{"id":455011,"date":"2025-10-11T12:27:11","date_gmt":"2025-10-11T12:27:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/455011\/"},"modified":"2025-10-11T12:27:11","modified_gmt":"2025-10-11T12:27:11","slug":"le-parfait-antiguide-touristique-de-la-capitale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/455011\/","title":{"rendered":"le parfait\u00a0antiguide touristique de la capitale"},"content":{"rendered":"<p>Du pass\u00e9, ne faisons pas table rase. Mais une mati\u00e8re vivante pour un livre subtil, \u00e9mouvant et instructif. St\u00e9phane Manel, illustrateur, sort son quatri\u00e8me ouvrage aux \u00e9ditions Seghers. M\u00eame format et presque m\u00eame principe\u00a0: une passion mise en images par ses dessins superbes de d\u00e9licatesse et de pr\u00e9cision, o\u00f9 les textes enrobent, \u00e9clairent, emportent le lecteur. Apr\u00e8s le merveilleux Monsieur Proust, imagin\u00e9 \u00e0 partir des entretiens de C\u00e9leste Albaret, la bonne du \u00ab\u00a0petit Marcel\u00a0\u00bb, il y eut une biographie illustr\u00e9e du peintre Francis Bacon, \u00c9clats d&rsquo;une vie, o\u00f9 coulent les mots \u00e9rudits du journaliste et romancier Franck Maubert. Puis Exercices de Sta\u00ebl, qui fut consacr\u00e9 au peintre Nicolas de\u00a0Sta\u00ebl. St\u00e9phane Manel avait lui-m\u00eame cont\u00e9 l&rsquo;existence de l&rsquo;artiste, en plus de croquer les \u00e9tapes de sa br\u00e8ve vie achev\u00e9e par un suicide.<\/p>\n<p>La newsletter culture<\/p>\n<p class=\"period\">Tous les mercredis \u00e0 16h<\/p>\n<p>Recevez l\u2019actualit\u00e9 culturelle de la semaine \u00e0 ne pas manquer ainsi que les Enqu\u00eates, d\u00e9cryptages, portraits, tendances\u2026<\/p>\n<p>Merci !<br \/>Votre inscription a bien \u00e9t\u00e9 prise en compte avec l&rsquo;adresse email :<\/p>\n<p>Pour d\u00e9couvrir toutes nos autres newsletters, rendez-vous ici : <a href=\"https:\/\/moncompte.lepoint.fr\/\" title=\"\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">MonCompte<\/a><\/p>\n<p>En vous inscrivant, vous acceptez les <a href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/html\/cgu\/\" title=\"Conditions g\u00e9n\u00e9rales d&#039;utilisation\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">conditions g\u00e9n\u00e9rales d\u2019utilisations<\/a> et notre <a href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/html\/politique-de-protection-donnees-personnelles\/\" title=\"Politique de confidentialit\u00e9\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">politique de confidentialit\u00e9<\/a>.<\/p>\n<p>Le tout nouveau est consacr\u00e9 \u00e0\u2026 Paris, la Ville Lumi\u00e8re. \u00c9trange choix. Paris, pourquoi\u00a0? \u00ab\u00a0\u00c0 cause de ma fille adolescente, Tessa. J&rsquo;ai tellement aim\u00e9 cette ville, je voulais lui dire ce lien.\u00a0\u00bb Qui semble en souffrance. Il peste d&#8217;embl\u00e9e contre les mus\u00e9es o\u00f9 il faut r\u00e9server par quart d&rsquo;heure, il raille la fin du Flore, le manque de fluidit\u00e9, le comportement des gens, la guerre des doigts d&rsquo;honneur entre les pi\u00e9tons, cyclistes et automobilistes. Et d\u00e9zingue avec humour ce Paris Instagram, en toc, touristique, qui conquiert des parts de march\u00e9.