{"id":516492,"date":"2025-11-06T18:26:11","date_gmt":"2025-11-06T18:26:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/516492\/"},"modified":"2025-11-06T18:26:11","modified_gmt":"2025-11-06T18:26:11","slug":"deuxieme-plus-grande-compagnie-petroliere-des-etats-unis-chevron-entre-en-guinee-bissau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/516492\/","title":{"rendered":"Deuxi\u00e8me plus grande compagnie p\u00e9troli\u00e8re des \u00c9tats-Unis, Chevron entre en Guin\u00e9e-Bissau"},"content":{"rendered":"<p>Le 3 novembre 2025, Chevron a annonc\u00e9 son implantation en Guin\u00e9e-Bissau \u00e0 travers deux licences d\u2019exploration situ\u00e9es dans le bassin MSGBC. Sa filiale locale, Chevron Guinea Bissau Exploration I Ltda, op\u00e9rera les blocs 5B et 6B, baptis\u00e9s Carapau et Peixe Espada, avec 90% d\u2019int\u00e9r\u00eats, tandis que la soci\u00e9t\u00e9 nationale Petroguin d\u00e9tiendra les 10% restants. L\u2019op\u00e9ration, approuv\u00e9e par les autorit\u00e9s de Bissau, s\u2019inscrit dans la strat\u00e9gie globale de diversification du groupe am\u00e9ricain, qui cherche \u00e0 consolider ses actifs d\u2019exploration dans des zones jug\u00e9es prometteuses. Selon la direction de Chevron, cette implantation refl\u00e8te sa volont\u00e9 d\u2019enrichir son portefeuille mondial de concessions de haute qualit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Une expansion africaine dans un contexte favorable<\/strong>&#13;\n<\/p>\n<p>Cette entr\u00e9e en Guin\u00e9e-Bissau prolonge une strat\u00e9gie d\u2019expansion ma\u00eetris\u00e9e. Chevron renforce depuis deux ans sa pr\u00e9sence en Afrique, o\u00f9 elle a investi dans plusieurs projets d\u2019envergure. D\u00e9j\u00e0 producteur en Angola et au Nigeria, la deuxi\u00e8me plus grande compagnie p\u00e9troli\u00e8re des \u00c9tats-Unis revendique avoir augment\u00e9 son portefeuille d\u2019exploration de pr\u00e8s de 40 % ces 24 derniers mois, y compris en Afrique.<\/p>\n<p>En Guin\u00e9e \u00e9quatoriale, la compagnie d\u00e9veloppe le gaz associ\u00e9 du champ Aseng pour un montant d\u2019environ 690 millions de dollars. Au Nigeria, elle poursuit ses programmes en eaux profondes, notamment sur les champs Agbami et Usan. En Namibie, elle d\u00e9tient 80 % des permis PEL 82 et PEL 90, situ\u00e9s dans des zones aujourd\u2019hui au c\u0153ur de la course mondiale \u00e0 l\u2019exploration offshore. En septembre 2025, la soci\u00e9t\u00e9 a sign\u00e9 un accord pr\u00e9liminaire avec l\u2019Agence nationale du p\u00e9trole, du gaz et des biocarburants d\u2019Angola (ANPG) pour explorer le bloc offshore 33\/24 dans le bassin du Bas-Congo.<\/p>\n<p>Le choix de la Guin\u00e9e-Bissau refl\u00e8te \u00e9galement la tendance des majors \u00e0 se positionner sur le bassin MSGBC (Mauritanie, S\u00e9n\u00e9gal, Gambie, Bissau, Guin\u00e9e), consid\u00e9r\u00e9 comme la \u00ab nouvelle fronti\u00e8re \u00bb \u00e9nerg\u00e9tique de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Depuis quelques ann\u00e9es, la r\u00e9gion conna\u00eet une acc\u00e9l\u00e9ration sans pr\u00e9c\u00e9dent. Parmi les d\u00e9veloppements les plus r\u00e9cents, le S\u00e9n\u00e9gal a d\u00e9marr\u00e9 en juin 2024 la production de p\u00e9trole sur son gisement Sangomar, pilot\u00e9 par une coentreprise entre Woodside et la soci\u00e9t\u00e9 publique Petrosen. Fin d\u00e9cembre 2024, le pays est \u00e9galement devenu producteur de gaz, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019entr\u00e9e en service du champ Greater Tortue Ahmeyim (GTA), partag\u00e9 avec la Mauritanie. Le projet GTA est d\u00e9tenu \u00e0 56 % par BP, 27 % par Kosmos Energy, tandis que Petrosen et la Soci\u00e9t\u00e9 mauritanienne des hydrocarbures (SMH) d\u00e9tiennent respectivement 10% et 7%.