{"id":467,"date":"2025-04-01T03:30:13","date_gmt":"2025-04-01T03:30:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/467\/"},"modified":"2025-04-01T03:30:13","modified_gmt":"2025-04-01T03:30:13","slug":"airbus-prepare-latterrissage-historique-du-rover-europeen-sur-mars","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/467\/","title":{"rendered":"Airbus pr\u00e9pare l&rsquo;atterrissage historique du rover europ\u00e9en sur Mars &#8211;"},"content":{"rendered":"<p><strong>L\u2019Agence spatiale europ\u00e9enne (ESA)<\/strong> vient de confier \u00e0 Airbus, en collaboration avec <strong>Thales Alenia Space (TAS)<\/strong>, la r\u00e9alisation de la plateforme d\u2019atterrissage du rover <strong>Rosalind Franklin<\/strong>, fer de lance de la mission ExoMars. Cette mission vise \u00e0 explorer le sous-sol martien pour d\u00e9tecter d\u2019\u00e9ventuelles traces de vie pass\u00e9e ou pr\u00e9sente.<\/p>\n<p>Ce rover, d\u00e9velopp\u00e9 depuis plus de vingt ans, repr\u00e9sente un jalon majeur dans l\u2019exploration europ\u00e9enne de Mars. <strong>Airbus, d\u00e9j\u00e0 constructeur du rover, est d\u00e9sormais en charge de son atterrissage sur le sol martien<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Une architecture pens\u00e9e pour l\u2019entr\u00e9e, la descente et l\u2019atterrissage<\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00f4le de la plateforme d\u2019atterrissage est fondamental : elle assure <strong>le freinage final et le d\u00e9ploiement du rover<\/strong> apr\u00e8s la descente dans l\u2019atmosph\u00e8re martienne.<\/p>\n<p>La phase de descente est segment\u00e9e en plusieurs \u00e9tapes :<\/p>\n<ul>\n<li>D\u2019abord, la capsule entre dans l\u2019atmosph\u00e8re martienne \u00e0 grande vitesse.<\/li>\n<li>Ensuite, des parachutes ralentissent la descente \u00e0 environ 45 m\/s.<\/li>\n<li>Enfin, <strong>des r\u00e9trofus\u00e9es int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 la plateforme d\u2019Airbus r\u00e9duisent cette vitesse \u00e0 moins de 3 m\/s<\/strong>, juste avant le contact avec le sol.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette phase n\u00e9cessite une gestion extr\u00eamement fine de la propulsion pour <strong>\u00e9viter tout basculement ou d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e0 l\u2019impact<\/strong>. \u00c0 cette fin, Airbus int\u00e9grera un syst\u00e8me de jambes d\u2019atterrissage sp\u00e9cialement con\u00e7u pour stabiliser la plateforme sur des terrains irr\u00e9guliers.<\/p>\n<p><strong>Un dispositif de d\u00e9ploiement ing\u00e9nieux<\/strong><\/p>\n<p>Pour que le rover puisse atteindre le sol martien, <strong>deux rampes seront d\u00e9ploy\u00e9es de part et d\u2019autre de la plateforme<\/strong>. Ce double dispositif permettra de choisir le trajet le moins risqu\u00e9, en fonction de la configuration du terrain au moment de l\u2019atterrissage.<\/p>\n<p>Ce d\u00e9tail n\u2019est pas anodin. En l\u2019absence d\u2019intervention humaine directe, <strong>le choix du bon itin\u00e9raire doit \u00eatre anticip\u00e9 d\u00e8s la conception<\/strong>, en tenant compte de la topographie potentielle du site d\u2019atterrissage.<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"pXLFMnv6SU\">\n<p><a href=\"https:\/\/media24.fr\/2025\/01\/01\/ce-gaz-sur-mars-pourrait-permettre-de-savoir-ou-regarder-precisement-pour-trouver-de-la-vie-sur-la-planete-rouge\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Ce gaz sur Mars pourrait permettre de savoir o\u00f9 regarder pr\u00e9cis\u00e9ment pour trouver de la vie sur la plan\u00e8te rouge<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>Une expertise britannique mobilis\u00e9e depuis Stevenage<\/strong><\/p>\n<p>Le site d\u2019Airbus \u00e0 Stevenage, au Royaume-Uni, est au c\u0153ur de cette aventure technologique. Les \u00e9quipes y ont d\u00e9j\u00e0 con\u00e7u et assembl\u00e9 <strong>plus de 120 syst\u00e8mes de propulsion pour 90 satellites<\/strong>, couvrant des missions d\u2019observation, de t\u00e9l\u00e9communications ou scientifiques.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi l\u00e0 que le rover Rosalind Franklin a \u00e9t\u00e9 assembl\u00e9, dans une salle blanche st\u00e9rile pour limiter la contamination biologique, un crit\u00e8re d\u00e9terminant pour ne pas fausser les futures analyses du sol martien.<\/p>\n<p><strong>Le lancement, initialement pr\u00e9vu en 2022<\/strong>, a \u00e9t\u00e9 report\u00e9 \u00e0 2028 en raison du conflit russo-ukrainien, qui a contraint l\u2019ESA \u00e0 se passer du lanceur russe initialement pr\u00e9vu. <strong>Le rover sera finalement transport\u00e9 par un lanceur am\u00e9ricain fourni par la NASA<\/strong>.