{"id":528648,"date":"2025-11-12T05:27:26","date_gmt":"2025-11-12T05:27:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/528648\/"},"modified":"2025-11-12T05:27:26","modified_gmt":"2025-11-12T05:27:26","slug":"sa-vie-et-son-oeuvre-en-deux-minutes-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/528648\/","title":{"rendered":"sa vie et son \u0153uvre en deux minutes"},"content":{"rendered":"<p>Martin Parr (n\u00e9 en 1952) en bref<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Photographe britannique contemporain, Martin Parr a le souci du d\u00e9tail. Connu pour ses <strong>photographies documentaires en grand format<\/strong>, tr\u00e8s en couleurs, il <strong>capture les travers d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 contemporaine<\/strong> malade de la surconsommation. Son <strong>regard curieux<\/strong> ressemble \u00e0 celui d\u2019un zoologiste observant une dr\u00f4le d\u2019esp\u00e8ces\u00a0: les humains. Esth\u00e9tiques, picturales, <strong>acerbes sans \u00eatre cruelles<\/strong>, les photographies de Martin Parr, r\u00e9alis\u00e9es en s\u00e9rie et g\u00e9n\u00e9ralement publi\u00e9es sous forme de livres, sont \u00e0 la fois <strong>pleines d\u2019humour et d\u2019observations critiques<\/strong> sur le monde contemporain.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/uneiammartinparr2clephotographesobritish9-964x723.jpg\" alt=\"Martin Parr, Autoportrait (d\u00e9tail), Benidorm, Espagne\" width=\"964\" height=\"723\"\/><\/p>\n<p>Martin Parr, Autoportrait (d\u00e9tail), Benidorm, Espagne, 1997<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">Martin Parr Collection \u2022 \u00a9 Martin Parr \/ MAGNUM PHOTOS<\/p>\n<p>Il a dit<\/p>\n<blockquote class=\"editor-content__blockquote\"><p>\u00ab\u00a0J\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 assez t\u00f4t que la controverse ne vous faisait pas de mal.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>La vie de Martin Parr en quelques datesUne vocation pr\u00e9coce<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">N\u00e9 en 1952, Martin Parr <strong>grandit dans la banlieue londonienne<\/strong>. Ses parents sont issus de la petite bourgeoisie. Peu int\u00e9ress\u00e9 par les \u00e9tudes, Martin Parr a rencontr\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t sa vocation. Elle est<strong> probablement li\u00e9e \u00e0 son grand-p\u00e8re<\/strong>, George, amateur \u00e9clair\u00e9 de photographie. Avec ses encouragements, Martin Parr r\u00e9alise, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 16\u00a0ans, sa<strong> premi\u00e8re s\u00e9rie consacr\u00e9e \u00e0 une boutique de fish and chips<\/strong> dans le Yorkshire. Le jeune Martin Parr est aussi un collectionneur passionn\u00e9 de photographies contemporaines.<\/p>\n<p>Des d\u00e9buts \u00e0 Manchester<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">En 1970, Martin Parr int\u00e8gre<strong> l\u2019\u00c9cole polytechnique de Manchester<\/strong>. Il y<strong> \u00e9tudie la photographie<\/strong>, un domaine artistique qui est un peu en sommeil \u00e0 cette \u00e9poque en Angleterre. Le jeune homme est <strong>fascin\u00e9 par l\u2019observation de la vie contemporaine<\/strong> et se familiarise avec l\u2019histoire de la photographie. L\u2019une de ses principales sources d\u2019influence est le travail de l\u2019Anglais<strong> Tony Ray-Jones<\/strong> dont les clich\u00e9s mettent en sc\u00e8ne le quotidien des Am\u00e9ricains et Anglais, avec une certaine dose de cocasserie. Comme lui, Martin Parr veut<strong> se saisir du monde r\u00e9el, banal<\/strong>, quotidien. \u00c0 Manchester, ville industrielle, il choisit des <strong>sujets locaux<\/strong> en prise avec la sous-culture prol\u00e9tarienne.<\/p>\n<p>Passage par l\u2019Irlande et premiers ouvrages<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Dipl\u00f4m\u00e9, Martin Parr <strong>s\u2019installe dans le Yorkshire<\/strong>. Il d\u00e9bute ses premi\u00e8res s\u00e9ries d\u2019importance, centr\u00e9es sur cette vie locale, encore traditionnelle mais marqu\u00e9e par la fin d\u2019un certain mode de vie. Le photographe se saisit ainsi <strong>d\u2019us et coutumes en passe de dispara\u00eetre<\/strong>, comme les pratiques m\u00e9thodistes. Son \u0153il est toujours ac\u00e9r\u00e9, parfois ironique, mais jamais cruel. En 1980, Martin Parr et son \u00e9pouse partent vivre <strong>en Irlande<\/strong>. En 1982, <strong>son premier ouvrage<\/strong> est publi\u00e9 sous le titre <strong>Bad Weather<\/strong>, un sujet \u00e0 la fois terriblement banal et totalement pr\u00e9sent dans la sociabilit\u00e9 britannique. Deux ans plus tard, para\u00eet un deuxi\u00e8me livre\u00a0: A Fair Day.