{"id":488127,"date":"2025-10-25T02:48:12","date_gmt":"2025-10-25T02:48:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/488127\/"},"modified":"2025-10-25T02:48:12","modified_gmt":"2025-10-25T02:48:12","slug":"olier-mordrel-leveilleur-oublie-de-leurope-des-peuples","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/488127\/","title":{"rendered":"Olier Mordrel, l\u2019\u00e9veilleur oubli\u00e9 de l\u2019Europe des peuples"},"content":{"rendered":"<p>La nuit s\u2019avance sur L\u00e9chiagat, en Cornouaille. La mer respire lourdement, la brume s\u2019effiloche entre les lampadaires du port, et l\u2019on n\u2019entend plus que le cliquetis des drisses sur les m\u00e2ts. Au bar des Brisants, les conversations s\u2019\u00e9teignent, et la m\u00e9moire reprend ses droits. C\u2019est ici, dans ce village de p\u00eacheurs au bout du monde, qu\u2019Olier Mordrel\u00a0est mort en octobre 1985. Il repose tout pr\u00e8s, sur cette terre qu\u2019il n\u2019avait jamais cess\u00e9 d\u2019aimer, m\u00eame quand le monde entier semblait s\u2019y \u00eatre refus\u00e9.<\/p>\n<p>On le range souvent, trop vite, dans la cat\u00e9gorie des militants, de ces r\u00eaveurs ent\u00eat\u00e9s qui croient qu\u2019un peuple peut se r\u00e9veiller par la seule force des id\u00e9es. Mais Mordrel fut davantage :\u00a0un architecte d\u2019esprit, un po\u00e8te politique, un homme de civilisation.\u00a0Fils d\u2019un p\u00e8re breton du Pays de Dol et d\u2019une m\u00e8re moiti\u00e9 corse, moiti\u00e9 champenoise, n\u00e9 \u00e0 Paris en 1901, il n\u2019eut de la Bretagne qu\u2019une connaissance de seconde main jusqu\u2019\u00e0 l\u2019adolescence. La Grande Guerre allait tout bouleverser.<\/p>\n<p>En 1914, alors que les troupes allemandes menacent Paris, la famille Mordrel se r\u00e9fugie \u00e0 Rennes. L\u00e0, dans cette ville encore rurale o\u00f9 les langues se m\u00ealent, le jeune Olier d\u00e9couvre un monde qui n\u2019est pas seulement un d\u00e9cor, mais un myst\u00e8re. Il s\u2019impr\u00e8gne de la culture bretonne, apprend la langue, lit tout ce que les \u00e9rudits du XIX\u1d49 si\u00e8cle ont publi\u00e9, La Villemarqu\u00e9, Pitre-Chevalier, de la Borderie. Ce n\u2019est pas un retour sentimental, mais une\u00a0r\u00e9v\u00e9lation intellectuelle\u00a0: la Bretagne n\u2019est pas un folklore, c\u2019est une civilisation amput\u00e9e.<\/p>\n<p>En 1919, \u00e0 dix-huit ans, il adh\u00e8re au tout nouveau\u00a0Groupe r\u00e9gionaliste breton, puis rejoint la r\u00e9daction de\u00a0Breiz Atao, revue d\u2019une jeunesse ardente qui entend rompre avec le \u00ab r\u00e9gionalisme plan-plan \u00bb d\u2019hier. Mordrel, jeune bourgeois parisien p\u00e9tri de culture classique, y apporte une rigueur esth\u00e9tique et doctrinale. Tr\u00e8s vite, il impose le passage du simple r\u00e9gionalisme \u00e0 un\u00a0nationalisme d\u2019ordre organique, inspir\u00e9 par l\u2019id\u00e9e que les peuples ne sont pas des cr\u00e9ations politiques, mais des r\u00e9alit\u00e9s charnelles, historiques, spirituelles.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns=\" http:=\"\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"839\" data-lazy- data-lazy- data-lazy-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/OM-Quimper-1920.jpeg\"\/><\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1931, il devient l\u2019un des fondateurs du\u00a0Parti national breton (PNB). L\u2019\u00e9poque est au bouillonnement id\u00e9ologique : les totalitarismes montent, les nationalismes prolif\u00e8rent, les identit\u00e9s cherchent \u00e0 se red\u00e9finir. Mordrel, lui, ne se contente pas d\u2019un nationalisme de circonstance. Il veut donner \u00e0 la Bretagne une doctrine coh\u00e9rente, un socle philosophique. C\u2019est le sens de\u00a0Stur, revue doctrinale qu\u2019il fonde en 1934 et qui deviendra, selon Jean Mabire, \u00ab le mythe sturien \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire le souffle vital d\u2019un peuple \u00e0 r\u00e9veiller.