{"id":521798,"date":"2025-11-09T02:15:12","date_gmt":"2025-11-09T02:15:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/521798\/"},"modified":"2025-11-09T02:15:12","modified_gmt":"2025-11-09T02:15:12","slug":"michael-jackson-une-premiere-bande-annonce-tres-edulcoree","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/521798\/","title":{"rendered":"Michael Jackson : une premi\u00e8re bande-annonce tr\u00e8s \u00e9dulcor\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>Le cr\u00e9ateur de Breaking Bad sort enfin de l\u2019univers Heisenberg avec Pluribus, une s\u00e9rie ambitieuse et existentielle port\u00e9e par Rhea Seehorn. Vince Gilligan y projette ses propres angoisses et sa vision inqui\u00e8te du monde moderne.<br \/>\n\u00ab Je suis plut\u00f4t du genre verre \u00e0 moiti\u00e9 vide \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Je suis plut\u00f4t du genre verre \u00e0 moiti\u00e9 vide \u00bb, confie Vince Gilligan, le l\u00e9gendaire cr\u00e9ateur de Breaking Bad, co-cr\u00e9ateur de Better Call Saul et \u00e9ternel gentleman d\u2019Hollywood. \u00ab Quand je fais des interviews ou que je suis dans la salle des sc\u00e9naristes, j\u2019essaie d\u2019\u00eatre sympa, parce que c\u2019est agr\u00e9able de voir les gens sourire. Mais mon vrai moi, c\u2019est surtout le c\u00f4t\u00e9 n\u00e9gatif. \u00bb<\/p>\n<p>Ce c\u00f4t\u00e9 sombre s\u2019exprime pleinement dans Pluribus, sa nouvelle s\u00e9rie, la premi\u00e8re depuis la fin des aventures de Walter White et Saul Goodman, il y a trois ans. Un monde enti\u00e8rement nouveau, centr\u00e9 sur Carol \u2014 d\u00e9crite par Apple TV+ comme \u00ab la personne la plus mis\u00e9rable sur Terre \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab Je ne suis pas si diff\u00e9rent de Carol \u00bb, poursuit Gilligan. \u00ab Le sarcasme, la n\u00e9gativit\u00e9, la mis\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale\u2026 c\u2019est la partie la plus facile \u00e0 \u00e9crire pour moi, honn\u00eatement. \u00bb<\/p>\n<p>Quitter le royaume d\u2019Heisenberg<\/p>\n<p>Cette approche pessimiste explique sans doute pourquoi il aura fallu pr\u00e8s de vingt ans \u00e0 Gilligan pour oser quitter ce que les fans appellent \u00ab l\u2019univers Heisenberg \u00bb : celui de Walter White, Jesse Pinkman et <a href=\"https:\/\/www.rollingstone.fr\/better-call-saul-le-duo-de-breaking-bad-est-de-retour\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Saul Goodman<\/a>. Beaucoup auraient profit\u00e9 du succ\u00e8s colossal de Breaking Bad pour se lancer dans un projet r\u00eav\u00e9. Pas lui.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019\u00e9tais nerveux \u00e0 l\u2019id\u00e9e de quitter cet univers \u00bb, admet-il.<\/p>\n<p>Il se souvient des ann\u00e9es de doute apr\u00e8s X-Files, avant que Breaking Bad ne vienne bouleverser sa vie. \u00ab Certains diront que j\u2019ai eu de la chance tr\u00e8s t\u00f4t, et c\u2019est vrai. Mais il y a eu des ann\u00e9es d\u2019errance o\u00f9 je me disais : \u201cJe n\u2019y arriverai jamais.\u201d Et puis Breaking Bad est arriv\u00e9, et c\u2019est devenu quelque chose qui a d\u00e9pass\u00e9 tout ce qu\u2019on aurait pu imaginer. \u00c7a me sid\u00e8re encore aujourd\u2019hui. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Ce n\u2019est pas de la fausse modestie, ni du \u201caw shucks\u201d performatif \u00bb, pr\u00e9cise-t-il. \u00ab Je le pense sinc\u00e8rement. On a eu les bons acteurs, au bon endroit, au bon moment. Si Breaking Bad \u00e9tait sortie dix ans plus t\u00f4t ou plus tard, peut-\u00eatre que personne n\u2019en parlerait. Le timing, c\u2019est de la chance \u2014 et la chance, c\u2019est du timing. \u00bb<\/p>\n<p>Pluribus : une s\u00e9rie hors normes<\/p>\n<p>Cette fois, Gilligan a utilis\u00e9 son \u201cch\u00e8que en blanc\u201d. Et il l\u2019a fait en grand : Pluribus affiche un budget de 15 millions de dollars par \u00e9pisode, soit cinq fois plus que Breaking Bad. Un pari audacieux pour une cr\u00e9ation originale \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019industrie ne jure plus que par les franchises.