<\/p>\n<p><strong>Un pari strat\u00e9gique pour un pays pas encore producteur<\/strong>&#13;\n<\/p>\n<p>Pour la Guin\u00e9e-Bissau, l\u2019arriv\u00e9e de Chevron est une bonne nouvelle. Le pays n\u2019a encore jamais produit de p\u00e9trole ni de gaz, mais multiplie depuis deux ans les d\u00e9marches pour se positionner sur la carte \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9gionale. En 2023, les autorit\u00e9s avaient sign\u00e9 un accord de principe avec la compagnie italienne Eni pour \u00e9valuer le potentiel p\u00e9trolier et gazier du pays, en int\u00e9grant des composantes de durabilit\u00e9 environnementale. Lors du sommet Russie\u2013Afrique de Saint-P\u00e9tersbourg, le pr\u00e9sident Umaro Sissoco Embal\u00f3 avait exprim\u00e9 son souhait d\u2019une coop\u00e9ration plus active avec la soci\u00e9t\u00e9 russe Lukoil, mais cette piste a \u00e9t\u00e9 compromise par le retrait de l\u2019entreprise de ses actifs africains \u00e0 la suite des sanctions internationales.<\/p>\n<p>Le sous-sol bissau-guin\u00e9en reste peu connu, mais plusieurs indices de potentiel ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. En 2022, la soci\u00e9t\u00e9 australienne Far Ltd avait estim\u00e9 \u00e0 environ 498 millions de barils les ressources prospectives de certains blocs c\u00f4tiers avant de se retirer.<\/p>\n<p>L\u2019arriv\u00e9e d\u2019un op\u00e9rateur de la taille de Chevron pourrait redonner confiance aux investisseurs et relancer les efforts de prospection, dans un pays o\u00f9 les capacit\u00e9s techniques et financi\u00e8res demeurent limit\u00e9es. Le d\u00e9fi pour Bissau sera d\u00e9sormais de transformer cet int\u00e9r\u00eat g\u00e9ologique en projet concret, tout en consolidant un cadre de gouvernance capable d\u2019encadrer l\u2019arriv\u00e9e de nouveaux acteurs. Si les futures campagnes confirment la pr\u00e9sence de gisements exploitables, la Guin\u00e9e-Bissau pourrait rejoindre ses voisins du bassin MSGBC dans la production d\u2019hydrocarbures. Le pari reste incertain \u00e0 ce stade, mais la pr\u00e9sence de Chevron marque d\u00e9j\u00e0 une rupture symbolique dans l\u2019histoire \u00e9nerg\u00e9tique du pays.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le 3 novembre 2025, Chevron a annonc\u00e9 son implantation en Guin\u00e9e-Bissau \u00e0 travers deux licences d\u2019exploration situ\u00e9es dans&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":516493,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1589],"tags":[17,11,63717,23486,2563,73,1866,4027,18805,59387,12,63716,1864,1865,1863,308],"class_list":{"0":"post-516492","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-etats-unis","8":"tag-17","9":"tag-actualites","10":"tag-chevron","11":"tag-compagnie","12":"tag-deuxieme","13":"tag-etats-unis","14":"tag-etats-unis-damerique","15":"tag-grande","16":"tag-guinee-bissau","17":"tag-la-tribune-afrique","18":"tag-news","19":"tag-petroliere","20":"tag-united-states","21":"tag-united-states-of-america","22":"tag-us","23":"tag-usa"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115504164647508340","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/516492","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=516492"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/516492\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/516493"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=516492"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=516492"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=516492"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}