{"id":455296,"date":"2025-10-11T15:12:14","date_gmt":"2025-10-11T15:12:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/455296\/"},"modified":"2025-10-11T15:12:14","modified_gmt":"2025-10-11T15:12:14","slug":"magie-masques-et-montage-orson-welles-avec-frederic-bonnaud-et-mathieu-macheret","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/455296\/","title":{"rendered":"Magie, masques et montage\u00a0: Orson Welles, avec Fr\u00e9d\u00e9ric Bonnaud et Mathieu Macheret"},"content":{"rendered":"<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">C\u2019est l\u2019\u00e9v\u00e8nement cin\u00e9matographique de cette rentr\u00e9e\u00a0: pour la premi\u00e8re fois,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cinematheque.fr\/cycle\/orson-welles-1434.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">une r\u00e9trospective<\/a>\u00a0la plus exhaustive possible est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u0153uvre aussi c\u00e9l\u00e8bre que secr\u00e8te de ce g\u00e9ant et magicien du cin\u00e9ma qu\u2019est Orson Welles.On y retrouve bien s\u00fbr ses plus grands chefs d\u2019\u0153uvre, de\u00a0Citizen Kane\u00a0\u00e0\u00a0V\u00e9rit\u00e9s et mensonges, en passant par les classiques du film noir que sont\u00a0La Dame de Shangha\u00ef\u00a0et\u00a0La Soif du mal\u00a0ou les shakespeariens\u00a0Macbeth,\u00a0Othello\u00a0et\u00a0Falstaff, mais surtout toute une multitude de fragments, films inachev\u00e9s ou mutil\u00e9s, spectacles de magie et inventions t\u00e9l\u00e9visuelles, sans parler de nombre des films o\u00f9 il faisait l\u2019acteur pour financer ses propres films. Le tout accompagn\u00e9, \u00e9v\u00e8nement dans l\u2019\u00e9v\u00e8nement, d\u2019une prolif\u00e9rante exposition,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cinematheque.fr\/exposition.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">My Name is Orson Welles<\/a>, qui plonge les visiteurs, qu\u2019il connaissent l\u2019\u0153uvre ou la d\u00e9couvrent, dans la vie et l\u2019art d\u2019un artiste qui se r\u00e9v\u00e8le encore plus complet qu\u2019on ne le croyait.<a href=\"https:\/\/www.cinematheque.fr\/my-name-is-orson-welles.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\"><\/a><\/p>\n<p> \u00ab\u00a0My name is Orson Welles\u00a0\u00bb, l&rsquo;exposition \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise<\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">C\u2019est la visite de cette exposition que nous vous proposons aujourd\u2019hui, avec comme guide son commissaire, par ailleurs directeur de la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise, le critique de cin\u00e9ma <strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Bonnaud<\/strong>. Il s\u2019est adjoint les conseils scientifiques et avis\u00e9s de deux grands sp\u00e9cialistes de l\u2019\u0153uvre, Esteve Riambau et Fran\u00e7ois Thomas. Un troisi\u00e8me homme aurait pu se joindre \u00e0 l\u2019aventure, si la maladie qui l\u2019a emport\u00e9 le 12 septembre dernier ne l\u2019en avait emp\u00each\u00e9\u00a0: c\u2019\u00e9tait le grand critique, historien et enseignant en cin\u00e9ma Jean-Pierre Berthom\u00e9, sp\u00e9cialiste mondial du d\u00e9cor au cin\u00e9ma et de l\u2019\u0153uvre du cin\u00e9aste, \u00e0 qui il avait consacr\u00e9 un indispensable\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cahiersducinema.com\/fr-fr\/boutique\/livres\/welles-au-travail\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">Orson Welles au travail<\/a>\u00a0en 2002.