{"id":506388,"date":"2025-11-02T08:47:21","date_gmt":"2025-11-02T08:47:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/506388\/"},"modified":"2025-11-02T08:47:21","modified_gmt":"2025-11-02T08:47:21","slug":"au-ceaac-une-exposition-feministe-par-des-militantes-actuelles-et-des-annees-70","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/506388\/","title":{"rendered":"Au CEAAC, une exposition f\u00e9ministe par des militantes actuelles et des ann\u00e9es 70"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Entre octobre 2025 et janvier 2026, le Centre europ\u00e9en d\u2019actions artistiques contemporaines (CEAAC) accueille une exposition m\u00ealant des cr\u00e9ations dat\u00e9es des ann\u00e9es 70, du collectif f\u00e9ministe Hackney Flashers, avec les \u0153uvres de trois artistes-chercheuses contemporaines. <\/p>\n<p class=\"font-sans\">\n\t\t\tCet article est en acc\u00e8s libre. Pour soutenir Rue89 Strasbourg,<br \/>\n\t\t\t<a class=\"underline\" href=\"https:\/\/www.rue89strasbourg.com\/abonnement\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">abonnez-vous<\/a>.\n\t\t<\/p>\n<p>Emma Mathieu <\/p>\n<p>Publi\u00e9 le 2 novembre 2025\u00a0\u00a0\u00b7\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Imprim\u00e9 le 2 novembre 2025 \u00e0 09h42\u00a0\u00a0\u00b7\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t3\u00a0minutes\n<\/p>\n<p>L\u2019exposition Hope for Change (Espoir de changement) emm\u00e8ne dans les ann\u00e9es 70, plus particuli\u00e8rement \u00e0 Londres, dans le quartier de Hackney. C\u2019est ici qu\u2019un groupe de neuf femmes s\u2019est r\u00e9uni pour former un collectif appel\u00e9 Hackney Flashers (exhibitionnistes de Hackney). An Dekker, Sally Greenhill, Liz Heron, Gerda J\u00e4ger, Michael Ann Mullen, Maggie Murray, Christine Roche, Jo Spence et Julia Vellacott, sont des femmes issues de la classe populaire anglaise. Elles proposent des visuels (photos, montages, dessins\u2026) percutants avec toujours un message militant sur la vie\u00a0quotidienne des femmes \u00e0 cette \u00e9poque.\u00a0<\/p>\n<p>Camille Richert, la commissaire, a choisi de mettre face \u00e0 face des productions de ce collectif avec les \u0153uvres contemporaines d\u2019artistes f\u00e9ministes actuelles\u00a0: Claude Dugit-Gros, Julie Luzoir et Pascaline Morinc\u00f4me. Elles sont \u00e9galement artistes associ\u00e9es de cette exposition, \u00e0 d\u00e9couvrir au Centre europ\u00e9en d\u2019actions artistiques contemporaines (CEAAC) de octobre 2025 \u00e0 janvier 2026.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"526\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/unnamed-792x526.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-365140\" style=\"width:792px;height:auto\"  \/> Vue g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019exposition Hope for Change au CEAAC \u2013 Premier \u00e9tage.Photo\u00a0: Emma Mathieu<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">Pens\u00e9e comme un dialogue entre g\u00e9n\u00e9rations de matrones et non une r\u00e9trospective historique, l\u2019exposition se d\u00e9ploie sur les deux \u00e9tages du CEAAC, qui invitent \u00e0 une double immersion. La premi\u00e8re, au rez-de-chauss\u00e9, renvoie aux activit\u00e9s effectu\u00e9es en dehors du foyer par les femmes. La deuxi\u00e8me, \u00e0 l\u2019\u00e9tage, convoque les activit\u00e9s et t\u00e2ches domestiques r\u00e9serv\u00e9es aux m\u00e8res de famille dans la sph\u00e8re priv\u00e9e.<\/p>\n<p>Double-journ\u00e9e<\/p>\n<p>Des slogans\u00a0noirs sur les murs, tels que \u00ab\u00a0Changer les couches, moucher les nez\u00a0\u00bb, viennent sillonner le parcours du visiteur. Entre 1974 et 1980, le collectif d\u2019artistes a accompli trois s\u00e9ries nomm\u00e9es\u00a0: Women and Work (Les femmes et le travail,1975), Who\u2019s Holding the Baby? (Qui tient le b\u00e9b\u00e9?, 1978) et Domestic Labour and Visual Representation (Travail domestique et repr\u00e9sentation visuelle, 1980).\u00a0Le parti pris \u00e9tait de croiser les techniques et les m\u00e9diums pour constituer une cr\u00e9ation pluridisciplinaire capable de toucher un large public, en particulier celui de la classe moyenne londonienne.<\/p>\n<p>Les th\u00e8mes abord\u00e9s sont divers, cependant il est souvent question de la double-journ\u00e9e des femmes. En plus de leurs heures de travail \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, les femmes, contrairement aux hommes, continuent de travailler \u00e0 la maison. Deux activit\u00e9s exigeantes qui limitent les femmes \u00e0 un espace restreint entre leurs responsabilit\u00e9s familiales et professionnelles, sans leur laisser de temps pour des activit\u00e9s de loisir.