{"id":511086,"date":"2025-11-04T12:12:25","date_gmt":"2025-11-04T12:12:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/511086\/"},"modified":"2025-11-04T12:12:25","modified_gmt":"2025-11-04T12:12:25","slug":"au-liberia-comment-le-surf-a-transforme-la-vie-dun-village","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/511086\/","title":{"rendered":"Au Liberia, comment le surf a transform\u00e9 la vie d&rsquo;un village"},"content":{"rendered":"<p>5\u00a0ans apr\u00e8s son premier documentaire aupr\u00e8s des surfeurs du Liberia, Arthur Bourbon est retourn\u00e9 sur place. Un nouveau film \u00ab\u00a0We The Surfers\u00a0\u00bb a vu le jour. Il se confie \u00e0 Paris Match.<\/p>\n<p>En 2021, Damien Castera et Arthur Bourbon, surfeurs pro et vid\u00e9astes, <a href=\"https:\/\/www.parismatch.com\/Actu\/Sport\/Au-Liberia-le-surf-pour-apaiser-la-memoire-des-enfants-soldats-1724273\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">d\u00e9voilaient leur documentaire \u00ab\u00a0Water get no enemy\u00a0\u00bb<\/a>. Partis \u00e0 la rencontre d\u2019anciens enfants soldats, enr\u00f4l\u00e9s malgr\u00e9 eux dans la guerre civile qui a dur\u00e9 de 1989 \u00e0 2003, ils racontaient comment ces jeunes tentaient de se reconstruire et d\u2019oublier leurs traumatismes gr\u00e2ce au surf. Un film dont l\u2019impact a \u00e9t\u00e9 imm\u00e9diat, poussant plusieurs ONG \u00e0 s\u2019engager aupr\u00e8s de cette communaut\u00e9 lib\u00e9rienne. Cinq ans plus tard, Arthur Bourbon est <a href=\"https:\/\/www.parismatch.com\/actu\/sport\/en-images-au-liberia-les-surfeurs-de-robertsport-en-quete-de-liberte-259614\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">retourn\u00e9 sur place avec sa cam\u00e9ra<\/a>. L\u2019occasion pour lui de d\u00e9couvrir le surf club ouvert \u00e0 Robertsport, o\u00f9 se retrouvent enfants, adolescents et adultes pour prendre les vagues, accueillir des touristes et m\u00eame participer \u00e0 des s\u00e9ances de surf th\u00e9rapie.<\/p>\n<p><strong>Paris Match. Votre documentaire \u00ab\u00a0Water get no enemy\u00a0\u00bb a permis au monde de d\u00e9couvrir la communaut\u00e9 des surfeurs du Liberia. Quel a \u00e9t\u00e9 l\u2019impact direct de ce premier film sur place\u00a0?<\/strong><br \/><strong>Arthur Bourbon.<\/strong> C\u2019est parti d\u2019un constat lors de notre premier voyage\u00a0: il y avait un vrai manque de mat\u00e9riel alors qu\u2019il y avait une communaut\u00e9 de surfeurs naissante. Malheureusement, ils \u00e9taient tr\u00e8s limit\u00e9s par le nombre de planches qu\u2019ils avaient. Lorsqu\u2019on est rentr\u00e9 en France et qu\u2019on a commenc\u00e9 un peu le montage du film, on s\u2019est dit que \u00e7a serait g\u00e9nial d\u2019organiser une r\u00e9colte de planches pour eux. R\u00e9colter des planches n\u2019allait pas \u00eatre difficile. Mais par contre, quand on cherchait des solutions pour les envoyer l\u00e0-bas, la logistique \u00e9tait assez compliqu\u00e9e. Et il s\u2019av\u00e8re qu\u2019il y a cette ONG suisse-allemande Provide the Slide qui avait vu notre teaser qui l\u2019avait motiv\u00e9 \u00e0 partir au Liberia. Ils y sont all\u00e9s et ont emport\u00e9 une quarantaine de planches. Pendant ce temps-l\u00e0, Damien est parti sur un autre projet en Ukraine et moi j\u2019ai continu\u00e9 et \u00e0 la fin du Covid, je me suis mis \u00e0 fond avec ce projet d\u2019aider la communaut\u00e9 locale de surfeurs. Et l\u00e0 est n\u00e9e l\u2019id\u00e9e de les aider \u00e0 cr\u00e9er un club de surf. C\u2019est une esp\u00e8ce de petit concours de circonstances, il y a un truc qui s\u2019est cr\u00e9\u00e9, la mayonnaise a pris entre plusieurs ONG. Et en 2022, le surf club a vu le jour.