<\/p>\n<p>Couleurs et grand-angle<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">En 1982, Martin Parr s\u2019installe <strong>\u00e0 Liverpool<\/strong>. Il <strong>adopte la couleur<\/strong>, choix d\u2019importance qui constitue un tournant dans son travail. \u00c9quip\u00e9 d\u2019un<strong> objectif grand angle<\/strong>, il \u00e9largit son regard et s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019<strong>\u00e9mergence d\u2019une culture et d\u2019une \u00e9conomie de masse<\/strong>, puissamment capitalistes, sous le gouvernement de Margaret Thatcher. Ces bouleversements int\u00e9ressent le photographe qui immortalise les<strong> comportements presque obsc\u00e8nes<\/strong> de la consommation populaire mais aussi les d\u00e9rives de ce tournant soci\u00e9tal. Son travail souligne les <strong>\u00e9carts grandissants entre les classes sociales<\/strong>. En 1987, Parr d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Bristol. En 1991, ses clich\u00e9s sont pr\u00e9sent\u00e9s dans l\u2019exposition \u00ab\u00a0British Photography from the Thatcher Years\u00a0\u00bb organis\u00e9e au MoMA de New York.<\/p>\n<p>Un succ\u00e8s mondial<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Martin Parr collabore avec le r\u00e9alisateur Nicholas Barker au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990. Il poursuit \u00e9galement son travail d\u2019observation de la culture de masse et de la mondialisation <strong>en voyageant \u00e0 travers l\u2019Europe, puis le monde<\/strong>. Le temps des loisirs, et plus largement <strong>l\u2019\u00e9conomie du tourisme<\/strong>, sont des th\u00e8mes r\u00e9currents dans son \u0153uvre. Certains clich\u00e9s t\u00e9moignent d\u2019une forme d\u2019absurdit\u00e9 de la marche du monde. <strong>L\u2019esth\u00e9tique, ou l\u2019inesth\u00e9tique, alimentaire<\/strong> le passionne \u00e9galement car la nourriture, et la mani\u00e8re de la consommer, sont aussi des marqueurs sociaux. Plusieurs de ses ouvrages sont consacr\u00e9s \u00e0 cette th\u00e9matique.<\/p>\n<p>Les honneurs de Magnum et des Rencontres d\u2019Arles<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">En 1994, malgr\u00e9 la contestation de certains photographes, Martin Parr <strong>rejoint l\u2019agence fran\u00e7aise Magnum<\/strong> et poursuit son travail de photographie documentaire sociale. En 2004, le Britannique d\u00e9sormais adul\u00e9 dans le monde entier est commissaire des Rencontres de la photographie d\u2019Arles. Son travail est <strong>r\u00e9guli\u00e8rement pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l\u2019international, <\/strong> en galeries comme dans des expositions mus\u00e9ales. En 2025, celui qui est aussi <strong>collectionneur compulsif<\/strong> (de livres de photographie mais aussi de souvenirs touristiques absurdes) fait l\u2019objet d\u2019un <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/lifestyle\/martin-parr-le-plus-british-des-photographes-au-coeur-dun-savoureux-documentaire\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>premier documentaire<\/strong> r\u00e9alis\u00e9 par Lee Shulman, \u00ab\u00a0I am Martin Parr, le photographe so British\u00a0\u00bb<\/a> et publie sa premi\u00e8re <strong>autobiographie<\/strong>, chez Michel Lafon, \u00ab\u00a0Compl\u00e8tement paresseux et \u00e9tourdi\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>        \u00c0 lire aussi :<br \/>\n        <a class=\"renvoi-explicite__link\" href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/videos\/martin-parr-henri-cartier-bresson-a-dit-que-je-venais-dune-autre-planete\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Martin Parr : \u00ab\u00a0Henri Cartier-Bresson disait que je venais d&rsquo;une autre plan\u00e8te\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p>Ses \u0153uvres