<\/p>\n<p>Dans\u00a0Stur, Mordrel tisse un lien direct entre la Bretagne et la\u00a0R\u00e9volution conservatrice allemande. Il lit Spengler, Moeller van den Bruck, Carl Schmitt, Niekisch, et comprend que la modernit\u00e9, loin d\u2019\u00eatre lib\u00e9ratrice, est en train de dissoudre les civilisations europ\u00e9ennes dans un magma anonyme. Il refuse \u00e0 la fois le cosmopolitisme et le chauvinisme : \u00ab Le nationalisme, \u00e9crit-il, n\u2019est pas une haine de l\u2019autre, mais une fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 soi-m\u00eame. \u00bb<br \/>Cette vision du monde, qui d\u00e9passe de loin les horizons bretons, influencera toute une g\u00e9n\u00e9ration de penseurs francophones apr\u00e8s la guerre.<\/p>\n<p>\u00c0 la veille du conflit mondial, Mordrel s\u2019efforce encore de maintenir une ligne pacifiste :\u00a0\u00ab Pas de guerre pour les Tch\u00e8ques \u00bb, proclame\u00a0Breiz Atao. Mais la tourmente emporte tout. En 1939, il se r\u00e9fugie en Belgique, puis en Allemagne, o\u00f9 il sollicite le statut de r\u00e9fugi\u00e9 politique. Quelques cercles issus de la R\u00e9volution conservatrice lui sont favorables, comme le Rittmeister von Stauffenberg, mais ses d\u00e9marches n\u2019\u00e9veillent qu\u2019un int\u00e9r\u00eat limit\u00e9 \u00e0 Berlin.<br \/>Rentr\u00e9 \u00e0 Rennes en 1940, il se heurte \u00e0 l\u2019indiff\u00e9rence des autorit\u00e9s allemandes, davantage soucieuses de s\u2019accommoder de Vichy que d\u2019encourager les aspirations bretonnes. En d\u00e9cembre, il est arr\u00eat\u00e9 et assign\u00e9 \u00e0 r\u00e9sidence en Allemagne jusqu\u2019en 1941.<\/p>\n<p>En 1942, Olier Mordrel revient en Bretagne dans une atmosph\u00e8re devenue irrespirable. L\u2019Allemagne, d\u00e9sormais engag\u00e9e sur tous les fronts, il ne nourrit plus aucune illusion sur la possibilit\u00e9 d\u2019une Bretagne autonome. Le\u00a0Parti national breton\u00a0est divis\u00e9, surveill\u00e9, parfois infiltr\u00e9. Mordrel, tenu \u00e0 l\u2019\u00e9cart, tente de relancer\u00a0Stur\u00a0comme organe doctrinal, mais les temps ne sont plus aux id\u00e9es. Son influence d\u00e9cline, son entourage se rar\u00e9fie, et les r\u00e9pressions se multiplient.<\/p>\n<p>En 1945, quand le Reich s\u2019effondre, il sait que tout retour en France signifierait la mort. Il erre un temps entre la Saxe, la Thuringe et la Bavi\u00e8re, avant de passer en Italie o\u00f9 il est fait prisonnier par les Anglais qui l\u2019interrogent longuement sur ses liens pass\u00e9s avec l\u2019IRA. Il r\u00e9ussit \u00e0 s\u2019\u00e9vader de la prison de Cinecitta\u00a0et il rentre dans la clandestinit\u00e9. Rome, Milan, G\u00eanes : chaque \u00e9tape marque une fuite plus pr\u00e9cipit\u00e9e que la pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns=\" http:=\"\" alt=\"\" width=\"566\" height=\"763\" data-lazy- data-lazy- data-lazy-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/original_1a4a565c-79de-4226-be9d-cff52bd7ab12_PXL_20250416_161217006.jpeg\"\/><\/p>\n<p>En 1947, apr\u00e8s deux ann\u00e9es de survie et de d\u00e9marches clandestines, il parvient enfin \u00e0 embarquer pour l\u2019Argentine gr\u00e2ce \u00e0 des papiers fournis par la repr\u00e9sentation croate \u00e0 Rome. Il laisse derri\u00e8re lui l\u2019Europe d\u00e9vast\u00e9e, et avec elle une partie de sa jeunesse, de ses illusions, mais non de sa foi.