<\/p>\n<p>    La suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p><strong>Comment s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 ce retour au Liberia 5\u00a0ans apr\u00e8s le premier film\u00a0?<\/strong><br \/>\u00c0 la base, je n\u2019\u00e9tais pas parti pour faire un deuxi\u00e8me film mais les ONG avec qui j\u2019avais boss\u00e9 sur le projet du surf club me disaient \u00ab\u00a0c\u2019est incroyable tout ce que \u00e7a a apport\u00e9, la promotion du surf dans le pays. \u00c7a serait g\u00e9nial de raconter l\u2019histoire de ce surf club et de raconter un peu tout ce que \u00e7a change l\u00e0-bas\u00a0\u00bb. Ce premier film a vraiment cr\u00e9\u00e9 cet \u00e9lan et ce sont eux qui m\u2019ont motiv\u00e9 \u00e0 repartir l\u00e0-bas faire un film alors que j\u2019\u00e9tais parti pour y aller en touriste. Je ne pensais pas refaire un 52 minutes.<\/p>\n<p>    La suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p><strong>Quel a \u00e9t\u00e9 votre sentiment lorsque vous avez retrouv\u00e9 tous ces surfeurs et que vous avez constat\u00e9 les changements sur place\u00a0?<\/strong><br \/>C\u2019\u00e9tait g\u00e9nial\u00a0! J\u2019ai \u00e9t\u00e9 super bien accueilli, tout le monde m\u2019a pris dans les bras, ils se rappelaient tous de mon pr\u00e9nom. Pendant 5\u00a0ans, j\u2019ai fait le montage du premier documentaire, ensuite j\u2019ai fait beaucoup de projections donc j\u2019ai quand m\u00eame un peu v\u00e9cu avec eux et je me souvenais bien de leur t\u00eate et leur nom. Mais eux n\u2019avaient m\u00eame pas de photo de moi, ils n\u2019avaient pas encore de t\u00e9l\u00e9phone \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Je me suis dit\u00a0: est-ce qu\u2019ils vont se rappeler de ma tronche, est-ce qu\u2019ils vont se rappeler de mon pr\u00e9nom\u00a0? Et j\u2019\u00e9tais vachement content et surpris de voir que le surf club apportait vraiment quelque chose et qu\u2019il y avait une \u00e9volution du surf et de la communaut\u00e9. C\u2019est un projet qui \u00e9tait \u00e0 la base plut\u00f4t sportif et au final qui est devenu un truc plut\u00f4t social, \u00e9conomique et qui aide un peu le village \u00e0 se d\u00e9velopper autour du tourisme et du surf.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est devenu un peu un lieu incontournable quand tu viens au Liberia \u00bb<\/p>\n<p><strong>Concr\u00e8tement, qu\u2019est-ce que ce surf club change pour les habitants du village au quotidien\u00a0?<\/strong><br \/>Le surf club \u00e7a reste un petit business, donc il n\u2019y a pas beaucoup de jobs, mais il y a quand m\u00eame certains d\u2019entre eux qui ont du travail. Ils essaient de faire tourner, il y en a un qui travaille pendant 6 mois puis il passe \u00e0 un autre. Ensuite, ce qui est bien c\u2019est qu\u2019il y a tout un p\u00f4le de partenaires, tout un \u00e9cosyst\u00e8me autour du surf club avec des ONG. Quand tu es un jeune et que tu viens faire du surf, le premier truc c\u2019est qu\u2019il faut que tu ailles \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Si tu n\u2019as pas les moyens d\u2019\u00e9tudier, il y a une ONG qui va qui va te trouver une bourse scolaire. Et