{"id":460691,"date":"2025-10-13T20:23:16","date_gmt":"2025-10-13T20:23:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/460691\/"},"modified":"2025-10-13T20:23:16","modified_gmt":"2025-10-13T20:23:16","slug":"elle-a-une-gueule-cette-maison-boada-quand-un-collectif-de-createurs-fait-corps-avec-son-lieu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/460691\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Elle a une gueule, cette maison\u00a0\u00bb\u00a0: Boada, quand un collectif de cr\u00e9ateurs fait corps avec son lieu"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                    l&rsquo;essentiel<br \/>\n                                                                Compos\u00e9 d\u2019architectes, designers, graphistes, ce collectif a investi et r\u00e9habilit\u00e9 une maison art d\u00e9co de 1933, au c\u0153ur de Cahors. Un lieu unique en ville \u00e0 d\u00e9couvrir \u00e0 l\u2019occasion des Journ\u00e9es nationales de l\u2019architecture.\n                            <\/p>\n<p>Parler d\u2019un espace de coworking, serait se m\u00e9prendre sur l\u2019esprit du lieu. Ici, \u00e0 Boada, au 69 rue des Cadourques, \u00e0 quelques pas du boulevard Gambetta, les occupants \u00ab\u00a0font corps\u00a0\u00bb avec le b\u00e2timent. Un lieu atypique \u00e0 d\u00e9couvrir du jeudi\u00a016 au samedi 18\u00a0octobre, \u00e0 l\u2019occasion des Journ\u00e9es nationales de l\u2019architecture.<\/p>\n<p>Certes, on y trouve des espaces communs, une cuisine collective, une salle de bain, des salles de r\u00e9union. Certes, on y partage du mat\u00e9riel et on dispose de son bureau. Mais avoir choisi le nom\u00a0occitan de \u00ab\u00a0boada\u00a0\u00bb n\u2019a rien d\u2019anodin. Par extension, ce terme d\u00e9signe l\u2019id\u00e9e de mise en commun pour parvenir \u00e0\u00a0une \u0153uvre collective.<\/p>\n<p>Une organisation coll\u00e9giale<\/p>\n<p>Boada est donc un collectif de quatorze professionnels de la cr\u00e9ation qui regroupe des architectes, graphistes, designers ainsi que la coop\u00e9rative Virgocoop engag\u00e9e dans la fili\u00e8re chanvre. Tous\u00a0insistent sur leur ancrage local, primordial. Et sur cette volont\u00e9 de \u00ab\u00a0faire ensemble\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Ici, on ne loue pas juste un bureau pour travailler, insiste Virginie S\u00e9vign\u00e9, architecte. Nous sommes tous propri\u00e9taires, l\u2019organisation est coll\u00e9giale, la gouvernance partag\u00e9e, l\u2019investissement personnel aussi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 en 2022, le collectif a int\u00e9gr\u00e9 la maison de la rue des Cadourques en f\u00e9vrier\u00a02023. \u00ab\u00a0\u00c7a faisait un an qu\u2019on cherchait l\u2019endroit id\u00e9al en centre-ville de Cahors\u00a0\u00bb, resitue\u00a0Virginie S\u00e9vign\u00e9. Pas n\u2019importe quel endroit, une maison d\u2019architecte sur deux \u00e9tages, construite en 1933 par Georges Vizon. \u00ab\u00a0Il y a tr\u00e8s peu de b\u00e2timents avec cette architecture \u00e0 Cahors. C\u2019est un puissant marqueur de l\u2019\u00e9poque.\u00a0\u00bb En 2022, le b\u00e2ti n\u2019a plus sa beaut\u00e9\u00a0d\u2019antan. \u00ab\u00a0Mais elle a une gueule, cette maison\u00a0\u00bb, r\u00e9sume Marl\u00e8ne Barth\u00e9l\u00e9my, graphiste.<\/p>\n<p>Faire perdurer une \u0153uvre architecturale<\/p>\n<p>Un an de travaux a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire\u00a0pour lui redonner son lustre. \u00ab\u00a0\u00c0 chaque \u00e9tape, pour chaque \u00e9l\u00e9ment, on s\u2019est demand\u00e9 comment restaurer, comment r\u00e9habiliter, pose Virginie S\u00e9vign\u00e9. \u00c7a nous plaisait beaucoup de prendre une \u0153uvre architecturale et de la faire perdurer.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Sans que Georges Vizon ne se retourne dans sa tombe\u00a0\u00bb, compl\u00e8te l\u2019architecte Yann Ouvrieux.<\/p>\n<p>La fa\u00e7ade a retrouv\u00e9 sa couleur ocre terre du Quercy. Les vitraux violets et vert cath\u00e9drale ont \u00e9t\u00e9 nettoy\u00e9s ou remplac\u00e9s, les garde-corps m\u00e9talliques pr\u00e9serv\u00e9s. Ces \u00e9l\u00e9ments (symboles de la vigne, supposent les membres de Boada) conf\u00e8rent \u00e0 l\u2019ensemble un style unique, rare \u00e0 Cahors.<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" class=\"std-img__img responsive-img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/1760386996_87_image.jpg\" alt=\"La maison a \u00e9t\u00e9 r\u00e9habilit\u00e9e dans le respect de son style art d\u00e9co d\u2019origine.