<\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\"><strong>Dans le labyrinthe wellesien<\/strong><\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">Comment construit-on une exposition quand l&rsquo;homme qui en est l&rsquo;objet est une multitude et un grand prestidigitateur\u00a0? Comment articuler les dimensions de mensonges et de v\u00e9rit\u00e9 avec lesquelles il n\u2019a cess\u00e9 de jouer\u00a0?\u00a0\u00ab\u00a0Tout est labyrinthique chez Orson Welles,\u00a0insiste Fr\u00e9d\u00e9ric Bonnaud.\u00a0L&rsquo;\u0153uvre l&rsquo;est, la vie aussi. Il n\u2019y a pas de biographie \u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricaine d\u2019Orson Welles o\u00f9 l&rsquo;on saurait ce qu&rsquo;il a fait tel jour \u00e0 telle heure. Elle est impossible \u00e0 \u00e9crire, et personne ne s&rsquo;y est vraiment attaqu\u00e9. Cet homme est insaisissable, un myst\u00e8re. Il\u00a0est depuis longtemps d\u00e9j\u00e0 le synonyme d&rsquo;auteur de films, d&rsquo;artiste en cin\u00e9ma. Il est aussi une personne un peu d\u00e9plac\u00e9e et qui aura le sens du d\u00e9placement toute sa vie, puisque c&rsquo;est un intellectuel en cin\u00e9ma. Donc face au labyrinthe wellesien, on en est r\u00e9duit \u00e0 faire quelque chose qu&rsquo;il aurait peut-\u00eatre d\u00e9test\u00e9\u00a0: mettre de d&rsquo;ordre, rendre les choses \u00e0 peu pr\u00e8s lisibles et essayer de faire une introduction, avec beaucoup d&rsquo;humilit\u00e9, \u00e0 une \u0153uvre cin\u00e9matographique majeure.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\"><strong>\u00ab\u00a0Citizen Kane\u00a0\u00bb\u00a0: pastiches et modernit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">Une double salle est consacr\u00e9e \u00e0\u00a0Citizen Kane,\u00a0rest\u00e9 pendant 50 ans en haut du classement des meilleurs films du monde de la revue\u00a0Sight and Sound.\u00a0Un\u00a0film qui habite non seulement toute l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma, mais\u00a0qui est devenu un objet de la pop culture, que l&rsquo;on retrouve dans des bandes dessin\u00e9es \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Il est aussi\u00a0le grand paradoxe d&rsquo;Orson Welles, comme l&rsquo;est\u00a0\u00c0 bout de souffle\u00a0pour Jean-Luc Godard\u00a0: son film le plus c\u00e9l\u00e8bre, le plus acclam\u00e9 et dont Welles s&#8217;emploiera dans toute la suite de sa carri\u00e8re \u00e0 montrer qu&rsquo;il ne s&rsquo;y r\u00e9duit pas. C&rsquo;est \u00ab\u00a0un film qui reste totalement in\u00e9puisable,\u00a0qui ne l\u00e2che jamais,\u00a0souligne\u00a0Fr\u00e9d\u00e9ric Bonnaud.\u00a0C&rsquo;est un des grands myst\u00e8res de l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma. C\u2019est un objet d&rsquo;art parfaitement clos sur lui-m\u00eame, une pure construction mentale et je pense que c&rsquo;est pour \u00e7a que le film reste aussi fascinant. Dans sa forme, il est presque sans asp\u00e9rit\u00e9s et il est fait pour \u00eatre un objet de pure fascination, ce que ne seront pas les autres films de Welles. Parce qu&rsquo;il ne fait que des prototypes. Il ne peut pas faire deux fois le m\u00eame film, \u00e7a ne lui viendrait m\u00eame pas \u00e0 l&rsquo;esprit.