{"id":534831,"date":"2025-11-15T00:25:20","date_gmt":"2025-11-15T00:25:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/534831\/"},"modified":"2025-11-15T00:25:20","modified_gmt":"2025-11-15T00:25:20","slug":"memoire-de-fille-sinstalle-au-domaine-do-pour-une-plongee-dans-la-memoire-dannie-ernaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/534831\/","title":{"rendered":"M\u00e9moire de fille s&rsquo;installe au Domaine d&rsquo;O pour une plong\u00e9e dans la m\u00e9moire d&rsquo;Annie Ernaux"},"content":{"rendered":"<p>                    Par<br \/>\n        <strong><br \/>\n            <a href=\"https:\/\/actu.fr\/auteur\/manon-haddouche\" title=\"Consulter tous les articles de Manon Haddouche\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Manon Haddouche<\/a><br \/>\n                    <\/strong><\/p>\n<p>        Publi\u00e9 le<\/p>\n<p>            14 nov. 2025 \u00e0 15h03        <\/p>\n<p>Une jeune fille de 17 ans, un \u00e9t\u00e9 en Normandie, une premi\u00e8re histoire d\u2019amour qui tourne au traumatisme\u2026 Avec <strong>M\u00e9moire de fille<\/strong>, Veronika Bachfischer, Sarah Kohm et Elisa Leroy plongent le spectateur dans l\u2019intimit\u00e9 d\u2019Annie Ernaux jeune fille, incarn\u00e9e par <strong>Suzanne de Baecque<\/strong>, explorant la m\u00e9moire, le consentement et la naissance du d\u00e9sir \u00e0 travers le prisme d\u2019une exp\u00e9rience fondatrice. Issu d\u2019une r\u00e9sidence au Th\u00e9\u00e2tre Jean-Claude Carri\u00e8re, ce spectacle est une production de la Cit\u00e9 europ\u00e9enne du th\u00e9\u00e2tre,<strong> Domaine d\u2019O<\/strong>, o\u00f9 il est cr\u00e9\u00e9 du 14 au 19 novembre. La tourn\u00e9e d\u00e9butera \u00e0 partir du 26 novembre, au Th\u00e9\u00e2tre des Abbesses. Dans un monologue intense mis en sc\u00e8ne par Sarah Kohm, la pi\u00e8ce revisite le roman d\u2019Annie Ernaux en suivant la qu\u00eate d\u2019une femme qui, des d\u00e9cennies plus tard, tente de comprendre la jeune fille qu\u2019elle fut \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1958. Entre introspection, m\u00e9moire et reconstruction, M\u00e9moire de fille interroge le regard port\u00e9 sur le corps f\u00e9minin, la confusion entre d\u00e9sir et violence, et la mani\u00e8re dont une blessure intime peut traverser toute une vie.<\/p>\n<p>Revisiter l\u2019\u00e9t\u00e9 1958<\/p>\n<p class=\" wall-content\">\u00c0 17 ans, Annie Duchesne passe l\u2019\u00e9t\u00e9 de 1958 comme monitrice dans une colonie de vacances pour enfants dans l\u2019Orne. Lib\u00e9r\u00e9e du regard de ses parents, elle r\u00eave d\u2019une premi\u00e8re histoire d\u2019amour. La rencontre avec H, le moniteur en chef de cinq ans son a\u00een\u00e9, la marque d\u2019une violence inattendue. Pourtant, Annie s\u2019efforce de la transformer en histoire d\u2019amour passionn\u00e9e, multipliant les rencontres pour satisfaire son d\u00e9sir. Les moqueries et humiliations s\u2019ensuivent, mais ne la d\u00e9tournent pas de son objectif.<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Ce n\u2019est que des ann\u00e9es plus tard, en \u00e9crivant\u00a0M\u00e9moire de fille, qu\u2019Annie Ernaux reconna\u00eet ces exp\u00e9riences comme des violences sexuelles et verbales. Le texte explore alors le lien entre d\u00e9sir f\u00e9minin et subordination patriarcale, et la m\u00e9moire des traumatismes enfouis.<\/p>\n<p>Une adaptation qui questionne le spectateur<\/p>\n<p class=\" wall-content\">\u00ab Est-ce qu\u2019elle est moi, cette fille ? Suis-je elle ? \u00bb : telle est la question qui guide l\u2019adaptation, selon Elisa Leroy. Sur sc\u00e8ne, une com\u00e9dienne seule, Suzanne de Baecque donc, incarne Annie et invite le public \u00e0 interroger sa propre m\u00e9moire. L\u2019adaptation pousse \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur des questions centrales toujours actuelles : qu\u2019est-ce qu\u2019un abus de pouvoir, un abus sexuel ? O\u00f9 commence la violence ? Comment exprimer un d\u00e9sir f\u00e9minin au-del\u00e0 du regard masculin ?<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Le spectacle transforme l\u2019exp\u00e9rience intime d\u2019Annie en une exp\u00e9rience collective. La jeune fille de 1958 devient miroir : ce que le public voit dans l\u2019actrice le renvoie \u00e0 ses propres souvenirs, \u00e0 la difficult\u00e9 de d\u00e9celer l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 entre d\u00e9sir et violence, et \u00e0 la mani\u00e8re dont la soci\u00e9t\u00e9 patriarcale structure les relations amoureuses.