{"id":494612,"date":"2025-10-28T03:57:17","date_gmt":"2025-10-28T03:57:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/494612\/"},"modified":"2025-10-28T03:57:17","modified_gmt":"2025-10-28T03:57:17","slug":"plongee-dans-les-archives-les-anciens-patrouilleurs-lance-missiles-allemands","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/494612\/","title":{"rendered":"Plong\u00e9e dans les archives\u00a0: les anciens patrouilleurs lance-missiles allemands"},"content":{"rendered":"<p>\n      Dans les ann\u00e9es 70 et 80, la R\u00e9publique F\u00e9d\u00e9rale d\u2019Allemagne (RFA) s\u2019est dot\u00e9e d\u2019une impressionnante flotte de patrouilleurs rapides \u00e9quip\u00e9s de missiles Exocet. Leur vocation \u00e9tait de repousser une \u00e9ventuelle force d\u2019invasion sovi\u00e9tique en mer Baltique.\n    <\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/defense\/d-anciens-patrouilleurs-lance-missiles-allemands-deconstruits-en-turquie\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Le d\u00e9part cet \u00e9t\u00e9 de sept anciens patrouilleurs lance-missiles allemands du type 143A vers les chantiers de d\u00e9molition turcs<\/a> est l\u2019occasion de revenir sur cette classe de b\u00e2timents n\u00e9e durant la Guerre froide.\u00a0<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la fin de la seconde guerre mondiale, l\u2019Europe est scind\u00e9e en deux. La marine de l\u2019Allemagne de l\u2019ouest a pour mission principale de d\u00e9fendre la Baltique contre les forces navales du Pacte de Varsovie. A l\u2019\u00e9poque, la situation dans la r\u00e9gion est en effet bien diff\u00e9rente de ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui. Alors que la Su\u00e8de et la Finlande sont neutres, l\u2019OTAN ne compte que deux pays riverains de la Baltique\u00a0: le Danemark et la R\u00e9publique F\u00e9d\u00e9rale d&rsquo;Allemagne (RFA), dont la seule r\u00e9gion donnant sur la Baltique est le Schleswig-Holstein, o\u00f9 se trouvent en particulier le port de Kiel et son canal offrant un acc\u00e8s direct \u00e0 la mer du Nord. Toutes les autres nations au bord de la Baltique font partie de l\u2019URSS\u00a0: la R\u00e9publique D\u00e9mocratique Allemande (RDA) avec la r\u00e9gion de Mecklembourg-Pom\u00e9ranie occidentale, comprenant les ports de Wismar, Rostock, Stralsund ou encore Wolgast, la Pologne avec les grands ports de Gdansk et Gdynia, mais aussi \u015awinouj\u015bcie, les Pays baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie), ainsi que la Russie, disposant de deux acc\u00e8s \u00e0 la mer via l\u2019enclave de Kaliningrad (ancienne ville allemande de K\u00f6nigsberg annex\u00e9e par l\u2019Union sovi\u00e9tique en 1945) et la r\u00e9gion de Saint-P\u00e9tersbourg.<\/p>\n<p>Ce ne sont donc pas les Alli\u00e9s qui dominent la Baltique, pour l\u2019essentiel sous contr\u00f4le sovi\u00e9tique. Les Occidentaux sont cantonn\u00e9s \u00e0 l\u2019extr\u00eame ouest de la zone, mais tiennent les d\u00e9troits danois qui relient la Baltique \u00e0 la mer du Nord. Un point de passage strat\u00e9gique qui sera \u00e9videmment une cible prioritaire en cas de conflit, alors que l\u2019arm\u00e9e Rouge pourrait, en plus d\u2019une offensive terrestre, attaquer les ports d\u2019Allemagne de l\u2019ouest et du Danemark depuis la mer, tout en conduisant des op\u00e9rations de d\u00e9barquement \u00e0 partir des nombreux ports sovi\u00e9tiques situ\u00e9s au centre et \u00e0 l\u2019est de la Baltique.\u00a0<\/p>\n<p>Dans cette perspective, les strat\u00e8ges otaniens imaginent pour la Baltique des forces l\u00e9g\u00e8res capables de contrer l\u2019armada sovi\u00e9tique et d\u2019assurer la libert\u00e9 de navigation dans les d\u00e9troits. La flotte de la RFA, qui prend le nom de Bundesmarine, est dot\u00e9e de nombreux dragueurs de mines, mais aussi des mouilleurs de mines pour, le cas \u00e9ch\u00e9ant, dresser un rideau d\u00e9fensif. Les unit\u00e9s hauturi\u00e8res sont rares. Apr\u00e8s avoir re\u00e7u des \u00c9tats-Unis, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 50, six destroyers de la classe Fletcher datant de 1942, la RFA construit dans les ann\u00e9es 60 quatre fr\u00e9gates l\u00e9g\u00e8res du type K\u00f6ln et <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/histoire-navale\/plongee-dans-les-archives-1980-un-destroyer-allemand-arrive-a-toulon-sans-etrave\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">quatre destroyers du type Hamburg<\/a>, avant de mettre en chantier trois destroyers lance-missiles du type am\u00e9ricain Charles F. Adams. S\u2019y ajoutent, toujours dans les ann\u00e9es 60, la construction de 11 sous-marins du type 205 puis dans les ann\u00e9es 70, de 18 unit\u00e9s du type 206. Et puis il y a les flottilles de vedettes lance-torpilles, h\u00e9riti\u00e8res des \u00ab\u00a0schnellboote\u00a0\u00bb de la Kriegsmarine durant la seconde guerre mondiale. Une quarantaine d\u2019unit\u00e9s des types 55 et 60\/142, bateaux de 42 m\u00e8tres pouvant naviguer \u00e0 plus de 40 n\u0153uds et emporter quatre \u00e0 six torpilles de 533 mm sont construites dans les ann\u00e9es 50 et 60.