surtout, il aide tous les gens du village \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 la pratique du surf parce qu\u2019il y a des planches \u00e0 disposition d\u00e9sormais. Ce n\u2019\u00e9tait pas le cas avant, il n\u2019y avait m\u00eame pas 10 planches et elles \u00e9taient un peu accapar\u00e9es par les mecs les plus costauds. Les enfants attendaient sur la plage et de temps en temps quand l\u2019adulte avait fini sa session, il pr\u00eatait sa planche et les gamins se la faisaient tourner. Alors que maintenant, il y a des planches \u00e0 dispo 7\u00a0jours sur 7.\u00a0Tu viens, tu mets ton nom sur un papier et tu pars avec la planche, tu la ram\u00e8nes et voil\u00e0. Et avec les touristes qui viennent, les habitants ont aussi des missions, ils r\u00e9parent, donnent des le\u00e7ons, font les guides\u2026 C\u2019est devenu un peu un lieu incontournable quand tu viens au Liberia.<\/p>\n<p>    La suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p>    La suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p><strong>Le documentaire montre \u00e9galement une session de surf th\u00e9rapie.<\/strong><br \/>Oui\u00a0! C\u2019est un programme qui a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 par une ONG sud-africaine qui a form\u00e9 certains adultes du club pour pouvoir transmettre \u00e7a aux jeunes du village. C\u2019est un mix de petits jeux et exercices psychologiques pour les aider \u00e0 g\u00e9rer leurs \u00e9motions. C\u2019est un super outil pour tous les enfants du village.<\/p>\n<p><strong>Le premier film permettait de d\u00e9couvrir les t\u00e9moignages tragiques de ces habitants, souvent jeunes, marqu\u00e9s par la guerre. Dans celui-ci, l\u2019accent est mis sur la reconstruction et les changements positifs survenus ces derni\u00e8res ann\u00e9es gr\u00e2ce au surf. \u00c9tait-ce un choix de votre part\u00a0?<\/strong><br \/>En r\u00e9alit\u00e9, au moins une des raisons pour lesquelles \u00e0 la base je n\u2019avais pas envie de refaire un film, c\u2019\u00e9tait parce que faire un deuxi\u00e8me documentaire sur le m\u00eame village, les m\u00eames surfeurs et les m\u00eames histoires, je trouvais \u00e7a un peu casse-gueule. Le premier film a quand m\u00eame vachement tourn\u00e9, il y a eu pas mal de bons retours. Donc je me disais \u00ab\u00a0C\u2019est peut-\u00eatre un peu risqu\u00e9, je risque de faire un flop.\u00a0\u00bb L\u2019id\u00e9e c\u2019\u00e9tait de faire diff\u00e9rent et de mettre l\u2019accent sur le surf club. De montrer le positif et aussi dire que la guerre est de plus en plus loin, de moins en moins visible.<\/p>\n<p><strong>Vous avez malgr\u00e9 tout consacr\u00e9 quelques minutes \u00e0 un \u00e9v\u00e8nement qui s\u2019est produit durant le tournage, une temp\u00eate qui a d\u00e9truit certaines maisons. Comment avez-vous v\u00e9cu cette nuit-l\u00e0\u00a0?<\/strong><br \/>C\u2019est quelque chose qu\u2019on n\u2019avait pas du tout pr\u00e9vu et c\u2019\u00e9tait important de montrer ces images pour que le public se rende compte \u00e0 quel point les gens vivent avec rien. C\u2019est le cas d\u2019un des surfeurs qui est papa d\u2019une petite fille de 3\u00a0ans et qui s\u2019est retrouv\u00e9 sans maison. Moi, je viens de la C\u00f4te Basque et on a souvent des temp\u00eates de cette violence et avec nos maisons et nos normes, il ne se passerait rien de grave. Sauf que le Liberia est un des pays les plus pauvres du monde et les trois quarts des gens habitent dans des petites maisonnettes faites de brique et de broc. Comme on voit dans le film, la charpente ce sont des branches avec des bouts de bois et la t\u00f4le clou\u00e9e, donc quand il y a des grosses intemp\u00e9ries, il y a clairement la moiti\u00e9 des toits du village qui s\u2019envolent.