{"id":48976,"date":"2025-04-24T10:52:12","date_gmt":"2025-04-24T10:52:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/48976\/"},"modified":"2025-04-24T10:52:12","modified_gmt":"2025-04-24T10:52:12","slug":"lart-et-la-science-dialoguent-au-mo-co","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/48976\/","title":{"rendered":"L\u2019art et la science dialoguent au MO.CO"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c9prouver l\u2019inconnu \u00bb, c\u2019est plus de cent \u0153uvres du XIX\u00b0s \u00e0 nos jours, trente-trois artistes et un dialogue entre l\u2019art et la science propos\u00e9 par le centre d\u2019art contemporain MO.CO, \u00e0 Montpellier. En visitant, la premi\u00e8re chose que l\u2019on voit, \u00ab\u00a0c\u2019est une sculpture de Kiki Smith repr\u00e9sentant un intestin en bronze monumental\u00a0\u00bb, d\u00e9crit G\u00e9rald Chanques, vice-pr\u00e9sident de l\u2019Universit\u00e9 de Montpellier d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 au patrimoine historique. \u00ab\u00a0Je suis r\u00e9animateur au p\u00f4le digestif de l\u2019h\u00f4pital, donc \u00e7a fait 20 ans que j\u2019en vois des intestins\u00a0\u00bb, raconte ce m\u00e9decin et enseignant chercheur. Il fait partie du comit\u00e9 scientifique qui a supervis\u00e9 le projet, compos\u00e9 d\u2019une multitude de m\u00e9diums. \u00ab\u00a0Planches anatomiques du XIX\u00b0s, vid\u00e9o, dessin, sculpture, impression 3D&#8230; tout y est ! \u00bb, s\u2019amuse Anya Harrison, curatrice au MO.CO.<\/p>\n<p>Regards crois\u00e9s<\/p>\n<p>Certaines \u0153uvres sont le fruit d\u2019une collaboration directe entre un artiste et un scientifique.<\/p>\n<p>\u00ab La pharmacienne chimiste Isabelle Parrot-Smietana et l\u2019artiste Morgan Courtois ont recr\u00e9\u00e9 le parfum d\u2019une plante prot\u00e9g\u00e9e qu\u2019on ne peut pas couper\u00a0\u00bb, illustre G\u00e9rald Chanques. \u00ab\u00a0Ici, l\u2019outil n\u2019est pas un pinceau, mais une mol\u00e9cule chimique\u00a0\u00bb. L\u2019un des principes communs aux artistes et aux scientifiques, \u00ab\u00a0c\u2019est la s\u00e9rendipit\u00e9, la capacit\u00e9 \u00e0 divaguer \u00e0 partir d\u2019un objectif de recherche, \u00e0 s\u2019autoriser \u00e0 se perdre et \u00e0 rebondir\u00a0\u00bb, indique Pauline Faure, l\u2019une des commissaires d\u2019expo. \u00ab\u00a0Ce sont le doute, les essais et les hypoth\u00e8ses qui conduisent aux grandes d\u00e9couvertes\u00a0\u00bb, poursuit-elle.<\/p>\n<p>Mais ce qui fait l\u2019originalit\u00e9 de l\u2019exposition selon G\u00e9rald Chanques, ce sont les doubles cartels que pr\u00e9sentent de nombreuses \u0153uvres. Ils consistent en un regard crois\u00e9 entre un scientifique et un curateur, qui se r\u00e9pondent en \u00e9cho. L\u2019un est factuel, l\u2019autre plus sensible. \u00ab\u00a0Une vingtaine de coll\u00e8gues a jou\u00e9 le jeu. La plupart n\u2019avait probablement jamais mis les pieds dans un centre d\u2019art contemporain, \u00e7a leur a permis de d\u00e9couvrir, d\u2019\u00e9changer\u00a0\u00bb, se r\u00e9jouit le chercheur.<\/p>\n<p>D\u2019autres pi\u00e8ces, dont des affiches d\u2019anatomie, des maquettes et des oiseaux naturalis\u00e9s, sont issues des collections de l\u2019Universit\u00e9. Fond\u00e9e \u00e0 la fin du XII\u00b0s, elle est l\u2019une des plus anciennes facult\u00e9s de m\u00e9decine au monde. \u00ab\u00a0Au XIX\u00b0s, les m\u00e9decins qui r\u00e9alisaient des dissections collaboraient avec des \u00e9tudiants des Beaux-Arts pour cr\u00e9er des planches anatomiques d\u2019une grande pr\u00e9cision\u00a0\u00bb, rapporte l\u2019enseignant-chercheur. \u00ab\u00a0Il y a beaucoup de savoir-faire et d\u2019artisanat dans ces objets, mais leur destination premi\u00e8re est pratique\u00a0\u00bb, expose le m\u00e9decin. \u00ab\u00a0Nous, on souhaitait interroger leur dimension esth\u00e9tique\u00a0\u00bb, ajoute Anya Harrison.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c9prouver l\u2019inconnu \u00bb, c\u2019est plus de cent \u0153uvres du XIX\u00b0s \u00e0 nos jours, trente-trois artistes et un dialogue&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":48977,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9599],"tags":[1111,11,1777,674,1011,27,2208,12,2680,25,13864],"class_list":{"0":"post-48976","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-montpellier","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-montpellier","15":"tag-news","16":"tag-occitanie","17":"tag-republique-francaise","18":"tag-universite-de-montpellier"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114392566741755181","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/48976","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=48976"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/48976\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/48977"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=48976"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=48976"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=48976"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}