{"id":498594,"date":"2025-10-29T22:08:10","date_gmt":"2025-10-29T22:08:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/498594\/"},"modified":"2025-10-29T22:08:10","modified_gmt":"2025-10-29T22:08:10","slug":"apres-washington-rome-et-berlin-demandent-a-leurs-ressortissants-de-quitter-rapidement-le-pays","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/498594\/","title":{"rendered":"apr\u00e8s Washington, Rome et Berlin demandent \u00e0 leurs ressortissants de quitter rapidement le pays"},"content":{"rendered":"<p>\n    Depuis deux semaines, l\u2019\u00e9conomie du pays sah\u00e9lien tourne au ralenti \u00e0 cause du blocus p\u00e9trolier impos\u00e9 par le Groupe de soutien \u00e0 l\u2019islam et aux musulmans, affili\u00e9 \u00e0 Al-Qa\u00efda.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Apr\u00e8s l\u2019ambassade am\u00e9ricaine au Mali qui a exhort\u00e9 mardi ses ressortissants \u00e0\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/flash-actu\/mali-l-ambassade-americaine-exhorte-ses-ressortissants-a-quitter-le-pays-immediatement-20251028\" data-fig-type=\"NewsFlash\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00abquitter imm\u00e9diatement\u00bb le pays<\/a>\u00a0en raison de \u00abla nature impr\u00e9visible de la situation s\u00e9curitaire \u00e0 Bamako\u00bb, c\u2019est au tour de l\u2019Italie et de l\u2019Allemagne d\u2019inviter mercredi leurs ressortissants \u00e0 quitter le pays au plus vite. Alors que le blocus se fait ressentir depuis deux semaines \u00e0\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/l-expulsion-de-deux-diplomates-maliens-par-la-france-affaiblit-encore-les-relations-avec-bamako-20250919\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Bamako<\/a>, l\u2019\u00e9conomie du pays sah\u00e9lien enclav\u00e9 tourne au ralenti. \u00abCela fait une semaine que je ne vais plus au travail\u00bb, explique Oumar Diallo, un fonctionnaire dans la file d\u2019attente longue d\u2019un kilom\u00e8tre.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Dans le quartier des affaires de Bamako, des centaines de voitures et de motos \u00e0 l\u2019arr\u00eat s\u2019agglutinent nuit et jour sur un boulevard, dans l\u2019attente qu\u2019une des trois stations-service s\u2019y alignant distribue du carburant alors que la capitale malienne subit un blocus impos\u00e9 par les djihadistes, rendant difficile le quotidien des habitants.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Selon le JNIM, le blocus est une mesure de repr\u00e9sailles apr\u00e8s l\u2019interdiction par les autorit\u00e9s de la vente de carburant hors stations-service en milieu rural, o\u00f9 le carburant est achemin\u00e9 en jerricanes pour \u00eatre vendu ensuite. La mesure avait pour but d\u2019ass\u00e9cher les moyens d\u2019approvisionnement des djihadistes, selon les autorit\u00e9s. Malgr\u00e9 les escortes de l\u2019arm\u00e9e, plusieurs camions ont \u00e9t\u00e9 incendi\u00e9s, et des chauffeurs et militaires tu\u00e9s ou enlev\u00e9s dans des embuscades djihadistes.<\/p>\n<p>De 19h par jour, la fourniture d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9e \u00e0 6h<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abJe suis \u00e0 cette place depuis trois jours. J&rsquo;ai pass\u00e9 deux nuits ici\u00bb, se lamente aupr\u00e8s de l&rsquo;AFP Karim Coulibaly, chauffeur de bus d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es \u00abau ch\u00f4mage\u00bb faute d&rsquo;essence. En trois jours, un seul camion-citerne est venu ravitailler les cuves. Le carburant s&rsquo;est \u00e9coul\u00e9 en une heure sous la surveillance des forces de l&rsquo;ordre, dans ce pays dirig\u00e9 par une junte autoritaire depuis deux coups d&rsquo;\u00c9tat en 2020 puis 2021. Comme partout dans la capitale, le ravitaillement est rationn\u00e9 \u00e0 10.000 francs CFA (15 euros), soit environ 13 litres d&rsquo;essence.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Le litre, vendu \u00e0 la pompe \u00e0 725 francs CFA (1,10 euro), est revendu sur le march\u00e9 noir 2.000 francs CFA (3 euros), selon des habitants interrog\u00e9s par l&rsquo;AFP. \u00abOn n&rsquo;a pas le choix. C&rsquo;est \u00e0 prendre ou \u00e0 laisser\u00bb, souffle un consommateur ayant souhait\u00e9 conserver l&rsquo;anonymat. Depuis septembre, le Groupe de soutien \u00e0 l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM), affili\u00e9 \u00e0 Al-Qa\u00efda, s&rsquo;attaque aux camions-citernes de carburant venant notamment du S\u00e9n\u00e9gal et de la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, par o\u00f9 transite la majorit\u00e9 des biens qu&rsquo;importe le Mali.