<\/p>\n<p>L\u2019histoire de Butterfly, la premi\u00e8re surfeuse du pays<\/p>\n<p><strong>Comme dans votre premier documentaire, vous avez \u00e9galement mis en avant des surfeuses. Quelle est leur place au sein de cette communaut\u00e9\u00a0?<\/strong><br \/>C\u2019est une petite communaut\u00e9, ils sont tous potes et ils sont solidaires et tra\u00eenent ensemble la journ\u00e9e. M\u00eame si c\u2019est vrai que Butterfly qui est la premi\u00e8re surfeuse du pays, raconte dans le film qu\u2019au d\u00e9but, ils ne la soutenaient pas. Elle se faisait un peu taquiner et malmener par les mecs. Mais l\u00e0 franchement, je n\u2019ai pas du tout ressenti \u00e7a. Au contraire, il y a pas mal d\u2019entraides. Les femmes n\u2019ont pas beaucoup d\u2019espace pour pouvoir pratiquer du sport ou juste avoir du temps pour s\u2019\u00e9panouir en dehors de la vie de famille, des t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res. Elles se retrouvent tr\u00e8s jeunes, d\u00e9scolaris\u00e9es, il y en a beaucoup qui sont mamans adolescentes, mari\u00e9es, tr\u00e8s jeunes, elles doivent s\u2019occuper de la maison pendant que les hommes jouent au foot sur la plage ou font du surf. Et puis le Liberia est un des pays o\u00f9 il y a encore un tr\u00e8s, tr\u00e8s, tr\u00e8s fort pourcentage d\u2019abus sexuel, il y a il y a encore l\u2019excision\u2026 Il y a plein de difficult\u00e9s auxquelles elles doivent faire face et de traumatismes. Donc voir une femme qui va dans l\u2019eau, qui sait nager et qui est capable de prendre une vague qui fait 2\u00a0m\u00e8tres, c\u2019est vraiment badass comme on dit. Je pr\u00eache pour ma paroisse mais je suis convaincu du pouvoir de l\u2019oc\u00e9an et du surf pour att\u00e9nuer les ennuis et s\u2019\u00e9panouir.<\/p>\n<p><strong>Est-ce que les habitants film\u00e9s dans le premier documentaire ont conscience du succ\u00e8s qu\u2019il a eu\u00a0?<\/strong><br \/>Il y a beaucoup de gens qui ont vu le film et qui ont d\u00e9cid\u00e9 d\u2019aller l\u00e0-bas. Je ne sais pas exactement si les habitants savent que le film a march\u00e9 mais ils se rendent bien comptent de l\u2019impact qu\u2019il a eu. Les planches donn\u00e9es au surf club, les bourses scolaires. Et puis il y a vraiment un \u00e9lan autour du surf maintenant au Liberia, comme on peut le voir dans le film. La F\u00e9d\u00e9ration Internationale s\u2019y int\u00e9resse, entre-temps aussi, la Conf\u00e9d\u00e9ration Africaine de Surf s\u2019est cr\u00e9\u00e9e. Il y en a plusieurs qui sont all\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal, en C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, qui ont pris l\u2019avion et ont d\u00e9couvert un autre pays, pour aller surfer.<\/p>\n<p><strong>Avez-vous cr\u00e9\u00e9 des liens sp\u00e9ciaux avec certains de ces surfeurs\u00a0?<\/strong><br \/>Il y en a un qui \u00e9tait un peu notre petit pote qui avait 15\u00a0ans lors du premier film avec qui je suis vraiment en contact et que je soutiens r\u00e9guli\u00e8rement. Je lui ai pay\u00e9 une bourse scolaire l\u2019an dernier et l\u00e0 je l\u2019aide parce qu\u2019il est en train de monter un petit bar donc je lui envoie un petit peu de sous. Je suis tout le temps en contact avec lui, il m\u2019envoie des vid\u00e9os des vagues. On est rest\u00e9s vachement potes et j\u2019essaye de le parrainer.