\u00a0<\/p>\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 70, ces mod\u00e8les deviennent n\u00e9anmoins obsol\u00e8tes, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 apparaissent les missiles antinavires, qui augmentent consid\u00e9rablement la port\u00e9e par rapport aux torpilles. Ces derni\u00e8res, dont certains mod\u00e8les sont filoguid\u00e9s, contraignent les vedettes \u00e0 s\u2019approcher au maximum de leurs cibles et donc \u00e0 prendre de gros risques.\u00a0<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat allemand pour les plateformes lance-missiles qui apparaissent. Dans ce domaine, la France est \u00e0 l\u2019\u00e9poque en avance, bien que la Marine nationale ne retienne finalement pas ce concept, probablement par peur de voir l\u2019int\u00e9r\u00eat pour les gros b\u00e2timents de combat remis en cause. Comme cela avait \u00e9t\u00e9 le cas \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle avec la \u00ab\u00a0Jeune \u00c9cole\u00a0\u00bb dont les th\u00e9ories plomb\u00e8rent le corps de bataille de la flotte fran\u00e7aise avant la premi\u00e8re guerre mondiale. L\u2019\u00c9tat-major de la marine consent cependant \u00e0 tester un mod\u00e8le de patrouilleur rapide lance-missiles con\u00e7u par les Constructions M\u00e9caniques de Normandie (CMN). Il s\u2019agit de <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/defense\/plongee-dans-les-archives-le-patrouilleur-lance-missiles-la-combattante\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">La Combattante, lanc\u00e9e \u00e0 Cherbourg en 1963 et qui entre en service l\u2019ann\u00e9e suivante<\/a>. Le b\u00e2timent de 45 m\u00e8tres \u00e0 coque en bois sert \u00e0 tester de nouveaux armements, dont l\u2019Exocet MM38 d\u00e9velopp\u00e9 par l\u2019A\u00e9rospatiale (aujourd\u2019hui MBDA).\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      La Combattante, ici en 1971.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Alors que la marine fran\u00e7aise ne donne pas suite, sur cette base, le chantier cherbourgeois d\u00e9veloppe un nouveau mod\u00e8le plus abouti, La Combattante II, qui est retenu par diff\u00e9rents pays, dont la RFA pour succ\u00e9der \u00e0 ses vedettes lance-torpilles. Un contrat pour 20 unit\u00e9s est sign\u00e9 en d\u00e9cembre 1970, la construction des bateaux \u00e9tant assur\u00e9e entre CMN \u00e0 Cherbourg et le chantier L\u00fcrssen de Vegesak, pr\u00e8s de Br\u00eame. Formant le type 148 (classe Tiger), ces 20 patrouilleurs de 47 m\u00e8tres et 265 tonnes \u00e0 pleine charge ont une coque en bois (pour se prot\u00e9ger des mines magn\u00e9tiques) et peuvent d\u00e9passer les 35 n\u0153uds. Ils sont dot\u00e9s de quatre missiles MM38, une tourelle de 76 mm et un canon de 40 mm, avec \u00e9galement la possibilit\u00e9 d\u2019embarquer huit mines (quatre sur chaque bord \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re). Les 20 unit\u00e9s du type 148 sont construites tr\u00e8s rapidement et mises en service entre 1972 et 1974.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Weihe, du type 148, en 1986.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Reiher, du type 148, en 1986.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Elster, du type 148, en 1995.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Luchs, du type 148, en 1997.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Fuchs, du type 148, en 1997.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Fuchs, du type 148, en 2000.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019Allemagne d\u00e9cide ensuite de produire une version d\u00e9riv\u00e9e de ces PLM, qui va donner naissance au type 143 (classe Albatros), dont 10 exemplaires sont livr\u00e9s par L\u00fcrssen entre 1976 et 1977. Plus grands, ces patrouilleurs de 57.5 m\u00e8tres et 390 tpc \u00e0 coque acier recouverte d\u2019un plaquage en bois donnent plus de 32 n\u0153uds \u00e0 pleine charge. Leur armement comprend quatre Exocet MM38, deux tourelles de 76 mm et deux tubes lance-torpilles de 533 mm.