<\/p>\n<p>Vid\u00e9os : en ce moment sur Actu<br \/>\n    <a href=\"https:\/\/www.google.com\/maps\/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d24673.72974258764!2d4.0173568!3d43.614208!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x12b6aebc30aa16e7%3A0x78d85822e5abe9d6!2sDomaine%20d%27O!5e1!3m2!1sfr!2sfr!4v1762973953306!5m2!1sfr!2sfr\" title=\"Ouvrie le lien\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Cliquez ici pour visualiser le contenu<\/a><\/p>\n<p>Entre m\u00e9moire et \u00e9criture<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Le processus d\u2019\u00e9criture d\u2019Annie Ernaux, fait de souvenirs dispers\u00e9s reli\u00e9s par une analyse r\u00e9trospective, est ici traduit en jeu sc\u00e9nique. La com\u00e9dienne s\u2019approprie le r\u00f4le et le v\u00e9cu d\u2019Annie Duchesne, r\u00e9v\u00e9lant combien son histoire personnelle r\u00e9sonne avec la n\u00f4tre. Le monologue invite \u00e0 scruter nos biographies pour identifier l\u2019ambivalence de nos exp\u00e9riences, les violences subies, souvent imperceptibles, et l\u2019influence persistante des normes de domination.<\/p>\n<p>Votre r\u00e9gion, votre actu !<\/p>\n<p>Recevez chaque jour les infos qui comptent pour vous.<\/p>\n<p>\t<a href=\"https:\/\/actu.fr\/newsletter\" class=\"ac-btn ac-btn--corner ac-btn--medium ac-btn--blue800\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">S&rsquo;incrire<\/a><br \/>\nImaginer un autre langage amoureux<\/p>\n<p class=\" wall-content\">M\u00e9moire de fille\u00a0ne se limite pas \u00e0 raconter un traumatisme. Il tente aussi d\u2019ouvrir un espace de libert\u00e9 pour le d\u00e9sir : \u00ab Comment imaginer un d\u00e9sir libre, pour tout le monde, si nous restons fig\u00e9s dans un imaginaire qui place la violence, la prise de possession, au c\u0153ur du d\u00e9sir de part et d\u2019autre ? \u00bb, souligne Elisa Leroy. L\u2019adaptation propose ainsi de repenser le langage amoureux, d\u2019explorer un d\u00e9sir f\u00e9minin autonome, et d\u2019offrir au public une r\u00e9flexion sur la continuit\u00e9 des exp\u00e9riences de genre \u00e0 travers les g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Avec\u00a0M\u00e9moire de fille, le spectateur est invit\u00e9 \u00e0 regarder, \u00e0 \u00e9couter et \u00e0 se souvenir \u2013 non seulement de l\u2019histoire d\u2019Annie, mais aussi de la mani\u00e8re dont nos soci\u00e9t\u00e9s fa\u00e7onnent le d\u00e9sir et la m\u00e9moire, et de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019inventer un r\u00e9cit lib\u00e9r\u00e9 des codes de domination.<\/p>\n<p><strong>&gt; Pratique :<\/strong> M\u00e9moire de fille, \u00e0 d\u00e9couvrir au Domaine d\u2019O les vendredi 14 au dimanche 16 novembre, puis les mardi et mercredi 18 et 19 novembre. <a href=\"https:\/\/www.domainedo.fr\/spectacles\/tous-les-spectacles\/memoire-de-fille\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Pour en savoir plus ou pour prendre son billet, c\u2019est par ici<\/a>.\u00a0<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Personnalisez votre actualit\u00e9 en ajoutant vos villes et m\u00e9dias en favori avec <a href=\"https:\/\/moncompte.actu.fr\" title=\"D\u00e9couvez Mon Actu\" rel=\"nofollow noopener\" data-trk=\"{&quot;cta&quot;:{&quot;action&quot;:&quot;https:\\\/\\\/moncompte.actu.fr&quot;,&quot;category&quot;:&quot;mon compte&quot;,&quot;from&quot;:&quot;article footer&quot;,&quot;name&quot;:&quot;Mon actu&quot;,&quot;type&quot;:&quot;cta&quot;}}\" target=\"_blank\">Mon Actu<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Par Manon Haddouche Publi\u00e9 le 14 nov. 2025 \u00e0 15h03 Une jeune fille de 17 ans, un \u00e9t\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":534832,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9599],"tags":[1111,11,1777,674,1011,27,1652,2208,12,2680,25],"class_list":{"0":"post-534831","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-montpellier","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-loisirs-culture","15":"tag-montpellier","16":"tag-news","17":"tag-occitanie","18":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115550874798422379","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/534831","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=534831"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/534831\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/534832"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=534831"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=534831"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=534831"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}