{"id":461523,"date":"2025-10-14T04:40:13","date_gmt":"2025-10-14T04:40:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/461523\/"},"modified":"2025-10-14T04:40:13","modified_gmt":"2025-10-14T04:40:13","slug":"la-cecite-sous-un-autre-jour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/461523\/","title":{"rendered":"la c\u00e9cit\u00e9 sous un autre jour"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-style: italic\" itemprop=\"description\">Et si la c\u00e9cit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait pas une \u00ab\u00a0trag\u00e9die\u00a0\u00bb mais un autre rapport au monde ? Dans Voir sans voir, Selina Mills m\u00eale r\u00e9cit personnel et enqu\u00eate culturelle pour d\u00e9construire les st\u00e9r\u00e9otypes. Un livre lumineux pour voir la c\u00e9cit\u00e9 sous un autre jour.<\/p>\n<p>\u00ab Bizarrement, en tant que soci\u00e9t\u00e9, nous accordons \u00e0 la c\u00e9cit\u00e9 un caract\u00e8re bien plus dramatique que cette condition physique ne le m\u00e9rite peut-\u00eatre. \u00bb Quand Selina Mills apprend qu&rsquo;une cataracte lui \u00f4tera bient\u00f4t le peu de vision qu&rsquo;il lui reste, une peur ancienne remonte \u00e0 la surface. Pas seulement la sienne, mais celle que nous partageons tous : la peur du noir, du vide. De l&rsquo;oubli ? Pourtant, ce n&rsquo;est pas le noir qu&rsquo;elle explore dans Voir sans voir, mais tout ce qu&rsquo;il contient de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Cette journaliste britannique, malvoyante de naissance, d\u00e9cide d&rsquo;explorer les racines des st\u00e9r\u00e9otypes sur la c\u00e9cit\u00e9. Ce qu&rsquo;on croit voir, ce qu&rsquo;on refuse de regarder, ce qu&rsquo;on projette \u00e0 la place. Le r\u00e9sultat ? Un essai touchant, dr\u00f4le et lumineux, m\u00ealant anecdotes personnelles et analyse sur notre rapport au corps, aux sens, \u00e0 la norme. Un livre pour apprendre \u00e0 voir autrement, paru le 2 septembre 2025 aux \u00e9ditions Les P\u00e9r\u00e9grines \u2013 disponible en audio et en grands caract\u00e8res aux \u00e9ditions Voir de pr\u00e8s.<\/p>\n<p><strong>Un squelette aveugle de 50 000 ans et le d\u00e9clic<\/strong><strong\/><\/p>\n<p>L&rsquo;aventure commence autour d&rsquo;un d\u00eener \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Cambridge (Angleterre). Un arch\u00e9ologue lui relate l&rsquo;histoire d&rsquo;un squelette n\u00e9andertalien aveugle, vieux de 50 000 ans, retrouv\u00e9 au bord du Tigre, au Moyen-Orient. Surnomm\u00e9 \u00ab\u00a0Nandy\u00a0\u00bb, il aurait v\u00e9cu jusqu&rsquo;\u00e0 45 ans \u2013 un \u00e2ge avanc\u00e9 pour cette \u00e9poque o\u00f9 les autres squelettes retrouv\u00e9s atteignaient difficilement la trentaine. Le professeur s&rsquo;interroge : \u00ab Comment cet homme a-t-il surv\u00e9cu sans pouvoir chasser ni se nourrir seul ? \u00c9tait-il aid\u00e9 ? Prot\u00e9g\u00e9 ? Aim\u00e9 ? \u00bb<\/p>\n<p><strong>Interroger la peur du handicap<\/strong><\/p>\n<p>Un \u00e9change r\u00e9v\u00e9lateur. \u00ab Cela m&rsquo;a fait comprendre \u00e0 quel point nous avions des pr\u00e9jug\u00e9s sur la c\u00e9cit\u00e9 \u00bb, confie Selina Mills. Alors, elle enqu\u00eate. Sur les autres. Sur elle-m\u00eame. Elle interroge la peur du handicap, les id\u00e9es toutes faites, les m\u00e9taphores toutes pr\u00eates. Et finit par \u00e9crire ce texte incarn\u00e9 de 240 pages. Dix ans de recherches, pour une parution en r\u00e9sonance avec son \u00e9poque. \u00ab Je pense que ce livre est plus pertinent aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;\u00e0 mes d\u00e9buts car les gens sont beaucoup plus sensibilis\u00e9s au handicap. En France, une personne sur cinq souffre de troubles de la vue, en particulier chez les personnes \u00e2g\u00e9es*. \u00bb Pourtant, derri\u00e8re ces avanc\u00e9es, de nombreux pr\u00e9jug\u00e9s demeurent enracin\u00e9s\u2026\u00a0<\/p>\n<p><strong>D\u00e9construire les clich\u00e9s avec calme et humour<\/strong><strong\/><\/p>\n<p>\u00ab Souvent, les gens pensent que je simule. \u00bb Une phrase tranchante, mais tristement banale pour celle qui vit avec une d\u00e9ficience visuelle depuis toujours. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un agent au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay l&rsquo;accusant de mentir ou d&rsquo;un contr\u00f4leur de train m\u00e9fiant, les soup\u00e7ons sont tenaces. \u00ab C&rsquo;est \u00e9puisant de devoir s&rsquo;expliquer \u00bb, s&rsquo;impatiente-t-elle.<\/p>\n<p>Mais, loin d&rsquo;un r\u00e9cit plaintif, Voir sans voir manie l&rsquo;ironie avec justesse. Selina Mills y raconte ses batailles ordinaires : se maquiller, choisir ses v\u00eatements, traverser la ville \u00e0 l&rsquo;heure de pointe. Elle revient sans d\u00e9tour sur cette contradiction constante : \u00eatre tour \u00e0 tour per\u00e7ue comme une \u00ab source d&rsquo;inspiration\u00a0\u00bb ou une \u00ab imposture \u00bb. Face aux pr\u00e9jug\u00e9s, elle tente de garder son calme. \u00ab Nous avons tous grandi avec des mythes et des id\u00e9es pr\u00e9con\u00e7ues sur la c\u00e9cit\u00e9. L&rsquo;image des personnes aveugles marchant les bras tendus devant elles est tr\u00e8s r\u00e9pandue. Donc, en g\u00e9n\u00e9ral, quand les gens doutent de moi, j&rsquo;essaie de r\u00e9agir avec \u00e9l\u00e9gance et calme, sans me mettre en col\u00e8re. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Une perception n\u00e9gative h\u00e9rit\u00e9e de longue date<\/strong><strong\/><\/p>\n<p>Chaque chapitre est pens\u00e9 comme un miroir \u00e0 deux faces. \u00ab La premi\u00e8re partie explique ma propre exp\u00e9rience ; la seconde, les racines culturelles ou historiques du sujet \u00bb, pr\u00e9cise l&rsquo;autrice. Une \u00e9criture \u00ab\u00a0\u00e0 hauteur d&rsquo;humain\u00a0\u00bb, qui invite \u00e0 la r\u00e9flexion sans jamais condamner. \u00ab J&rsquo;ai pris soin de ne pas accuser mes lecteurs car je voulais que nous entreprenions tous ensemble un voyage. \u00bb La destination\u00a0? Une meilleure compr\u00e9hension de la diff\u00e9rence. \u00ab J&rsquo;ai essay\u00e9 de montrer que notre perception moderne de la c\u00e9cit\u00e9 comme quelque chose de n\u00e9gatif ou de tragique n&rsquo;\u00e9tait pas de notre faute, mais r\u00e9sulte d&rsquo;un h\u00e9ritage culturel vieux de plusieurs mill\u00e9naires. \u00bb<\/p>\n<p><strong>D\u00e9faire les oppositions : ni anges, ni martyrs<\/strong><strong\/><\/p>\n<p>Trop souvent, \u00ab\u00a0l&rsquo;aveugle\u00a0\u00bb est pr\u00e9sent\u00e9, selon elle, comme un \u00eatre \u00ab\u00a0exceptionnel\u00a0\u00bb, dot\u00e9 d&rsquo;une \u00ab\u00a0sagesse hors normes\u00a0\u00bb\u2026 ou au contraire comme un individu \u00ab\u00a0diminu\u00e9\u00a0\u00bb, d\u00e9pendant du regard des autres. Selina Mills d\u00e9monte ces arch\u00e9types un \u00e0 un. \u00ab Tous les aveugles ne sont pas &lsquo;inspirants&rsquo;, et tous les aveugles n&rsquo;ont pas besoin de piti\u00e9 ou de charit\u00e9 \u00bb, affirme-t-elle. \u00ab J&rsquo;ai voulu comprendre pourquoi, depuis des si\u00e8cles, la c\u00e9cit\u00e9 est toujours envisag\u00e9e comme un \u00e9tat qu&rsquo;il faudrait compenser ou r\u00e9parer \u00bb, poursuit-elle. Ce n&rsquo;est ni une b\u00e9n\u00e9diction, ni une mal\u00e9diction. C&rsquo;est simplement un \u00e9tat dans lequel on ne voit pas.