<\/p>\n<p>C\u2019est le d\u00e9but d\u2019un exil de vingt-cinq ans. \u00c0 Buenos Aires, sous une fausse identit\u00e9, il m\u00e8ne une vie d\u2019ombre et de silence, loge dans une pension modeste, repeint ses murs lui-m\u00eame. Mais il \u00e9crit. Il lit. Il pense.<\/p>\n<p>Loin de tout, il se consacre \u00e0 la langue bretonne, \u00e0 la philosophie, \u00e0 la mythologie europ\u00e9enne. Son appartement devient une cellule d\u2019\u00e9rudit. Il entretient une correspondance consid\u00e9rable avec des intellectuels d\u2019Europe, des amis dispers\u00e9s, des inconnus curieux de son \u0153uvre. On a conserv\u00e9\u00a0pr\u00e8s de six mille lettres,\u00a0six mille \u00e9clats d\u2019une pens\u00e9e qui refusait de mourir.<\/p>\n<p>C\u2019est dans ce silence que\u00a0na\u00eet en 1949 sa correspondance avec un jeune Normand, Jean Mabire, \u00e0 peine sorti de l\u2019adolescence. C\u2019est Mordrel qui \u00e9crit le premier, ayant d\u00e9couvert la revue\u00a0Viking\u00a0que Mabire anime \u00e0 Caen avec ses camarades. Il y reconna\u00eet, dans le nordisme normand, l\u2019\u00e9cho de son propre celtisme : le m\u00eame vent du Nord, la m\u00eame nostalgie des peuples libres. Mabire lui r\u00e9pond, enthousiaste et respectueux : une amiti\u00e9 commence, profonde, intellectuelle, fraternelle.<\/p>\n<p>Leur correspondance durera quarante ans. Mordrel, du bout du monde, enseigne \u00e0 Mabire la patience, la discipline, le refus du d\u00e9sespoir. Mabire, en retour, lui offre la fra\u00eecheur d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration et le souffle d\u2019une Europe \u00e0 reconstruire. \u00ab Ne craignez rien, \u00e9crit Mordrel, notre monde ne cr\u00e8vera pas : il est la vie, et eux ne sont que la camisole de force. \u00bb Ces \u00e9changes, qui comptent parmi les plus beaux dialogues intellectuels de l\u2019apr\u00e8s-guerre, formeront la trame d\u2019une transmission spirituelle entre la Bretagne et la Normandie.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019en 1971 Mordrel revient en toute discr\u00e9tion en France, c\u2019est\u00a0Jean Mabire et ses amis du GRECE\u00a0qui l\u2019attendent \u00e0 la gare d\u2019Austerlitz. Ils l\u2019accueillent avec respect, le prot\u00e8gent, lui trouvent un refuge et l\u2019aident \u00e0 sortir de la clandestinit\u00e9. Le proscrit retrouve la Bretagne qu\u2019il avait quitt\u00e9e vingt-quatre ans plus t\u00f4t. Le monde a chang\u00e9, mais il garde la m\u00eame lumi\u00e8re dans les yeux, ce feu tranquille des hommes qui savent que l\u2019histoire leur donnera raison trop tard.<\/p>\n<p>Install\u00e9 \u00e0 L\u00e9chiagat, face \u00e0 la mer de Cornouaille, il m\u00e8ne une existence simple et studieuse, rythm\u00e9e par la lumi\u00e8re changeante du large et le cri des go\u00e9lands. Ses journ\u00e9es s\u2019\u00e9coulent entre l\u2019\u00e9criture, la traduction, la lecture de journaux \u00e9trangers, et les longues promenades sur la gr\u00e8ve. Il travaille \u00e0 ses manuscrits, veille sur la langue bretonne qu\u2019il consid\u00e8re comme \u00ab la clef du g\u00e9nie d\u2019un peuple \u00bb, et entretient encore une correspondance suivie avec des amis dispers\u00e9s aux quatre coins du monde. L\u2019exil\u00e9 d\u2019hier devient un sage revenu parmi les siens.