<\/p>\n<p>On a l&rsquo;impression qu&rsquo;il pourrait faire un malaise vagal devant les fleurs en plastique color\u00e9es qui pullulent aux devantures des caf\u00e9s. \u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai pas envie d&rsquo;\u00eatre aigri donc je pr\u00e9f\u00e8re m&rsquo;\u00e9loigner \u00e0 la campagne plut\u00f4t que de r\u00e2ler et\u00a0je cueille des pommes\u00a0\u00bb, dit celui qui roule en V\u00e9lib&rsquo;, les verts, pour les sportifs, \u00ab\u00a0on m&rsquo;a chour\u00e9 mon scooter \u00e9lectrique\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un objet aussi subjectif qu&rsquo;addictif<\/p>\n<p>St\u00e9phane Manel a 54\u00a0ans. Il \u00e9voque le Paris de sa jeunesse, \u00e0 travers diff\u00e9rentes rues s\u00e9lectionn\u00e9es par ses soins. C&rsquo;est hypersubjectif et addictif. Il offre ses souvenirs et des digressions historiques li\u00e9es \u00e0 ses pr\u00e9f\u00e9rences, son \u00e9poque de quinquag\u00e9naire qui para\u00eet si lointaine, d\u00e9j\u00e0. \u00ab\u00a0Je souhaitais un objet plus distrayant, moins lin\u00e9aire que celui consacr\u00e9 \u00e0 Nicolas de\u00a0Sta\u00ebl. Je ne suis pas un biographe et ceci n&rsquo;est pas mon autobiographie, je n&rsquo;ai pas cette pr\u00e9tention\u00a0!\u00a0\u00bb admet-il.<\/p>\n<p>Alors, visitons ce Paris \u00e9trange, souterrain, m\u00e9connu, avec le guide Manel. La rue d&rsquo;Orchampt est une charmante all\u00e9e montmartroise, que chacun conna\u00eet parce que <a class=\"Link\" href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/culture\/dalida-mourir-sur-seine-17-10-2021-2448101_3.php\" title=\"\" data-gtm=\"click:capsule\" data-capsule=\"Lien\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Dalida y v\u00e9cut dans la maison situ\u00e9e tout au\u00a0bout, <\/a>surplombant les hauteurs. Mais le comte de Saint-Germain, qui s&rsquo;en souvient\u00a0? Richard Chanfray, v\u00eatu d&rsquo;une cape, se faisait passer en\u00a01972\u00a0pour la r\u00e9incarnation du noble qui avait fr\u00e9quent\u00e9 la cour de Louis XV.\u00a0Orphelin de la DDASS, peintre, escroc, voleur, repris de justice, Pascal Sevran l&rsquo;avait pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la chanteuse qui en avait fait son amant avant de le cong\u00e9dier en 1981, apr\u00e8s de nombreuses aventures rocambolesques, comme cette nuit o\u00f9 il tira par erreur, chez elle, sur un homme qu&rsquo;il croyait \u00eatre un intrus.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;aime ce Paris ancien o\u00f9 de tels personnages, des arnaqueurs, \u00e9taient possibles\u00a0\u00bb, d\u00e9fend l&rsquo;auteur qui avoue sa nostalgie dans le passage sur la gare du Nord\u00a0: \u00ab\u00a0Le trottoir devient dur \u00e0 filmer. Laideur des voitures, des plots et des enseignes. Conservatisme de ma part, les choses n&rsquo;\u00e9taient pas forc\u00e9ment \u201cmieux avant\u201d. Mais il est \u00e9trange de constater que les films anodins, remplis de R16 ou de CX, en arrivent \u00e0 devenir beaux. Les chromes et les couleurs des voitures, les immeubles non raval\u00e9s, les bars louches, les affiches, les devantures.\u00a0\u00bb Et de citer les dizaines de films tourn\u00e9s dans ce triste coin, qui, souvent, emploient Daniel Auteuil ou G\u00e9rard Lanvin.