<strong>\u00ab\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>  <img decoding=\"async\" class=\"Image-preview  svelte-1b9cmvl\" data-testid=\"image-preview\" src=\"data:image\/jpeg;charset=utf-8;base64, \/9j\/2wBDACgcHiMeGSgjISMtKygwPGRBPDc3PHtYXUlkkYCZlo+AjIqgtObDoKrarYqMyP\/L2u71\/\/\/\/m8H\/\/\/\/6\/+b9\/\/j\/2wBDASstLTw1PHZBQXb4pYyl+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj\/wAARCAAbACoDASIAAhEBAxEB\/8QAFwABAQEBAAAAAAAAAAAAAAAAAQMCBf\/EABcQAQEBAQAAAAAAAAAAAAAAAAABEQL\/xAAVAQEBAAAAAAAAAAAAAAAAAAABAP\/EABQRAQAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAD\/2gAMAwEAAhEDEQA\/AOZG4nypykcZsUFgKVgxSwYQnFOU4pCm4RCCKMaCT\/\/Z\" alt=\"\" aria-hidden=\"false\"\/>     <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/860_sc_m5a6359-photographie-stephane-dabrowski-la-cinematheque-francaise.jpg\" loading=\"lazy\" fetchpriority=\"low\" width=\"860\" height=\"569\" class=\"Image-main  svelte-1b9cmvl rounded\" data-testid=\"image-src\" alt=\"Photographie de l'exposition &quot;My Name is Orson Welles&quot;\" aria-hidden=\"false\" onload=\"this.__e=event\" onerror=\"this.__e=event\"\/> Photographie de l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0My Name is Orson Welles\u00a0\u00bb  &#8211; St\u00e9phane Dabrowski &#8211; La Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise <\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">\u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas seulement le premier long m\u00e9trage d&rsquo;un jeune homme de 24 ans,\u00a0poursuit Mathieu Macheret,\u00a0c&rsquo;est aussi le coup d&rsquo;envoi de la modernit\u00e9 au cin\u00e9ma. Ce n&rsquo;est pas anodin de la part d&rsquo;Orson Welles, qui a commenc\u00e9 avec les t\u00e9l\u00e9communications modernes, avec la radio, c&rsquo;est-\u00e0-dire avec cette onde qui se r\u00e9pand partout. C\u2019est un portrait\u00a0in absentia, un film qui se fait presque sans son personnage principal, un film en creux. Et surtout, il inaugure quelque chose qui va se r\u00e9pandre dans le reste de son \u0153uvre, \u00e0 savoir que Welles est l&rsquo;inventeur du fake.\u00a0\u00c7a peut \u00eatre le faux nez, la proth\u00e8se, le costume, mais surtout le\u00a0fake\u00a0comme fausse information. Toute son \u0153uvre consiste \u00e0 m\u00e9langer l&rsquo;histoire et la l\u00e9gende, \u00e0 confondre le mythe et sa r\u00e9alisation. Il invente une sorte de r\u00e9alit\u00e9 alternative qui fait toute la substance de la fiction.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\"><strong>Welles et les vertiges de l&rsquo;identit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">C&rsquo;est aussi le Welles plasticien, le h\u00e9ros de la critique europ\u00e9enne, le cin\u00e9aste du montage qu&rsquo;explore l&rsquo;exposition\u00a0; ou encore le personnage de la pop culture am\u00e9ricaine, celui des plateaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s qui chante avec Dean Martin, alors m\u00eame qu&rsquo;il s&rsquo;engage dans le versant le plus radical de son \u0153uvre.\u00a0\u00ab\u00a0Orson Welles est le plus grand des cin\u00e9astes baroques. Un baroque qui questionne l&rsquo;identit\u00e9, et ce, d\u00e8s Citizen Kane. C&rsquo;est ce qui en fait un personnage et un cin\u00e9aste moderne et contemporain. Ces vertiges de l&rsquo;identit\u00e9, il les \u00e9prouve dans son propre corps, dans sa propre \u00ab\u00a0schizophr\u00e9nie\u00a0\u00bb. Parce qu&rsquo;il se vend, comme tout artiste moderne dans le monde commercial contemporain y est oblig\u00e9 pour survivre. De ce point de vue l\u00e0 aussi, il a invent\u00e9 beaucoup de choses qui sont vraiment d&rsquo;actualit\u00e9. C\u2019est un personnage warholien. Il se vend \u00e0 la publicit\u00e9, dans de tr\u00e8s mauvais films o\u00f9 il fait des apparitions plus ou moins grim\u00e9. C&rsquo;est un intellectuel am\u00e9ricain qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par la pop culture, qui se retrouve chez Gotlib, dans le\u00a0Muppet Show&#8230;\u00a0En revanche, l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de ses films, elle, est absolue. Il y a toujours ces choses oppos\u00e9es chez Welles, \u00e0 quoi s\u2019ajoute la multiplicit\u00e9 de ses talents.