{"id":479344,"date":"2025-10-21T11:24:15","date_gmt":"2025-10-21T11:24:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/479344\/"},"modified":"2025-10-21T11:24:15","modified_gmt":"2025-10-21T11:24:15","slug":"mon-vrai-nom-est-elisabeth-dadele-yon-le-phenomene-de-librairie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/479344\/","title":{"rendered":"Mon vrai nom est \u00c9lisabeth, d&rsquo;Ad\u00e8le Yon : le ph\u00e9nom\u00e8ne de librairie"},"content":{"rendered":"<p>                  <img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" loading=\"eager\" class=\"w-100\"   width=\"840\" height=\"560\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Adele-Yon-Celle-qui-chassait-les-fantomes-M383.png\" alt=\"Ad\u00e8le Yon - Celle qui chassait les fant\u00f4mes - mensuel n\u00b0383\"\/><\/p>\n<p class=\"copyrightBy\">\u00a9 Charlotte Krebs\/\u00c9ditions Julliard<\/p>\n<p><strong>Trois \u00e9pais volumes gris \u00e0 reliure noire, empil\u00e9s sur un parquet clair<\/strong>. Comme beaucoup de jeunes th\u00e9sardes, Ad\u00e8le Yon a post\u00e9 sur Instagram, juste apr\u00e8s sa soutenance en d\u00e9cembre 2024, une photo du r\u00e9sultat de ses ann\u00e9es de labeur. \u00c0 la diff\u00e9rence pr\u00e8s que sa th\u00e8se dite de \u00ab recherche-cr\u00e9ation \u00bb, au croisement de l\u2019histoire, de la psychiatrie et des \u00e9tudes cin\u00e9matographiques, est alors d\u00e9j\u00e0 un livre : d\u00e9but f\u00e9vrier 2025, la chercheuse sort en librairies une version quasi identique de cette th\u00e8se, dont elle a gard\u00e9 le titre, Mon vrai nom est \u00c9lisabeth.<\/p>\n<p>\u00ab J&rsquo;ai envoy\u00e9 ma th\u00e8se \u00e0 des maisons d&rsquo;\u00e9dition \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai fait une exp\u00e9rience, souligne-t-elle. Quand j\u2019ai fini ce texte, je l\u2019ai envoy\u00e9 le m\u00eame jour \u00e0 mes directeurs de th\u00e8se et \u00e0 des maisons d\u2019\u00e9dition : est-ce que ce m\u00eame objet pouvait \u00e0 la fois \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une recherche valide et comme une \u0153uvre litt\u00e9raire ? \u00bb<\/p>\n<p>Quand on arrive, un matin de septembre, chez son \u00e9diteur \u00e0 Paris, Ad\u00e8le Yon est en train de poser pour le quotidien suisse Le Temps. En un peu moins de huit mois, son livre s\u2019est \u00e9coul\u00e9 \u00e0 160 000 exemplaires et a d\u00e9croch\u00e9 une s\u00e9rie de distinctions, le prix litt\u00e9raire du Nouvel Obs, le prix des lectrices de Elle, le prix France T\u00e9l\u00e9visions de l\u2019essai ou le prix R\u00e9gine-Deforges du premier roman, qui traduisent sa nature hybride, acad\u00e9mique et grand public, documentaire et romanesque.<\/p>\n<p>  Mon vrai nom est \u00c9lisabeth<\/p>\n<p><strong>D\u2019un destin individuel \u00e0 une faute collective<\/strong>. \u00ab Ce livre est pour nous : qu\u2019il nous lib\u00e8re \u00bb, conclut Ad\u00e8le Yon \u00e0 l\u2019issue des remerciements de Mon vrai nom est \u00c9lisabeth. Des ann\u00e9es durant, la chercheuse a enqu\u00eat\u00e9 minutieusement sur le destin de son arri\u00e8re-grand-m\u00e8re, intern\u00e9e pendant pr\u00e8s de deux d\u00e9cennies, en entrecroisant les sources : des recherches dans les archives familiales, mais aussi sanitaires, de longs entretiens avec les membres de sa famille, une exploration des archives de presse et des dossiers m\u00e9dicaux narrant le travail de psychochirurgiens, comme le Fran\u00e7ais Marcel David et l\u2019Am\u00e9ricain Walter Freeman\u2026 \u00c0 la cl\u00e9, une description crue et sensible de la fa\u00e7on dont les institutions au sens large \u2013 \u00e9tablissements psychiatriques, famille \u2013 ont (mal)trait\u00e9, au milieu du 20e si\u00e8cle, des femmes qu\u2019il ne s\u2019agissait pas tant de soigner que de remettre \u00e0 leur place, subalterne.<\/p>\n<p>      Lire la suite<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00a9 Charlotte Krebs\/\u00c9ditions Julliard Trois \u00e9pais volumes gris \u00e0 reliure noire, empil\u00e9s sur un parquet clair. 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