<\/p>\n<p>Reconstitution de l&rsquo;\u00e9limination de Jacques Mesrine, boulevard Ornano<\/p>\n<p>Furtivement, il donne l&rsquo;adresse de l&rsquo;immeuble o\u00f9 Jean Rochefort manqua de se jeter par la fen\u00eatre, en peignoir, dans Un \u00e9l\u00e9phant \u00e7a trompe \u00e9norm\u00e9ment\u00a0: 4, avenue de la Grande-Arm\u00e9e. Que se passe-t-il au 1, rue Lord-Byron, dans le 8e arrondissement\u00a0? Seuls les truands, les policiers et St\u00e9phane Manel savent ce qui peut s&rsquo;y tramer\u2026<\/p>\n<p>La rue Belliard, pr\u00e8s du p\u00e9riph\u00e9rique, n&rsquo;a pas grand int\u00e9r\u00eat, le quartier non plus. Sauf qu&rsquo;en 1979, l&rsquo;ennemi public num\u00e9ro un \u2013 c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on nommait les super gangsters \u2013 Jacques Mesrine y fut abattu de\u00a018\u00a0balles au croisement du boulevard Ornano. Manel reconstitue la sc\u00e8ne de la fusillade en noir et blanc et raconte l&rsquo;homme du mauvais c\u00f4t\u00e9 de la barri\u00e8re, la peur de la France\u00a0: \u00ab\u00a0Mesrine \u00e9tait un nom que l&rsquo;on entendait beaucoup lorsque j&rsquo;\u00e9tais petit. Et qui fascinait. Les enfants parfois sont attir\u00e9s par ce qui les effraie. Son visage apparaissait r\u00e9guli\u00e8rement sur les devantures des kiosques ou au journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9, parfois chauve, parfois chevelu, parfois glabre, parfois barbu. [\u2026] Et si Mesrine \u00e9tait l\u00e0, venu pour m&rsquo;enlever\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Puisque le dessinateur est n\u00e9 dans les ann\u00e9es 1970, il sait la valeur des objets culturels, ces choses que l&rsquo;on r\u00eavait de tenir entre nos mains. Au 7, rue Pierre-Sarrazin, dans le 5e arrondissement, existait New Rose, la boutique de disques r\u00e9f\u00e9rence des adeptes de new wave et de gothique. Chaque vendredi \u00e9taient livr\u00e9es des caisses de\u00a033\u00a0tours de Londres. Il tol\u00e8re avec horreur que l&rsquo;endroit soit maintenant un Monoprix.<\/p>\n<p>La balade de St\u00e9phane Manel prend une tournure \u00ab\u00a0modianesque\u00a0\u00bb, lorsqu&rsquo;il part en qu\u00eate de ses origines. On l&rsquo;a toujours cru juif, est-ce le cas\u00a0? Son p\u00e8re ne parle gu\u00e8re. Le voil\u00e0 qui squatte la biblioth\u00e8que historique des Postes et t\u00e9l\u00e9communications dans le 20e, le \u00ab\u00a0mus\u00e9e des bottins\u00a0\u00bb, pour d\u00e9nicher qui se cachait derri\u00e8re ce pas-de-porte du Marais o\u00f9 \u00e9tait inscrit \u00ab\u00a0Manel fourreur\u00a0\u00bb. Il n&rsquo;\u00e9tait pas entr\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9choppe \u00e0 20\u00a0ans, il s&rsquo;en mord les doigts. St\u00e9phane Manel d\u00e9niche un nom, Josef Zylberbaum. La piste est-elle bonne\u00a0? D\u00e9couvrira-t-il comme Truffaut sa descendance juive\u00a0? Myst\u00e8re rue Notre-Dame-de-Nazareth.<\/p>\n<p>Patrick Modiano et Pierre Le-Tan en illustres mod\u00e8les<\/p>\n<p>Il faut revenir \u00e0 Patrick Modiano. L&rsquo;\u00e9crivain incarne une r\u00e9f\u00e9rence supr\u00eame pour Manel, tout aussi fan de l&rsquo;illustrateur des couvertures de ses romans, son mentor Pierre Le-Tan. Il se rappelle avoir crois\u00e9 \u00e0 17\u00a0ans le futur Prix Nobel de litt\u00e9rature chez Gibert\u00a0: \u00ab\u00a0Nous \u00e9tions \u00e0 la caisse ensemble, j&rsquo;allais tendre un Philippe Sollers. Modiano l&rsquo;avait mouch\u00e9 dans Apostrophe en disant que son livre lui faisait penser au Scoubidou\u00a0de Sacha Distel. Il m&rsquo;a regard\u00e9 et m&rsquo;a dit\u00a0: \u201cEmmanuel Bove\u201d.\u00a0\u00bb Soit un \u00e9crivain oubli\u00e9, mort en 1945. Sous la plume de St\u00e9phane Manel, le palais des Tuileries, incendi\u00e9 par des communards en 1871, se transforme en th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;une incroyable anecdote o\u00f9 se m\u00ealent Napol\u00e9on, Montholon, Stanley Kubrick et Andrew Birkin. Ce dernier, ancien assistant du ma\u00eetre du septi\u00e8me art, est le fr\u00e8re de Jane Birkin et l&rsquo;oncle de sa compagne Lou Doillon. La rue Ren\u00e9-Boulanger dans le 10e arrondissement contient un hommage discret, tout aussi personnel, \u00e0 Kate Barry, l&rsquo;absente de la famille.