cl\u00e9sNew Brighton. Extrait de \u00ab\u00a0The Last Resort\u00a0\u00bb, 1983\u20131985<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/weblon6978-964x782.jpg\" alt=\"Martin Parr, New Brighton. Extrait de \u00ab\u00a0The Last Resort\u00a0\u00bb\" width=\"964\" height=\"782\"\/><\/p>\n<p>Martin Parr, New Brighton. Extrait de \u00ab\u00a0The Last Resort\u00a0\u00bb, 1983\u20131985<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">\u00a9 Martin Parr \/ Magnum Photos<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Cette s\u00e9rie a pour sujet une <strong>station baln\u00e9aire ouvri\u00e8re<\/strong> situ\u00e9e dans le Merseyside, au nord-ouest de l\u2019Angleterre. Les images, toujours merveilleusement cadr\u00e9es, nettes et percutantes, t\u00e9moignent des<strong> loisirs de la classe moyenne et ouvri\u00e8re anglaise<\/strong> dans un univers plus paup\u00e9ris\u00e9 et b\u00e9tonn\u00e9 qu\u2019idyllique. Davantage <strong>compatissant<\/strong> que cruel, l\u2019\u0153il de Martin Parr navigue <strong>entre objectivit\u00e9 et voyeurisme<\/strong>, capturant des vacanciers d\u00e9jeunant ou se baignant parmi les d\u00e9chets, se ruant sur la malbouffe, ou attendant simplement de passer le temps entre chiens et poussettes.<\/p>\n<p>Extrait de \u00ab\u00a0British Food\u00a0\u00bb, 1995<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/weblon36117-964x652.jpg\" alt=\"Martin Parr, S\u00e9rie \u00ab\u00a0British Food\u00a0\u00bb\" width=\"964\" height=\"652\"\/><\/p>\n<p>Martin Parr, S\u00e9rie \u00ab\u00a0British Food\u00a0\u00bb, 1995<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">\u00a9 Martin Parr \/ Magnum Photos<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">\u00c0\u00a0l\u2019aide d\u2019un <strong>objectif macro<\/strong>, dot\u00e9 d\u2019un flash, tel qu\u2019on en utilise dans le milieu m\u00e9dical, Martin Parr examine dans cette s\u00e9rie des <strong>aliments typiques de la culture alimentaires britannique<\/strong> contemporaine. Ses images ne sont pas sans susciter un certain <strong>haut-le-c\u0153ur<\/strong>, voire le <strong>d\u00e9go\u00fbt<\/strong>. La nourriture semble d\u00e9pouill\u00e9e de ses attraits pour livrer ce qu\u2019elle a <strong>de plus rebutant, de plus industrielle<\/strong>, de plus artificielle. Les images sont, ici, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 des photographies publicitaires qui mettent en valeur des denr\u00e9es all\u00e9chantes et sublim\u00e9es.<\/p>\n<p>Extrait de la s\u00e9rie \u00ab\u00a0Life\u2019s a Beach\u00a0\u00bb, 2012<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/weblon143911-964x643.jpg\" alt=\"Martin Parr, S\u00e9rie \u00ab\u00a0Life\u2019s a Beach\u00a0\u00bb\" width=\"964\" height=\"643\"\/><\/p>\n<p>Martin Parr, S\u00e9rie \u00ab\u00a0Life\u2019s a Beach\u00a0\u00bb, 2012<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">\u00a9 Martin Parr \/ Magnum Photos<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Pour r\u00e9aliser cette s\u00e9rie au long cours, Martin Parr a sillonn\u00e9 les <strong>plages du monde entier<\/strong>. Elles sont, selon lui, un <strong>point d\u2019observation int\u00e9ressant<\/strong> sur les soci\u00e9t\u00e9s, les cultures, le rapport au temps. Le photographe t\u00e9moigne abondamment du<strong> tourisme de masse<\/strong> et des absurdit\u00e9s qu\u2019il engendre, \u00e0 l\u2019image de ces <strong>milliers de Japonais agglutin\u00e9s sur une plage artificielle<\/strong> \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du Ocean Dome, \u00e0 Miyazaki. Cette photographie, prise en 1996, est sans doute l\u2019un de ses plus c\u00e9l\u00e8bres clich\u00e9s.<\/p>\n<p>        \u00c0 lire aussi :<br \/>\n        <a class=\"renvoi-explicite__link\" href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/expos\/les-photos-de-mode-trash-et-impertinentes-de-martin-parr-dans-une-expo-gratuite-a-paris\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les photos de mode trash et impertinentes de Martin Parr dans une expo gratuite \u00e0 Paris<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Martin Parr (n\u00e9 en 1952) en bref Photographe britannique contemporain, Martin Parr a le souci du d\u00e9tail. 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