{"id":470483,"date":"2025-10-17T17:40:28","date_gmt":"2025-10-17T17:40:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/470483\/"},"modified":"2025-10-17T17:40:28","modified_gmt":"2025-10-17T17:40:28","slug":"au-louvre-exposition-inedite-et-tres-politique-sur-jacques-louis-david-actualites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/470483\/","title":{"rendered":"Au Louvre, exposition in\u00e9dite et tr\u00e8s politique sur Jacques-Louis David : Actualit\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p class=\"lead \">Marat assassin\u00e9, le Sacre de Napol\u00e9on : si dans l&rsquo;imaginaire collectif ces tableaux iconiques de Jacques-Louis David (1748-1825) incarnent la R\u00e9volution ou l&rsquo;Empire napol\u00e9onien, ils traduisent aussi un engagement politique radical du peintre, au coeur d&rsquo;une exposition au Louvre.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0C&rsquo;est probablement le premier artiste qui a eu un r\u00f4le politique de premier plan sous la R\u00e9volution, en particulier en 1793-1794 pendant la Terreur\u00a0\u00bb, dit S\u00e9bastien Allard, directeur du d\u00e9partement des peintures du grand mus\u00e9e parisien et commissaire de l&rsquo;exposition.<\/p>\n<p class=\"lead \"> Une centaine de tableaux et de dessins sont pr\u00e9sent\u00e9s dans un parcours th\u00e9matique montrant qu&rsquo;art et politique ont toujours \u00e9t\u00e9 indissociables pour ce monument de la peinture historique, consid\u00e9r\u00e9 comme le \u00ab\u00a0p\u00e8re de l&rsquo;Ecole fran\u00e7aise\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p class=\"lead \">Parmi eux : la version originale du c\u00e9l\u00e8bre Marat assassin\u00e9 (Mus\u00e9es royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles), l&rsquo;imposant fragment du Serment du Jeu de Paume (d\u00e9p\u00f4t du mus\u00e9e du Louvre au ch\u00e2teau de Versailles) et quatre tableaux restaur\u00e9s dont un rare autoportrait.<\/p>\n<p class=\"lead \">Premi\u00e8re exposition consacr\u00e9e \u00e0 David depuis 1989 et le bicentenaire de la R\u00e9volution, elle entend le pr\u00e9senter \u00ab\u00a0dans son int\u00e9gralit\u00e9\u00a0\u00bb, sans distinguer l&rsquo;homme de l&rsquo;oeuvre, ajoute M. Allard, dont l&rsquo;institution conserve le plus important ensemble au monde de ses cr\u00e9ations.<\/p>\n<p class=\"lead \">&#8211; Faveurs du roi &#8211; <\/p>\n<p class=\"lead \">Elle d\u00e9bute par son ascension fulgurante sous la monarchie apr\u00e8s avoir int\u00e9gr\u00e9 l&rsquo;Acad\u00e9mie Royale \u00e0 26 ans et r\u00e9alis\u00e9 le Serment des Horaces, immense toile qui lui assure la gloire.<\/p>\n<p class=\"lead \">Il vit alors \u00ab\u00a0dans un monde o\u00f9 on ne peut pas \u00eatre un grand peintre sans les faveurs du roi, il en b\u00e9n\u00e9ficiera mais votera aussi la mort de Louis XVI sans \u00e9tat d&rsquo;\u00e2me\u00a0\u00bb, explique C\u00f4me Fabre, bras droit de M. Allard pour cette exposition.<\/p>\n<p class=\"lead \">David est alors pourtant log\u00e9 gracieusement au Louvre, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque palais royal, o\u00f9 il aura aussi \u00ab\u00a0un des plus grands ateliers de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, accueillant jusqu&rsquo;\u00e0 80 \u00e9l\u00e8ves de toute l&rsquo;Europe \u00e0 son apog\u00e9e\u00a0\u00bb, ajoute Aude Gobet, cheffe du service \u00e9tude et documentation du d\u00e9partement des Peintures du mus\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"lead \">N\u00e9 \u00e0 Paris en 1748, il va conna\u00eetre six r\u00e9gimes politiques et participer activement \u00e0 la R\u00e9volution fran\u00e7aise en s&rsquo;engageant aupr\u00e8s de Maximilien Robespierre. <\/p>\n<p class=\"lead \">Figure de la R\u00e9volution anim\u00e9e d&rsquo;abord par des id\u00e9aux humanistes, Robespierre enverra pourtant des milliers de personnes \u00e0 la guillotine, faisant r\u00e9gner la terreur.