\u00a0C&rsquo;est encore un paradoxe, mais chez lui, il n&rsquo;y a que \u00e7a.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\"><strong>La dimension d&rsquo;inach\u00e8vement<\/strong><\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">La Splendeur des Amberson, le deuxi\u00e8me film d\u2019Orson Welles inaugurera l&rsquo;\u00e8re de sa conflictualit\u00e9 infernale avec les studios hollywoodiens. Et il reste compliqu\u00e9 souvent, de savoir ce qu&rsquo;il aurait voulu faire, notamment dans les films am\u00e9ricains jusqu\u2019\u00e0 La soif du mal, comme s\u2019il fallait aller chercher ce que les studios n&rsquo;ont pas pu toucher pour atteindre le g\u00e9nie de Wells, toujours l\u00e0.\u00a0\u00bb\u00a0Il y a une opposition qui a toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s forte entre ceux qui sont arriv\u00e9s \u00e0 Hollywood comme artistes et la structuration industrielle des studios. Welles va \u00eatre \u00e9videmment pris au milieu de ce syst\u00e8me et petit \u00e0 petit broy\u00e9 par lui\u00a0\u00bb. Et de fait, \u00ab\u00a0Il y a presque autant de mat\u00e9riel film\u00e9 abouti de Welles que de mat\u00e9riel film\u00e9 qui reste \u00e0 monter, mais c\u2019est aussi sous cet angle,\u00a0estime Matthieu Macheret, qu&rsquo;il faut voir ses films\u00a0: toutes les potentialit\u00e9s qu&rsquo;ils lib\u00e8rent, tous les films qu&rsquo;ils auraient pu \u00eatre, tous les doubles, triples films qui se cachent derri\u00e8re chacun d&rsquo;entre eux. C&rsquo;est une dimension infinie qui est telle que d\u00e8s qu\u2019on met un pied dans son \u0153uvre, on n&rsquo;a jamais fini de s&rsquo;y balader.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">\u00ab\u00a0La plupart du temps, Welles a laiss\u00e9 des film inachev\u00e9s faute de budget, ajoute Fr\u00e9d\u00e9ric Bonnaud. Mais il en a quand m\u00eame termin\u00e9 douze, le m\u00eame nombre que Stanley Kubrick. Et par ailleurs, Welles est un artiste moderne dans le cin\u00e9ma. Or qui a d\u00e9j\u00e0 reproch\u00e9 \u00e0 Picasso de ne pas terminer une toile\u00a0? A un romancier de ne pas terminer un roman\u00a0? Qui a d\u00e9j\u00e0 dout\u00e9 que le geste de faire \u00e9tait plus important que le geste d&rsquo;arriv\u00e9e\u00a0? Terminer un film, ce n&rsquo;est pas tout. Ce qui est important, c&rsquo;est de construire et d&rsquo;apporter au cin\u00e9ma des choses qu&rsquo;il ne conna\u00eet pas. Or Orson Welles, c&rsquo;est \u00e7a\u00a0: l\u2019extension du domaine du cin\u00e9ma.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>  <img decoding=\"async\" class=\"Image-preview  svelte-1b9cmvl\" data-testid=\"image-preview\" src=\"data:image\/jpeg;charset=utf-8;base64, \/9j\/2wBDACgcHiMeGSgjISMtKygwPGRBPDc3PHtYXUlkkYCZlo+AjIqgtObDoKrarYqMyP\/L2u71\/\/\/\/m8H\/\/\/\/6\/+b9\/\/j\/2wBDASstLTw1PHZBQXb4pYyl+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj\/wAARCAAWACoDASIAAhEBAxEB\/8QAGAABAQEBAQAAAAAAAAAAAAAAAAIBAwX\/xAAXEAEBAQEAAAAAAAAAAAAAAAAAAREC\/8QAFgEBAQEAAAAAAAAAAAAAAAAAAQAC\/8QAFBEBAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAP\/aAAwDAQACEQMRAD8A83lcRFwFYQSTYzF4YE5R0gNBTQBMMAF\/\/9k=\" alt=\"\" aria-hidden=\"false\"\/>     <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/860_sc_m5a6421-photographie-stephane-dabrowski-la-cinematheque-francaise-1.jpg\" loading=\"lazy\" fetchpriority=\"low\" width=\"860\" height=\"454\" class=\"Image-main  svelte-1b9cmvl rounded\" data-testid=\"image-src\" alt=\"Photographie de l'exposition &quot;My Name is Orson Welles&quot;\" aria-hidden=\"false\" onload=\"this.