{"id":465968,"date":"2025-10-15T22:37:11","date_gmt":"2025-10-15T22:37:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/465968\/"},"modified":"2025-10-15T22:37:11","modified_gmt":"2025-10-15T22:37:11","slug":"ukraine-a-sloviansk-la-derniere-maternite-ouverte-de-la-region-de-donetsk-poursuit-ses-accouchements-sous-les-bombardements","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/465968\/","title":{"rendered":"Ukraine: \u00e0 Sloviansk, la derni\u00e8re maternit\u00e9\u00a0ouverte de la r\u00e9gion de Donetsk poursuit ses accouchements sous les bombardements"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                En Ukraine, alors que la population est appel\u00e9e \u00e0 quitter de nouvelles communes de la r\u00e9gion de Donetsk, des dizaines de milliers d&rsquo;Ukrainiens toujours sur place vivent sous les frappes russes devenues quotidiennes et une situation humanitaire qui se d\u00e9grade. \u00c0 Sloviansk, l&rsquo;une des deux derni\u00e8res grandes agglom\u00e9rations encore libres du Donbass, avec Kramatorsk, sa ville jumelle, la derni\u00e8re maternit\u00e9 encore ouverte de la r\u00e9gion continue \u00e0 recevoir et \u00e0 accoucher des dizaines de patientes chaque mois, malgr\u00e9 la situation qui se d\u00e9grade quotidiennement, et la proximit\u00e9 du front.                    <\/p>\n<p>De notre envoy\u00e9e sp\u00e9ciale \u00e0 Slaviansk,<\/p>\n<p>En arrivant dans la maternit\u00e9 de Sloviansk, le calme des couloirs d&rsquo;h\u00f4pital est frappant, il semble d\u00e9sert, et pour cause : au moment de ce tournage, les b\u00e9b\u00e9s et leur maman sont tous rentr\u00e9s chez eux, car des bombes planantes sont tomb\u00e9es \u00e0 trois reprises \u00e0 quelques dizaines de m\u00e8tres seulement de l&rsquo;h\u00f4pital.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Notre maternit\u00e9 est la seule encore active de la partie non occup\u00e9e de la r\u00e9gion de Donetsk \u00e0 l&rsquo;heure actuelle. Nous travaillons dans des conditions difficiles, des bombardements constants, surtout aujourd&rsquo;hui, explique\u00a0Volodymyr Ivanenko, 69 ans, directeur de l\u2019h\u00f4pital. (&#8230;) Dans la situation actuelle, on peut prendre des mesures d&rsquo;\u00e9vacuation, c&rsquo;est-\u00e0-dire renvoyer chez elles les patientes qui peuvent l&rsquo;\u00eatre. Le personnel restant est \u00e0 son poste pour fournir tous les soins m\u00e9dicaux n\u00e9cessaires.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les ordres d&rsquo;\u00e9vacuation r\u00e9p\u00e9t\u00e9s issus par les autorit\u00e9s, la patient\u00e8le continue d&rsquo;affluer, et avec elle, les naissances dans cette ville si proche de la ligne de front\u00a0: \u00ab\u00a0En cas d&rsquo;\u00e9vacuation de la population, bien s\u00fbr que les actes m\u00e9dicaux diminueront \u00e9galement, mais regardez\u00a0: avant la guerre, nous avions plus de cent naissances par mois, et maintenant, nous en avons quarante.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Anastasia Yevgenovna, cheffe du d\u00e9partement de n\u00e9onatologie, explique pourquoi les naissances sont toujours nombreuses : \u00ab\u00a0Beaucoup de femmes ne veulent pas quitter la ville, et il y a aussi celles qui viennent d&rsquo;autres r\u00e9gions d&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/tag\/ukraine\/\" target=\"_self\" class=\"gtm-add-suggested-tag\" rel=\"noopener\">Ukraine<\/a><\/strong>, car leur mari sont soldats ici.\u00a0\u00bb C&rsquo;est le cas de Dasha, 22 ans et future maman, qui pr\u00e9cise : \u00ab\u00a0Je pense que c&rsquo;est tr\u00e8s important, c&rsquo;est une bonne chose qu&rsquo;il y ait des gyn\u00e9cologues qui restent en ville, car les militaires se d\u00e9placent d\u00e9sormais d&rsquo;une ville \u00e0 l&rsquo;autre, et parfois avec leurs proches.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p> \u00ab\u00a0Il y a davantage de pathologies chez les femmes <\/p>\n<p>Pourtant, si la vie continue d&rsquo;\u00eatre donn\u00e9e si pr\u00e8s du front, la guerre a des cons\u00e9quences directes sur la sant\u00e9 des m\u00e8res et de leurs enfants\u00a0: \u00ab\u00a0Il y a davantage de pathologies chez les femmes, d&rsquo;abord le stress, puis toutes ces substances qui se retrouvent dans l&rsquo;environnement \u00e0 cause des munitions, dont on ne sait pas ce qu&rsquo;elles contiennent&#8230; Et des enfants trisomiques qui, pour une raison ou une autre, ne se sont pas pr\u00e9sent\u00e9s, car leurs m\u00e8res n&rsquo;\u00e9taient pas enregistr\u00e9es, viennent des villages proches de la ligne de front, o\u00f9 les combats font rage, et disent ne pas avoir la possibilit\u00e9 de se rendre \u00e0 la clinique pr\u00e9natale\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Depuis cet \u00e9t\u00e9, la situation humanitaire s&rsquo;est consid\u00e9rablement d\u00e9grad\u00e9e dans l&rsquo;ensemble de la r\u00e9gion de Donetsk. Malgr\u00e9 le danger, les femmes enceintes peuvent encore y donner la vie dans un cadre m\u00e9dicalis\u00e9, mais si la maternit\u00e9 de Sloviansk fermait ses portes, elles ne pourraient plus b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un suivi m\u00e9dical ad\u00e9quat.<\/p>\n<p class=\"a-read-more\">\u00c0 lire aussi<a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/podcasts\/grand-reportage\/20250929-est-de-l-ukraine-l\u00e2cher-du-terrain-ou-combattre-jusqu-au-bout\" target=\"_self\" class=\"a-read-more__link\" rel=\"noopener\">Est de l\u2019Ukraine, l\u00e2cher du terrain ou combattre jusqu\u2019au bout ?<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"En Ukraine, alors que la population est appel\u00e9e \u00e0 quitter de nouvelles communes de la r\u00e9gion de Donetsk,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":465969,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1590],"tags":[11,1777,674,12,2436,2362,220],"class_list":{"0":"post-465968","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-ukraine","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-news","12":"tag-reportage-international","13":"tag-sante-et-medecine","14":"tag-ukraine"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115380580749527113","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/465968","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=465968"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/465968\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/465969"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=465968"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=465968"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=465968"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}