<\/p>\n<p>\n\u00c0 D\u00e9couvrir<br \/>\n<strong class=\"discover-kangourou__line\"><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"discover-kangourou__img\" src=\"https:\/\/static.lpnt.fr\/static\/img\/kangourou\/kangourou_filled.svg\"\/><br \/>\n<strong class=\"discover-kangourou__txt\"><br \/>\n<strong>Le Kangourou du jour<\/strong><br \/>\n<a href=\"https:\/\/kangourou.lepoint.fr\" title=\"kangourou\" data-gtm-cta=\"kangourou_article\" class=\"discover-kangourou__lnk\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><br \/>\nR\u00e9pondre<br \/>\n<\/a><br \/>\n<\/strong><br \/>\n<\/strong><br \/>\nOn l&rsquo;aura compris, ce sublime objet c\u00e9l\u00e8bre les temps anciens, avec \u00e9l\u00e9gance et coquetterie. On aime les nappes en papier des vieux troquets, l&rsquo;ambiance Simenon, mais on laisse les hussards au placard. La Nouvelle Vague oui, Henri Verneuil jamais. Belmondo dans Pierrot le Fou, mais pas dans L&rsquo;As des as. St\u00e9phane Manel envisage un deuxi\u00e8me tome sur cette ville qu&rsquo;il n&rsquo;aime plus que de loin, ou un guide sur l&rsquo;enclave californienne de Big Sur, magnifi\u00e9e par Jack Kerouac. Un projet fou l&rsquo;occupe d\u00e8s qu&rsquo;il peut\u00a0: un almanach perp\u00e9tuel. Il a con\u00e7u\u00a070\u00a0planches. Chaque jour du calendrier, il dessine des \u00e9v\u00e9nements importants, selon lui. Des guides de voyage le tenteraient, un travail autour d&rsquo;un acteur un peu moins, \u00ab\u00a0je ne sais pas si on me laissera libre\u2026\u00a0\u00bb Ce qui est manifestement le cas chez Seghers.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de Paris, texte et dessin St\u00e9phane Manel. \u00c9ditions Seghers, 25\u00a0euros.<\/p>\n<p>Toute l\u2019actualit\u00e9 \u00e0 1\u20ac le premier mois<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/abo.lepoint.fr\/?provenance=21EDI020098\" class=\"btn\" title=\"S&#039;abonner\" data-gtm=\"click:abo|display:abo\" data-campaign=\"paywall_maison\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">S&rsquo;abonner<\/a><\/p>\n<p>ou<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Du pass\u00e9, ne faisons pas table rase. Mais une mati\u00e8re vivante pour un livre subtil, \u00e9mouvant et instructif.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":455012,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1888],"tags":[11,30521,1777,674,1011,27,12,626,25],"class_list":{"0":"post-455011","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-paris","8":"tag-actualites","9":"tag-dalida","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-news","15":"tag-paris","16":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115355533476133163","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/455011","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=455011"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/455011\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/455012"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=455011"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=455011"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=455011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}