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Sperber, du type 143, en 1986.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Greif, du type 143, en 2000.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Puis viennent les 10 patrouilleurs lance-missiles du type 143A (classe Gepard) qui sont command\u00e9s en 1978 en remplacement d\u2019un projet d\u2019hydropt\u00e8res finalement abandonn\u00e9. Les nouveaux PLM, mis en service entre 1982 et 1984, sont tr\u00e8s voisins de leurs a\u00een\u00e9s, avec un appareil propulsif comprenant quatre moteurs diesels MTU 16V et autant d\u2019h\u00e9lices, pour une puissance propulsive de 16.000 cv. Offrant une autonomie de 2600 nautiques \u00e0 16 n\u0153uds (600 \u00e0 30 n\u0153uds), les 143A sont arm\u00e9s par 34 marins. Ces patrouilleurs disposent d\u2019un radar de surveillance et se distinguent des leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs en embarquant le nouveau syst\u00e8me de guerre \u00e9lectronique FL-1800. L\u2019autre principale nouveaut\u00e9 r\u00e9side au niveau de l\u2019armement, la tourelle arri\u00e8re de 76 mm \u00e9tant remplac\u00e9e par un syst\u00e8me surface-air \u00e0 courte port\u00e9e RAM, avec 21 missiles RIM-116A.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Frettchen, du type 143A, en 2006.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Dachs, du type 143A, en 2007.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\n                  Diaporama                <\/p>\n<p>Le patrouilleur allemand Dachs, du type 143A, en 2007. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Hy\u00e4ne, du type 143A, en 2007.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\n                  Diaporama                <\/p>\n<p>Le patrouilleur allemand Hy\u00e4ne, du type 143A, en 2007. <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les 10 PLM du type 143 sont par la suite r\u00e9nov\u00e9s pour devenir le type 143B.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Bussard, du type 143B, en 1999.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Falke, du type 143B, en 1999.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur allemand Seeadler, du type 143B, en 2005.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>En novembre 1989, le mur de Berlin tombe, ouvrant la voie \u00e0 la r\u00e9unification de l\u2019Allemagne et pr\u00e9cipitant l\u2019effondrement de l\u2019URSS, n\u00e9e en 1922 et qui disparait officiellement en d\u00e9cembre 1991. A l\u2019issue de ce grand bouleversement g\u00e9ostrat\u00e9gique, les anciennes r\u00e9publiques socialistes formant le glacis d\u00e9fensif entre la Russie et l\u2019OTAN se tournent vers l\u2019Occident. Le niveau de menace baisse consid\u00e9rablement et l\u2019heure est \u00e0 la r\u00e9duction sensible des budgets militaires. En Allemagne, il n\u2019est \u00e9videmment plus question de garder 40 patrouilleurs lance-missiles. Les 20 b\u00e2timents du type 148 sont retir\u00e9s du service entre 1992 et 2002, six \u00e9tant vendus au Chili, six \u00e0 la Gr\u00e8ce et cinq \u00e0 l\u2019\u00c9gypte,\u00a0les trois derni\u00e8res unit\u00e9s allemandes \u00e9tant envoy\u00e9es \u00e0 la d\u00e9molition en 2003.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le patrouilleur grec Ypopliarchos Vostis, ex-Iltis (type 148) allemand.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      L&rsquo;ex-Weihe (type 148) sous pavillon \u00e9gyptien en 2014.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      L&rsquo;ex-Fuchs (type 148) sous pavillon \u00e9gyptien en 2014.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La Bundesmarine se s\u00e9pare ensuite des PLM du type 143B (ex-143), qui affalent d\u00e9finitivement le pavillon allemand en 2004 et 2005. Parmi eux, six sont vendus d\u00e8s 2005 \u00e0 la Tunisie, deux autres \u00e9tant transf\u00e9r\u00e9s au Ghana en 2012 (sans missiles, la tourelle de 76 mm ayant \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par un simple aff\u00fbt de 20 mm). Ces 143B tunisiens et ghan\u00e9ens sont apparemment toujours en service.