<\/p>\n<p class=\"lead \">&#8211; \u00ab\u00a0propagandiste\u00a0\u00bb &#8211;<\/p>\n<p class=\"lead \">Le peintre \u00ab\u00a0se radicalise. Elu d\u00e9put\u00e9 de Paris avec l&rsquo;aide du journaliste Marat, il sera membre du comit\u00e9 de s\u00fbret\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale (police int\u00e9rieure), pr\u00e9sident du club des Jacobins et pendant quelques semaines pr\u00e9sident de la Convention\u00a0\u00bb, retrace M. Allard.<\/p>\n<p class=\"lead \">Cet \u00e9pisode est au coeur de l&rsquo;exposition qui pr\u00e9sente dans une sc\u00e9nographie tout en clair-obscur le tableau Marat assassin\u00e9 : le journaliste dans son bain apr\u00e8s son meurtre par une autre R\u00e9publicaine, Charlotte Corday.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Sommet de l&rsquo;art du peintre\u00a0\u00bb, c&rsquo;est aussi le moment o\u00f9 ses \u00ab\u00a0talents de propagandiste\u00a0\u00bb se r\u00e9v\u00e8lent. \u00ab\u00a0Il m\u00e9tamorphose ce journaliste ultra-violent en h\u00e9ros comme il peindra plus tard le couronnement de Napol\u00e9on, totalement acquis \u00e0 la cause de l&#8217;empereur\u00a0\u00bb, quitte \u00e0 asseoir faussement sa l\u00e9gitimit\u00e9, souligne M. Fabre.<\/p>\n<p class=\"lead \">Charg\u00e9 des fun\u00e9railles de Marat, David \u00ab\u00a0imagine m\u00eame, en plein \u00e9t\u00e9, d&rsquo;exposer son cadavre embaum\u00e9 \u00e0 sa table de travail mais y renonce en raison de son \u00e9tat de d\u00e9composition\u00a0\u00bb, d\u00e9taille M. Allard. <\/p>\n<p class=\"lead \">Il le peint seulement. Le tableau sera \u00ab\u00a0expos\u00e9 dans la cour carr\u00e9e du Louvre, le jour de l&rsquo;ex\u00e9cution de Marie-Antoinette\u00a0\u00bb, puis \u00ab\u00a0dans toute la France, devenant une sorte d&rsquo;ic\u00f4ne d&rsquo;un culte civique\u00a0\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p class=\"lead \">Robespierre sera ex\u00e9cut\u00e9. David, malade, emprisonn\u00e9. \u00ab\u00a0Il b\u00e9n\u00e9ficiera de son immense aura en tant qu&rsquo;artiste et assurera aussi avec habilet\u00e9 sa propre d\u00e9fense\u00a0\u00bb, selon M. Fabre. <\/p>\n<p class=\"lead \">Le peintre reviendra sur le devant de la sc\u00e8ne avec les Sabines (1799), immense toile, pr\u00e9sent\u00e9e dans l&rsquo;exposition, mettant en sc\u00e8ne des femmes s&rsquo;interposant pour mettre fin aux combats.<\/p>\n<p class=\"lead \">En 1801, David peint Bonaparte franchissant les Alpes en h\u00e9ros, le consid\u00e9rant alors comme \u00ab\u00a0l&rsquo;homme providentiel, issu de la R\u00e9volution, qui arrive pour sauver la France\u00a0\u00bb, souligne M. Allard.<\/p>\n<p class=\"lead \">L&rsquo;exposition s&rsquo;ach\u00e8ve sur l&rsquo;exil du peintre \u00e0 Bruxelles apr\u00e8s la restauration de la monarchie et son bannissement en tant que \u00ab\u00a0r\u00e9gicide\u00a0\u00bb ainsi que sur son legs \u00e0 l&rsquo;histoire de l&rsquo;art. <\/p>\n<p class=\"small font-weight-bold text-gray3 \"> publi\u00e9 le 16 octobre \u00e0 23h03, AFP<\/p>\n<p>                             Partager<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Marat assassin\u00e9, le Sacre de Napol\u00e9on : si dans l&rsquo;imaginaire collectif ces tableaux iconiques de Jacques-Louis David (1748-1825)&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":470484,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,3293,1011,27,937,10241,1585],"class_list":{"0":"post-470483","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-exposition","15":"tag-fr","16":"tag-france","17":"tag-histoire","18":"tag-muse","19":"tag-peinture"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115390737540454612","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/470483","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=470483"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/470483\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/470484"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=470483"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=470483"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=470483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}