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;autrice insiste \u00e9galement sur la diversit\u00e9 des v\u00e9cus. \u00ab La c\u00e9cit\u00e9 est un spectre : chaque personne concern\u00e9e est diff\u00e9rente. Certaines peuvent distinguer la lumi\u00e8re et l&rsquo;obscurit\u00e9, ou seulement les couleurs, tandis que d&rsquo;autres ont des probl\u00e8mes avec diff\u00e9rents types de lumi\u00e8re. \u00bb<\/p>\n<p><strong>De la Gen\u00e8se aux idiomes modernes : une vision biais\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Elle traque aussi les m\u00e9taphores dans la langue. \u00ab Dans de nombreux idiomes, on parle de politiciens &lsquo;aveugles&rsquo;, on tombe &lsquo;aveugl\u00e9ment amoureux&rsquo;\u2026 Il n&rsquo;y a l\u00e0 aucun reproche mais cela perp\u00e9tue le mythe selon lequel la c\u00e9cit\u00e9 est un \u00e9tat n\u00e9gatif. Ce mot peut aussi \u00eatre neutre, comme dans &lsquo;justice aveugle&rsquo;, pour sugg\u00e9rer l&rsquo;absence de partialit\u00e9, mais m\u00eame dans ce cas, pourquoi la c\u00e9cit\u00e9 ?\u00a0\u00bb, s&rsquo;interroge Selina. Cette association entre lumi\u00e8re et bien, obscurit\u00e9 et mal, est profond\u00e9ment ancr\u00e9e dans notre culture et trouve, selon elle, ses origines dans les textes fondateurs. \u00ab\u00a0D\u00e8s la Gen\u00e8se, &lsquo;Dieu vit que la lumi\u00e8re \u00e9tait bonne, et il la s\u00e9para des t\u00e9n\u00e8bres&rsquo;\u2026 Comme si ne pas voir \u00e9tait n\u00e9cessairement mauvais.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>D&rsquo;\u0152dipe \u00e0 May Ingalls\u00a0: histoire de la c\u00e9cit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>En mettant en perspective des personnes et personnages aveugles issus de la mythologie (comme \u0152dipe et Tir\u00e9sias), l&rsquo;histoire (Mary Ingalls, Helen Keller), et la culture religieuse (Saint Paul, Sainte Odile), cette passionn\u00e9e analyse la mani\u00e8re dont la c\u00e9cit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e, dans la vraie vie comme dans la fiction, \u00e0 travers les si\u00e8cles. Elle met \u00e9galement en lumi\u00e8re des figures trop longtemps rel\u00e9gu\u00e9es dans l&rsquo;ombre. \u00ab J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s heureuse de d\u00e9couvrir qu&rsquo;il y avait beaucoup plus de femmes aveugles qui, non seulement vivaient, mais r\u00e9ussissaient dans la profession qu&rsquo;elles avaient choisie. Certaines \u00e9taient tr\u00e8s connues \u00e0 leur \u00e9poque et d\u00e9fendaient les droits des personnes aveugles. \u00bb Parmi elles, Maria-Theresa Von Paradis, c\u00e9l\u00e8bre musicienne autrichienne du XVIIIe si\u00e8cle, dont le nom s&rsquo;est peu \u00e0 peu effac\u00e9 des m\u00e9moires. \u00ab D&rsquo;une mani\u00e8re ou d&rsquo;une autre, elles ont disparu du r\u00e9cit collectif \u00bb, d\u00e9plore Mme Mills.<\/p>\n<p><strong>Le braille, entre \u00e9mancipation et illusion<\/strong><strong\/><\/p>\n<p>Impossible d&rsquo;aborder l&rsquo;histoire de la c\u00e9cit\u00e9 sans mentionner Louis Braille, celui qui a donn\u00e9 une voix aux doigts (<a href=\"https:\/\/informations.handicap.fr\/a-22juin-70-ans-apres-louis-braille-celebre-pantheon-33109.php\" onclick=\"javascript:tracking_innerlink(&#039;38439&#039;,&#039;&#039;,&#039;Lien_page&#039;,&#039;https:\/\/informations.handicap.fr\/a-22juin-70-ans-apres-louis-braille-celebre-pantheon-33109.php&#039;,&#039;https:\/\/www.handicap.fr\/tracking.php?s=1&#039;);\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">22 juin : 70 ans apr\u00e8s, Louis Braille c\u00e9l\u00e9br\u00e9 au Panth\u00e9on<\/a>). \u00ab Nous lui devons beaucoup, affirme-t-elle avec admiration. Gr\u00e2ce \u00e0 son invention, la lecture et l&rsquo;\u00e9criture sont devenues accessibles aux personnes aveugles, quelle que soit leur condition. Cela leur a donn\u00e9 une grande ind\u00e9pendance, et donc la possibilit\u00e9 de travailler et d&rsquo;\u00eatre autonomes. \u00bb Mais ce progr\u00e8s a aussi ses revers : \u00ab Les voyants ont fini par croire que toutes les personnes aveugles y avaient acc\u00e8s, ce qui est loin d&rsquo;\u00eatre le cas. C&rsquo;est ainsi que le braille est devenu une arme \u00e0 double tranchant.