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0S\u2019il faut surfer avec un bout de bois, tu surfes avec un bout de bois\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong>Ces jeunes surfeurs ont-ils des mod\u00e8les ou des champions qui les font r\u00eaver\u00a0?<\/strong><br \/>Pendant longtemps, ils avaient vraiment z\u00e9ro r\u00e9f\u00e9rence. L\u00e0 maintenant \u00e7a y est, ils ont tous des t\u00e9l\u00e9phones portables. Il y a de la 3G, 4G dans le dans le village et c\u2019est facile d\u2019\u00eatre en contact avec eux. Avant, ils n\u2019avaient pas acc\u00e8s au magazine de surf, pas acc\u00e8s \u00e0 YouTube. Ils sont mordus simplement parce qu\u2019une fois qu\u2019on prend un vague, c\u2019est tellement incroyable qu\u2019ils ont commenc\u00e9 \u00e0 avoir ce sport dans la peau. Il y a ce truc o\u00f9 ils n\u2019ont pas de r\u00e9f\u00e9rence et c\u2019est hyper rafra\u00eechissant parce qu\u2019ils ne sont pas du tout sujets \u00e0 l\u2019effet de mode, les codes et les conventions. L\u00e0-bas, s\u2019il faut surfer avec un bout de bois, tu surfes avec un bout de bois, parfois ils surfent avec un maillot de foot et un short et un slip, ils s\u2019en foutent en fait, ils ont juste envie d\u2019\u00eatre dans l\u2019eau et ils s\u2019expriment compl\u00e8tement librement et instinctivement. Et maintenant, \u00e7a y est, ils commencent \u00e0 regarder des vid\u00e9os YouTube et \u00e7a va les aider \u00e0 progresser parce qu\u2019il y a des millions de vid\u00e9os de surf.<\/p>\n<p><strong>Le documentaire met en avant certains surfeurs qui esp\u00e8rent atteindre un meilleur niveau et pourquoi pas \u00e9voluer dans ce sport. Le surf au Liberia peut-il s\u2019am\u00e9liorer pour vraiment atteindre un niveau international et faire des comp\u00e9titions au-del\u00e0 de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest\u00a0?<\/strong><br \/>Franchement, je pense parce que c\u2019est le cas au S\u00e9n\u00e9gal o\u00f9 il commence \u00e0 y avoir de tr\u00e8s bons surfeurs. Il y a 15\u00a0ans, l\u00e0-bas, c\u2019\u00e9tait pareil, ils surfaient avec des planches en bois et aujourd\u2019hui, c\u2019est vraiment un sport majeur et ils ont des super surfeurs qui sont sur le tour pro. Donc je pense que \u00e7a va arriver au Liberia vu la qualit\u00e9 des vagues, il n\u2019y a pas de raison. Et leur histoire touche tellement \u00e0 travers le monde qu\u2019ils b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019aides que d\u2019autres pays n\u2019ont pas alors qu\u2019ils sont presque dans la m\u00eame situation \u00e9conomique. Et surtout, la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de surfeurs est vraiment talentueuse.<\/p>\n<p><strong>Parmi ces jeunes se trouve justement un enfant que vous avez film\u00e9, surfant sur une planche en bois. La vid\u00e9o est devenue virale sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/strong><br \/>C\u2019est un des meilleurs surfeurs du village, un des meilleurs jeunes. Durant notre premier film, je l\u2019avais vu et je me rappelle de lui parce qu\u2019il \u00e9tait tout petit. Reagan, il avait 5 ou 6\u00a0ans \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Et l\u00e0 je l\u2019ai film\u00e9 et j\u2019ai mis quelques extraits du film o\u00f9 on le voit. On ne se rend pas compte \u00e0 quel point ce qu\u2019il fait sur sa planche en bois est difficile. Et Gabriel Medina, qui est trois fois champion du monde de surf, Br\u00e9silien, l\u2019a contact\u00e9 pour lui proposer de le soutenir.