{"id":52623,"date":"2025-04-25T20:35:13","date_gmt":"2025-04-25T20:35:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/52623\/"},"modified":"2025-04-25T20:35:13","modified_gmt":"2025-04-25T20:35:13","slug":"une-violence-inouie-par-le-papa-de-the-raid-3-bonnes-raisons-de-regarder-ravage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/52623\/","title":{"rendered":"Une violence inou\u00efe par le papa de The Raid ? 3 bonnes raisons de regarder Ravage !"},"content":{"rendered":"<p>On a beau admirer le travail de Chad Stahelski sur la saga John Wick, il faut savoir rendre \u00e0 C\u00e9sar ce qui appartient \u00e0 C\u00e9sar, et Keanu Reeves n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 aussi l\u00e9tal sans le film qui a montr\u00e9 l\u2019exemple \u00e0 tout un pan du cin\u00e9ma d\u2019action moderne\u00a0: The Raid. En 2011, l\u2019inconnu Gareth Evans, r\u00e9alisateur gallois immigr\u00e9 en Asie, d\u00e9cide de r\u00e9volutionner la violence au cin\u00e9ma avec une science de la mise en sc\u00e8ne brutale. Une science qu\u2019il a continu\u00e9 \u00e0 exploiter dans The Raid 2, la s\u00e9rie Gangs of London, et son projet le moins r\u00e9ussi \u00e0 ce jour, Le Bon Ap\u00f4tre sur Netflix. La plate-forme de streaming est \u00e0 nouveau le th\u00e9\u00e2tre de son amour du bourrinage en accueillant Ravage.<\/p>\n<\/p>\n<p>    <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/user\/JournalduGeek?sub_confirmation=1\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\"><br \/>\n        S&rsquo;abonner \u00e0 Journal du Geek<br \/>\n    <\/a> <\/p>\n<p>Havoc, de son titre original, \u00e9tait presque devenu une arl\u00e9sienne pour les fans du bonhomme, le film ayant \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9 en 2021 pour conna\u00eetre ensuite <strong>l\u2019enfer de la post-production<\/strong>. Au point o\u00f9 on finissait par se demander si le m\u00e9trage port\u00e9 par Tom Hardy allait enfin sortir sur des \u00e9crans, et d\u2019autant plus sur les \u00e9crans fran\u00e7ais. Le d\u00e9barquement de Ravage sur le service de SVoD est donc, en soit, d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9compense. Il restait \u00e0 voir si notre attente serait pour autant r\u00e9compens\u00e9e.<\/p>\n<p>Walker est un flic meurtri dont les mauvaises d\u00e9cisions l\u2019ont men\u00e9 \u00e0 jouer les hommes de main d\u2019un politicien ambitieux. Lorsque le fils de ce dernier est m\u00eal\u00e9 \u00e0 la mort d\u2019un chef de triade, Walker y voit l\u2019opportunit\u00e9 de r\u00e9gler ses dettes en sortant le rejeton de cette sordide affaire. C\u2019\u00e9tait sans compter sur la qu\u00eate vengeresse de la m\u00e8re de la victime, venue avec toutes ses troupes, ainsi qu\u2019un groupe de flics ripoux d\u00e9sireux de nettoyer ses traces. Le bain de sang est in\u00e9vitable.<\/p>\n<p> 1 \u2013 Un hommage aux films hongkongais des ann\u00e9es 80-90 <\/p>\n<p>Evans d\u00e9crit lui-m\u00eame son \u0153uvre comme une lettre d\u2019amour au cin\u00e9ma hongkongais des ann\u00e9es 80, 90 et il est <strong>difficile de ne pas y voir les r\u00e9f\u00e9rences<\/strong>. On est dans du polar n\u00e9o-noir o\u00f9 tout y est sale et perverti, l\u2019innocence \u00e9tant condamn\u00e9e \u00e0 mourir sous les balles d\u2019une insigne s\u2019arrogeant tous les droits. L\u2019introduction en voix off de Tom Hardy pr\u00e9c\u00e9dant une course-poursuite nerveuse sonne comme une note d\u2019intention.