\u00a0En passant de la question des gardes d\u2019enfants, des salaires, des droits sociaux, du patriarcat et de ses st\u00e9r\u00e9otypes, les th\u00e8mes \u00e9voqu\u00e9s par les \u0153uvres sont toujours d\u2019actualit\u00e9.<\/p>\n<p>\t\tAgitprop f\u00e9ministe<\/p>\n<p>Les luttes f\u00e9ministes passent par des hauts et des bas, que l\u2019on ressent par les ruptures g\u00e9n\u00e9rationnelles.\u00a0 Les seuils se font ressentir, marqu\u00e9s par les ruptures g\u00e9n\u00e9rationnelles. On peut d\u00e9finir quatre grandes vagues f\u00e9ministes au fil de l\u2019histoire et depuis les ann\u00e9es 1930. L\u2019exposition montre la deuxi\u00e8me vague, celle des ann\u00e9es 70, mais entend aussi montrer le d\u00e9but d\u2019une cinqui\u00e8me vague, contemporaine, d\u00e9di\u00e9e aux luttes pour une meilleure inclusion de toutes les communaut\u00e9s. Les \u0153uvres des trois artistes actuelles expos\u00e9es refl\u00e8tent ces questionnements, tout en faisant des liens avec les luttes pass\u00e9es.\u00a0<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"1056\" data-id=\"365142\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/img-3537-792x1056.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-365142\"  \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"594\" data-id=\"365143\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/img-9526-792x594.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-365143\"  \/><br \/>\n Des ateliers sont organis\u00e9s, par exemple pour des \u00e9tudiants et \u00e9tudiantes, qui peuvent cr\u00e9er \u00e0 leur tour.<\/p>\n<p>Slogans inscrits sur des banderoles textiles, bandes dessin\u00e9es \u00e0 l\u2019encre noir sur les murs, dessins grand format r\u00e9alis\u00e9s aux crayons de couleur au sol\u2026 Ce que ces artistes ont en commun\u00a0d\u2019utiliser des supports accessibles et \u00e9conomiques. Aucune de leurs \u0153uvres n\u2019est sign\u00e9e. Les Hackney Flashers avaient bien conscience, de porter des messages subversifs. Elles ne consid\u00e9raient pas non plus leur travail comme des \u0153uvres d\u2019art destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre expos\u00e9es dans des mus\u00e9es. Elles consid\u00e9raient leur travail comme de l\u2019agitprop, une pratique qui peut parfois se situer \u00e0 la fronti\u00e8re entre propagande et art.<\/p>\n<p>L\u2019exposition cherche d\u2019ailleurs directement \u00e0 mobiliser le public. Des ateliers collaboratifs permettent de se mettre soi m\u00eame \u00e0 la cr\u00e9ation, avant de les afficher dans la rue. Pour participer vraiment \u00e0 la nouvelle vague des revendications f\u00e9ministes.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"792\" height=\"594\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/img-9544-792x594.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-365144\"  \/> Des \u00e9tudiantes accrochent leur cr\u00e9ation \u00e0 la fin d\u2019un atelier, sur les murs de la Manufacture des tabacs.Photo\u00a0: Emma Mathieu<\/p>\n<p>Y <strong>aller<\/strong><\/p>\n<p><strong>Hope for change. Hackney Flashers, from London to Strasbourg<\/strong>, du 4 octobre 2025 au 8 mars 2026, du mercredi au dimanche, de 14h \u00e0 18h sauf en p\u00e9riode de vacances scolaires, au CEAAC, 7 rue de l\u2019Abreuvoir \u00e0 Strasbourg \u2013 Krutenau.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Entre octobre 2025 et janvier 2026, le Centre europ\u00e9en d\u2019actions artistiques contemporaines (CEAAC) accueille une exposition m\u00ealant des&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":506389,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2820],"tags":[1111,11,1396,55248,251,1777,674,6757,1011,27,775,12,25,640],"class_list":{"0":"post-506388","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-strasbourg","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-art-contemporain","11":"tag-ceaac","12":"tag-culture","13":"tag-eu","14":"tag-europe","15":"tag-feminisme","16":"tag-fr","17":"tag-france","18":"tag-grand-est","19":"tag-news","20":"tag-republique-francaise","21":"tag-strasbourg"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115479239615338945","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/506388","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=506388"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/506388\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/506389"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=506388"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=506388"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=506388"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}