<\/p>\n<p><strong>Si les r\u00e9actions \u00e0 cette vid\u00e9o ont \u00e9t\u00e9 majoritairement positives, vous avez malgr\u00e9 tout re\u00e7u des critiques de la part d\u2019internautes vous accusant de vous servir de lui. \u00cates-vous touch\u00e9 par ces remarques\u00a0?<\/strong><br \/>Je pense qu\u2019\u00e0 partir du moment o\u00f9 tu commences \u00e0 toucher des millions de personnes, il y a toujours des gens qui commentent, des haters, des rageux qui viennent et qui trouvent quelque chose \u00e0 redire. Mais moi je suis assez droit dans mes bottes et je n\u2019ai rien \u00e0 me reprocher. Ces gens commentent sans savoir de quoi ils parlent. Rien qu\u2019en lisant la description de la vid\u00e9o, on comprend ce qui se passe. Reagan, maintenant, il a trois planches de surf, il a eu des bourses scolaires, il sera s\u00fbrement envoy\u00e9 au S\u00e9n\u00e9gal l\u2019an prochain alors qu\u2019il n\u2019est m\u00eame pas interview\u00e9 dans le film. Je ne lui ai pas demand\u00e9 de rater une semaine de classe pour venir faire le film. C\u2019est vrai que \u00e7a m\u2019a un peu touch\u00e9. Il y a des fois, j\u2019ai envie de r\u00e9pondre et apr\u00e8s je me dis\u00a0: ne perds pas ton temps parce qu\u2019il y a quand m\u00eame 90\u00a0% de gens qui sont hyper bienveillants. \u00c9videmment, en publiant cette vid\u00e9o, j\u2019esp\u00e9rais que \u00e7a aide la promotion du film, mais pas que \u00e7a devienne quelque chose d\u2019aussi viral.<\/p>\n<p><strong>Vous avez m\u00eame re\u00e7u des commentaires de la part de nombreuses personnalit\u00e9s\u2026<\/strong><br \/>Oui, j\u2019ai re\u00e7u des messages de Sharon Stone, Didier Drogba\u2026 Moi je suis n\u00e9 et j\u2019ai grandi en Guadeloupe. J\u2019ai grandi impr\u00e9gn\u00e9 dans cette culture carib\u00e9enne et africaine, j\u2019ai des cousins et de la famille n\u00e9s en Afrique aussi. Je suis assez fan de musique afro-carib\u00e9enne, et il y a des chanteurs, des artistes nig\u00e9rians dont je suis fan qui m\u2019ont contact\u00e9 aussi, qui veulent soutenir le surf club. Il y a une esp\u00e8ce d\u2019\u00e9lan autour, des gens veulent aider. Il y a aussi une super mod\u00e8le britannique qui m\u2019a contact\u00e9 et qui veut produire un film.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0We The Surfers\u00a0\u00bb est disponible en VOD.<\/strong><\/p>\n<p>Une collecte de planches est organis\u00e9e \u00e0 travers la France. Elles seront envoy\u00e9es par l\u2019association \u00ab\u00a0Provide the Slide\u00a0\u00bb aux surfeurs de Robertsport.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/6a012952-666e-1e06-a2d1-d2df9950d2cc.jpg\" alt=\"La collecte de planches se d\u00e9roule \u00e0 travers la France cet automne.\" loading=\"lazy\"\/><\/p>\n<p>\n      La collecte de planches se d\u00e9roule \u00e0 travers la France cet automne. <\/p>\n<p>                                \u00a9 DR<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"5\u00a0ans apr\u00e8s son premier documentaire aupr\u00e8s des surfeurs du Liberia, Arthur Bourbon est retourn\u00e9 sur place. 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