<\/p>\n<p>Tout n\u2019y est pas rose et on peut se crisper de voir Evans renoncer \u00e0 son style pratique pour des effets num\u00e9riques baveux proches d\u2019un Robert Rodriguez des ann\u00e9es 2000. Grand r\u00e9alisateur, il n\u2019a jamais vraiment brill\u00e9 en tant que sc\u00e9nariste et cela se ressent d\u2019autant plus avec Ravage o\u00f9 <strong>le sc\u00e9nario prend beaucoup le pas sur l\u2019action<\/strong>, \u00e0 son d\u00e9triment. Bien qu\u2019il n\u2019y ait pas vraiment de souci de rythme, on d\u00e9plore un usage un peu trop fonctionnel des personnages dont la majorit\u00e9 n\u2019existe simplement pas hors cam\u00e9ra. Heureusement, le charisme des interpr\u00e8tes peut pallier l\u2019\u00e9criture. Timothy Olyphant, Forest Whitaker, Jessie Mei Li ou Quelin Sepulveda ont une pr\u00e9sence qui transcende largement leurs lignes de dialogues, avec une physicalit\u00e9 certaine.<\/p>\n<p> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-50544143\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/ravage.jpg\" alt=\"Ravage\" width=\"1500\" height=\"1000\"  \/>\u00a9 Netflix 2 \u2013 La sc\u00e8ne de la bo\u00eete de nuit <\/p>\n<p>On le disait, Ravage n\u2019est pas si riche en action qu\u2019on aurait pu le supposer vu la personne aux commandes. Et pourtant, il ne faut pas enterrer le talent d\u2019Evans trop vite, car d\u00e8s qu\u2019il l\u00e2che les chevaux, il se replace au sommet de la cha\u00eene alimentaire des r\u00e9alisateurs de cin\u00e9ma d\u2019action. La s\u00e9quence de la bo\u00eete de nuit est un mod\u00e8le de rythme et de synergie avec une violence ahurissante et un montage au service de cette m\u00eame brutalit\u00e9.<\/p>\n<p>On en prend plein les yeux, les membres volent, la violence se d\u00e9cha\u00eene, les balles pleuvent et le metteur en sc\u00e8ne d\u00e9montre une ma\u00eetrise du lieu et du placement. Un v\u00e9ritable <strong>op\u00e9ra sanglant<\/strong> o\u00f9 aucun cadavre ne tombe de la m\u00eame mani\u00e8re. On trouvait Evans inhabituellement calme, il remet les pendules \u00e0 l\u2019heure avec une barbarie orgasmique.<\/p>\n<p> 3 \u2013 la s\u00e9quence finale <\/p>\n<p>Et c\u2019est l\u00e0 que Gareth Evans revient avec une question\u00a0: maintenant que \u00e7a a d\u00e9fouraill\u00e9 sec, comment faire mieux\u00a0? Avec son climax \u00e9videmment. Fusil \u00e0 pompe, uzi, corridor exigu et une arm\u00e9e de figurants pr\u00eats \u00e0 s\u2019en prendre plein la tronche, on est bien, on est \u00e0 la maison. La cam\u00e9ra virevolte, <strong>l\u2019action est non-stop et le sang gicle sur tous les murs<\/strong>. Si vous avez lanc\u00e9 Ravage avec cette envie d\u2019h\u00e9moglobine, le film a gard\u00e9 le meilleur pour la fin. Le genre de s\u00e9quence qu\u2019on se relance plusieurs fois, juste pour prendre la mesure de tout ce qui se passe \u00e0 l\u2019\u00e9cran, et pour le plaisir aussi.<\/p>\n<p>Cette s\u00e9quence est un mod\u00e8le de technicit\u00e9 et de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 qui se r\u00e9invente \u00e0 chaque plan. <strong>Gourmand, croquant, sanglant<\/strong>, avec un Tom Hardy investi pour casser des t\u00eates. Evans a cette vision de l\u2019impact, de la mort graphique davantage que de la chor\u00e9graphie. L\u2019important n\u2019est pas d\u2019\u00eatre classieux ou inventif comme un John Wick, c\u2019est de rendre le carnage aussi visuel que possible. Bref, le ma\u00eetre est de retour.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"text-base text-neutral-700 dark:text-neutral-300\">\ud83d\udfe3 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, abonnez-vous sur <a href=\"https:\/\/news.google.com\/publications\/CAAqBwgKMNr_hAswwYyCAw?hl=fr&amp;gl=FR&amp;ceid=FR%3Afr\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Google Actualit\u00e9s<\/a> et sur <a href=\"https:\/\/whatsapp.com\/channel\/0029VaClM5y4tRry12tb7D2h\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">notre WhatsApp<\/a>. 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