{"id":512849,"date":"2025-11-05T05:57:10","date_gmt":"2025-11-05T05:57:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/512849\/"},"modified":"2025-11-05T05:57:10","modified_gmt":"2025-11-05T05:57:10","slug":"ariane-6-lance-un-nouveau-satellite-europeen-dobservation-de-la-terre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/512849\/","title":{"rendered":"Ariane 6 lance un nouveau satellite europ\u00e9en d\u2019observation de la Terre"},"content":{"rendered":"<p>\n    Le satellite Sentinel-1D du programme Copernicus de l\u2019Union europ\u00e9enne permettra de mieux surveiller le trafic maritime et les glaces de mer aux p\u00f4les.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Avec une lune presque pleine et bien visible dans le ciel de Kourou, dans un d\u00e9but de soir\u00e9e sans l\u2019ombre d\u2019un nuage, peu apr\u00e8s 18 heures (22 heures en m\u00e9tropole), le quatri\u00e8me lancement d\u2019une fus\u00e9e\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/societes\/l-agence-spatiale-europeenne-lance-un-concours-et-ouvre-la-voie-a-la-succession-d-ariane-6-20250325\" data-fig-type=\"Article\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ariane 6<\/a>\u00a0s\u2019est effectu\u00e9 sans encombre. Mais ce n\u2019est que 34 minutes apr\u00e8s le lancement que les applaudissements ont d\u00e9but\u00e9 sur le site d\u2019observation Toucan, \u00e0 7 kilom\u00e8tres du pas de tir, une fois que le satellite a atteint son orbite et que le dernier moteur se soit d\u00e9tach\u00e9. Jusqu\u2019\u00e0 ce moment-l\u00e0, la tension \u00e9tait palpable notamment le matin, d\u00e8s 7 heures 30 (11h30 \u00e0 Paris), au Centre spatial guyanais, \u00e0 Kourou, avant le tir et la mise en orbite r\u00e9ussie du satellite d\u2019observation de la terre Sentinel-1D (dont le ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre est Thales Alenia Space). Outre les tensions traditionnelles avant ce lancement, lors de l\u2019explication de la mission pour la journ\u00e9e, Jean-Marc Astorg, directeur de la strat\u00e9gie du Cnes, l\u2019Agence spatiale fran\u00e7aise, a accueilli les invit\u00e9s au centre de conf\u00e9rence avec une \u00e9motion palpable. Il s\u2019agit de \u00ab\u00a0mon dernier lancement\u00a0\u00bb avant son d\u00e9part \u00e0 la retraite, a-t-il expliqu\u00e9, alors qu\u2019il a assist\u00e9 \u00e0 quelque 250 depuis 1985. Ce lancement est supervis\u00e9 par Arianespace, avec une fus\u00e9e Ariane 6 dot\u00e9e de 2 boosters \u00e0 poudre. \u00ab\u00a0C\u2019est le quatri\u00e8me vol en moins de seize mois\u00a0\u00bb, apr\u00e8s le vol inaugural, a expliqu\u00e9 Caroline Arnoux, directrice de la division Ariane d\u2019Arianespace.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Le nouveau satellite Sentinel-1D pour l\u2019ESA (Agence spatiale europ\u00e9enne), dans le cadre du programme d\u2019observation de la Terre Copernicus de l\u2019Union europ\u00e9enne, est le premier des satellites d\u2019observation de la Terre \u00e0 \u00eatre lanc\u00e9 par une fus\u00e9e Ariane. Ce satellite d\u2019une masse d\u2019un peu plus de 2 tonnes, est destin\u00e9 \u00e0 remplacer Sentinel-1A, lanc\u00e9 en 2014, qui arrive en fin de vie. Ce dernier sera remplac\u00e9, le plus t\u00f4t possible, car \u00ab\u00a0les propulseurs qui contr\u00f4lent son orbite sont devenus moins performants\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Pierre Potin, chef du bureau d\u2019observation de la Terre \u00e0 l\u2019ESA, en Italie. Il sera remplac\u00e9 par le satellite Sentinel-1D d\u2019observation de la Terre, \u00e9quip\u00e9 d\u2019un nouveau radar (en bande C) plus pr\u00e9cis que le pr\u00e9c\u00e9dent et surtout d\u2019une antenne AIS de surveillance des bateaux. Il pourra remplacer le satellite vieillissant d\u00e8s qu\u2019il sera calibr\u00e9, peut-\u00eatre m\u00eame avant six mois.