\"\/><\/p>\n<p>                La maison a \u00e9t\u00e9 r\u00e9habilit\u00e9e dans le respect de son style art d\u00e9co d\u2019origine.<br \/>\n                                    E. N.<\/p>\n<p>Une maison vertueuse<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, les architectes et graphistes ont conserv\u00e9 le sol en terrazzo, respect\u00e9 le cloisonnement d\u2019origine, restaur\u00e9 le toit-terrasse qui plonge sur l\u2019inattendu jardin \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du b\u00e2timent. \u00ab\u00a0On a utilis\u00e9 des enduits \u00e0 la terre, \u00e0\u00a0la chaux, des d\u00e9chets de fibres de chanvre pour l\u2019isolation\u00a0\u00bb, insiste Virginie S\u00e9vign\u00e9. Toujours dans une d\u00e9marche vertueuse\u00a0: le toit comporte des panneaux photovolta\u00efques, la chaudi\u00e8re collective fonctionne aux granul\u00e9s bois. Cette d\u00e9marche leur a permis d\u2019obtenir des aides de la ville notamment.<\/p>\n<p>Seule concession \u00e0 la modernit\u00e9\u00a0: deux grandes vitrines au rez-de-chauss\u00e9e, pour voir, mais aussi \u00eatre vu. Jouer la transparence, s\u2019ouvrir sur l\u2019ext\u00e9rieur. Et marquer un peu plus encore son ancrage dans la ville.<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement possible de louer un bureau au sein de Boada, contact <a href=\"http:\/\/boada-cahors.fr\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\">boada-cahors.fr<\/a><\/p>\n<p>    Trois jours pour d\u00e9couvrir le lieu<\/p>\n<p>La maison Boada a d\u00e9j\u00e0 ouvert ses portes au public, lors d\u2019\u00e9v\u00e9nements tels que Cahors Juin Jardins, pour accueillir des expositions ou des ateliers cr\u00e9atifs. Mais c\u2019est la premi\u00e8re fois que le collectif\u00a0participe\u00a0aux <a href=\"https:\/\/journeesarchitecture.culture.gouv.fr\/w\/377958\/evenement\/19142716\/portes-ouvertes-architecture-reemploi-#\/events\/19142716\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\">Journ\u00e9es nationales de l\u2019architecture<\/a>. Jeudi\u00a016 et vendredi 17\u00a0octobre, de 9\u00a0h \u00e0 18\u00a0h, le lieu sera largement ouvert au public et se d\u00e9voilera \u00e0 travers deux parcours en d\u00e9ambulation\u00a0libre, avec des encarts explicatifs appos\u00e9s \u00e0 bon escient.\u00a0Le premier sera consacr\u00e9 au lieu lui-m\u00eame, aux diff\u00e9rentes \u00e9tapes de la r\u00e9habilitation de cette fameuse maison. Le second parlera des acteurs de Boada, qui est qui, quelle est son activit\u00e9.<\/p>\n<p>Et samedi, le lieu restera ouvert toute la journ\u00e9e \u00e0 partir de 10\u00a0h. Les membres du collectif ont pr\u00e9vu de s\u2019atteler \u00e0 la fabrication de tables provenant de mat\u00e9riau de r\u00e9cup\u00e9ration. Puis \u00e0 partir de 18\u00a0h, trois interventions se succ\u00e9deront sur \u00ab\u00a0Faire avec \u2013 Le patrimoine b\u00e2ti du XXe\u00a0si\u00e8cle\u00a0\u00bb.\u00a0Laure Courget, directrice du patrimoine \u00e0 la ville de Cahors, interviendra sur le patrimoine b\u00e2ti au d\u00e9but du XXe\u00a0si\u00e8cle. Suivra une explication sur la maison elle-m\u00eame. Puis\u00a0Mathieu Larribe, directeur du CAUE du Lot, expliquera comment valoriser le patrimoine b\u00e2ti du XXe\u00a0si\u00e8cle.<\/p>\n<p>N\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 pousser les portes, mais il est recommand\u00e9 de s\u2019inscrire sur le <a href=\"https:\/\/boada-cahors.fr\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\">site de Boada<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"l&rsquo;essentiel Compos\u00e9 d\u2019architectes, designers, graphistes, ce collectif a investi et r\u00e9habilit\u00e9 une maison art d\u00e9co de 1933, au&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":460692,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-460691","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115368729435481744","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/460691","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=460691"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/460691\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/460692"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=460691"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=460691"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=460691"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}