<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"uXIU4sHZF0\">\n<p><a href=\"https:\/\/media24.fr\/2025\/01\/31\/le-satellite-spainsat-ng-i-dairbus-une-avancee-majeure-pour-la-souverainete-technologique-europeenne\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Le satellite SpainSat NG-I d\u2019Airbus : une avanc\u00e9e majeure pour la souverainet\u00e9 technologique europ\u00e9enne<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>Un travail d\u2019int\u00e9gration avec les agences spatiales europ\u00e9ennes et am\u00e9ricaines<\/strong><\/p>\n<p>Airbus collabore actuellement avec la NASA, l\u2019ESA et TAS pour <strong>adapter le rover aux nouvelles contraintes de mission<\/strong>. Cela inclut l\u2019ajout d\u2019\u00e9l\u00e9ments techniques essentiels comme :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Des unit\u00e9s de chauffage radio-isotopiques (RHUs)<\/strong> fournies par la NASA, indispensables pour survivre aux nuits martiennes glaciales.<\/li>\n<li><strong>Un mode logiciel autonome<\/strong> qui permettra au rover d\u2019agir en toute ind\u00e9pendance d\u00e8s l\u2019atterrissage.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette configuration garantira que le rover soit rapidement op\u00e9rationnel, sans n\u00e9cessiter une s\u00e9quence longue et d\u00e9pendante des communications avec la Terre, particuli\u00e8rement limit\u00e9es \u00e0 cause du d\u00e9calage de signal pouvant atteindre 20 minutes.<\/p>\n<p><strong>Un rover pour creuser jusqu\u2019\u00e0 deux m\u00e8tres sous la surface<\/strong><\/p>\n<p>Contrairement aux rovers pr\u00e9c\u00e9dents, Rosalind Franklin <strong>sera le premier \u00e0 pouvoir pr\u00e9lever des \u00e9chantillons jusqu\u2019\u00e0 2 m\u00e8tres de profondeur<\/strong>. Cet atout technique permet d\u2019analyser des sols pr\u00e9serv\u00e9s du rayonnement cosmique et des conditions climatiques extr\u00eames de la surface martienne.<\/p>\n<p>Les instruments embarqu\u00e9s effectueront une s\u00e9rie d\u2019analyses g\u00e9ochimiques et spectrom\u00e9triques afin de d\u00e9tecter <strong>des compos\u00e9s organiques et des signatures biologiques \u00e9ventuelles<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Une mission pens\u00e9e pour 2030<\/strong><\/p>\n<p>Le calendrier est d\u00e9sormais clair : <strong>lancement en 2028<\/strong>, <strong>atterrissage en 2030<\/strong>, <strong>hors p\u00e9riode de temp\u00eates de poussi\u00e8re globales<\/strong>, qui rendent l\u2019atterrissage extr\u00eamement p\u00e9rilleux. Ce choix de fen\u00eatre garantit une visibilit\u00e9 suffisante pour les capteurs optiques et une meilleure efficacit\u00e9 des panneaux solaires du rover.<\/p>\n<p>La r\u00e9ussite de cette mission repr\u00e9sente non seulement une avanc\u00e9e scientifique majeure, mais aussi <strong>une d\u00e9monstration de l\u2019autonomie technologique europ\u00e9enne<\/strong> dans l\u2019exploration spatiale.<\/p>\n<p><strong>Une fili\u00e8re d\u2019excellence qui cr\u00e9e de l\u2019emploi<\/strong><\/p>\n<p>Le projet implique <strong>des centaines d\u2019ing\u00e9nieurs et techniciens hautement qualifi\u00e9s<\/strong>, en particulier dans la r\u00e9gion de Stevenage. Le gouvernement britannique soutient activement cette dynamique, y voyant <strong>un levier strat\u00e9gique pour l\u2019innovation et la formation scientifique<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Le Royaume-Uni devient ainsi un acteur majeur dans la course europ\u00e9enne vers Mars, en combinant industrie spatiale, recherche scientifique et coop\u00e9ration internationale.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019Agence spatiale europ\u00e9enne (ESA) vient de confier \u00e0 Airbus, en collaboration avec Thales Alenia Space (TAS), la r\u00e9alisation&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":468,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[36,386,27,43,40,41,39,42,44],"class_list":{"0":"post-467","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sciences-et-technologies","8":"tag-airbus","9":"tag-espace","10":"tag-france","11":"tag-science","12":"tag-science-and-technology","13":"tag-sciences","14":"tag-sciences-et-technologies","15":"tag-technologies","16":"tag-technology"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/467","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=467"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/467\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/468"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=467"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=467"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=467"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}