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">La conjugaison d\u2019un radar, qui permettra d\u2019acqu\u00e9rir des images, et de cette antenne permettra de surveiller, en particulier, les navires qui coupent leur transpondeur pour effectuer des activit\u00e9s ill\u00e9gales de p\u00eache ou des trafics d\u2019armes, de drogues ou d\u2019\u00eatres humains. En surveillant ces bateaux, il sera possible d\u2019envoyer rapidement des navires de surveillance ou d\u2019arraisonner les navires \u00e0 leur retour au port. De plus les images radars seront bien am\u00e9lior\u00e9es par rapport \u00e0 son pr\u00e9d\u00e9cesseur (le bruit du signal est r\u00e9duit de 100%). De plus, il pourra fonctionner de jour comme de nuit pour observer la Terre, y compris en traversant les nuages, en tandem avec le satellite Sentinel-1C, qui avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 l\u2019an dernier par une fus\u00e9e Vega C et qui avait remplac\u00e9 le satellite Sentinel-1B. De ce fait, avec ces deux satellites en orbite qui observeront la Terre \u00e0 un peu moins de 700 kilom\u00e8tres d\u2019altitude (693 kilom\u00e8tres), il sera possible de revisiter le m\u00eame point de la surface terrestre tous les six jours. \u00ab\u00a0Mais ce temps de 6 jours pour la \u00abrevisite\u00bb, \u00e0 6 heures du matin et 6 heures du soir, est pour l\u2019\u00e9quateur. Pour l\u2019Arctique, nous aurons un temps de retour chaque jour\u00a0\u00bb, ajoute Malcolm Davidson, directeur scientifique du satellite Sentinel-1D \u00e0 l\u2019ESA, aux Pays Bas, depuis vingt ans. Au niveau de l\u2019Europe continentale, le temps de retour sera de deux jours. Quand il avait \u00e9t\u00e9 con\u00e7u, \u00ab\u00a0le radar avait la possibilit\u00e9 de regarder vers la droite ou la gauche, et en d\u00e9cidant de mieux regarder vers la droite, la pr\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e pour l\u2019Arctique par rapport \u00e0 l\u2019Antarctique\u00a0\u00bb, poursuit Malcolm Davidson. Le satellite pourra ainsi mieux surveiller les glaces de mer et les trafics dans le Nord de l\u2019Europe. Il sera \u00e9galement possible d\u2019observer les fontes de glace dans l\u2019Antarctique, notamment deux zones critiques tr\u00e8s surveill\u00e9es par les scientifiques, Pine Island et le glacier de Thwaites.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Sentinel-1D r\u00e9pond ainsi aux demandes de Copernicus pour le compte de la Commission europ\u00e9enne pour la cartographie terrestre, le suivi des navires, la p\u00eache ill\u00e9gale, mais \u00e9galement les fuites de p\u00e9trole, les op\u00e9rations de sauvetage en mer et sur terre apr\u00e8s un tremblement de terre. Des mouvements du sol de l\u2019ordre de 0,5 centim\u00e8tre pourront \u00eatre mesur\u00e9s, par exemple, sur des b\u00e2timents en bord mer, notamment dans les ports, explique Malcom Davidson qui, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, n\u2019avait jamais assist\u00e9 \u00e0 un lancement \u00e0 Kourou.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le satellite Sentinel-1D du programme Copernicus de l\u2019Union europ\u00e9enne permettra de mieux surveiller le trafic maritime et les&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":512850,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[6445,386,1011,27,43,40,41,39,42,44],"class_list":{"0":"post-512849","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sciences-et-technologies","8":"tag-ariane-6","9":"tag-espace","10":"tag-fr","11":"tag-france","12":"tag-science","13":"tag-science-and-technology","14":"tag-sciences","15":"tag-sciences-et-technologies","16":"tag-technologies","17":"tag-technology"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115495557207291161","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/512849","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=512849"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/512849\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/512850"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=512849"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=512849"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=512849"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}