{"id":542315,"date":"2025-11-18T10:56:15","date_gmt":"2025-11-18T10:56:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/542315\/"},"modified":"2025-11-18T10:56:15","modified_gmt":"2025-11-18T10:56:15","slug":"ferrari-a-deux-mois-pour-sauver-son-annee-2025","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/542315\/","title":{"rendered":"Ferrari a deux mois pour sauver son ann\u00e9e 2025"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"800\" alt=\"\" class=\"wp-image-43345 perfmatters-lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/logo-ferrari-00.jpg\"  data-\/><\/p>\n<p>Alors que 2025 touche bient\u00f4t \u00e0 sa fin, <a href=\"https:\/\/www.italpassion.fr\/ferrari\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Ferrari<\/a> se retrouve dans une situation paradoxale : la marque italienne continue d\u2019afficher une sant\u00e9 solide sur plusieurs march\u00e9s, mais la dynamique globale reste fragile. Entre disparit\u00e9s r\u00e9gionales, effets des politiques fiscales, hausse continue des prix et contexte mondial complexe, les performances des mois de novembre et d\u00e9cembre seront d\u00e9terminantes pour la cl\u00f4ture de l\u2019exercice 2025.<\/p>\n<p>\u00c9tats-Unis : un quasi-match nul\u2026 mais un match nul rassurant<\/p>\n<p>Premier march\u00e9 au monde pour Ferrari, les \u00c9tats-Unis confirment leur r\u00f4le de pilier. Avec 298 immatriculations en octobre, dont 48 Purosangue estim\u00e9s \u00e0 plus de 400 000 dollars pi\u00e8ce, la marque de Maranello accuse seulement -1 % de retard sur 2024.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019un constructeur g\u00e9n\u00e9raliste, ce serait d\u00e9cevant. Mais pour une marque de luxe, dans un march\u00e9 plomb\u00e9 par les hausses successives de prix et les tarifs douaniers mis en place par l\u2019administration Trump, c\u2019est presque une victoire. Ferrari pourrait terminer l\u2019ann\u00e9e 2025 au m\u00eame niveau qu\u2019en 2024, une performance en soi.<\/p>\n<p>Allemagne : un second semestre d\u00e9cisif<\/p>\n<p>L\u2019Allemagne, deuxi\u00e8me march\u00e9 mondial de Ferrari, vit une ann\u00e9e en dents de scie. Apr\u00e8s un premier semestre plus faible qu\u2019en 2024, le second semble mieux orient\u00e9. Avec 1 538 immatriculations de janvier \u00e0 octobre, le pays accuse tout de m\u00eame -8 %. Le march\u00e9 allemand est g\u00e9n\u00e9ralement en expansion. Le voir se replier serait un signal n\u00e9gatif pour Ferrari. L\u00e0 aussi, les deux derniers mois feront la diff\u00e9rence entre une ann\u00e9e simplement \u00ab plate \u00bb ou clairement en baisse.<\/p>\n<p>Japon : la belle surprise de 2025<\/p>\n<p>S\u2019il y a un march\u00e9 qui apporte un vent d\u2019optimisme, c\u2019est bien le Japon. Avec 1 262 immatriculations et une progression de +5 %, Ferrari y encha\u00eene les bons mois. Septembre et octobre ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement forts, confirmant que la client\u00e8le japonaise reste l\u2019une des plus fid\u00e8les aux v\u00e9hicules sportifs de luxe.<\/p>\n<p>Italie : devant le Royaume-Uni, et en progression<\/p>\n<p>Sur son march\u00e9 domestique, Ferrari ne faiblit pas. Avec +2,95 %, elle atteint 699 immatriculations et repasse devant le Royaume-Uni, habituellement plus haut dans le classement annuel. Dans un contexte \u00e9conomique italien parfois incertain, cette stabilit\u00e9 est une bonne nouvelle.<\/p>\n<p>Royaume-Uni : un march\u00e9 en chute libre<\/p>\n<p>La situation est bien plus compliqu\u00e9e au Royaume-Uni, qui affiche une baisse spectaculaire de -28,84 %, \u00e0 597 immatriculations. <a href=\"https:\/\/www.italpassion.fr\/ferrari\/au-royaume-uni-les-ventes-de-ferrari-fortement-impactees-par-une-nouvelle-regle-fiscale-fait-fuir-les-grosses-fortunes\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">La fin d\u2019avantages fiscaux accord\u00e9s aux non domicili\u00e9s<\/a> a clairement refroidi les acheteurs. La cons\u00e9quence est frappante : les fortunes continuent d\u2019acheter des Ferrari\u2026 mais plus au Royaume-Uni. Elles immatriculent ailleurs. Une preuve que la fiscalit\u00e9 peut, du jour au lendemain, d\u00e9placer un march\u00e9 entier.<\/p>\n<p>France : une progression continue, ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e<\/p>\n<p>En France, Ferrari confirme une trajectoire ascendante et r\u00e9guli\u00e8re. De 241 immatriculations en 2023 \u00e0 267 en 2024, la marque en atteint d\u00e9sormais 282, soit +5,62 %. Le march\u00e9 fran\u00e7ais reste modeste en volume, mais stable, fid\u00e8le et dynamique.<\/p>\n<p>Australie, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Autriche : les nouveaux indicateurs<\/p>\n<p>\u00c0 mesure que Ferrari \u00e9largit ses zones de suivi, de nouveaux march\u00e9s offrent des enseignements :<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Australie : 179 immatriculations, march\u00e9 stable.<\/li>\n<li>Belgique : 158 immatriculations, en forte hausse de +14,49 %.<\/li>\n<li>Pays-Bas : 107 immatriculations.<\/li>\n<li>Espagne : 89 immatriculations, en progression impressionnante de +32,84 %.<\/li>\n<li>Autriche : 65 immatriculations, en net repli de -24,42 %.