__e=event\" onerror=\"this.__e=event\"\/> Photographie de l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0My Name is Orson Welles\u00a0\u00bb  &#8211; St\u00e9phane Dabrowski &#8211; La Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise <\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\"><strong>A noter<\/strong>\u00a0:\u00a0L&rsquo;exposition\u00a0<a href=\"https:\/\/www.cinematheque.fr\/exposition.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">My Name is Orson Welles<\/a>\u00a0est \u00e0 visiter jusqu&rsquo;au 11 janvier. La <a href=\"https:\/\/www.cinematheque.fr\/cycle\/orson-welles-1434.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">r\u00e9trospective<\/a>\u00a0\u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise, c&rsquo;est jusqu&rsquo;au 29 novembre. Le tout s&rsquo;accompagne de nombreuses publications, qui s&rsquo;ajoutent \u00e0 la d\u00e9j\u00e0 consid\u00e9rable somme d&rsquo;\u00e9tudes wellesiennes. Il y a d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;excellent <a href=\"https:\/\/www.editionslatableronde.fr\/my-name-is-orson-welles\/9791037115249\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">catalogue de l&rsquo;exposition<\/a>, \u00e0 La Table Ronde. Les deux sp\u00e9cialistes du cin\u00e9aste, Fran\u00e7ois Thomas, et le regrett\u00e9 Jean-Pierre Berthom\u00e9, ont rencontr\u00e9 un grand nombre de ses compagnons de route, et en ont tir\u00e9 un passionnant <a href=\"https:\/\/lesimpressionsnouvelles.com\/livre\/leur-orson-welles\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">Leur Orson Welles<\/a>\u00a0aux Impressions Nouvelles. Pour entendre la voix du ma\u00eetre, ses g\u00e9niaux entretiens avec son disciple, le cin\u00e9aste Peter Bogdanovitch, sont r\u00e9\u00e9dit\u00e9s aux \u00e9ditions Capricci sous le titre de <a href=\"https:\/\/capricci.fr\/product\/moi-orson-welles\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">Moi, Orson Welles<\/a>. Et pour faire la part des choses, <a href=\"https:\/\/www.lisez.com\/livres\/orson-welles-verites-et-mensonges\/9782809853193\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">Orson Welles, v\u00e9rit\u00e9s et mensonges<\/a>, c&rsquo;est le titre d&rsquo;une nouvelle biographie, sign\u00e9e Anca Visdei aux \u00e9ditions de l&rsquo;Archipel.<\/p>\n<p> Le Journal du cin\u00e9ma<\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\"><strong>La chronique de Mathieu Macheret\u00a0:\u00a0Angel Guts\u00a0: Classe Rouge\u00a0 et Super Gun Lady, de Ch\u016bsei Sone<\/strong><\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">Une femme qui dans un love hotel \u00e9puise de son d\u00e9sir insatiable un homme ivre d\u00e9gott\u00e9 dans un bar, dans des cadrages baroques et des images mouvantes, c\u2019est une sc\u00e8ne d\u2019Angel Guts\u00a0: Classe Rouge, un des cinq romans pornos in\u00e9dits en France que vient d\u2019\u00e9diter en Blu-ray les toujours \u00e9tonnantes \u00e9ditions du\u00a0<a href=\"https:\/\/lechatquifume.myshopify.com\/?srsltid=AfmBOorkQLYY2q2mJK2XqCK8UQ7WFxsC1POGPBf0E7kDb8n9icV62HW2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">Chat