<\/p>\n<p>C\u2019est dans ces ann\u00e9es de retrait qu\u2019il livre l\u2019essentiel de son \u0153uvre. Il r\u00e9dige\u00a0Breizh Atao, monumentale histoire du nationalisme breton publi\u00e9e chez\u00a0Jean Picollec, et\u00a0Le Mythe de l\u2019Hexagone, vigoureuse critique de l\u2019unit\u00e9 fran\u00e7aise con\u00e7ue comme une n\u00e9gation des diversit\u00e9s vivantes. Viennent ensuite\u00a0La Voie bretonne\u00a0et\u00a0L\u2019Essence de la Bretagne, m\u00e9ditations sur l\u2019identit\u00e9 et la vocation spirituelle d\u2019un peuple qui, selon lui, \u00ab ne doit pas \u00eatre un mus\u00e9e,\u00a0mais une promesse \u00bb. \u00c0 ces ouvrages s\u2019ajoutent des essais sur la mythologie celtique, la culture europ\u00e9enne, la d\u00e9cadence des \u00c9tats-nations et le devenir des petites patries dans un monde globalis\u00e9. Il laisse aussi d\u2019innombrables notes, projets de dictionnaires, \u00e9tudes historiques, r\u00e9flexions m\u00e9tapolitiques, comme s\u2019il avait voulu transmettre non un syst\u00e8me,\u00a0mais une flamme.<\/p>\n<p>Il se sait m\u00e9connu, suspect\u00e9, parfois caricatur\u00e9, mais ne s\u2019en plaint pas. Sa fid\u00e9lit\u00e9 est son royaume. \u00ab Ce qui compte, \u00e9crivait-il, ce n\u2019est pas d\u2019\u00eatre entendu, mais de demeurer fid\u00e8le \u00e0 ce qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre dit. \u00bb Dans la solitude de L\u00e9chiagat, il s\u2019est r\u00e9concili\u00e9 avec le silence, ce fr\u00e8re jumeau de la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Ce que Mordrel a transmis \u00e0 Jean Mabire et, \u00e0 travers lui, \u00e0 toute une g\u00e9n\u00e9ration de jeunes penseurs fran\u00e7ais, c\u2019est l\u2019id\u00e9e que\u00a0la civilisation est une fid\u00e9lit\u00e9 v\u00e9cue. Fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 sa terre, \u00e0 ses morts, \u00e0 la beaut\u00e9 du monde. Il disait :\u00a0\u00ab Les patries ne se d\u00e9fendent pas seulement avec des armes, mais avec des \u00e2mes. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 sa mort, en octobre 1985, peu de journaux annonc\u00e8rent la nouvelle. Mais ceux qui savaient comprirent qu\u2019un des derniers hommes d\u2019Europe venait de s\u2019\u00e9teindre. Son h\u00e9ritage, pourtant, demeure : une Bretagne r\u00e9concili\u00e9e avec son g\u00e9nie propre, une Europe r\u00eav\u00e9e comme communaut\u00e9 de destins, et cette id\u00e9e magnifique que l\u2019on peut perdre toutes les batailles sans renier le sens de sa cause.<\/p>\n<p>Ce soir, le vent du Nord souffle encore. Il traverse le Couesnon, longe le Cotentin, s\u2019enfuit vers l\u2019Atlantique. C\u2019est ce m\u00eame vent que Mordrel et Mabire avaient senti : celui qui porte les peuples qui refusent de mourir.<\/p>\n<p>Les \u00e9veilleurs s\u2019en vont, mais les peuples qu\u2019ils ont r\u00e9veill\u00e9s, parfois, se souviennent.<\/p>\n<p><strong>Balbino Katz, chroniqueur des vents et des mar\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>Cr\u00e9dit photo : DR (photo d\u2019illustration)<br \/>[cc] Article relu et corrig\u00e9 par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, d\u00e9p\u00eaches libres de copie et de diffusion sous r\u00e9serve de mention et de lien vers la source d\u2019origine<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La nuit s\u2019avance sur L\u00e9chiagat, en Cornouaille. 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