\u00a0<\/p>\n<p>Enfin, les 143A furent les derniers \u00e0 naviguer au sein de la marine allemande. Bien que tr\u00e8s spartiates car ils n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour de longues croisi\u00e8res (la cabine du commandant servant par exemple en m\u00eame temps de carr\u00e9 pour les officiers), la Bundesmarine \u00a0les fit sortir de la Baltique, o\u00f9 la menace \u00e9tait devenue n\u00e9gligeable, pour des missions plus ou moins lointaines. Accompagn\u00e9es par les petits ravitailleurs polyvalents du type 404, construits au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, des flottilles de six \u00e0 huit PLM furent ainsi d\u00e9ploy\u00e9es le long des c\u00f4tes europ\u00e9ennes. On en vit souvent dans les ports fran\u00e7ais de la Manche et de l\u2019Atlantique, ces b\u00e2timents venant r\u00e9guli\u00e8rement r\u00e9aliser des campagnes de tirs d&rsquo;Exocet au centre d&rsquo;essais des Landes. Certaines missions emmen\u00e8rent m\u00eame ces patrouilleurs jusqu\u2019en M\u00e9diterran\u00e9e, des PLM allemands participant dans les ann\u00e9es 2000 au volet naval de la Force int\u00e9rimaire des Nations unies au Liban (FINUL). Finalement, les 143A furent d\u00e9sarm\u00e9s entre 2012 et 2016. Les Nerz et Dachs ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s au Ghana, alors que le Gepard est devenu un mus\u00e9e \u00e0 Wilhelmshaven. Les sept autres (Puma, Hermelin, Zobel, Frettchen, Ozelot, Wiesel et Hy\u00e4ne) <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/defense\/d-anciens-patrouilleurs-lance-missiles-allemands-deconstruits-en-turquie\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">ont quitt\u00e9 en ao\u00fbt dernier le port de Kiel, o\u00f9 ils \u00e9taient d\u00e9sarm\u00e9s, pour rejoindre \u00e0 bord d\u2019un cargo les chantiers de d\u00e9molition d\u2019Aliaga, en Turquie<\/a>.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le cargo Happy Sun transportant les derniers 143A vers les chantiers de d\u00e9molition turcs.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Le cargo Happy Sun transportant les derniers 143A vers les chantiers de d\u00e9molition turcs.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Tous ces patrouilleurs ne furent que tr\u00e8s partiellement remplac\u00e9s par les corvettes du type 130, nettement plus grandes (89 m\u00e8tres, 1840 tpc) mais dont seulement cinq exemplaires rejoignirent la flotte allemande entre 2008 et 2013. Face au regain de menace en Europe, <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/defense\/la-nouvelle-corvette-allemande-augsburg-baptisee\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">cinq autres corvettes de la m\u00eame classe <\/a>ont n\u00e9anmoins \u00e9t\u00e9 command\u00e9es en 2017. Ce programme a toutefois rencontr\u00e9 d\u2019importantes difficult\u00e9s et la t\u00eate de s\u00e9rie, mise \u00e0 l\u2019eau en octobre 2020, n\u2019est toujours pas op\u00e9rationnelle.\u00a0<\/p>\n<p><strong>\u00a9 Un article de la r\u00e9daction de Mer et Marine.\u00a0Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.<\/strong>\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dans les ann\u00e9es 70 et 80, la R\u00e9publique F\u00e9d\u00e9rale d\u2019Allemagne (RFA) s\u2019est dot\u00e9e d\u2019une impressionnante flotte de patrouilleurs&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":494613,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1587],"tags":[11,672,1804,6130,6141,6131,6138,2380,6135,1805,554,1803,1777,6136,674,6139,1801,6134,3135,6128,567,6129,6127,12,6132,4838,6133,1802,6140,6137],"class_list":{"0":"post-494612","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-allemagne","8":"tag-actualites","9":"tag-allemagne","10":"tag-bundesrepublik-deutschland","11":"tag-chantiers","12":"tag-commando","13":"tag-construction-navale","14":"tag-costa","15":"tag-croisiere","16":"tag-dcns","17":"tag-de","18":"tag-defense","19":"tag-deutschland","20":"tag-eu","21":"tag-euronaval","22":"tag-europe","23":"tag-fremm","24":"tag-germany","25":"tag-interviews","26":"tag-littoral","27":"tag-marine","28":"tag-marine-nationale","29":"tag-maritime","30":"tag-mer","31":"tag-news","32":"tag-offshore","33":"tag-peche","34":"tag-reportages","35":"tag-republique-federale-dallemagne","36":"tag-sncm","37":"tag-stx"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115449786792547782","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/494612","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=494612"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/494612\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/494613"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=494612"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=494612"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=494612"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}