qui fume<\/a>. Les romans pornos, \u00e0 ne pas confondre avec les pinku eiga, c\u2019\u00e9tait dans les ann\u00e9es 70-80 la grande sp\u00e9cialit\u00e9 de la plus ancienne des majors du Japon, la Nikkatsu, l\u00e0 o\u00f9 Shohei Imamura fit ses d\u00e9buts avant le tournant \u00e9rotique pris par le studio. Dans ce genre, on trouve \u00e0 boire et \u00e0 manger, mais certains cin\u00e9astes s\u2019y \u00e9panouirent formidablement, tel ce\u00a0Ch\u016bsei Sone qui signe donc ce sid\u00e9rant <a href=\"https:\/\/lechatquifume.myshopify.com\/products\/angel-guts-classe-rouge?srsltid=AfmBOopSnKLd6d1P5Dp6Y6txMSYZ4jlscOdwFmQTgmo5_hYGgqMji4MZ\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">Angel Guts\u00a0: Classe Rouge<\/a>, mais aussi, dans la m\u00eame s\u00e9rie,\u00a0<a href=\"https:\/\/lechatquifume.myshopify.com\/products\/super-gun-lady?srsltid=AfmBOorVi841eoVgONU773RdSHZQeOrHm6Z5rnzHqx8yQl_xnsywMy9V\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\" class=\"\" data-testid=\"link\">Super Gun Lady<\/a>, deux films de 1979.<\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">\u00ab\u00a0Ch\u016bsei Sone est un mod\u00e8le inou\u00ef de cin\u00e9aste infiltr\u00e9\u00a0: de styliste inattendu dans le cadre le plus contraignant qui soit, celui en effet du \u00ab\u00a0Roman Porno\u00a0\u00bb, le filon \u00e9rotico-soft auquel se consacre la Nikkatsu au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 pour \u00e9chapper \u00e0 la faillite et r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;effondrement du syst\u00e8me des studios. Il s&rsquo;agit d&rsquo;ailleurs moins d&rsquo;un genre que d&rsquo;un syst\u00e8me industriel tr\u00e8s codifi\u00e9\u00a0: une dur\u00e9e standard (autour de 70 minutes), une semaine de tournage et un budget plafonn\u00e9 (trois fois rien), afin de sortir deux \u00e0 trois films par mois. Autre clause\u00a0: une sc\u00e8ne de sexe toutes les 10 minutes environ. \u00c0 quoi s&rsquo;ajoutaient encore les r\u00e9quisits de la censure japonaise, qui prohibe toute repr\u00e9sentation de poil pubien. Pour peu qu&rsquo;ils acceptent cette structure rigide, les r\u00e9alisateurs sous contrat se retrouvaient compl\u00e8tement libres. D&rsquo;un carcan industriel implacable, a jailli la production la plus anarchique qui soit, en partie de l&rsquo;abattage, mais de l&rsquo;autre une fabrique de prototypes fous et transgressifs, aux sujets politiques et sociaux, \u00e0 la fibre r\u00e9volt\u00e9e. Entre t\u00e2cherons et artisans, de v\u00e9ritables cin\u00e9astes surgirent\u00a0&#8211; Tatsumi Kumashiro, Masaru Konuma, Noboru Tanaka \u2013 dont l&rsquo;\u00e9tonnant Ch\u016bsei Sone, cin\u00e9aste moderne et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 du \u00ab\u00a0Roman Porno\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>  <img decoding=\"async\" class=\"Image-preview  svelte-1b9cmvl\" data-testid=\"image-preview\" src=\"data:image\/jpeg;charset=utf-8;base64, \/9j\/2wBDACgcHiMeGSgjISMtKygwPGRBPDc3PHtYXUlkkYCZlo+AjIqgtObDoKrarYqMyP\/L2u71\/\/\/\/m8H\/\/\/\/6\/+b9\/\/j\/2wBDASstLTw1PHZBQXb4pYyl+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj4+Pj\/wAARCAARACoDASIAAhEBAxEB\/8QAFwABAQEBAAAAAAAAAAAAAAAAAQACBf\/EABYQAQEBAAAAAAAAAAAAAAAAAAABEf\/EABUBAQEAAAAAAAAAAAAAAAAAAAEA\/8QAFBEBAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAP\/aAAwDAQACEQMRAD8A5bUZhKa0WjRaCrQtCRjSRAFSBASSf\/\/Z\" alt=\"\" aria-hidden=\"false\"\/>     <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/860_sc_image4-24b3fc13-1c63-4cc4-ba8e-841d452552fa-1.jpg\" loading=\"lazy\" fetchpriority=\"low\" width=\"823\" height=\"344\" class=\"Image-main  svelte-1b9cmvl rounded\" data-testid=\"image-src\" alt=\"&quot;Angel Guts : Classe Rouge, de Ch\u016bsei Sone&quot;\" aria-hidden=\"false\" onload=\"this.