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Au total, les onze pays que nous suivont cumulent 7 320 immatriculations sur dix mois. Le tableau global montre un r\u00e9seau de performances tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes :<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>\u2796 <strong>Royaume-Uni : -28 %<\/strong>, la chute qui fait mal<\/li>\n<li>\u2796 <strong>Allemagne : -8 %<\/strong>, un march\u00e9 cl\u00e9 en difficult\u00e9<\/li>\n<li>\u2796 <strong>\u00c9tats-Unis : -1 %<\/strong>, mais un quasi-statu quo rassurant<\/li>\n<li>\u2795 <strong>Japon : +5 %<\/strong>, moteur du moment<\/li>\n<li>\u2795 <strong>Italie : +3 %<\/strong><\/li>\n<li>\u2795 <strong>France : +5 %<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>La bonne nouvelle, c\u2019est que les hausses compensent en partie les baisses. La moins bonne, c\u2019est que les march\u00e9s les plus dynamiques sont aussi ceux dont les volumes sont les plus modestes.<\/p>\n<p>Pourquoi les deux derniers mois seront d\u00e9cisifs ?<\/p>\n<p>Ferrari augmente chaque ann\u00e9e son panier moyen gr\u00e2ce \u00e0 la personnalisation, aux s\u00e9ries sp\u00e9ciales et au renouvellement de mod\u00e8les \u00e0 forte valeur ajout\u00e9e. Cette strat\u00e9gie prot\u00e8ge les marges, mais ne remplace pas le volume dans certains indicateurs financiers cl\u00e9s. Entre un march\u00e9 am\u00e9ricain qui peut encore basculer l\u00e9g\u00e8rement dans le rouge, une Allemagne qui joue sa neutralit\u00e9 annuelle sur novembre et d\u00e9cembre, et un Royaume-Uni dont la chute p\u00e8se lourd sur les totaux, la cl\u00f4ture 2025 d\u00e9pendra largement des performances commerciales de fin d\u2019ann\u00e9e. Ferrari se retrouve donc \u00e0 un moment charni\u00e8re : l\u2019ann\u00e9e pourrait se terminer sur une stagnation, ou au contraire sur un l\u00e9ger recul global, malgr\u00e9 des poches de croissance comme la France, le Japon ou l\u2019Espagne.<\/p>\n<p>Sur le plan financier, Ferrari arrive pourtant avec des r\u00e9sultats tr\u00e8s solides. Au T3 2025, la marque affiche environ 1,8 milliard d\u2019euros de chiffre d\u2019affaires, avec une marge de 28,4 % et un free cash-flow industriel de 365 M\u20ac. Des performances telles que la direction a relev\u00e9 \u00e0 la hausse ses objectifs 2025 lors du Capital Markets Day, avec des revenus d\u00e9sormais attendus \u00e0 plus de 7,1 milliards d\u2019euros. Avec un carnet de commandes plein jusqu\u2019en 2027, Ferrari semble intouchable sur le papier. Mais ces chiffres flatteurs reposent sur une ex\u00e9cution sans faute en fin d\u2019ann\u00e9e : dans un contexte o\u00f9 certains grands march\u00e9s reculent, les deux derniers mois devront confirmer ce niveau de rentabilit\u00e9 pour transformer les promesses du T3 en v\u00e9ritable victoire sur l\u2019ensemble de l\u2019exercice.<\/p>\n<tr>PaysImmatriculations de janvier \u00e0 octobre 2025\u00c9volution<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00c9tats-Unis<\/td>\n<td>2763<\/td>\n<td>-1,18%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Japon<\/td>\n<td>1262<\/td>\n<td>5,08%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Allemagne<\/td>\n<td>1538<\/td>\n<td>-8,12%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Italie<\/td>\n<td>699<\/td>\n<td>2,95%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Royaume-Uni<\/td>\n<td>597<\/td>\n<td>-28,84%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>France<\/td>\n<td>282<\/td>\n<td>5,62%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Australie<\/td>\n<td>179<\/td>\n<td\/><\/tr>\n<tr>\n<td>Belgique<\/td>\n<td>158<\/td>\n<td>14,49%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Pays-Bas<\/td>\n<td>107<\/td>\n<td\/><\/tr>\n<tr>\n<td>Espagne<\/td>\n<td>89<\/td>\n<td>32,84%<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Autriche<\/td>\n<td>65<\/td>\n<td>-24,42%<\/td>\n<\/tr>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Alors que 2025 touche bient\u00f4t \u00e0 sa fin, Ferrari se retrouve dans une situation paradoxale : la marque&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":542316,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1588],"tags":[11,1777,674,12,473,1853,1851,1850,1852],"class_list":{"0":"post-542315","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-royaume-uni","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-news","12":"tag-royaume-uni","13":"tag-royaume-uni-de-grande-bretagne-et-dirlande-du-nord","14":"tag-uk","15":"tag-united-kingdom","16":"tag-united-kingdom-of-great-britain-and-northern-ireland"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115570343119694816","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/542315","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=542315"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/542315\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/542316"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=542315"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=542315"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=542315"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}