\u00a0 \u00bb<\/p>\n<p><strong>Voir gr\u00e2ce \u00e0 la technologie\u2026 et au toucher<\/strong><strong\/><\/p>\n<p>Deux si\u00e8cles plus tard, une autre r\u00e9volution est en marche : celle de la technologie. Smartphone intelligent, applications vocales, IA embarqu\u00e9e\u2026 Selina Mills est la premi\u00e8re \u00e0 saluer les outils qui facilitent son quotidien. \u00ab Je remercie les dieux pour cette technologie, qui a v\u00e9ritablement chang\u00e9 ma vie \u00bb, s&rsquo;enthousiasme-t-elle, citant notamment des applications qui lisent son courrier, ses SMS, qui d\u00e9crivent une pi\u00e8ce ou une gare en temps r\u00e9el. \u00ab Mon t\u00e9l\u00e9phone me lit tout : les plans de ville, les r\u00e9servations de taxi, les factures. Et j&rsquo;adore \u00e7a. \u00bb Mais elle met en garde contre un discours trop simpliste : \u00ab Il est tr\u00e8s facile de dire aux personnes handicap\u00e9es : &lsquo;Voici une technologie magique&rsquo;, et de ne plus se soucier de leur handicap\u2026 \u00bb Pour elle, l&rsquo;\u00e9quilibre est essentiel : \u00ab Nous devons continuer \u00e0 placer les \u00eatres humains au centre de notre soutien mutuel. L&rsquo;IA seule ne suffit pas. \u00bb<\/p>\n<p>Et, face \u00e0 l&rsquo;hypertechnicit\u00e9, elle revendique des outils plus simples, plus sensoriels. \u00ab Le toucher est quelque chose de particuli\u00e8rement humain. C&rsquo;est pourquoi j&rsquo;appr\u00e9cie ma canne blanche. Les gens me demandent souvent pourquoi je n&rsquo;utilise pas de chien guide \u2013 si l&rsquo;on peut consid\u00e9rer qu&rsquo;un chien est une technologie \u2013 mais je pr\u00e9f\u00e8re mes propres sens, du moins pour le moment. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Des r\u00e9cits sur les femmes et l&rsquo;alimentation<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9criture de cet essai vivifiant a ouvert d&rsquo;autres pistes. \u00ab J&rsquo;ai pens\u00e9 \u00e0 \u00e9crire un livre sur les femmes aveugles car\u00a0j&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas assez d&rsquo;informations \u00e0 leur sujet, alors que beaucoup d&rsquo;entre elles ont men\u00e9 des vies fascinantes\u00a0\u00bb, estime Selina Mills. Elle envisage \u00e9galement \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00e9crire sur la nourriture et les sens li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;alimentation\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Une grande partie de ce que nous mangeons est per\u00e7ue par le go\u00fbt et l&rsquo;odorat, ce qui semble \u00eatre un vaste sujet \u00e0 explorer.\u00a0\u00bb \u00c0 voir&#8230;<\/p>\n<p>* Blind population by country 2025<\/p>\n<p>\u00a9 Zoe Norfolk<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tous droits de reproduction et de repr\u00e9sentation r\u00e9serv\u00e9s.\u00a9 Handicap.fr. Cet article a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par Cassandre Rogeret, journaliste Handicap.fr\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\n\t\tTh\u00e8mes : <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Et si la c\u00e9cit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait pas une \u00ab\u00a0trag\u00e9die\u00a0\u00bb mais un autre rapport au monde ? 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