__e=event\" onerror=\"this.__e=event\"\/> \u00ab\u00a0Angel Guts : Classe Rouge, de Ch\u016bsei Sone\u00a0\u00bb  &#8211; Le Chat qui fume <\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\">\u00ab\u00a0Deux de ses deux films \u00e9dit\u00e9s par Le Chat qui Fume sont compl\u00e8tement fous.\u00a0Super\u00a0Gun Lady\u00a0est un polar f\u00e9minin ultra-violent.\u00a0Angel Guts\u00a0: Classe rouge\u00a0est une vir\u00e9e sans retour dans les tr\u00e9fonds du d\u00e9sir. Il s&rsquo;inscrit dans une s\u00e9rie de films adapt\u00e9s du manga \u00e9ponyme de Takashi Ishii, mettant en sc\u00e8ne le personnage de Nami, figure de jeune femme bafou\u00e9e. Ici, un homme assiste \u00e0 une projection clandestine et surprend dans une bande crapoteuse le visage d\u2019une jeune femme qui, d\u00e8s lors, ne cessera plus de l\u2019obs\u00e9der. Il la retrouve guicheti\u00e8re d\u2019un love hotel et se lance avec elle dans une tentative d\u2019amour bancale, d\u00e9phas\u00e9e, rendue impossible dans cette modernit\u00e9 avide o\u00f9 la sexualit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gralement accapar\u00e9e par le mercantilisme.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"PopSlotParagraph qg-tx2 qg-xtra-lh svelte-1r0pyek\"><strong>Extraits\u00a0 sonores<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>g\u00e9n\u00e9rique de fin de La Splendeur des Amberson, d&rsquo;Orson Welles (1942)<\/li>\n<li>La Guerre des Mondes, d&rsquo;Orson Welles, version radio CBS (193)<\/li>\n<li>Citizen Kane,\u00a0d&rsquo;Orson Welles (1941)<\/li>\n<li>La soif du mal,\u00a0d&rsquo;Orson Welles (1958)<\/li>\n<li>Musique du Troisi\u00e8me homme,\u00a0d&rsquo;Orson Welles (1949)<\/li>\n<li>Le Proc\u00e8s,\u00a0d&rsquo;Orson Welles (1962)<\/li>\n<li>Brush Up Your Shakespeare par Dean Martin et Orson Welles, dans le Dean Martin Show en 1967<\/li>\n<li>Extrait de\u00a0Angel Guts\u00a0: Red Classroom, de\u00a0Ch\u016bsei Sone (1979)<\/li>\n<li>Dead End Street 82 par\u00a0Bobby (dans la BO de\u00a0Super Gun Lady\u00a0de\u00a0Ch\u016bsei Sone (1979))<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"C\u2019est l\u2019\u00e9v\u00e8nement cin\u00e9matographique de cette rentr\u00e9e\u00a0: pour la premi\u00e8re fois,\u00a0une r\u00e9trospective\u00a0la plus exhaustive possible est consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u0153uvre&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":455297,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[58,59,1346,1011,27,1360],"class_list":{"0":"post-455296","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-divertissement","9":"tag-entertainment","10":"tag-films","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-movies"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115356182352939836","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/455296","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=455296"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/455296\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/455297"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=455296"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=455296"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=455296"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}