pens de l\u2019intuition : \u00ab Lorsque l\u2019\u0153nologue supplanta le ma\u00eetre de chai, la technicit\u00e9 tua le g\u00e9nie \u00bb. Parions qu\u2019aujourd\u2019hui, Pierre-Marie Doutrelant trouverait de nouvelles raisons d\u2019exercer sa verve caustique. Contre les ayatollahs de l\u2019hygi\u00e9nisme, il nous rappellerait que : \u00ab Quand le vin est bon, nous ne connaissons qu\u2019une mani\u00e8re de lui faire nos d\u00e9votions, c\u2019est lever le coude \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Les bons vins et les autres<\/strong><br \/>Pierre-Marie Doutrelant, \u00e9ditions du Seuil, 7 \u00e0 10 euros sur les sites de livres d\u2019occasion<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Go\u00fbtez le vin comme \u00e0 Rome et \u00e0 Ath\u00e8nes Le vin et la philosophie sont de vieux compagnons.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":158667,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1357],"tags":[1379,58,59,1011,27,1380],"class_list":{"0":"post-454670","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-livres","8":"tag-books","9":"tag-divertissement","10":"tag-entertainment","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-livres"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115354774168063326","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/454670","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=454670"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/454670\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/158667"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=454670"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=454670"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=454670"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}