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">La p\u00e9nurie exacerbe \u00e9galement les coupures d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 r\u00e9currentes qui plombent l&rsquo;\u00e9conomie malienne depuis cinq ans, l&rsquo;\u00e9nergie du pays \u00e9tant essentiellement thermique. De 19 heures par jour, la fourniture d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9e \u00e0 six heures par \u00c9nergie du Mali (EDM). Mamadou Coulibaly, un \u00e9lectricien de 23 ans, n&rsquo;a pas pu travailler depuis une semaine, \u00e9tant injoignable car son t\u00e9l\u00e9phone et ses batteries externes sont d\u00e9charg\u00e9s.<\/p>\n<p>Les habitants cherchent des solutions alternatives<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Chez son dernier client, il a d\u00fb attendre des heures le courant &#8211; qui n&rsquo;est jamais venu &#8211; pour localiser une panne \u00e9lectrique. Pour rentrer chez lui, il a d\u00fb pousser \u00e0 pied sa moto sur vingt kilom\u00e8tres. \u00abDepuis, je suis l\u00e0, sans argent, sans travail, sans moyen de d\u00e9placement&#8230;\u00bb, peste-t-il. La junte a annonc\u00e9 dimanche soir la suspension des cours dans les \u00e9coles et les universit\u00e9s pour deux semaines \u00e0 cause de cette p\u00e9nurie. En pleine p\u00e9riode des r\u00e9coltes, certains engins agricoles ne peuvent pas fonctionner faute de carburant dans le reste du pays.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle_mtf\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abHabituellement, en cette p\u00e9riode, les prix du riz et du mil baissent, parce que c&rsquo;est la p\u00e9riode des r\u00e9coltes. Cette ann\u00e9e, ce n&rsquo;est pas le cas\u00bb, d\u00e9plore Ousmane Dao, 32 ans, vendeur de c\u00e9r\u00e9ales au March\u00e9 rose de Bamako. Dans les \u00e9piceries aussi, la p\u00e9nurie de carburant impacte les stocks alimentaires. \u00abOn commence \u00e0 manquer de spaghettis, de macaronis et de yaourts pourtant fabriqu\u00e9s ici. Les fournisseurs n&rsquo;ont pas les moyens d&rsquo;en fabriquer, faute d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9\u00bb, constate Hamidou Ma\u00efga dans son \u00e9choppe bamakoise.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">La junte est demeur\u00e9e jusqu&rsquo;ici silencieuse sur la situation. Face \u00e0 l&rsquo;urgence, les Bamakois tentent de trouver des solutions alternatives. Les plus fortun\u00e9s investissent dans des panneaux solaires pour se fournir en \u00e9lectricit\u00e9. Comme de nombreux jeunes \u00e0 moto, Chaka Doumbia, m\u00e9canicien de 22 ans, mise d\u00e9sormais sur la d\u00e9brouille: \u00abJe m\u00e9lange du solvant pour diluer la peinture avec de l&rsquo;alcool. Avec \u00e7a, on a de quoi faire marcher son moteur\u00bb. Au risque, si le m\u00e9lange est mal dos\u00e9, d&rsquo;enflammer sa machine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis deux semaines, l\u2019\u00e9conomie du pays sah\u00e9lien tourne au ralenti \u00e0 cause du blocus p\u00e9trolier impos\u00e9 par le&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":498595,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[11,25588,1011,27,14,1136,12,28],"class_list":{"0":"post-498594","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-international","8":"tag-actualites","9":"tag-djihadistes","10":"tag-fr","11":"tag-france","12":"tag-international","13":"tag-mali","14":"tag-news","15":"tag-world"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115459739173654990","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/498594","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=498594"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/498594\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/498595"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=498594"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=498594"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=498594"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}