<\/p>\n<p>Apple TV+ mise donc tout sur un nom : Vince Gilligan. Le pitch reste myst\u00e9rieux : \u00ab La personne la plus mis\u00e9rable sur Terre doit sauver le monde du bonheur. \u00bb<br \/>Le r\u00f4le principal est tenu par Rhea Seehorn, inoubliable Kim Wexler dans Better Call Saul. Pas de star plan\u00e9taire, pas d\u2019univers connu \u2014 seulement un cr\u00e9ateur au sommet de son art.<\/p>\n<p>\u00ab Dit comme \u00e7a, tu me fais un peu peur \u00bb, l\u00e2che Gilligan, amus\u00e9.<\/p>\n<p>Il n\u2019a pourtant rien \u00e0 craindre : Pluribus est une r\u00e9ussite \u00e9clatante. La s\u00e9rie conjugue la narration patiente de Breaking Bad et Saul avec la folie conceptuelle de X-Files, tout en d\u00e9ployant un sens visuel affin\u00e9.<\/p>\n<p>On y retrouve Seehorn dans une performance magn\u00e9tique, capable d\u2019osciller entre trag\u00e9die, burlesque et d\u00e9sespoir muet. Certaines sc\u00e8nes, comme celle o\u00f9 Carol creuse une tombe, sont \u00e0 la fois \u00e9tranges et captivantes.<\/p>\n<p>D\u2019Albuquerque aux Canaries<\/p>\n<p>Pour la premi\u00e8re fois, Gilligan a tourn\u00e9 hors d\u2019Am\u00e9rique du Nord, notamment en Espagne du Nord et aux Canaries. Mais, fid\u00e8le \u00e0 ses racines, Carol vit toujours \u00e0 Albuquerque.<\/p>\n<p>Un choix de c\u0153ur : le r\u00e9alisateur y a achet\u00e9 une maison avec son \u00e9pouse Holly Rice, et continue de travailler avec la m\u00eame \u00e9quipe technique depuis pr\u00e8s de vingt ans. \u00ab On se comprend presque sans parler \u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>L\u2019humanit\u00e9 face aux machines<\/p>\n<p>Si Pluribus explore la mis\u00e8re humaine, elle r\u00e9sonne aussi avec une angoisse bien r\u00e9elle : celle de l\u2019intelligence artificielle.<br \/>\u00ab Si vous voulez vraiment me r\u00e9veiller en sueur \u00e0 trois heures du matin, l\u2019IA, c\u2019est le bon b\u00e2ton pour me piquer \u00bb, confie-t-il.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab Mais une part plus profonde de moi se dit que les \u00eatres humains voudront toujours des histoires cr\u00e9\u00e9es par d\u2019autres humains. Pas des histoires aspir\u00e9es par Sam Altman et ses gars \u00e0 partir de milliers d\u2019ann\u00e9es d\u2019art et de litt\u00e9rature, r\u00e9gurgit\u00e9es sous une forme \u201cnouvelle\u201d. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Gilligan craint aussi la d\u00e9pendance de Hollywood aux franchises : \u00ab Star Wars, c\u2019est g\u00e9nial. Marvel, c\u2019est g\u00e9nial. Je suis un grand fan de Star Trek. Mais \u00e0 un moment, les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations ont besoin de leur propre Star Wars. Quand le syst\u00e8me ne produit plus que \u00e7a et qu\u2019il n\u2019y a plus de place pour les id\u00e9es originales, c\u2019est la mort d\u2019une civilisation. \u00bb<\/p>\n<p>Il sourit, presque fataliste : \u00ab Ai-je de la chance de pouvoir faire quelque chose d\u2019original ? Oui. Et \u00e7a me rend triste que ce soit devenu si rare. \u00bb<\/p>\n<p>Par <a href=\"https:\/\/www.rollingstone.com\/tv-movies\/tv-movie-features\/vince-gilligan-pluribus-interview-ai-1235443720\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Alan Sepinwall<\/a><br \/>Traduit par la r\u00e9daction<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le cr\u00e9ateur de Breaking Bad sort enfin de l\u2019univers Heisenberg avec Pluribus, une s\u00e9rie ambitieuse et existentielle port\u00e9e&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":521799,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[58,59,1346,1011,27,1360],"class_list":{"0":"post-521798","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-divertissement","9":"tag-entertainment","10":"tag-films","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-movies"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115517333636664543","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/521798","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=521798"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/521798\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/521799"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=521798"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=521798"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=521798"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}